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| La cathédrale
Saint-André, à Bordeaux,
consacrée en 1096 par le pape Urbain II,
manque d'unité de style, et offre des constructions de diverses
époques. En forme de croix latine, elle a 127 m de longueur, 27
m de hauteur, et 18 m de largeur : la longueur du transept
est de 44,26 26, sa largeur de 9,65 m, et sa hauteur sous voûte
de 33,33 m. La nef, longue de 72 m, n'a pas de
bas-côtés.
Elle offre sept travées. La partie inférieure des murailles
appartient au style romano-byzantin
de la fin du XIe siècle : des arcades
cintrées, ornées de dents de scie, sont prises dans l'épaisseur
du mur. Au-dessus, règne une galerie dans le style
gothique du XIVe siècle. Les
voûtes, qu'un tremblement de terre renversa en 1427, ne furent entièrement
reconstruites qu'au commencement du XVIe
siècle. Les piliers qui la soutiennent ne sont pas pareils; il y
en a de style roman, et d'autres de
style gothique. Les fenêtres ogivales
sont géminées, et couronnées de petites rosaces.
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La cathédrale Saint-André, à Bordeaux. L'orgue appartenait jadis à l'église
de Sainte-Croix; sous la tribune on remarque deux bas-reliefs
de la Renaissance Le choeur appartient au gothique fleuri; il a 33,95 m de longueur, sur 14 m de largeur : ses piliers se composent de huit colonnes groupées, dont quatre sont de proportions plus fortes que les autres. Deux de ces piliers supportent encore les portes d'une enceinte murée qui existait autrefois : les sculptures de cette Porte royale sont très remarquables. Sur le pourtour du choeur se trouve le trésor qui renferme plusieurs tableaux remarquables (primitifs flamands, italiens, français et espagnols, Jordaens), des enluminures, des vases, etc. L'autel, tiré de l'ancien couvent des Bénédictins de La Réole, fait un contraste choquant avec le style de l'édifice; un baldaquin à l'esthétique discutable le surmonte, et le goût n'est pas moins blessé par les lourdes et insignillantes boiseries du choeur. Une nef déambulatoire, large de 7 m, se développe autour du choeur; elle est ornée de neuf chapelles rayonnantes, hexagonales, dont la plus grande, celle du milieu, est dédiée au Sacré Coeur de Jésus. La cathédrale de Bordeaux, vue de l'extérieur, offre une abside savamment ordonnée et très pittoresque. Elle n'a pas son entrée principale à l'Occident; cette façade est masquée par des maisons. On pénètre dans l'édifice par les portails latéraux. Le portail du Sud, flanqué de tours carrées. qui attendent encore leur couronnement élancé, est surmonté d'un auvent disgracieux en ardoise; ses sculptures ont été horriblement mutilées, et l'on n'y remarque guère que les statuettes des vierges sages et des vierges folles. Le portail du Nord, où domine le style du XIVe et du XVe siècle, est beaucoup mieux conservé : la voussure a trois lignes qui renferment, la 1re dix statuettes d'anges, la 2e les douze apôtres, et la 3e Moïse, David et douze figures de moines; sur le tympan on a représenté l'institution de l'Eucharistie, l'Ascension, et le Père Éternel; les niches latérales a la porte contiennent des statues de cardinaux, et, sur le pilier qui partage la porte en deux valves, on voit la statue de l'archevêque Bertrand de Goth, qui devint pape sous le nom de Clément V. Ce portail, qui offre encore une belle rosace restaurée en 1846, est flanqué de deux flèches, hautes de 80 m. A 30 m au Sud-Est de l'abside, s'élève le clocher Pey-Berland, ainsi nommé de l'archevêque Pierre Berland, qui le fit construire en 1440. C'est une tour quadrangulaire, percée de fenêtres ogivales, et haute de 48 m; une flèche octogonale de 14 m, qui la surmontait, a été incendiée par la foudre en 1617. Cette tour, où l'on fabriqua du plomb de chasse pendant la Révolution, contient, depuis 1853, un lourd bourdon. (B.). |
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