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Beaulieu-sur-Dordogne
(anc.
Beaulieu-sur-Ménoire). - Commune du département de
la Corrèze, sur la Dordogne ,
à 30 kilomètres au Sud de Brive .
Population : 1300 habitants. Célèbre abbaye
de Bénédictins, fondée
en 855, supprimée en 1789.
Histoire.
Avant le milieu du IXe
siècle existait sur l'emplacement de la ville actuelle un village
du nom de Vellinus; l'archevêque de Bourges,
Rodulfe, y ayant fondé en 855 un monastère bénédictin,
il prit et a conservé le nom de Beaulieu (Bellus locus).
Dotée richement par les seigneurs du pays et notamment par les comtes
de Turenne, l'abbaye arriva rapidement à un haut degré de
prospérité. A la fin du Xe
siècle, elle possédait une grande partie du bas Limousin
(le tiers environ du département actuel de la Corrèze), et
dans le Quercy
la plus grande partie de la région qui forme aujourd'hui les arrondissements
de Gourdon
et de Figeac.
Une telle puissance ne pouvait manquer d'exciter l'envie des seigneurs
laïques. Un seigneur d'Aquitaine
nommé Hugues s'en empara et en pourvut son fils. Quelques années
plus tard, le comte de Toulouse ,
Guillaume Taillefer, ayant conquis le pays, inféoda le monastère
au comte de Périgord
qui, lui-même, le concéda en bénéfice au vicomté
de Comborn; celui-ci le fit gouverner ou plutôt exploiter par des
laïques.
A la fin du XIe
siècle, la réforme de Cluny
mit un terme, non sans opposition de la part des religieux, aux désordres
qu'avait amenés l'administration des abbés laïques.
Les vicomtes de Turenne, héritiers des droits que s'étaient
attribués les seigneurs de Castelnau et de ceux que prétendaient
les vicomtes de Comborn, étaient au XIIe
siècle, avec les abbés, coseigneurs de la ville qui s'était
peu à peu développée autour de l'abbaye. Au début
du siècle suivant, cette ville devint une commune à laquelle
les vicomtes cédèrent, en 1296, une partie de leurs droits
de justice. Les abbés, de leur côté, avec l'espoir
de faire échec aux vicomtes, cédèrent leur part de
juridiction aux seigneurs de Comborn; mais, déjà vassaux
des comtes de Turenne, ils l'abandonnèrent à ceux-ci au XIVe
siècle. De la sorte, la juridiction ne fut plus partagée
qu'entre eux et la commune.
Sous l'administration de ses consuls, la
ville s'était rapidement développée; elle était
devenue industrielle et commerçante, avait jeté deux ponts
sur la Dordogne et s'était entourée de fortifications. Elle
était Le chef-lieu d'un bailliage compris dans la sénéchaussée
de Quercy et de Périgord. Assiégée lors de l'expédition
du Prince Noir (1356), elle résista
victorieusement, mais fut livrée à l'Angleterre
par le traité de Brétigny
et ne redevint française qu'en 1369. Sa prospérité
quelque temps compromise ne tarda pas à renaître, mais, au
XVIe siècle, les guerres religieuses
lui portèrent un coup dont elle ne s'est plus relevée. En
octobre 1569, l'abbaye fut une première fois envahie, saccagée
et occupée pendant huit jours par des gens de l'armée de
Coligny. En 1574, la ville, surprise par les
calvinistes, fut, ainsi que le monastère,
pillée par eux et resta douze années entre leurs mains, jusqu'en
1586, Pendant les troubles de la Ligue, elle fut encore plusieurs fois
prise et reprise et elle connut de nouvelles vicissitudes pendant les troubles
de la Fronde. En 1663, l'abbaye fut agrégée, non sans contestation
de la part des moines, à la congrégation de Saint-Maur; elle
fut supprimée en 1790.
Monuments.
L'église
(mon. hist.); nommée encore communément aujourd'hui l'église
du Moustier, est l'ancienne abbatiale. C'est un des édifices romans
les plus curieux du centre de la France .
Commencée à la fin du XIe
siècle, elle fut achevée pendant la première, moitié
du XIIe et subit plus tard quelques remaniements.
C'est une construction à trois nefs voûtées
d'ogives; coupées par un transept et terminées par une abside
à collatéral flanqué de trois chapelles.
La façade principale date du XIIIe
siècle et se compose d'un portail
très simple surmonté de deux étages de fenêtres
et flanqué d'une vieille tour irrégulière à
quatre pans, surmontée d'un toit pointu. Sur le transept
s'élève une tour octogonale. La partie la plus remarquable
de l'église est le portail méridional du transept que les
archéologues considèrent comme le prototype du fameux porche
de Moissac .
C'est un superbe ensemble de sculptures
de l'époque romane, malheureusement
assez mutilé. La sacristie renferme la fameuse Vierge de Beaulieu,
statue de cuivre repoussé du XIIIe
siècle, ornée d'émaux et de filigranes. Il resta des
vestiges des, anciennes fortifications du XIIIe
siècle. Un pont suspendu long de 200 m relie les deux rives de la
Dordogne. (GE). |
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Beaulieu-lès-Loches.
- Village d'Indre-et-Loire, à 30 kilomètres au Sud-Ouest
de Tours,
sur l'Indre et près de Loches.
Population : 1750 habitants.
Histoire.
Il existait à Beaulieu, avant la
Révolution, une abbaye de bénédictins
rattachée depuis 1662 à la congrégation de Saint-Maur.
Fondée en 1007 par Foulques Nerra, comte
d'Anjou, l'abbaye fut investie du droit de battre monnaie qu'elle conserva
jusqu'au temps de Philippe le Bel. En 1412,
elle fut pillée par les Anglais et l'abbé envoyé prisonnier
en Angleterre. La suite de son histoiren'offre aucun fait saillant.
Agnès
de Sorel séjourna fréquemment à Beaulieu.
Il y fut signé en 1575 un traité favorable aux Protestants,
ce qui fut le prétexte de la Ligue.
Monuments.
L'église
primitive de l'abbaye : de Beaulieu s'écroula,
en 1012, la nuit même qui suivit sa consécration. La consstruction
fut reprise et achevée vers le milieu du XIe
siècle. Puis au milieu du XVe, à
la suite des ravages des Anglais, il
fallut procéder à une nouvelle réédification.
Actuellement il ne reste de l'édifice primitif que le mur septentrional
et le clocher, magnifique construction terminée
par une flèche octogonale en pierre, le tout du pur style
roman. L'église reconstruite en partie au XVe
siècle, avec des fenêtres du style
gothique flamboyant, occupe l'extrémité orientale avec
le transept et les absidiales de l'ancienne nef romane. On a retrouvé
dans cette église, en 1870, le tombeau de Foulques Nerra.
On remarque encore à Beaulieu l'ancienne
paroisse Saint-Laurent (XIIIe siècle),
et la tour Chevallon (XIIe siècle).
(Jules Gautier). |
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Beaulieu. - Ancienne
abbaye de prémontrés, située
dans le diocèse de Troyes,
sur le territoire de la commune deJuvanzé (Aube), au bord de la
rivière d'Aube. Elle doit son origine à trois prêtres,
Osbert, Alard et Eudes, qui obtinrent de Philippe, évêque
de Troyes, en 1112, l'autorisation de relever le culte dans la paroisse
de Berville, abandonnée depuis peu d'années, et dont l'église
tombait en ruines. Erard ler, comte de
Brienne ,
et ses successeurs contribuèrent, avec les évêques
de Troyes, par leurs donations, à la prospérité de
la nouvelle abbaye. Le pape Innocent Il, par
une bulle du 14 février 1131, datée de Châlons-sur-Marne
(Châlons-en-Champagne ),
et sur la prière de l'évêque de Troyes Haton, confirma
les droits et possessions des chanoines augustins de Beaulieu, dont Eudes
était alors abbé. Saint Bernard, en 1140, fit adopter aux
moines la règle de Saint-Norbert, et convertit Beaulieu en abbaye
de prémontrés. C'est d'elle que sortirent les établissements
de Chartreuse, dans le diocèse de Soissons,
de Bassefontaine et de la Chapelle-aux-Planches; dans celui de Troyes.
L'abbaye, florissante d'abord, traversa, vers la fin du XIIe
siècle, une crise financière et dut aliéner une partie
de ses biens. Garnier, évêque de Troyes, s'efforça
de sauver, en 1202, le temporel menacé. La fortune terrienne de
l'abbaye dut atteindre son apogée vers la fin du XVIIe
siècle.
Beaulieu était célèbre
dans toute la région pour le nombre de ses reliques,
dont le trésor se conserva intact jusqu'à la Révolution.
L'inventaire authentique en fut fait, en 1491, par Jacques Baguier, évêque
de Troyes, au témoignage de Desguerrois, qui nous en a conservé
la relation détaillée. Il subsiste encore aujourd'hui, de
l'ancienne abbaye, quelques bâtiments d'habitation et une partie
du cloître, reconstruit au XVIIe
siècle. C'est dans ce domaine, vendu comme bien national et acquis
d'abord par la famille Bourgeois de Jessains, que Bonaparte
vint souvent, lors de son séjour à l'école de Brienne,
passer ses congés. Le Cartulaire de Beaulieu a été
publié par l'abbé Lalore, en 1878 (Paris-Troyes, in-8).
(A. Tausserat). |
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Beaulieu. - Commune
du département du Cantal; population : 140 habitants. Beaulieu,
qui faisait partie avant la Révolution
de l'ancienne prévôté de la Roche-Sanadoire, dépendait
de la seigneurie de Thivières qui appartenait en 1262 à Robert,
Dauphin d'Auvergne .
En 1789 le fief était à la famille Dubois de Saint-Etienne.
Ruines des châteaux de Thivières
et de la Barrière. Vestiges d'un camp et d'habitations gallo-romaines.
(L. F.). |
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Beaulieu-sur-Loire
(Bellus Locus). - Commune du département du Loiret. Population-:
1700 habitants. Cette localité, autrefois importante et entourée
de murs fortifiés, est située sur la rivière de Trappes,
sur la route de Gien à Sancerre. Son territoire produit du vin et
des céréales.
Beaulieu appartenait au chapitre de Bourges.
Plusieurs chanoines, chassés par les huguenots,
vinrent s'y fixer au VIe siècle.
L'église est romane.
Elle avait trois nefs dont deux furent brûlées pendant les
guerres de religion. Le chapitre rentré dans ses droits, sous Henri
IV, les remplaça par un choeur, un sanctuaire et deux chapelles
latérales. - Beaulieu, devenu chef-lieu de canton en 1790, prit
une part active à la Révolution.
Aux environs, à 2 kilomètres,
il y avait autrefois une chapelle dite de Saint-Martin dépendant
de l'ordre de Malte et qui fut démolie
en 1793. L'ancien pèlerinage de Saint-Pierre
(croix et fontaine) n'a laissé d'autres
traces que plusieurs tombes gravées. On trouve des cercueils de
pierre dans le hameau de Mainbray et des ruines romaines
dans celui d'Assay.
La principale illustration de Beaulieu
est le château de Courcelles-le-Roy
qui a appartenu à Agnès Sorel
et qui a servi de retraite glorieuse au maréchal Mac-Donald, duc
de Tarente. Courcelles était possédé en 1720 par Carton-Dacourt
qui y mourut le 7 décembre 1725. (J. Doinel). |
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Beaulieu (Bellus
locus). - Ancienne abbaye de cisterciens, située au diocèse
de Langres, sur les rives de l'Amance, et dans la commune d'Hortes (Haute-Marne).
Elle fut fondée en 1166 par Manassès, doyen de l'église
de Langres, sous le pontificat de Gautier de Bourgogne .
Elle eut pour premier abbé Guy, moine venu de l'abbaye de Charlieu,
auquel le pape Alexandre III accorda
une bulle de confirmation en 1171. L'abbaye, d'abord prospère, fut
ruinée par les guerres des XIVe
et XVe siècles; mise en commende
en 1536, elle fut pillée par les reîtres en 1568, et de nouveau
saccagée en 1711, par une troupe d'aventuriers allemands. Il n'y
avait plus à Beaulieu que quatre religieux lorsqu'elle fut supprimée,
en 1789. (A. T.). |
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Beaulieu-en-Argonne.
- Commune du département de la Meuse, auprès des sources
de la Biesne. Population : 30 habitants. Cette localité s'est formée
autour d'une abbaye fondée d'abord
au VIIIe siècle par Saint Rodingue
ou Rouin, en un lieu nommé Waly (Waslogium monasterium),
puis transférée au XIe siècle
sur la colline où elle prit le nom était porte le village
actuel. Sous l'ancien régime, il était compris dans la Champagne
et était le ch.-l. d'une prévôté dépendant
du bailliage de Châlons. La forêt de Beaulieu, comprenant 2694
hectares plantés en chênes, hêtres, charmes et bouleaux,
est l'un des restes de l'ancienne forêt de l'Argonne. De l'ancienne
abbaye ne subsistent que des ruines. Deux verreries importantes ont été
établies à Beaulieu. |
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Beaulieu. - Commune
du départment du Puy-de-Dôme; population : 400 habitants.
En 1277 le fief de Beaulieu était en la possession d'Amaury de Saint-Clerc
qui le céda à la famille de Courcelles. A la fin du XIVe
siècle, Jean, duc de Berry, le confisqua
sur Louis de Courcelles pour avoir enlevé "une jeune emme hollandoise
qui passait avec son mari pour aller péleriner à Notre-Dame
du Puy". Rendu en 1462 à la famille de Courcelles, Beaulieu passe
ensuite par mariage dans les maisons de Courtenay, de Monteyliard et d'Urfé.
En 1789, le seigneur de Beaulieu était Antoine-Etienne de Montaignac,
marquis de Lignières. Eglise du XIVe
siècle. (L. F.).
Eaux
minérales.
Beaulieu possède une source thermale,
bicarbonatée sodique moyenne, ferrugineuse faible, carbonique moyenne
; elle émerge d'un rocher situé sur la rive gauche d'un ruisseau
nommé l'Allignon; elle apparaît au printemps pour tarir en
automne. L'eau de cette source laisse déposer une matière
ocracée, est douée d'une odeur carbonique, d'une saveur piquante,
aigrelette et légèrement styptique; sa température
est de 12,3-°C. |
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Beaulieu. - Ancienne
abbaye, située dans l'actuelle commune de Ginals, dans le département
du Tarn-et-Garonne, dans la petite vallée que traverse le ruisseau
de la Seye avant de se jeter dans l'Aveyron. C'est là que des moines
venus de Clairvaux en 1140 ou 1144, sous l'épiscopat d'Adhémar
III, évêque de Rodez,
fondèrent une abbaye qui a subsisté jusqu'à la Révolution.
Les textes manquent pour dresser une liste complète des abbés.
Elle fut possédée au XVIIIe
siècle par deux membres de la famille du grand-maître de Malte,
Jean de La Valette Parisot. Son revenu était de trois mille cinq
cents livres. L'abbé siégeait aux Etats de Rouergue .
L'église gothique de l'abbaye datait de la seconde moitié
du XIIIe siècle. On conçut
le dessein vers 1860 de la transporter à Saint-Antonin, mais ce
projet fut abandonné après avoir reçu un commencement
d'exécution. La toiture avait été enlevée et
la démolition allait commencer. Les bâtiments proprement dits
de l'abbaye sont devenus là propriété d'un habitant
du pays. (C. Couderc). |
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Beaulieu-les-Fontaines
(anc. Beaulieu-le-Comte). - Commune du département de l'Oise.
Population : 500 habitants. Ce lieu était assez considérable
au Moyen âge
et portait le titre de bourg ou de ville. On y voyait trois forteresses
dont les traces existent encore : l'une au centre du village avec un donjon
octogonal de 50 m de hauteur, l'autre près de la forêt de
Bouvresse, au lieu dit le Bouquet, qui portait le nom de fort de Namur,
le troisième au lieu dit le Vieux-Montel. C'est au château
de Beaulieu que fut d'abord enfermée Jeanne
d'Arc, après qu'elle eut été faite prisonnière
devant Compiègne, le 24 mai 1429. En 1465 et en 1476, Beaulieu fut
deux fois assiégé, pris et détruit par les Bourguignons,
malgré l'héroïque défense de sa garnison. La
seigneurie appartenait à la maison de Nesle et fit partie du marquisat
de ce nom, érigé au XVIe
siècle. La cure avait été constituée en paroisse
au XIIIe siècle. Il y existait aussi
un prieuré fondé vers l'année 1117, et un couvent
de filles dépendant des religieuses de Sainte-Catherine de Sienne.
L'église actuelle fut reconstruite
en 1607. (Caix de saint-Aymour). |