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Bazas

Bazas, Cossio, Oppidum Vasatum, est une commune de France, dans le département de la Gironde, à 60 kilomètres au Sud-Est de Bordeaux, sur un rocher escarpé, au pied duquel coule la Beuve. 

La ville se compose de rues tortueuses qui convergent vers la grande place bordée de maisons à arcades larges et basses.  Le territoire de la commune produit des vins blancs renommés.

Saint Bernard y prêcha la croisade en 1153. Lieu de naissance de Jules Ausone, préfet d'Illyrie, père du poète Ausone.

Histoire.
La ville de Bazas est certainement l'une des plus anciennes du Sud-Ouest de la France; elle existait avant la conquête romaine et était la capitale des Vasates. Assiégée et prise par Crassus, lieutenant de César, elle devint l'une des douze cités de la Novempopulanie. Les Vandales la saccagèrent en 408, les Wisigoths en 414; la bataille de Vouillé la soumit aux Francs en 507. 

Relevée des ruines qu'y avaient faites les Barbares, elle redevint une cité florissante et le demeura pendant la période mérovingienne. Un évêché, suffragant d'Auch, y avait été établi, peut-être dès le IVe siècle; ses évêques acquirent, au cours du IXe siècle, la suzeraineté de la ville. Dévastée à cette époque par les Vikings, elle se releva encore. Au XIe siècle, le pape Urbain Il y réunit l'une des assemblées qui préparèrent la croisade. Devenue anglaise avec la Guyenne au XIIe siècle, elle fut, durant la guerre de Cent ans, prise et reprise maintes fois et redevint définitivement française en 1442. 

Au XVIe siècle, Bazas fut longtemps agitée par les troubles religieux. Dans la nuit de Noël 1561, les protestants de la ville, assez nombreux, s'insurgèrent et se portèrent sur la cathédrale qu'ils saccagèrent. La répression fut terrible, les catholiques crucifièrent les protestants dont ils purent s'emparer. Reprise par les protestants qui y vengèrent leurs coreligionnaires crucifiés, la ville fut évacuée par eux à l'approche de Montluc, mais, en 1576, son gouverneur Favas la livra aux soldats du roi de Navarre qui y commirent toutes sortes d'excès. Dix ans plus tard, elle était devenue l'un des boulevards de la Ligue.

La peste acheva, en 1606, la ruine et la dépopulation commencée par les guerres civiles; la cité n'a plus retrouvé depuis son ancienne prospérité. Pendant les troubles de la Fronde, les habitants se déclarèrent pour le Parlement, mais ils ne purent résister à l'armée royale. Sous l'ancien régime, Bazas était le chef-lieu du bailliage et la capitale du Bazadais.

Les armes de Bazas sont : De gueules à une porte de ville sur laquelle est une décollation de saint Jean-Baptiste représenté à genoux tendant le col à un bourreau qui a le bras levé pour le décoller avec son coutelas. le tout d'or.

Monuments.
La cathédrale de Bazas,
C'est une église du gothique le plus pur, bâtie, aux XIIe et XIIIe siècles, mais profondément remaniée après les troubles du XVIe siècle, et remarquable par sa simplicité, son élégance et son unité. Plusieurs des piliers de la nef proviennent de l'église antérieure construite au XIe siècle. 

C'est un édifice à trois nefs terminé par une abside d'où rayonnent cinq chapelles. Il n'y a ni transept ni triforium. La longueur de l'édifice est de 83 m, la largeur de 23 et la huteur de la nef principale de 20,30 m. 
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Cathédrale de Bazas.
La cathédrale de Bazas.

Le clocher, commencé au XVe siècle et terminé seulement au XVIe, est surmonté d'une flèche octogonale en pierre. La façade est malencontreusement couronnée d'un fronton du XVIIe siècle en style jésuite sous lequel, s'ouvrent trois portes du XIIIe siècle, ornées de nombreuses et belles sculptures malheureusement mutilées. Ces sculptures représentent la vocation de Saint Pierre, le couronnement de Notre-Dame, et le Jugement dernier. On remarque aussi une suite de 10 sculptures représentant l'histoire d'Adam et d'Ève, de Caïn et d'Abel.

Les autres monuments.
Notre-Dame du Mercadil est une ancienne église du XIIIe siècle, plus tard 
convertie en boulangerie : les fenêtres en sont intéressantes.

Les remparts, construits au XVe et au XVIe siècle, sont en partie conservés; ils sont entourés de promenades plantées d'arbres. 

Les maisons du XVIe siècle sont assez nombreuses. 

Sur le territoire de la commune, on remarque en assez grand nombre des buttes artificielles, nommées debises dans la langue du pays. (GE/ B.).

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Dictionnaire Villes et monuments
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