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Balustre.
- Colonnettes en marbre, bois,
pierre, métal, entrant dans la composition d'une balustrade,
dans laquelle elles sont répétées en grand nombre.
Les balustres ont le plus souvent une base, une panse ou renflement, une
tige et un chapiteau. Les coussinets du
chapiteau de la colonne ionique sont
souvent appelés aussi balustres, à cause de leur forme doublement
renflée. La serrurerie emploie les balustres métalliques
dans les grilles, les rampes d'escalier,
les balcons, les claires-voies,
ou dans certains ouvrages de quincaillerie comme les poignées de
porte, etc.
Histoire.
On appelait ainsi
la balustrade qui entourait le lit du souverain, et l'espace compris
dans cette enceinte. Le balustre de la chambre du roi eut une grande importance
dans l'étiquette de la cour de France
depuis le XVIIe siècle. Les princes
du sang seuls y pénètraient, avec certains grands officiers
de la couronne, comme le grand chambellan, le premier gentilhomme de la
chambre, le grand-maître de la garde-robe. Le président de
Novion s'y étant avancé de deux pas pour parler à
Louis XIV, malade et au lit, le duc d'Aumont
« le tira fort rudement par sa robe et lui dit rudement aussi
: « Où allez-vous? Sortez; des gens comme vous n'entrent
pas dans le balustre si le raine les appelle. » (Saint-Simon,
XI, 34, 1864, in-16.). Aucun étranger n'y avait accès; le
roi fit une faveur très remarquée au duc de Portland de l'y
admettre en 1698 (id., II, 21). Quand un ambassadeur présentait
ses lettres de créance, c'était dans le balustre que le roi
le recevait, le fauteuil adossé à la ruelle du lit; quand
l'ambassadeur avait fini son compliment, il rejoignait sa suite, qui était
demeurée avec le secrétaire d'Etat, hors du balustre, et
le roi n'en sortait que quand l'ambassadeur avait quitté la chambre.
Pour un légat a latere, le roi allait au-devant de lui hors
du balustre, puis l'y faisait asseoir dans un fauteuil. Au XVIe
siècle, la table où travaillait le roi était parfois
entourée d'un balustre. La reine ne donnait jamais d'audience dans
son balustre, mais à son cercle, et les fils de France recevaient
les ambassadeurs debout et hors du balustre.. (H. Saladin). |
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