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Dictionnaire
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| Austerlitz,
auj. Slavkov u Brna, en République Tchèque. - C'était
jadis un ville des États autrichiens (Moravie), sur la Littawa,
à 16 kilomètres au Sud-Est de Brünn. Château Bataille
d'Austerlitz.
L'empereur leur fait faire une vaste conversion
stratégique, et les porte sur le Danube de manière à
intercepter les communications de l'armée autrichienne commandée
par le général Mack, qu'il force à capituler dans
Ulm, le 17 octobre 1805. Après avoir donné quelques jours
de repos à ses troupes sur le Lech, Napoléon
marche sur Vienne, à la rencontre des Russes
Plan de la Bataille d'Austerlitz (décembre 1805). La gauche de l'armée française,
qui s'appuie aux derniers contreforts des monts de Bohème Jointe à la division Friant du 3e corps (Davout), qui vient de Raygern, et à la division de dragons du général Bourcier, elle formera la droite de l'armée sous les ordres du maréchal Davout. Le corps de Bernadotte (ler) est en réserve derrière la gauche de Soult. La cavalerie de Murat est placée au Sud de la route de Brünn, prête à déboucher dans l'intervalle qui règne entre les corps de Soult et de Lannes. L'empereur est en arrière du centre, en 3e ligne, avec la réserve générale composée de dix bataillons de la garde, dix bataillons de grenadiers de la division Oudinot, la cavalerie et l'artillerie de la garde. L'armée austro-russe a sa droite couverte par une avant-garde à cheval sur la route de Brünn; Bagration commande cette aile. Le centre, sous Miloradowich, occupe le plateau de Pratzen; la gauche, qui est la partie la plus forte de l'ordre de bataille, et comprend soixante bataillons sur trois colonnes, est sous les ordres de Buxhowden. La cavalerie est placée entre la droite et le centre, c.-à-d. juste en face de la cavalerie de Murat. La réserve, où se trouve la garde russe, venant d'Austerlitz, se tiendra derrière l'armée. Koutousov commande en chef. L'accumulation des forces de l'ennemi,
à la gauche de son ordre de bataille, répond aux désirs
de Napoléon qui a tout fait pour inciter
son adversaire à essayer de le tourner par sa droite et de le couper
de sa retraite sur Vienne. Ce mouvement aura pour conséquence d'affaiblir
le centre de la ligne ennemie que l'empereur compte enfoncer en y portant
son principal effort. Une proclamation, dans laquelle Napoléon
A quatre heures du matin, le 2 décembre, jour anniversaire de son couronnement, Napoléon fait passer le Goldbach au corps de Soult, tout en prescrivant d'entretenir les feux de bivouac jusqu'au jour, afin de ne pas donner réveil à l'ennemi. Ces troupes sont formées sur trois colonnes d'attaque, et se placent en avant des villages de Kobelnitz, Puntowitz et Girzikowitz. Au lever du jour, la gauche ennemie est en marche, descendant des hauteurs; elle se dirige vers Telnitz et Sokolnitz, où le combat s'engage aussitôt; mais là se trouvent les divisions Legrand et Friant et les dragons du général Bourcier, et ces valeureuses troupes, sous les ordres du maréchal Davout, résistent à toutes les attaques. Il est près de neuf heures. L'empereur était resté jusque-là sur un tertre, en arrière du centre, entouré des maréchaux Bernadotte, Lannes, Soult et Murat. II donne alors ses derniers ordres, et les maréchaux s'élancent au galop, pour aller se mettre à la tête de leurs troupes. Napoléon parcourt ensuite le front de son armée. Celle-ci accueille quelques paroles vibrantes qu'il lui jette, par les cris de : Vive l'empereur! et l'attaque commence. Les divisions Vandamme et Saint-Hilaire du corps de Soult gravissent le plateau de Pratzen, la cavalerie de Murat et le corps de Lannes s'ébranlent, 200 pièces de canon tonnent à la fois. Koutousov s'aperçoit bientôt du danger qui menace le centre de sa ligne, et le renforce à la hâte de toutes les troupes qu'il a sous la main, y compris ses troupes de réserve. C'est en vain; les divisions de Soult brisent tenta résistance, tournent le village de Pratzen dont elles s'emparent et la position entière est aux Français. Le centre ennemi est enfoncé. Aussitôt les deux héroïques divisions, pivotant sur leur droite, changent de front pour prendre à revers la gauche ennemie et se précipitent vers Augezd dans le but d'écraser Buxhowden. Bernadotte, qui a marché derrière Soult pour soutenir l'attaque, remplace celui-ci sur le plateau de Pratzen. Pendant ce temps, le 5e corps, après avoir soutenu victorieusement les attaques réitérées des troupes de Bagration et de la cavalerie russe, avait marché à son tour en avant, appuyé par la cavalerie de Murat. Celui-ci culbute ensuite la cavalerie ennemie à la tête d'une charge brillante de 4000 cuirassiers et dragons; le village de Blazowitz, défendu par 1200 Russes, est enlevé par l'infanterie de Lannes; Bagration se met en retraite sur Olmütz, et le sort de la journée est partout décidé en faveur de l'Armée napoléonienne. ll est alors onze heures. Cependant l'ennemi, voulant à tout prix dégager sa gauche, réunit toutes les réserves des troupes d'élite russes qui n'avaient pas encore combattu, et veut reprendre les hauteurs de Pratzen sur Bernadotte, pendant que Buxhowden tentera un dernier effort avec l'aile gauche de l'armée. Mais Napoléon est arrivé à son tour sur le plateau, à la tête de sa garde. Bessières, avec les grenadiers à cheval, les chasseurs et les mamelouks, soutenus par la division d'Erlon, se jette à la rencontre des Russes, qu'il met en désordre, s'empare du prince Repnin qui a chargé à la tête des chevaliers-gardes, d'un grand nombre d'officiers et de quatorze pièces de canon. Dès lors, l'effort de l'ennemi est définitivement brisé, et il n'est qu'une heure de l'après-midi. Pour en finir, l'empereur fait cerner de
tous côtés les troupes de la gauche ennemie, à qui
il ne laisse d'espoir de salut qu'à travers les étangs alors
couverts de glace, et ces troupes, foudroyées par l'artillerie qui
couronne de toutes parts les hauteurs, s'engagent sur les étangs,
au nombre de plusieurs milliers d'hommes, avec trente-six canons, et une
grande quantité de caissons et de chevaux. Mais les boulets des
Français vont briser la glace sous leurs pas, et des colonnes ennemies
entières sont englouties. Napoléon,
habile à profiter de sa victoire, a déjà fait poursuivre
la droite russe sur la route de Moravie Ainsi se termine cette sanglante journée
dans laquelle 65000 Français avaient battu 90000 soldats des meilleures
troupes de l'Autriche Ainsi que nous l'avons dit plus haut, la
bataille d'Austerlitz fut décisive. Elle força les alliés
à demander un armistice qui fut signé le 5 décembre,
et à la suite duquel les Autrichiens se retirèrent de la
coalition, et conclurent avec nous la paix de Presbourg |
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© Serge Jodra, 2006. - Reproduction interdite.