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Attichy-sur-Aisne

Attichy-sur-Aisne (Atticiacum, Attipiacum). est une commune de France, dans le département de l'Oise (arrondissement de Compiègne). Station du chemin de fer du Nord, ligne de Compiègne à Soissons.

Ce lieu est fort ancien, et l'on y a découvert, à différentes époques, des armes de pierre et un grand nombre d'antiquités gallo-romaines et mérovingiennes; il est déjà mentionné en 545 à l'occasion de la translation du corps de saint Médard. Dès le XIIe siècle, la seigneurie était possédée par la maison de Montmorency, dont plusieurs membres portèrent le nom d'Attichy. Bouchard de Montmorency, second fils de Guy et de Thomasse de Mathefelou, sa deuxième femme, constitua la branche des seigneurs proprement dits d'Attichy. Ces seigneurs relevaient de leurs aînés, les sires de Montmorency. Guy III de Laval-Montmorency, seigneur d'Attichy, étant mort sans postérité en 1408, la terre d'Attichy passa à son cousin Guy de la Roche-Guyon, dont la fille Marie, épouse eu premières noces de Michel d'Estouteville, et en secondes noces de Bertin du Gilly, conserva le titre de dame d'Attichy jusqu'à sa mort, survenue sans enfants en l'année 1500. 

La terre d'Attichy lut alors partagée et on trouve au XVIe siècle le titre de seigneur d'Attichy (pour partie) porté par divers membres des familles de Bochard, de Mazancourt, de Dacqueville et d'Hacqueville. Ces derniers cédèrent la plus grande partie du domaine au maréchal de Marillac, vers la milieu du XVIe siècle. La soeur du maréchal, Valence de Marillac, ayant épousé vers 1598 Octavien Doni, financier d'origine italienne, lui apporta la terre d'Attichy. Ils eurent trois fils : Achille Doni, qui mourut jésuite en 1645; Antoine, dit le marquis d'Attichy, qui fut tué en Flandre en 1637, sans avoir été marié; Louis, dont nous parlerons plus loin; et deux filles : Angélique, mariée à Scipion d'Aquaviva, duc d'Atri; et Anne, qui épousa Louis
de Rochechouart, comte de Maure. 

La duchesse d'Atri réunit presque tout le domaine d'Attichy qu'elle céda, par contrat du 9 juin 1665, à son cousin René de Marillac, seigneur d'Ollainville et de la Ferté-sur-Péron, successivement conseiller au Parlement, avocat général au Grand Conseil, intendant en Poitou, maître de requêtes, conseiller d'Etat et intendant de Rouen, lequel mourut le 14 septembre 1719, doyen du Conseil. Son fils, François de Marillac, dit le marquis d'Attichy, avait été tué à la bataille de Hochstet quelques années auparavant (1704), sans laisser de postérité et Attichy, revint alors à sa nièce qui avait épousé, en 1706, Charles-Louis Bretagne, duc de la Trémouille, pair de France, dans la famille duquel cette importante seigneurie resta jusqu'en 1789. 

Le château d'Attichy était considérable; Mazarin y fit plusieurs fois mettre garnison pendant les guerres de la Fronde. Ce château possédait de vastes jardins et était
entouré de fossés dont il reste encore des vestiges : il fut vendu en 1789 et démoli vers 1796. 

Le marquisat possédait une mesure particulière pour le blé et pour le vin.
La cure d'Attichy, placée sous l'invocation de saint Médard, était conférée par l'évêque de Soissons

L'église actuelle est une massive construction sans grand caractère, surmontée d'une grosse tour carrée, élevée en 1738 au-dessus du portail pour remplacer l'ancien clocher qui s'écroula en 1735 en écrasant la nef. On voit dans cette église un vieux portrait de Jean de Nesle, "Grand Queux" de France, fondateur du monastère de Sainte-Croix d'Offémont, et une curieuse pierre gravée au trait représentant un squelette tenant un cercueil sur son épaule, une bêche à la main, accompagnée d'une inscription datée de 1579. (Vte de Caix de saint-Aymour).

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Dictionnaire Villes et monuments
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