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| Arcole.
- Ville d'Italie Bataille
d'Arcole.
Au commencement de novembre les Autrichiens Le 15 au matin, Alvinzi peut voir ses positions du Caldiero tournées et les Français près de couper sa ligne de communication. Le terrain qui borde la rive gauche de l'Adige, à hauteur de Ronco, n'est qu'un vaste marais traversé par deux chaussées, l'une remontant l'Adige par Porcil et Gambione jusqu'à Vérone, l'autre traversant une petite rivière, l'Alpon, à Arcole, et rejoignant également Vérone, mais par les derrières du Caldiero. Bonaparte a choisi ce terrain afin de compenser son infériorité numérique par l'impossibilité où seront les Autrichiens de déployer leurs troupes, là où les routes seules sont praticables. II confie la chaussée de gauche à Masséna, celle de droite à Augereau, et reste de sa personne à Ronco, Masséna traverse sans résistance le marais; mais Augereau, qui trouve le pont d'Arcole fortifié et défendu par des bataillons croates, est repoussé. C'est alors qu'Alvinzi accourt du Caldiero avec toutes ses forces. Masséna voit s'avancer contre lui la division Provera; il la laisse s'engager sur la chaussée, puis fond sur elle et la culbute. Augereau fait de même contre la division Mitrowski, mais il est encore repoussé au pont d'Arcole. Napoléon
Bonaparte, que cette résistance exaspère, se précipite
au galop, descend de cheval aux abords du pont, se met à la tête
des troupes, leur parle et finalement saisit un drapeau et court sur le
pont que balaient la fusillade et la mitraille. Son aide de camp Muiron
veut le couvrir de son corps, il est tué; Lannes est blessé
à ses côtés, et la tête de colonne est encore
une fois repoussée et dispersée dans le marais. Bonaparte
s'y trouve lui-même entraîné et embourbé un moment
jusqu'à mi-corps, courant le plus grand danger d'être pris
ou tué; mais ses soldats parviennent à le dégager.
Le passage du pont d'Arcole, le 15 novembre 1796, par J. J. Feuchère (bas-relief de l'Arc de Triomphe, à Paris). © Photo : Serge Jodra, 2010. Dans la nuit du 15 au 16. Bonaparte, qui n'a pas de nouvelles de Vaubois, fait retirer ses troupes sur l'Adige, en gardant le pont de Ronco, et les Autrichiens se portent en avant. Mais alors Bonaparte, rassuré au sujet de son lieutenant, lance de nouveau ses deux divisions que sa conduite à Arcole a électrisées, et qui font un véritable massacre des têtes de colonne ennemies. La même manoeuvre, renouvelée le 17, et complétée par un passage de l'Adige à Albaredo et une attaque d'Arcole par les deux rives de l'Alpon, fait tomber la résistance de ce village. Bonaparte, qui a franchi les marais, est prêt à prononcer son attaque décisive en plaine, quand une sortie de la garnison de Legnago, qu'il a ordonnée, pour opérer une diversion, montrant des forces sur le flanc gauche des Autrichiens, décide Alvinzi à ordonner la retraite sur Vicence et à céder aux Français le champ de bataille. Ces trois journées de lutte lui
coûtaient environ 10000 tués ou blessés et 5000 prisonniers,
Quant à Bonaparte, cette victoire rétablissait
entièrement ses affaires, et lui permettait de repousser facilement,
quelgues jours après, Davidowich dans le Tyrol, et Wurmser dans
Mantoue.La victoire d'Arcole transporta d'admiration et d'enthousiasme
la France |
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