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Andrésy
(Anderetia ou Anderetium). - Commune du département
des Yvelines sur la rive droite de la Seine, un peu au-dessous de l'embouchure
de l'Oise, au pied d'un coteau percé de grottes artificielles et
autrefois couvert de vignes qui produisaient un vin passable; 12 500 habitants
(2006). Ce village, appelé autrefois Andresiacum, est bâti,
assure-t-on, sur l'emplacement de l'ancien Anderetianum, où
les Romains entretenaient une flotte pour contenir les peuples voisins.
Au IVe
siècle, ce port était très commerçant; car
il y avait, si l'on doit en croire certains historiens, deux préfets
de navigation dont l'un, résidant à Paris,
était désigné sous le nom de praefectus classis
Anderetianorum Parisiis. En 710,
Chilpéric
rendit à Andrésy une ordonnance qui a donné à
penser que les rois de la dynastie mérovingienne
y possédaient un château. Du
reste, des débris de portes et de tours prouvent qu'au Moyen âge
il a été fortifié. En 1592 il s'y tint des conférences
pour la conversion d'Henri IV. La seigneurie
d'Andresy (ou d'Andrézy, comme on écrivait autrefois)
appartenait à une branche de la maison de l'Isle-Adam.
Aujourd'hui, Andrésy, c'est d'abord
une longue rue bordée de chaque côté de commerces (c'étaient
jadis des maisons de vignerons); mais, de la belle promenade qui longe
la Seine, on découvre de charmants paysages, et les coteaux qui
s'élèvent à l'ouest offrent l'une des plus belles
vues panoramiques des environs de Paris.
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L'église
Saint-Germain, d'Andrésy.
Le clocher
en ardoise de l'église d'Andrésy,
qui surmonte une tour carrée dont un côté seulement
est ancien, attire de loin les regards. L'entrée principale, située
sous cette tour, s'ouvre dans la grande rue, mais il y a une autre entrée
sur le quai à côté du choeur.
Un porche ogival orné autrefois de
sculptures
précède la porte, de chaque côté
de laquelle s'élevaient jadis cinq colonnes élégantes;
à gauche, on a coupé trois de ces colonnes, au-dessous des
chapiteaux
mutilés, pour mettre à leur place la porte du clocher. La
porte franchie, on descend dix marches. L'intérieur se compose d'une
nef
et de deux bas-côtés; mais toute la partie gauche de la nef
et le bas-côté gauche, beaucoup
plus large que le bas côté droit, ont été reconstruits
en même temps que les trois côtés de la tour,
à une époque comparativement moderne. Les seules parties
vraiment intéressantes de cette église sont le côté
droit de la nef et le bas-côté droit, qui paraissent dater
du XIIIe siècle. Les galeries du
premier étage sont assez bien conservées.
On peut encore voir à Andrésy
un pont suspendu sur l'Oise; de nombreuses villas, notamment une des maisons
de campagne qui a appartenu à la comtesse de Marsan ,
gouvernante des enfants de France ,
qui y menait souvent ses élèves. Une autre curiosité
est le Manoir de Denouval, avec sa tourelle vitrée. Il a été
construit entre 1904 et 1908, par l'architecte Pierre Sardou (fils du dramaturge
Victorien Sardou) et a été acquis
en 1945 par une association en charge de recueillir les orphelins juifs
qui avait survécu aux déportations. Aujourd'hui une partie
du beau parc boisé qui entoure le manoir et descend jusqu'à
la Seine est conservée. Une autre sert à des immeubles d'habitation.
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Le
Manoir de Denouval, à Andrésy. ©
Photos : Serge Jodra, 2010.
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