 |
Allâhâbâd
est une ville du Nord-Ouest de l'Inde
(Etat de l'Uttar Pradesh). Elle est bâtie au confluent du Yamunâ
et du Gange ,
à 61 m au-dessus du niveau de la mer. Population : 1,2 million d'habitanst
(2010). Deux grandes lignes du chemin de fer viennent s'y croiser : Kolkata-Mumbai
(Calcutta-Bombay) et Kolkata-Delhi.
Allâhabâd se compose de trois
parties : la ville hindoue, la citadelle et le Cantonment (ancienne
ville anglaise). La ville hindoue est formée de rues étroites.
Elle doit sa réputation et sa richesse à l'énorme
affluence de pèlerins qui venir se plonger dans les eaux saintes
du Gange
et de la Yamunâ. Outre les pélerinages
annuels, la ville est aussi la destination, tous les douze ans, du plus
grand pèlerinage du monde, le Kumbh Mela (Kumbhamelâ), qui
a attiré 70 millions de personnes en 2001.
La forteresse a été construite
au XVIe siècle par Akbar
qui l'avait appelée al-Ilhahabad (1572). Elle a 2250 m de circonférences;
ses murailles sont en grès rouges, plusieurs des hautes tours qui
servaient de bastions ont été démolies; mais il reste
dans l'enceinte de la citadelle plusieurs monuments renommés : le
pilier d'Allahabri (13 m de haut sur 1 m de diamètre, monolithe
cylindrique couvert d'inscriptions) et la crypte
de Patal-Pouri, temple bouddhiste, au centre duquel se trouve un tronc
d'arbre très gros, très vieux, et qui est l'objet de la vénération
des pélerins.
Le quartier dit des cantonnements est une
ville moderne, enfoncée dans le feuillage, avec de longues avenues;
l'air et l'eau y abondent, mais il n'y a pas de monuments remarquables.
Le nom ancien d'Allâhâbâd
est Prayâga, Prayâg ou Preag ( = lieu des sacrifices) et remonte
au moins au IIIe siècle av. J.-C.
Tombée en décadence à la suite des guerres entre Musulmans
et Hindous, la ville ne devint florissante
qu'après Akbar. Son nom actuel, qui signifie
demeure
de Dieu, lui fut donné par Djahan-Shâh (1628-1658). Après
avoir fait partie de l'empire du Grand-Moghol, elle fut prise en 1753 par
le vizir d'Aoude .
Les Anglais s'en emparèrent en 1765 et y installèrent le
grand moghol Shah Allam, pour la rendre, en 1771, au souverain d'Aoude.
En 1801, la Compagnie des Indes en prit de nouveau possession. Elle resta
dès lors aux Anglais jusqu'à l'indépendance de l'Inde
en 1947. |
|