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En
termes de grammaire, le mode désigne les inflexions
particulières du verbe marquant les diverses
manières dont le verbe présente l'action ou l'état
qu'il exprime. On distingue les modes personnels et les modes impersonnets.
Les modes personnels sont ceux dans lesquels la forme du verbe varie selon
les personnes; les modes impersonnels, ceux
dont l'action n'est pas attribuée à une personne plutôt
qu'à une autre.
On comprend que théoriquement
il peut y avoir une multitude de modes; mais les langues
les ont réduits à un petit nombre. Le français
a quatre modes personnels, l'indicatif (qui
marque plutôt l'absence de modalité dans la proposition,
en ce qu'il exprime que l'action signifiée est indépendante
de l'état d'esprit du sujet parlant), le conditionnel, l'impératif,
le subjonctif, et deux modes impersonnels,
l'infinitif et le participe.
Le latin a trois modes personnels, l'indicatif,
l'impératif, le subjonctif; deux modes impersonnels, l'infinitif,
auquel il faut rattacher les formes verbales appelées gérondif
et supin, et le participe. Le grec
a quatre modes personnels, l'indicatif, l'impératif, le subjonctif,
l'optatif, et deux modes impersonnels, l'infinitif
et le participe; à celui-ci se rattachent les adjectifs
verbaux en teos
(marquant obligation), et en tos (marquant
possibilité ou résultat accompli).
Le conditionnel est
donc propre au français, le gérondif et le supin au latin,
l'optatif et les adjectifs verbaux au grec. Le latin et le grec ont des
moyens de suppléer à notre conditionnel. Ce qui fait dire
à certains grammairiens que le conditionnel n'est pas véritablement
un mode, mais plutôt un temps de l'indicatif
qui le plus souvent prend une signification modale. Quant à l'infinitif
et au participe, appelés modes impersonnels par certains grammairiens,
ne sont pas non plus, pour d'autres, des modes; ce sont les formes que
prend le verbe quand il est employé substantivement ou adjectivement,
et ils ne marquent en aucune façon la modalité.
Le gérondif,
qui est proprement la déclinaison de l'infinitif employé
comme complément indirect d'un nom, d'un adjectif
ou d'un verbe, est représenté en français par l'infinitif
précédé des diverses prépositions;
en grec de même, si ce n'est que les prépositions doivent
toujours, dans cette langue, être suivies de l'article. (B.
/ Mondry Beaudouin). |
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