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| La
matière antique
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De
l'alchimie à la chimie
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| Le
développement de la chimie
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La matière depuis 1900 -
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| Si l'on considére la
chimie dans les applications pratiques qui en ont été faites,
on voit que son origine est des plus anciennes. Son histoire peut être
divisée en quatre grandes époques : la première va
des temps les plus reculés ,jusqu'au Moyen âge La chimie antique : principes premiers et art sacré. Longtemps avant notre ère, les Chinois
connaissaient la poudre à canon; ils savaient faire l'encre, travailler
les métaux, produire le verre et les objets céramiques.
Les Egyptiens n'étaient pas
moins avancés dans les pratiques chimiques : ils préparaient,
purifiaient et alliaient l'or, l'argent et d'autres métaux; ils
pratiquaient l'art du boulanger, du verrier, du peintre, du doreur, du
sculpteur, du teinturier, etc.; enfin, ils appliquaient leurs connaissances
chimiques à l'embaumement des momies L'industrie chimique fut aussi très avancée chez les Grecs et les Romains, qui exploitaient les mines d'or, d'argent, de cuivre, de fer, etc., et fabriquaient les monnaies. Ils utilisaient un grand nombre de sels métalliques, fabriquaient les savons, les poteries, les verres, etc.; les marbres antiques, les stucs, les mortiers découverts dans les constructions sont des indications de leur connaissances. La
recherche de l'archè.
Quant à la théorie atomique, le philosophe Leucippe (500 av. J.-C.) en est considéré comme le créateur; son disciple et ami Démocrite perfectionna cette théorie qui fut reprise plus tard par Epicure, et que Lucrèce développa dans son poème De natura rerum. L'art
sacré.
Le Moyen âge : le temps des alchimistes. Les
alchimistes arabes.
Les écrits de Geber répondirent tellement chez les Arabes le goût de l'alchimie que la plupart des savants qui ont illustré sa nation ont cultivé cette science avec ardeur. Parmi les plus illustres d'entre eux, nous nous contenterons de citer Mohammed Abou-Bekr Ibn Zacaria (Rhazès) aux IXe et Xe siècles, Abou-Ali Hossein Ibn Sina (Avicenne), Xe et XIe siècles, lbn-Rochd (Averroès), XIIe siècle. Ils s'occupaient particulièrement de la préparation des remèdes et de la recherche d'une substance (pierre philosophale) qui aurait la vertu d'enlever aux métaux vils leurs imperfections pour les transformer en métaux nobles, de guérir les malades et même de les rendre immortels. Des mots tels que alcali, alcohol, aludel, etc., sont d'origine arabe. Les Arabes ont puissamment contribué à la propagation de l'alchimie. Les
alchimistes latins Le principal objet que se proposaient les
alchimistes
du Moyen âge Nous trouvons à la tête des
alchimistes de cette époque le moine Roger
Bacon, en Angleterre Le
XIVe siècle.
Le
XVe siècle.
Temps modernes : le développement de la chimie. Le
XVIe siècle.
« Beaucoup de gens, dit-il, se sont enquis de savoir si l'alchimie, était vraiment capable de faire de l'or; mais cela importe peu. Elle est le fondement et la colonne de toute la médecine; et sans elle, il faut bien le savoir, personne n'a le droit de se dire médecin. »Mais s'il renonça à la recherche de la pierre philosophale, Paracelse poursuivit avec ardeur celle de la panacée universelle Vers la même époque que Paracelse,
d'autres noms contribuèrent à faire franchir le pas entre
l'alchimie et la chimie. Il concient de citer en premier lieu Georges
Agricola, qui publia un traité de métallurgie et Bernard
Palissy, qui créa une industrie, celle des émaux. A partir
de ce moment, la chimie se sépara définitivement de la médecine
et se constitua en science tout à fait indépendante. La question
de la transmutation devint désormais tout à fait secondaire,
et les alchimistes purs passèrent presque
inaperçus. Cependant, on citera encore les noms de de Zécaire
et de Philalèthe, et, parmi les chimistes qui croyaient possible
la transmutation, de
Becher et de Glauber,
le premier en Angleterre Le
XVIIe siècle.
Le
XVIIIe siècle.
Le mérite principal de Lavoisier est d'avoir détruit la théorie célèbre du phlogistique, émise par Stahl dans les dernières années du XVIIe siècle. Lavoisier établit nettement la nature élémentaire des métaux, qu'il range parmi les corps simples; il fait connaître ensuite le rôle important de oxygène dans la formation des oxydes, des acides et des bases. A côté de Lavoisier, citons : Cavendish, à qui l'on doit la composition de l'acide nitrique et du gaz ammoniac; Berthollet, dont les lois sur les sels sont bien connues, mais qui combattit la loi des proportions multiples brillamment défendue par Proust; Guyton de Morveau, à qui l'on doit la nomenclature chimique; Wenzel et Richter, qui établirent la loi de proportionnalité. Le
XIXe siècle.
Un grand continuateur de Lavoisier, pour le système de la chimie dualistique, fut le chimiste suédois Berzélius; ses doctrines furent combattues plus tard par Laurent et Gerhardt qui, à cette théorie dualistique, opposèrent la théorie unitaire adoptée par la suite. Nous citerons encore, au commencement du XIXe siècle, Davy, qui introduisit l'électrolyse dans l'analyse chimique et prépara le sodium, le potassium, le calcium, le baryum; Balard, qui découvrit le brome; Jean-Baptiste Dumas, l'auteur des Leçons de philosophie chimique; Dulong et Petit, qui énoncèrent la loi des chaleurs spécifiques; Mitscherlich, qui posa la loi de l'isomorphisme; Chevreul, auteur de nombreuses et importantes recherches en chimie organique ; etc. Dans la seconde moitié du XIXe
siècle, la chimie a fait des progrès aussi rapides
que dans les cinquante premières années. De nouveaux corps
simples : le gallium, le scandium, le néodymium, le praséodymium,
etc., ont été découverts par la méthode de
l'analyse spectrale. Le fluor a été isolé par Moissan,
en 1887. Quelques années après,
deux savants anglais, lord Rayleigh et sir W.
Ramsay, ont retiré de l'air atmosphérique quatre nouveaux
gaz : l'argon, le néon, le krypton et le métargon; d'un minéral,
la clévéite, ils ont retiré un gaz, l'hélium,
que l'analyse spectrale avait décelé auparavant dans l'atmosphère
du Soleil Si nous considérons les questions
de chimie générale, nous trouvons, en première ligne,
les recherches de Henri Sainte-Claire Deville et ses élèves
sur les phénomènes de dissociation; les travaux de Berthelot
sur les équilibres chimiques, sur la synthèse organique et
les méthodes générales pour réduire et hydrogéner
les composés organiques; les travaux de Raoult
sur la cryoscopie et la tomométrie, ceux d'Ostwald,
de Van't-Hoff et d'Arrhénius
sur la chimie physique, etc. Une étape essentielle est franchie
en 1879, quand Mendeléleiev
publie sa classification périodique des éléments La chimie organique a fourni de nombreux travaux se rapportant à la synthèse, à l'isomérie et aux fonctions chimiques. Sa théorie de la quadrivalente du carbone, complétée par la considération des formules de structure dans le plan et dans l'espace, l'hypothèse de la constitution hexagonale du benzène émise par Kékulé, ont été la source de nombreuses découvertes, parmi lesquelles nous citerons : la synthèse du glycol et la théorie de l'aldolisation par Wurtz; la méthode générale de synthèse des composés aromatiques de Friedel et Crafts; la synthèse de l'acide mellique par Baeyer, celle de l'alizarine par Graebe et Liebermann, celle de l'indol par Baeyer et Emmerling, celle de l'indigo par Emmerling et Engler, celle de l'acide citrique par Grimaux, celle des glucoses par Fischer, etc. En ce qui concerne la chimie biologique ou biochimie qui a été créée dans la seconde moitié du XIXe siècle, nous citerons simplement les noms de Pasteur, Raulin, Duclaux, Roux, Metchnikoff, etc. (NLI). |
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