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Encyclopédie
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La littérature italienne au XVIIe siècle |
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La Renaissance | LeXVIIe s | Le XVIIIe s. | Le XIXe s. |
| Avec le XVIIe
siècle, le déclin de la littérature
italienne est sensible. Dans la poésie
lyrique, on doit mentionner d'abord Gabriel
Chiabrera, qui, abandonnant les traces de Pétrarque,
entreprit d'imiter les Grecs, et surtout
Pindare et Anacréon.
Il le fit quelquefois avec bonheur et toujours avec grâce. Cependant
on reproche à sort style un peu trop d'art et de recherche.
J.-B. Marini, le grand corrupteur de la
poésie italienne, acquit une immense
réputation, non seulement en France Le succès de Marini suscita un grand
nombre d'imitateurs. Quelques poètes, tels que Fulvio Testi, Benoît
Menziani, François Redi, conservèrent
cependant les traditions du bon goût et de la simplicité.
Mais la poésie lyrique fut portée au plus haut degré,
d'élévation par Vincent Filicaja,
le plus noble, le plus moral et le plus patriotique des poètes italiens.
Beaucoup de ses pièces ont pour sujet l'Italie Guidi déploya encore plus de liberté et de hardiesse que Filicaja, et, sans imiter Pindare, dont il, ignorait le langage, il s'éleva à la même hauteur dans ses odes, où, dédaignant toute règle, il tire de cette liberté de grandes richesses d'harmonie et d'invention. On doit à Marchetti, outre la traduction de Lucrèce et d'Anacréon, des sonnets d'un caractère grave. Dans la poésie didactique, Baldi, savant mathématicien, auteur de quelques églogues imitées de Virgile, composa en vers sciolti un poème de la Navigation, semé d'épisodes intéressants; le style, en est vif et coloré. On peut placer ici la Séréide d'Alexandre Tesauro, poème sur le vers à soie; le poème latin de Benoît Rogacci, où, sous le titre d'Euthymie, il traite de la philosophie morale; mais surtout l'Art poétique de Menzini, écrit en terza rima, et où l'auteur traite principalement de la langue et de la versification italiennes. A la fin du XVIe
siècle, Caporali avait donné l'exemple du style satirique
dans son Voyage au Parnasse. II fut imité par Chiabrera
dans ses
Sermoni, où l'auteur se propose Horace
pour modèle. Ludovico Àdimari exploita le sujet toujours
si fécond de la critique des femmes. Enfin Salvator Rosa, peintre
et poète, composa des satires devenues
populaires, où il fronde avec grande liberté les vices de
son temps.
Buonarotti le jeune, neveu du grand Michel-Ange,
tenta la singularité de donner cinq comédies
de suite sur le même plan. Cet ouvrage porte pour titre la Foire,
dure cinq jours, et chaque journée comprend cinq actes. Le mérite
principal de cette pièce consiste dans la pureté du langage.
Mais la comédie qui fit le plus d'honneur au jeune Buonarotti est
la Temia, écrite en ottava rima, dans la langue des paysans
de Toscane C'est du commencement du XVIIe
siècle que date l'invention du drame
en musique nommé opéra.
Le premier, Daphné, fut représenté en 1594,
à Florence Au XVIIe siècle appartiennent, dans le genre historique, l'Histoire de Naples, par Capecelatro, et les nombreux, mais peu solides ouvrages de Gregorio Leti. (E. B.). |
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© Serge Jodra, 2008. - Reproduction interdite.