Tous les livres Le nuage des succès La boutique Amazon

En Librairie

[Accueil][Encyclopédie][Inventaires][Chronologies][Bibliothèque][Oeuvres][Les Textes]

Nouveaux livres : sélection mensuelle
Cliquez sur le titre des ouvrages pour les commander.
En vitrine

Collectif; L'Homme est-il un animal sympathique?, Le contr'Hobbes, (revue Mauss n°31) La découverte 2008.
9782707154910
Le spectacle des petits et grands conflits, le déchaînement des ambitions et la mise en concurrence généralisée de tous et de chacun dans la course effrénée au bien-être semblent aujourd'hui donner raison à Hobbes. Le pouvoir et l'intérêt ne sont-ils pas les seules choses qui font courir les hommes? Comment n'être pas persuadé que l'homme est un loup pour l'homme et rien d'autre? N'est-il pas naïf de prétendre que la vie sociale pourrait se dérouler autrement que sur fond d'une guerre, ouverte ou larvée, de tous contre tous, ou, au mieux, dans l'indifférence mutuelle et le chacun pour soi? Mais la naïveté n'est peut-être pas toujours où l'on croit la trouver. Prisonniers de toute une tradition théorique érigeant l'intérêt et le pouvoir en mobiles exclusifs de l'action humaine, nous avons oublié toute la force d'un autre pan totalement négligé dans l'histoire de la pensée occidentale, celui que l'on pourrait placer sous l'étiquette du "Contre-Hobbes". Son concept le plus central et le plus fécond est celui de sympathie, qui a structuré les Lumières écossaises, de Shaftesbury à Hume et à Smith. La sympathie, cette capacité de l'homme à se réjouir ou à souffrir comme ses semblables de leurs joies ou de leurs peines. Dans le prolongement de cette découverte philosophique essentielle du XVIIe siècle, la sociologie, la psychologie, mais aussi l'économie, la biologie et l'éthologie n'ont cessé d'approfondir cette question fondamentale. Un des objectifs de ce numéro est de donner à voir à la fois l'ancienneté et toute l'actualité, dans ces diverses disciplines, de cette tradition "sympathique" du Contre-Hobbes. Mais aussi ses ambivalences, voire son étrangeté. Ainsi s'éclaire le titre de ce numéro : "L'homme est-il un animal sympathique?" Autrement dit, en un premier sens, est-il digne d'être aimé, aimable? La réponse vient d'elle-même : il n'est susceptible d'être aimé que pour autant qu'il est lui-même susceptible d'aimer ses semblables, qu'il n'en est pas par nature irréductiblement séparé, indifférent ou hostile mais aussi capable de sympathiser avec eux. Pour autant, la sympathie a aussi ses faces d'ombre. Et si l'homme est un animal sympathique, c'est pour le meilleur... et pour le pire.   . (couv.).


Hamit Bozarslan, Une histoire de la violence au Proche-Orient, La Découverte, 2008.
9782707149589
Dans les médias occidentaux, les images du Moyen-Orient se limitent souvent à celles des violences et des guerres qui déchirent cette région depuis de longues années, en particulier depuis le 11 septembre. Au-delà de ces représentations et des clichés, c'est une précieuse mise en perspective historique de ce phénomène que propose Hamit Bozarslan dans ce livre. Il montre le rôle des enjeux économiques et sociaux à l'origine de la violence insurrectionnelle ou auto-sacrificielle et qui projettent des générations successives tantôt dans l'utopie d'un avenir positif à construire par la lutte armée, tantôt dans l'échappatoire eschatologique de suppression du présent et partant, du passé et du futur. Sans négliger les dynamiques conflictuelles inscrites dans la longue durée, comme les questions minoritaires ou les autoritarismes, il répertorie les lieux et les moments où apparaissent de nouveaux discours qui légitiment le recours aux armes : le nationalisme arabe durant les années 1920-1940, le "marxisme-léninisme" des décennies 1950-1970 ou encore l'islamisme d'un passé récent. L'auteur accorde une attention particulière à la dissolution de l'Empire ottoman, aux "grandes révoltes" irakienne, syrienne, palestinienne et égyptienne, aux régimes révolutionnaires arabes des années 1950-1970. La rupture de 1979 (Accords de Camp David, insurrection islamiste à la Mecque, occupation de l'Afghanistan et Révolution iranienne), qui apporte à l'islamisme ses titre de noblesse révolutionnaire, apparaît comme un moment-clé dans l'émergence de nouvelles subjectivités moyen-orientales. Après avoir analysé la radicalisation des contestations islamistes algérienne et égyptienne des années 1990, en rapport avec des pratiques coercitives des États, l'auteur propose une nouvelle lecture d'Al-Qaida comme émanation des marges des sociétés musulmanes et montre les limites des approches sécuritaires de la violence dans le contexte des années 2000. (couv.). 


Marie-Cécile Miessner et al., Avigdor Arikha, gravure sur le vif, BNF, 2008.
9782717724165
Peintre, graveur et historien d'art franco-israélien, Avigdor Arikha est plus connu du public anglo-saxon que du public français. Né en 1929 de parents germanophones résidant dans la région de Czernowitz (actuelle Roumanie), il connut très jeune les affres de la déportation. Établi en Israël peu après la seconde guerre mondiale, il s'installa à Paris de manière définitive en 1954. C'est dans la capitale française qu'il se lia d'amitié avec Samuel Beckett, amitié qui devait durer jusqu'à la mort de l'écrivain dont il illustra plusieurs textes. Après s'être fait connaître comme peintre abstrait, Arikha se tourna vers la figuration. Entre 1965 et 1973, il se consacra au dessin et à la gravure sur le vif, en noir et blanc. Travaillant d'après modèle, il grave directement sur le cuivre, sans dessin préparatoire. Cherchant à obtenir dans la gravure la même spontanéité que dans le dessin, il met au point en 1971 un nouveau procédé d'aquatinte, l'aquatinte au sucre. L'exposition que lui consacre la BNF, sur son site Richelieu, constitue la première rétrospective d'importance de son oeuvre gravé. Le catalogue comprendra trois courts textes de Samuel Beckett, un entretien entre l'artiste et la commissaire de l'exposition, Marie-Cécile Miessner, ainsi qu'une biographie, une bibliographie et un inventaire sommaire des cent trente-cinq estampes d'Arikha détenues par la Bibliothèque nationale de France. (Exposition du 24 juin au 24 août 2008 à la Bibliothèque nationale de France, site Richelieu.). 

Michèle Riot-Sarcey, Histoire de féminisme, La Découverte, 3008
9782707154729
Contrairement aux idées reçues, l'histoire du féminisme en France ne diffère guère de celle des autres pays occidentaux : fragmentée et en décalage avec l'histoire politique. Depuis la Révolution française, les femmes, mises à l'écart de la citoyenneté, ont cherché à sortir de la sphère du privé qui leur était destinée, "par nature". Lentement, ponctuellement, avec difficulté, elles ont surmonté les obstacles et conquis peu à peu des fonctions longtemps réservées aux hommes. Mais la barrière la plus insurmontable fut sans doute celle du politique. Les droits civiques "accordés" très tardivement (octobre 1944) au "deuxième sexe" ne mirent pas un terme aux interdits, particulièrement celui de l'exercice du pouvoir qui est resté un privilège de la masculinité. L'ouvrage retrace les itinéraires conflictuels et les multiples aspects des luttes en faveur de l'égalité, jusqu'à l'actualité de la "parité" dont le succès peut masquer le maintien des inégalités. Nous devrions présenter cette nouvelle édition comme une "histoire du féminisme et du genre", car l'auteure, depuis les années 1980, est parmi les premières à user de la méthode introduite par le concept, en interrogeant le politique à travers les rapports de domination qui structurent les sociétés modernes. En ce sens, le féminisme exprime la réaction critique à l'encontre d'une identité sociale " genrée ". (couv.).

R. de La Sizeranne, Le Préraphaélisme, Parkstone International, 2008.
9781844844739
Dans une Angleterre victorienne emportée par les rapides évolutions de la Révolution industrielle, la Confrérie préraphaélite, proche des Arts & Crafts de William Morris, prôna le retour aux valeurs d'antan. Souhaitant le renouveau des formes épurées et nobles de la Renaissance italienne, ses peintres majeurs tels John Everett Millais, Dante Gabriel Rossetti ou Edward Burne-Jones, en opposition à l'académisme d'alors, privilégièrent le réalisme et les thèmes bibliques aux canons affectés du XIXe siècle. Cet ouvrage, par son texte saisissant et ses riches illustrations témoigne avec ferveur de ce mouvement singulier qui sut notamment inspirer les partisans de l'Art nouveau ou encore ceux du symbolisme. (couv.).


Roger Darrobers, Pékin, capitale impériale, méhgalopole de demain, Gallimard, 2008.
9782070356331
Pékin, c'est bien sûr la Cité interdite avec ses 72 ha, ses remparts, ses douves, ses 800 palais aux toitures jaunes. Mais c'est aussi la place Tiananmen, le pont Marco Polo, le palais d'Été, le temple du Ciel, le Dagoba blanc, le mausolée de Mao, la maison de Luxun, le quartier des Légations, l'Université normale de Pékin, les ruelles de Lao She, les fêtes du Nouvel An, le canard laqué, les raviolis grillés... Et c'est aussi, depuis peu, le Grand Théâtre national de l'architecte français Paul Andreu, le Stade olympique (où se dérouleront, du 8 au 24 août, les Jeux olympiques), la tour de la télévision chinoise. Fort d'une population de près de quinze millions d'habitants, le grand Pékin est en passe de se muer en une nouvelle mégalopole asiatique. (couv.). 


Jean-Paul Demoule, Bernard Stiegler et al. L'avenir du passé, modernité de l'archéologie, La Découverte, 2008.
9782707154958
Quels sont les apports de l'archéologie aux interrogations les plus récentes sur la trajectoire de l'humanité, son évolution biologique et cognitive, ses relations à l'environnement, l'histoire de ses techniques de production comme de destruction? L'archéologie offre-t-elle des outils pour renouveler l'approche des notions de communauté et de territoire? Peut-elle éclairer la réflexion sur les catégories de peuple et de nation? Permet-elle de mieux appréhender les passions nationalistes et les intégrismes? Quelle peut être la contribution de la connaissance des sociétés anciennes à la vie dans la Cité? Comment se nouent les liens entre l'archéologie et les autres disciplines? Cet ouvrage réunit des contributions de philosophes, historiens, sociologues, psychanalystes, anthropologues et archéologues, de plusieurs pays, qui examinent les différents aspects de cette relation de l'homme à son passé et soulignent les enjeux contemporains de l'archéologie. (couv.).


Laurent Fedi, Piaget et la conscience morale, PUF, 2008.
9782130567257
Une lecture inédite de Jean Piaget, qui le rétablit pour ce qu'il est notamment, c'est-à-dire un précurseur en philosophie morale, puisqu'il fut l'un des premiers à circonscrire les modes de construction psycho-sociaux des normes morales. Précurseur de la psychologie du développement moral, Piaget nous a appris, d'une part, que les normes morales sont construites, d'autre part, que cette construction obéit à des mécanismes psycho-sociaux et non pas à des lois ou à un déterminisme sociologique. Cette importante contribution à la philosophie morale fut un peu oubliée par la suite. Cet ouvrage entend explorer cet aspect moins connu de l'oeuvre de Jean Piaget. "Ce manque de visibilité a contribué à occulter la portée éthique d'une théorie dont l'éthique de la discussion de Habermas devait révéler aux philosophes, avec retard, l'importance majeure."   . (couv.). 


Vali Nasr, Le renouveau chiite, Demopolis, 2008
9782354570248
Le Hezbollah libanais est le symbole de la lutte des chiites pour le pouvoir. La place grandissante de l'islam chiite dans les conflits du Moyen-Orient impose de comprendre l'histoire religieuse, le passé colonial et l'action politique de cette communauté. Issus d'un schisme dès l'origine de l'islam, les chiites ont forgé une riche tradition de lutte contre la domination sunnite, la branche majoritaire de l'islam. Longtemps considérés comme une secte ésotérique et méprisable, ils représentent aujourd'hui une communauté forte de 150 millions de fidèles, présents en Iran, en Irak, au Liban, en Afghanistan, en Inde et au Pakistan. Le conflit opposant les chiites et les sunnites dans la lutte pour le pouvoir politique est une question cruciale pour l'avenir et la paix dans le monde musulman. (couv.). 

Moses I. Finley, Mille ans de Jeux Olympiques (776 av. J.-C - 261 ap. J.-C); Perrin, 2008
9782262028671
Les premiers Jeux Olympiques : 1000 ans d'Histoire. Les jeux Olympiques constituent la manifestation la plus médiatisée du monde; pendant quinze jours des centaines de millions d'individus ont les yeux rivés sur les compétitions. D'où vient cette fascination? Qu'avons-nous retenu de l'histoire et de l'expérience millénaire des grecs? Et d'abord, comment se déroulaient les jeux voilà vingt à vingt-cinq siècles? Moses Finley met sa culture encyclopédique et un talent de conteur pédagogue, qui ont établi sa réputation mondiale, au service du sujet. Il détaille les lieux, les rituels religieux et politiques qui entourent les jeux. Il nous montre que les débats agitant aujourd'hui le monde olympique sont tous connus des Grecs : le professionnalisme des athlètes, le dopage, l'influence des politiques et de l'argent, la fortune et l'utilisation des vainqueurs, le chauvinisme et la récupération nationaliste. (couv.).


Olivier Holblan, L'invention de l'alpinisme, Belin, 2008
9782701147727
L'ascension du Mont Blanc, à la fin du XVIIIème siècle, est généralement considérée, au moins symboliquement, comme l'acte de naissance de l'alpinisme. Cet exploit s'inscrit dans le vaste mouvement d'inventaire du monde et d'affirmation de l'individu, initié par "les lumières". Une ère nouvelle s'ouvre, celle de l'exploration des terres inconnues, des "voyages de découverte", des expéditions scientifiques,... La curiosité suscitée par les cimes enneigées des Alpes et des Pyrénées tient également aux effets du romantisme. La contemplation "des glacières de Suisse et de Chamonix", les excursions au pied des crêtes immaculées, la sensibilité aux formes grandioses de la nature constituent les prémices du tourisme cultivé. Dès lors, toutes les conditions semblent réunies pour que commence la conquête des sommets encore vierges. Les fractions cultivées de la bourgeoisie vont se saisir de ce projet pour afficher leur foi dans le progrès, le travail et l'utilitarisme, se démarquant ainsi du style de vie aristocratique, caractérisé par le gaspillage ostentatoire du temps libre et la célébration de l'oisiveté. Dans tous les pays de l'Europe occidentale, leurs représentants vont fonder les premiers clubs alpins. Un des apports originaux de l'ouvrage est de montrer cette influence des milieux cultivés dans le processus d'institutionnalisation de l'alpinisme et sur les orientations adoptées par les différents clubs européens. Les Anglais jouent un rôle précurseur en créant dès 1857, l'alpine club. Leur exemple inspire des initiatives identiques en Suisse, en Italie, en Autriche, en Allemagne en Pologne et en France dans les années suivantes. Au-delà des dimensions communes, les contributions de chacun des auteurs soulignent les points de divergence entre les différents clubs. Certaines de leurs finalités ont eu en effet un développement variable en fonction des configurations culturelles et des traditions propres à chaque nation. Les débats autour de la définition légitime de l'alpinisme au moment où émerge "l'alpinisme acrobatique" au sein des sections académiques et la diversité du niveau d'engagement des clubs dans la conquête des massifs extra-européens, frilosité des uns, initiatives pionnières des autres, en fournissent d'excellentes illustrations. La prise en compte parmi les facteurs explicatifs des divergences, de la perception singulière du rapport au corps et aux exercices physiques qui prévaut dans certains de ces pays, constitue un autre des apports inédits de cet ouvrage. (couv.). 

J.-M. Pelt, Nouveau tour du monde d'un écologiste, Le Livre de Poche, 2008.
 9782253118152


Gérard Chouquer, Archéogéographie, Errance, 2008.
 9782877723749


Julie Otsuka, Quand l'empereur était un dieu, 10/18, coll. Roman contemporain; 2008.
 9782264046673
À travers le destin saisissant d'une famille, Julie Otsuka aborde une page sombre de l'histoire américaine : la déportation et la détention des citoyens d'origine japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale. Au lendemain de l'attaque de Pearl Harbour et jusqu'en 1945, le FBI a déporté des centaines de milliers de citoyens américains d'origine japonaise soupçonnés de trahison. En puisant dans l'histoire de ses grands parents, Julie Otsuka raconte la souffrance d'une famille arrachée à sa demeure de Bekerley pour être parquée dans un camp de l'Utah à la frontière du désert. Suivront trois ans d'emprisonnement, de peine et d'humiliations auxquels il leur faudra survivre pour tenter, une fois libérés, de se reconstruire dans les ruines d'une maison pillée. (couv.).


Jean-Jacques Breton, Les arts premiers, PUF (QSJ), 2008.
9782130566090
Des statues lega aux dessins sur sable de tortues de mer au Vanuatu, cet ouvrage nous invite à découvrir et à comprendre ces arts dits "premiers" qui lient le visible et l'invisible, l'utile et le beau. On les a dits "primitifs", "nègre", "populaires", "traditionnels", "tribaux", etc. : les arts aujourd'hui usuellement nommés "premiers" peinent à être désignés de manière satisfaisante. Il faut souligner que ce champ des arts premiers est le résultat d'un regard occidental porté sur les arts de peuples non européens, la plupart du temps sans écriture, généralement animistes, souvent organisés de manière tribale. Définition large tant d'un point de vue géographique (Afrique, Grand Nord, Amériques, Océanie, Asie sont concernés) qu'au regard des types d'oeuvres classées sous cette appellation (de la sculpture au tatouage en passant par la peinture, ou encore l'architecture). Par zone géographique (et en s'arrêtant plus particulièrement sur certains motifs emblématiques comme le masque en Afrique ou chez les Inuits), cet ouvrage nous invite à découvrir des arts nés bien avant que le mot "art" lui-même n'apparaisse, des oeuvres qui mêlent indissociablement le beau, l'utile, la pensée magique. (couv.). 
 

Joël Schmidt, Le royaume wisigoth d'Occitanie, Perrin, 2008.
9782262027650
Venus d'Orient, les Wisigoths vont introduire dans le sud-ouest de la France, qu'ils occupent, une civilisation originale et relativement tolérante autour de la capitale, Toulouse. Cette civilisation très riche persiste encore à travers les monuments et la toponymie. Joël Schmidt est parvenu à raconter avec vie et clarté des temps apparemment obscurs. Pendant près d'un siècle, de 418 à 507 de notre ère, les Wisigoths, qui ont participé en 410 au sac de Rome dirigé par leur roi Alaric, occupent le sud-ouest de l'actuelle France, avec l'accord explicite des empereurs romains, incapables de défendre ce vaste territoire, qui s'étend de Poitiers à Narbonne et de Bordeaux à Clermont-Ferrand, puis atteindra la Provence et l'Espagne, contre d'autres envahisseurs, Huns, Vandales, Burgondes et Francs. Venus d'Orient, les Wisigoths, guidés par de remarquables rois (Théodoric Ier, Théodoric II, Euric), tout en imitant les institutions romaines ou en les conservant, vont introduire dans cette France méridionale une civilisation originale et relativement tolérante dont la capitale sera Toulouse. Pratiquant avec Rome une diplomatie guerrière tantôt prudente, tantôt téméraire, les souverains wisigoths en seront soit les alliés, soit les adversaires, selon leurs intérêts stratégiques et commerciaux. Ralliés à l'hérésie de l'arianisme, ils se heurteront aux évêques catholiques, tout-puissants dans les villes, cinquième colonne remarquablement organisée que Clovis utilisera avec génie lorsqu'il fera la conquête définitive du royaume wisigoth, en 507. Si nous avons choisi pour titre à cet ouvrage Le Royaume wisigoth d'Occitanie, c'est dans une intention pédagogique évidente : en effet, le royaume wisigoth de Toulouse, ainsi est il nommé traditionnellement, eut pour frontières, à quelques exceptions mineures, celles de la future Occitanie médiévale ; comme si ce royaume, prétendument barbare, annonçait par ses particularismes sociaux, par ses singularités politiques et religieuses, par l'importance de certaines de ses villes, la civilisation occitane.  (couv.). 


Jean Clottes, L'art des cavernes, Phaidon, 2008.
9780714899671
Parmi les premières occurrences de l'expression artistique de l'homme sur Terre, l'art des grottes ornées suscite encore fascination et interrogations de la part du grand public comme des spécialistes. La découverte, il y a plus d'un siècle, des grottes préhistoriques a profondément bouleversé notre compréhension de l'art. Les mammouths, les bisons et les chevaux peints ou gravés sur les parois des grottes ainsi que les minuscules statuettes animales ou humaines témoignent d'une recherche artistique et d'une création qui ne cessent de provoquer émerveillement et questionnement : l'art des cavernes fascine l'imaginaire collectif. L'Art des cavernes préhistoriques plonge le lecteur dans les origines de l'art. Jean Clottes, spécialiste international de l'art préhistorique, offre une visite guidée de quelque 85 grottes, révélant l'extraordinaire richesse de cet art. Il donne à voir, dans l'ordre chronologique et géographique, plus de 300 oeuvres d'art datant de la période paléolithique, de 35000 à 10000 ans avant notre ère. Le dernier chapitre ouvre une fenêtre sur le monde en présentant des exemples d'art sur roche après la glaciation, souvent méconnus. Jean Clottes analyse de façon claire les différents thèmes représentés et, sur le plan technique, explique tous les genres (peinture, gravure, sculpture) mais aussi au sein même de ces genres, la typologie des procédés utilisés pour obtenir différentes nuances (peintures rouges ou noires, au pinceau, au doigt ou au soufflet, gravures fines ou profondes, sculptures ou modelages). Chaque oeuvre est illustrée par une photographie en couleurs et accompagnée d'un texte explicatif. L'ouvrage présente des oeuvres spectaculaires, comme les célèbres chevaux chinois de Lascaux, les bisons d'Altamira ou la Dame à la capuche de Brassempouy, ainsi que des oeuvres provenant de sites moins connus. L'iconographie, d'une richesse exceptionnelle, permet de découvrir des images de grottes qui ne sont pas accessibles au public. L'ouvrage constitue ainsi l'unique manière de voir, dans le temps et dans l'espace, cet art pluriel. Le texte clair, vivant et à valeur scientifique, est accessible à tous. Jean Clottes y développe notamment la théorie du chamanisme pour interpréter le sens de cet art. Un ensemble d'annexes - une chronologie, des cartes, un glossaire et la liste des sites ouverts au public - complète cette remarquable visite guidée dans un musée imaginaire consacré aux premières manifestations artistiques de l'homme. Chercheur et universitaire, Jean Clottes a enseigné dans de nombreuses universités à travers le monde, notamment à Toulouse, Berkeley, Gérone et Neuchâtel. Expert international auprès du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) et de l'Unesco, Jean Clottes a été membre de la Commission supérieure des monuments historiques et préside l'International Federation of Rock Art Organizations (IFRAO). Il est l'auteur et le coauteur de nombreux ouvrages de référence consacrés à l'art paléolithique, notamment Les Chamanes de la préhistoire (2007), Cosquer redécouvert (2005), La Grotte Chauvet, l'art des origines (2001), Le Musée des roches (2000) et Les Cavernes de Niaux (1997). (couv.). 

Jean Guilaine, Les racines de la Méditerranée et de l'Europe, Fayard, 2008.
 9782213636641


Sophie Bogrow, Reconnaître les arbres, EPA, 2008
9782851206893
Chêne, bouleau, aulne, buis... Plus de 40 espèces sont présentées ici par ordre alphabétique à travers des dessins détaillés, de nombreuses photos, des fiches d'identité pour chacune d'entre elles. Véritable guide pour les amoureux de la nature, cet ouvrage vous apprendra à différencier les différents arbres et arbustes. Il s'inscrit dans une nouvelle collection sur la nature Reconnaître, Reconnaître les oiseaux, Reconnaître les arbres et les arbustes, Reconnaître les plantes et baies sauvages, Reconnaître les milieux naturels, qui vous invite à une balade au coeur de la nature et de ses richesses.(couv.). 

[Mois] - 2008 - janvier - février - mars - avril - mai - juin - juillet - août - septembre - octobre - novembre - décembre.

[Recherche sur Internet][Pages pratiques][Aide]


©Serge Jodra, 2008. - Reproduction interdite.