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Décembre 2007
En vitrine

Jean-Marie Lehn, Ecrin, Evelyn Fox Keller, Jean-Pierre Gex, Voir l'invisible, Omniscience, 2007
9782916097138

 « Voir l'invisible » : tel est le fil conducteur de l'ouvrage, tant il y a de choses qui échappent à notre perception de l'espace et du temps et qui, aujourd'hui, grâce aux développements de technologies de plus en plus pointues, peuvent être observées et comprises. Non seulement nous pouvons voir ce qui n'est pas visible à l'oeil nu (de l'infiniment petit à l'infiniment grand), regarder à travers les obstacles ou détecter des quantités infinitésimales de molécules dans un milieu donné, mais nous pouvons aussi décomposer le temps jusqu'à la femtoseconde, ce qui permet de ralentir ou d'accélérer des phénomènes pour nous montrer des choses jamais vues auparavant! Dans ce livre, les plus grands laboratoires et chercheurs français nous proposent un voyage initiatique au coeur de l'invisible, grâce à un panel d'images inédites tour à tour surprenantes, instructives, amusantes ou insolites, pour mieux comprendre le monde au sein duquel nous évoluons. Car c'est bien de cela qu'il s'agit : au-delà de l'esthétique, c'est le sens des images que nous découvrons. Que voyons-nous? Pourquoi ces images ont-elles été faites? D'où viennent-elles? Comment ont-elles été réalisées et dans quel but? Que nous apprennent-elles de notre passé, de notre présent et de notre avenir? Les auteurs de cet ouvrage répondent à ces questions sans détours. La science peut être considérée comme un art, oui. Mais un art utile pour comprendre la vie. C'est ce que nous prouve ce livre. (couv.).



Hugo Lacroix, L'institut du Monde arabe, La Différence, 2007.
9782729117207

Situé au coeur du Paris historique, l'Institut du Monde Arabe, inauguré en 1988, a été conçu par un groupe d'architectes - Jean Nouvel, Pierre Soria et Architecture Studio - qui a tenté là une synthèse entre culture arabe et culture occidentale. Ce lieu est le fruit d'un partenariat entre la France et vingt-deux pays arabes. La façade nord est tournée vers le Paris historique, elle symbolise la relation à la ville ancienne, présente de façon allusive.
La façade sud reprend les thèmes historiques de la géométrie arabe dans la conception des 240 moucharabiehs qui la composent. Ces diaphragmes s'ouvrent et se ferment à chaque changement d'heure. De très nombreuses photos montrent le bâtiment sous des angles étonnants depuis sa conception jusqu'à aujourd'hui.
Les collections de l'Institut, qui présentent la civilisation arabo-islamique des origines à nos jours, sont issues de collections des musées nationaux français, mais aussi de prêts de divers pays arabes, notamment la Syrie et la Tunisie, et se répartissent de la façon suivante : la miniature arabo-musulmane, la calligraphie arabe, la peinture populaire, et les «-arts d'aujourd'hui », section qui offre un aperçu de la création contemporaine dans les pays concernés. (couv.).


Carherine Chédeau, Sophie Jugie, Le Palais des ducs et des Etats de Bourgogne, Monum - Editions du patrimoine, 2007.
9782858229703

Sous son apparente unité de façade, cet imposant édifice dissimule l'ancien hôtel des ducs Valois
de Bourgogne, dont seules sont visibles de l'extérieur la tour de Philippe le Hardi (XIVe siècle),
ainsi que les immenses cuisines et la haute tour de Philippe le Bon (XVe siècle). À la fois demeure
royale et siège de l'administration des États de la province, le palais fut conçu par Jules Hardouin-
Mansart en 1688 après la décision prise dès 1685 par le gouverneur, l'habile Henri-Jules de Bourbon, fils du Grand Condé, de créer une place royale devant le Logis du roi. La construction s'étala sur plus d'un siècle : la continuité en a été assurée par les princes de Condé, ses descendants et successeurs, soucieux de laisser une trace de leur prestige et de la gloire de leur lignée au coeur d'une province dont ils furent les très puissants gouverneurs jusqu'à la Révolution.
Aussi recommandèrent-ils les architectes et les artistes les plus célèbres, surveillant l'édification
dans ses moindres détails et suggérant les programmes décoratifs. Le palais témoigne ainsi de
l'évolution des styles en vogue à Paris ou à Versailles et devint un foyer artistique qui influença nombre de réalisations dijonnaises. Après quelques destructions pendant la Révolution, le palais abrita enfin la mairie en 1831 : il fut restauré, voire rénové ou étendu sans que le complexe architectural soit dénaturé. Lieu de pouvoir et musée, le Palais des États, précédé de l'ancienne place royale, demeure l'un des emblèmes de l'histoire régionale. (couv.).


Cecile Reynaud et al., L'Orchestre de Paris, de la Société des concerts du Conservatoire à l'Orchestre de Paris, Monum, Editions du Patrimoine, 2007.
-

L'Orchestre de Paris est l'un des plus grands et plus prestigieux orchestres internationaux. Créé en
1967, il s'est rapidement affirmé comme le digne héritier de la Société des concerts du Conservatoire, première formation symphonique française (1828-1967), réputée pour son engagement auprès des compositeurs de son époque : Beethoven, Schubert, Weber et
Mendelssohn, etc. À l'occasion des quarante ans de l'orchestre, cet ouvrage convie le lecteur à la découverte de son
prestigieux passé mais aussi de sa passionnante actualité en proposant de retracer son histoire
depuis la formation de la Société des concerts du Conservatoire (1828), devenu l'Orchestre de
Paris en 1967, et jusqu'à nos jours. L'ensemble des fonds exceptionnels de la Société des concerts
du Conservatoire et de l'Orchestre de Paris, déposé depuis peu à la Bibliothèque nationale de
France, sera révélé pour la première fois au public : actes de fondation, programmes, livrets,
partitions, dédicaces, etc.  (couv.).

G. Chaussinand-Nogaret, D'Alembert, une vie d'intellectuel au siècle des Lumières, Fayard, 2007.
9782213631257

Fils naturel d'une nonne libertine, condamné au sort des enfants trouvés, Jean Le Rond dit d'Alembert acquiert très jeune la réputation de plus grand géomètre d'Europe ; esprit facétieux, il enchante les salons par ses saillies burlesques et ses dons d'imitateur. Mais c'est la littérature qui fait de lui la grande figure du siècle des Lumières. Le " Discours préliminaire " de l'Encyclopédie, entreprise dont il assure la direction avec Diderot, lui vaut une gloire comparable à celle de Voltaire et l'amitié des "despotes éclairés", Catherine de Russie, Frédéric le Grand, qui tentent même de l'attirer chez eux. Après avoir investi les salons parisiens et les académies, d'Alembert devint le fédérateur du "parti philosophique", soutint avec ardeur la lutte contre les dévots s'engagea sur tous les fronts et dans toutes les querelles qui opposaient les gens de lettres et souvent leur valaient les foudres de l'autorité.

Peu apprécié à la cour, il avait aussi des ennemis dans son propre camp. Ceux-ci réprouvaient ses idées radicales, ceux-là enviaient la position acquise par ses seuls mérites qui lui donnait le magistère sur le monde des sciences et des lettres, la quasi-totalité de ses pairs lui rendaient justice, mais ceux qu'il avait blessés lui vouaient une haine féroce, le qualifiaient d'usurpateur et le condamnaient pour son charlatanisme supposé : sa prétendue supériorité en géométrie lui aurait valu son triomphe dans la littérature, alors que sa renommée d'homme de lettres en aurait imposé aux mathématiciens... On lui reprochait aussi son despotisme et son esprit vindicatif. Ce dernier reproche était parfois justifié; mais si d'Alembert intrigua parfois, ce fut pour la cause, celle des Lumières, et nullement par ambition ou intérêt. 

Discret sur sa vie intime, il connut une passion publique qui ne s'éteignit qu'avec lui. Le couple d'Alembert-Julie de Lespinasse compte au nombre des idylles qui n'ont pas encore révélé tous leurs secrets. Au-delà des querelles, il reste son œuvre : inséparable du caractère de l'homme partagé entre ironie et fureur, elle a suscité générosité et passion partisane et reste, à côté de celle de Voltaire, la manifestation la plus éloquente, le procès-verbal le plus explicite de l'exceptionnelle fermentation intellectuelle d'un siècle qui a voulu s'aventurer hors des territoires connus et labourer les terres vierges que son optimisme disputait aux fanatismes et au fatalisme. (couv.).


Raoul Normand, Histoire d'une communauté vigneronne, Cap Béar, 2007
 9782350660448

Ancien élève de l'école communale du village où il a noué des amitiés toujours aussi vivantes, ce professeur d'histoire autrefois enseignant à l'institut universitaire technologique de Toulouse, met sa connaissance au service de la mémoire commune du monde viticole. L'étude détaillée et précise qu'il nous livre avec cet ode aux vignerons de Baixas jaloux de leurs terres et de leurs vignes témoigne enfin de ses sentiments pour ce pays cher à son coeur, Raoul Normand a l'âme enraciné en ce terroir du Roussillon et il nous l'affirme au cours de cet ouvrage de référence.
Histoire d'une viticulture solidaire. Ce livre s'ouvre à la curiosité des amoureux du vin comme à celle des puristes avides de précisions. Après l'évocation d'un Baixas médiéval, Raoul Normand retrace à grands traits la profonde transformation socioéconomique vécue par le village à la fin du XVIIIème siècle et tout au long du XIXème siècle où oléiculture et culture céréalière s'effacent au profit de la vigne. Dom Brial, moine érudit, historien de l'église de France, marque son époque et le village, lorsqu'il crée en 1823, cinq ans avant sa mort, deux écoles pour les garçons et les filles les plus pauvres du village.
L'histoire se poursuit en 1923 avec la naissance de la cave vinicole des vignerons de Baixas. L'auteur nous invite au coeur des coulisses d'une entreprise coopérative dynamique sachant évoluer et s'adapter dans un environnement économique en mutation permanente où se succèdent phases critiques et périodes d'essor. En 1985, Dom Brial devient l'emblème de la cave coopérative des vignerons de Baixas. Cette fresque historique dépasse la terrible crise de 1907. Raoul Normand dans un style précis y peint une société dédiée à la vigne où des hommes élaborent une viticulture solidaire.
Après avoir refermé ce livre vous saurez que le verre de vin que vous dégustez recèle une aventure humaine.  (couv.).


Collectif  (dir. René Favier), Nouvelle histoire du Dauphiné, Glénat, 2007.
9782723460187

25 siècles d’histoire du Dauphiné. Un beau livre illustré avec des documents iconographiques pour la plupart inédits et des textes à la portée de tous. La province du Dauphiné a constitué une principauté indépendante au début du Moyen Âge, puis une province du royaume de France du XIe au XVIIIe siècle avant d’être éclatée en 1790 entre trois départements et de survivre à travers ses « lieux de mémoire » (Vizille, la Grande Chartreuse, Saint-Antoine l’Abbaye, les Sept Merveilles, Bayard, Lesdiguières…) et l’activité des associations culturelles et patrimoniales qui en gardent la trace. Son territoire hétérogène (de la Meije aux basses plaines rhodaniennes, des confins humides de la Bresse aux portesdes terres provençales) ne favorisait pourtant pas une unité économique ou démographique, ni la formation d’une véritablement identité culturelle, mais la construction politique forte permit à cette province d’exister et de se développer. Contrairement aux autres ouvrages sur le Dauphiné publiés jusqu’à ce jour qui décrivent artificiellement le cadre territorial quelqu’en soit les époques, cette Nouvelle Histoire du Dauphiné explique de façon précise et détaillée la constitution de cette province, sa destinée jusqu’à son éclatement lors de la Révolution et la façon dont sa mémoire survit depuis le début du XIXe siècle. Faire le lien entre le passé et le présent, montrer comment les recompositions territoriales d’aujourd’hui se nourrissent de la mémoire du passé, tel est l’esprit de cet ouvrage. (couv.).

Ad Petersen, Sandberg, Xavier Barral, 2007.
9782915173291

W.J.H.B. Sandberg (1897-1984) était un graphiste néerlandais qui, à quarante ans, fut nommé conservateur du Musée Stedelijk d'Amsterdam. Sa carrière fut bientôt interrompue par la Seconde Guerre mondiale. Il s'engagea activement dans la résistance des artistes à l'occupation allemande des Pays-Bas, ce qui le contraignit à vivre dans la clandestinité pendant deux ans. En 1945, après la Libération, Sandberg fut nommé directeur du Stedelijk et le resta jusqu'en 1963. En plus de 15 ans, et avec peu de moyens à sa disposition, il transforma le musée Stedelijk en un centre international d'art contemporain qui joua un rôle exemplaire dans le monde muséographique de toute l'Europe et même au-delà. Cela n'était pas uniquement dû à la conception que Sandberg s'en faisait, c'est-à-dire d'un musée ouvert, accueillant, offrant un programme d'expositions varié et constamment renouvelé, mais cela venait aussi et surtout de ce que Sandberg se chargeait personnellement comme graphiste de la quasi-totalité des catalogues, affiches et autres supports de communication.
Son style typographique est d'une sobriété raffinée, caractérisé par une asymétrie systématique, une prédilection pour les minuscules, l'utilisation généreuse de couleurs unies vives, principalement du rouge et du bleu, l'usage multiple de papier kraft combiné avec du papier couché, et l'emploi de lettres déchirées dans du papier. Il en résulte une typographie extrêmement personnelle, aisément reconnaissable, l'oeuvre généreuse d'un graphiste et directeur à la fois qui était son propre commanditaire, disposant ainsi d'une rare liberté.  (couv.).



Jérome Larcher, Charlie Chaplin, Cahiers du Cinéma - Editions de l'Etoile, 2007.
9782866424770

Auteur, acteur et cinéaste d'origine britannique (Londres 1889 - Vevey 1977), Chaplin monta très jeune sur les planches, parut dans des pantomimes lors de nombreuses tournées. On vit apparaître dans ses premiers films le type qu'il allait rendre universellement célèbre ; interprète, il devint scénariste, puis réalisateur et bientôt producteur de tous ses films (1917). Au cours de son succès international, son oeuvre prit insensiblement le caractère d'une dénonciation rigoureuse de l'injustice, de l'hypocrisie et de la violence dans un monde en proie à la crise économique et à la montée des fascismes. De son oeuvre, on pourra retenir : L'Émigrant (1917), Une Vie de chien (1919), Le Gosse (1921), La Ruée vers l'or (1925), Le Cirque (1928), Les Lumières de la ville (1931), Les Temps modernes (1936), Le Dictateur (1940), Monsieur Verdoux (1947), Limelight (1952), Un Roi à New York (1956), La Comtesse de Hong Kong (1965).  (couv.).


J. - H. Fragonard,Le verrou; RMN, 2007.
9782711853878

La collection Solo constitue une encyclopédie d'oeuvres de tous les temps abritées au Musée du Louvre. Un commentaire érudit et accessible, une grande qualité de reproduction rendent cette collection unique. Le Verrou de Fragonard représente un jeune homme enlace une jeune femme et de la main droite pousse le verrou du bout du doigt. La jeune femme serrée contre lui se pâme et le repousse. Exposition : Fragonard au Musée Jacquemart André, à Paris, du 3 octobre 2007 au 13 janvier 2008.  (couv.). 


Elisabeth Antoine, La tapisserie du Jugement dernier, RMN, 2007.
9782711853861

Cette tapisserie gigantesque, peuplée de plus de cent figures, étonnamment bien conservée, fait partie d'une tenture tissée plusieurs fois, appelée Le Combat des Vices et des Vertus ou La Rédemption de l'homme. Elle montre, sous l'autorité d'un grand Christ en majesté, des anges aux belles ailes multicolores accueillant au paradis, des hommes et des femmes dont les mains tournées pieusement vers le haut indiquent qu'ils ont vécu comme il convient.  (couv.).


Jean Blanchard, Léo Garin, Voyage au coeur des Alpes, Glénat, 2007.
9782723448161

Un voyage en images entre le mont Blanc et le Cervin à travers des gravures anciennes superbes et évocatrices de la vision des Alpes aux XVIIIe et XIXe siècles. « Dieu l’étrange pays! et comment se trouve-t-il des hommes qui veuillent l’habiter? Ce ne sont que montagnes et rochers, précipes et torrents. Tout y est affreux. Rien n’y est agréable. »
Ces propos d’un voyageur du XVIIe siècle parcourant la vallée de Chamonix n’empêchent cependant pas d’autres de s’y aventurer. Dès le début du XVIIIe siècle les récits de Windham et Pococke en 1741 et les exploits des vainqueurs du mont Blanc, Jacques Balmat et Michel-Gabriel Paccard en 1786 suivis, un an plus tard, par Horace-Bénédict de Saussure marque une nouvelle perception de la montagne dans la culture européenne. Le « voyage aux glacières » devient, tout au long du XIXe siècle, une étape obligée du périple dans le Sud-Est de la France, en Suisse et en Italie. La floraison des écrits consacrés aux récits de ces voyages s’accompagne d’un développement incomparable de représentations figurées des grands lieux visités. La gravure, qui peu à peu va supplanter la peinture de chevalet à l’huile, ne se contente pas d’exprimer une sensibilité commune : elle influence les mentalités et participe à leur évolution.
Au fil de 12 étapes ralliant le mont Blanc au Cervin et Chamonix à Zermatt, ce voyage en images au coeur des Alpes à travers 150 gravures superbes et évocatrices, dont certaines n’avaient encore jamais été reproduites, offre une somptueuse vision des Alpes de 1740 aux années 1860 à travers les oeuvres des plus grands artistes de l’époque : Coleman, Brown, Walton, Fellos, Auldjo, Cockburn, Forbes, Atkins… (couv.).

Philippe Desbrossesn Nous redeviendrons paysans, Alphée, 2007.
9782753802476

« Le temps n'est plus aux précautions de langage pour ne pas déplaire ou ne pas heurter les attardés d'un progrès révolu. Le spectre de la famine est là à nos portes; tout autour de nous des multitudes faméliques s'enfoncent chaque jour un peu plus dans la détresse et la souffrance. L'Europe ne sera pas épargnée. Nous n'échapperons pas au choc en retour des désastres que nous avons couverts de nos vanités et de nos égoïsmes. La guerre physique étant devenue délicate à manipuler, on lui a substitué la guerre économique. Elle fait rage sur toute la planète-: au lieu de faire des morts physiques, directement, elle fait des morts économiques, en Occident et ailleurs; - au lieu de violer des frontières, elle prend des parts de marché! Au lieu d'utiliser les canons, elle utilise une arme subtile par son ambivalence : l'innovation technologique, censée à la fois apporter le bonheur à l'humanité et détruire les usines de l'ennemi, en rendant obsolètes ses instruments de production... Toutes les découvertes de l'homme faites au nom de la science et de la civilisation sont ainsi détournées vers des objectifs antiéconomiques, anti-sociaux, exploitées par quelques-uns au détriment du plus grand nombre. C'est la raison pour laquelle le biologiste René Dubos constatait : « On n'a jamais fait aussi bien, techniquement... et on ne s'est jamais senti aussi mal humainement !» Tous ces désordres, ces déplacements de populations, suscités par les convoitises exacerbées des pays industrialisés, le pillage des ressources, les guérillas téléguidées et le terrorisme international - où les Occidentaux se sont illustrés de sinistre manière bien avant les services secrets du Moyen-Orient - ont déstabilisé la planète et menacent de compromettre son existence à court terme. »  (Intro.).


Henry Keazor, Poussin, Taschen, 2007.
9783822853214

Le peintre français Nicolas Poussin (1594-1665) a passé la plus grande partie de sa carrière à Rome, peignant des oeuvres mêlant aux qualités de la Renaissance les influences de l'antiquité. Poussin a beaucoup peint et fut considéré par ses contemporains comme le plus grand peintre de l'époque, dont l'oeuvre symbolisait l'idéal du classicisme français. Poussin recherchait la logique et la clarté dans son travail, énonçant des principes dans le but d'intellectualiser l'art, ce à quoi il est parvenu, son influence ayant porté plusieurs siècles durant.  (couv.).


Franco Basaglia, Psychiatrie et démocratie, Erès, 2007.
9782749208107

« L'intégration de la psychiatrie dans les programmes de santé publique Sâo Paulo, Institut Sedes Sapientiae 21 juillet 1979 Ce soir se termine ce premier cycle de débats. Je pense que la chose la plus importante qui s'est passée ici n'a pas été ce que j'ai dit ni vos questions et réponses, mais le fait que nous nous sommes rencontrés pendant trois soirs consécutifs et qu'à cette occasion-là nous avons vécu des expériences. Ensemble, nous avons fait quelque chose de pratique, de réel, nous avons discuté de la possibilité de réaliser des changements en nous-mêmes et dans la réalité de ce pays. Je ne sais si vous avez tous conscience de cela, de l'importance du fait que quatre cents personnes sont venues ici pendant trois soirs de suite, pour discuter non de leurs affaires personnelles mais de questions qui concernent nos pays et nous tous. Je me suis répété de nombreuses fois, mais je pense que les choses se sont bien passées et que nous avons ouvert des perspectives. Venons-en donc à la question d'aujourd'hui, qui pourrait être un résumé, une reprise des soirées précédentes, c'est-à-dire : « L'intégration de la psychiatrie dans les programmes de santé publique. » Il n'est pas facile, en une conférence, de dire comment historiquement on en est arrivé à cette question. Comme vous le savez, la psychiatrie est née en tant qu'élément séparé de la médecine et elle a été intégrée par la suite, d'une façon assez fausse, dans le cadre de ce qui, pour la pensée médicale, représente la santé publique. On a mis ensemble des ânes et des mules, et je ne saurais dire qui est des uns et qui est des autres. La médecine a une logique différente de la psychiatrie, mais toutes les deux ont une vision totalement fausse de ce qu'est l'homme. La clinique, la médecine clinique, naît à un moment historique où la science élargit sa pratique à l'organisation de la vie de l'homme. La clinique est née comme une chose morte dans les salles d'anatomie, c'est-à-dire qu'elle a cherché à connaître le malade à partir du corps du cadavre, elle cherchait à connaître non pas l'homme vivant mais l'homme mort. C'est au cours de l'histoire de l'anatomie pathologique que le modèle que les médecins étudient pour devenir des soignants a été construit. L'homme est construit à l'image de lui-même, mais d'un lui-même mort. À bien regarder, toute la clinique se base sur l'anatomie pathologique. La vie de l'homme et son organisation sociale sont totalement expulsées de son corps malade. Une chose est le corps, une autre est la maladie et une autre encore est la vie. L'hôpital lui aussi, en tant que construction, est un corps artificiel qui contient d'autres corps artificiels. Je crois qu'aucun hôpital ne fonctionne bien. L'hôpital lui-même est malade. Aujourd'hui tout le monde dit que l'organisation hospitalière ne va pas bien, mais il est difficile de sortir de cette nasse parce que c'est ainsi qu'a été conçue l'organisation de la médecine. Il faudrait changer la logique de la médecine pour sortir de ce drame. J'ai essayé de parler de cela ces jours derniers : nous ne sommes pas satisfaits ni des médecins ni des hôpitaux ni de la médecine ni de la façon dont on organise les services de santé publique. En vérité, nous ne sommes satisfaits de rien. » (couv.).


Herbert Raffaele et al., Les oiseaux des Antilles, guide d'identification Michel Quintin Editions, 2007.
9782894353288

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