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En Librairie
Décembre 2007
En vitrine

Jean-Marie Lehn, Ecrin, Evelyn Fox Keller, Jean-Pierre Gex, Voir l'invisible, Omniscience, 2007
9782916097138

 « Voir l'invisible » : tel est le fil conducteur de l'ouvrage, tant il y a de choses qui échappent à notre perception de l'espace et du temps et qui, aujourd'hui, grâce aux développements de technologies de plus en plus pointues, peuvent être observées et comprises. Non seulement nous pouvons voir ce qui n'est pas visible à l'oeil nu (de l'infiniment petit à l'infiniment grand), regarder à travers les obstacles ou détecter des quantités infinitésimales de molécules dans un milieu donné, mais nous pouvons aussi décomposer le temps jusqu'à la femtoseconde, ce qui permet de ralentir ou d'accélérer des phénomènes pour nous montrer des choses jamais vues auparavant! Dans ce livre, les plus grands laboratoires et chercheurs français nous proposent un voyage initiatique au coeur de l'invisible, grâce à un panel d'images inédites tour à tour surprenantes, instructives, amusantes ou insolites, pour mieux comprendre le monde au sein duquel nous évoluons. Car c'est bien de cela qu'il s'agit : au-delà de l'esthétique, c'est le sens des images que nous découvrons. Que voyons-nous? Pourquoi ces images ont-elles été faites? D'où viennent-elles? Comment ont-elles été réalisées et dans quel but? Que nous apprennent-elles de notre passé, de notre présent et de notre avenir? Les auteurs de cet ouvrage répondent à ces questions sans détours. La science peut être considérée comme un art, oui. Mais un art utile pour comprendre la vie. C'est ce que nous prouve ce livre. (couv.).


 

Franco Basaglia, Psychiatrie et démocratie, Erès, 2007.
9782749208107

« L'intégration de la psychiatrie dans les programmes de santé publique Sâo Paulo, Institut Sedes Sapientiae 21 juillet 1979 Ce soir se termine ce premier cycle de débats. Je pense que la chose la plus importante qui s'est passée ici n'a pas été ce que j'ai dit ni vos questions et réponses, mais le fait que nous nous sommes rencontrés pendant trois soirs consécutifs et qu'à cette occasion-là nous avons vécu des expériences. Ensemble, nous avons fait quelque chose de pratique, de réel, nous avons discuté de la possibilité de réaliser des changements en nous-mêmes et dans la réalité de ce pays. Je ne sais si vous avez tous conscience de cela, de l'importance du fait que quatre cents personnes sont venues ici pendant trois soirs de suite, pour discuter non de leurs affaires personnelles mais de questions qui concernent nos pays et nous tous. Je me suis répété de nombreuses fois, mais je pense que les choses se sont bien passées et que nous avons ouvert des perspectives. Venons-en donc à la question d'aujourd'hui, qui pourrait être un résumé, une reprise des soirées précédentes, c'est-à-dire : « L'intégration de la psychiatrie dans les programmes de santé publique. » Il n'est pas facile, en une conférence, de dire comment historiquement on en est arrivé à cette question. Comme vous le savez, la psychiatrie est née en tant qu'élément séparé de la médecine et elle a été intégrée par la suite, d'une façon assez fausse, dans le cadre de ce qui, pour la pensée médicale, représente la santé publique. On a mis ensemble des ânes et des mules, et je ne saurais dire qui est des uns et qui est des autres. La médecine a une logique différente de la psychiatrie, mais toutes les deux ont une vision totalement fausse de ce qu'est l'homme. La clinique, la médecine clinique, naît à un moment historique où la science élargit sa pratique à l'organisation de la vie de l'homme. La clinique est née comme une chose morte dans les salles d'anatomie, c'est-à-dire qu'elle a cherché à connaître le malade à partir du corps du cadavre, elle cherchait à connaître non pas l'homme vivant mais l'homme mort. C'est au cours de l'histoire de l'anatomie pathologique que le modèle que les médecins étudient pour devenir des soignants a été construit. L'homme est construit à l'image de lui-même, mais d'un lui-même mort. À bien regarder, toute la clinique se base sur l'anatomie pathologique. La vie de l'homme et son organisation sociale sont totalement expulsées de son corps malade. Une chose est le corps, une autre est la maladie et une autre encore est la vie. L'hôpital lui aussi, en tant que construction, est un corps artificiel qui contient d'autres corps artificiels. Je crois qu'aucun hôpital ne fonctionne bien. L'hôpital lui-même est malade. Aujourd'hui tout le monde dit que l'organisation hospitalière ne va pas bien, mais il est difficile de sortir de cette nasse parce que c'est ainsi qu'a été conçue l'organisation de la médecine. Il faudrait changer la logique de la médecine pour sortir de ce drame. J'ai essayé de parler de cela ces jours derniers : nous ne sommes pas satisfaits ni des médecins ni des hôpitaux ni de la médecine ni de la façon dont on organise les services de santé publique. En vérité, nous ne sommes satisfaits de rien. » (couv.).

Ad Petersen, Sandberg, Xavier Barral, 2007.
9782915173291

W.J.H.B. Sandberg (1897-1984) était un graphiste néerlandais qui, à quarante ans, fut nommé conservateur du Musée Stedelijk d'Amsterdam. Sa carrière fut bientôt interrompue par la Seconde Guerre mondiale. Il s'engagea activement dans la résistance des artistes à l'occupation allemande des Pays-Bas, ce qui le contraignit à vivre dans la clandestinité pendant deux ans. En 1945, après la Libération, Sandberg fut nommé directeur du Stedelijk et le resta jusqu'en 1963. En plus de 15 ans, et avec peu de moyens à sa disposition, il transforma le musée Stedelijk en un centre international d'art contemporain qui joua un rôle exemplaire dans le monde muséographique de toute l'Europe et même au-delà. Cela n'était pas uniquement dû à la conception que Sandberg s'en faisait, c'est-à-dire d'un musée ouvert, accueillant, offrant un programme d'expositions varié et constamment renouvelé, mais cela venait aussi et surtout de ce que Sandberg se chargeait personnellement comme graphiste de la quasi-totalité des catalogues, affiches et autres supports de communication.
Son style typographique est d'une sobriété raffinée, caractérisé par une asymétrie systématique, une prédilection pour les minuscules, l'utilisation généreuse de couleurs unies vives, principalement du rouge et du bleu, l'usage multiple de papier kraft combiné avec du papier couché, et l'emploi de lettres déchirées dans du papier. Il en résulte une typographie extrêmement personnelle, aisément reconnaissable, l'oeuvre généreuse d'un graphiste et directeur à la fois qui était son propre commanditaire, disposant ainsi d'une rare liberté.  (couv.).



Jérome Larcher, Charlie Chaplin, Cahiers du Cinéma - Editions de l'Etoile, 2007.
9782866424770

Auteur, acteur et cinéaste d'origine britannique (Londres 1889 - Vevey 1977), Chaplin monta très jeune sur les planches, parut dans des pantomimes lors de nombreuses tournées. On vit apparaître dans ses premiers films le type qu'il allait rendre universellement célèbre ; interprète, il devint scénariste, puis réalisateur et bientôt producteur de tous ses films (1917). Au cours de son succès international, son oeuvre prit insensiblement le caractère d'une dénonciation rigoureuse de l'injustice, de l'hypocrisie et de la violence dans un monde en proie à la crise économique et à la montée des fascismes. De son oeuvre, on pourra retenir : L'Émigrant (1917), Une Vie de chien (1919), Le Gosse (1921), La Ruée vers l'or (1925), Le Cirque (1928), Les Lumières de la ville (1931), Les Temps modernes (1936), Le Dictateur (1940), Monsieur Verdoux (1947), Limelight (1952), Un Roi à New York (1956), La Comtesse de Hong Kong (1965).  (couv.).



 

 

Cécile Reynaud et al., L'Orchestre de Paris, de la Société des concerts du Conservatoire à l'Orchestre de Paris, Monum, Editions du Patrimoine, 2007.
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L'Orchestre de Paris est l'un des plus grands et plus prestigieux orchestres internationaux. Créé en
1967, il s'est rapidement affirmé comme le digne héritier de la Société des concerts du Conservatoire, première formation symphonique française (1828-1967), réputée pour son engagement auprès des compositeurs de son époque : Beethoven, Schubert, Weber et
Mendelssohn, etc. À l'occasion des quarante ans de l'orchestre, cet ouvrage convie le lecteur à la découverte de son
prestigieux passé mais aussi de sa passionnante actualité en proposant de retracer son histoire
depuis la formation de la Société des concerts du Conservatoire (1828), devenu l'Orchestre de
Paris en 1967, et jusqu'à nos jours. L'ensemble des fonds exceptionnels de la Société des concerts
du Conservatoire et de l'Orchestre de Paris, déposé depuis peu à la Bibliothèque nationale de
France, sera révélé pour la première fois au public : actes de fondation, programmes, livrets,
partitions, dédicaces, etc.  (couv.).

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Dictionnaire Idées et méthodes
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