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Décembre 2005
Spéciale « Limites» 
Horizons de la pensée

Robert Laughlin, Un univers différent, Fayard, 2005.
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« Nous vivons la fin du réductionnisme. La fausse idéologie qui promettait à l'humanité la maîtrise de toute chose grâce au microscopique est balayée par les événements et par la raison. Non que la loi microscopique soit fausse ou vaine. Elle est seulement rendue «non pertinente» dans de nombreux cas par ses filles, et les filles de ses filles, à plus haut niveau : les lois organisationnelles de l'univers. » Telle est la passionnante conclusion de Robert Laughlin, qui donne à travers cet ouvrage une vision globale et donc réenchantée du monde physique et de l'univers. Partant du principemore is different  - l'accumulation quantitative devient changement qualitatif -, il estime que les réalités physiques qui nous entourent sont d'abord régies par de puissants principes d'organisation et non réduites à ce qui se passe au niveau du tout petit. L'apparition de ces lois physiques ne résulte pas d'une évolution logique et prévisible des règles microscopiques, mais d'une rupture qui les met hors jeu, l'émergence soudaine d'« autre chose» : les grands systèmes ont des propriétés collectives qui disparaissent complètement dès que l'échantillon est trop réduit. Ce point de vue éclaire utilement les rapports complexes entre mécanique quantique et physique newtonienne. Laughlin souligne ainsi le rôle des réalités émergentes dans l'expérimentation sur le monde quantique, conteste l'intérêt d'une « informatique quantique », puisque les ordinateurs doivent leur fiabilité aux lois newtoniennes, et ironise sur les « nanobabioles ». L'émergence implique qu'on ne trouvera pas la clef de l'univers par une démarche « réductionniste » - en descendant toujours plus loin dans l'infiniment petit -, et qu'on ne le comprendra pas non plus par la pure logique mathématique. La loi physique ne peut être découverte que par l'expérience. On est donc loin de la « fin de la science»  (couv.).

Bernard Baertschi, Conscience et réalité (études sur la philosophie française au XVIIIe siècle), Droz, 2005.

Marianne Groulez, Le scepticisme de Hume (dialogues sur la religion naturelle), PUF, 2005.

John L. Casti, Le vrai paradis de Platon, ou comment Einstein, Gödel, et les autres nous écliarent sur les limites de la connaissance, Le Pommier (Romans et plus), 2005.
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Nous sommes en 1946, à l’aube de l’âge des ordinateurs. Les esprits les plus brillants du XXe siècle (Albert Einstein, Kurt Gödel, J. Robert Oppenheimer ou John von Neumann) se rassemblent au prestigieux Institut des études avancées de Princeton pour y réfléchir et débattre des limites de ce que la science peut nous apprendre sur le monde. Alliant scènes historiques et imaginées, Casti nous rend ainsi témoins de discussions animées entre ces géants sur des sujets aussi divers que les machines pensantes, la logique quantique, la biophysique, la prévision météorologique, la structure des systèmes économiques, la distinction entre les mathématiques et les sciences de la nature…
Conçu avec imagination et exécuté avec art, Le Vrai Paradis de Platon est une présentation accessible et captivante de certaines idées scientifiques et philosophiques les plus profondes du XXe siècle (couv.).

Collectif, De la théologie aux mathématiques : l'infini au XVIe siècle, Les Belles Lettres, 2005. 

Au XIVe siècle la croyance en la puissance illimitée de Dieu conduit à un intérêt renouvelé pour l'infini, particulièrement à partir de Duns Scot qui pense Dieu comme étant infini et introduit les raisonnements mathématiques en théologie. Une grandeur ou une multitude infinies sont-elles pensables? Un infini pourrait-il être plus grand qu'un autre? Dieu aurait-il pu faire que le monde soit éternel? Aurait-il pu créer une puissance infinie? Ces questions, et d'autres qui leur sont liées
notamment sur la structure du continu, sont posées, discutées et résolues avec des arguments logiques, mathématiques ou philosophiques. Des textes (Bradwardine, Grégoire de Rimini, etc.)  sont présentés qui montrent la variété des arguments utilisés et mettent en évidence la progression des discussions. Cet ensemble de traductions a ainsi pour ambition de présenter à un public non spécialiste un aspect de la richesse de la pensée du XVIe siècle  (couv.).

La naissance et la mort

Leopoldo Benacchio, Pietro Benedetti, Maria Berica Rasotto, Corrado Venturini, Origines, du néant à la vie, Flammarion, 2005.
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Un véritable voyage de 13 milliards d'années aux confins du Temps et de l'Univers. La Vie. Quoi de plus magique que cette réalité apparemment aussi évidente et simple qu'elle demeure mystérieuse et complexe?

Origines retrace, explique et rend visible, étape par étape, cette fabuleuse épopée. Au fil des images saisissantes et des explications scientifiques aussi limpides que complètes qui résument chaque stade de ce processus en constante évolution, c'est l'histoire même de la vie qui se joue sous les yeux du lecteur (couv.).



Jean-François Malherbe, Homicide et compassion (l'euthanasie en éthique clinique), Médiaspaul, 2005).

Jean-Paul Sauzet, La personne en fin de vie (essai philosophique sur l'accompagnement et les soins palliatifs), Harmattan, 2005.



Jean-Pierre Vernant, La mort héroïque chez les grecs, Pleins Feux, 2001.
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Celui qui vit son existence, sa propre personne, sur ce mode-là consistant à choisir de mettre tout en jeu, soi-même, afin de se montrer, de se démontrer, de se prouver que justement, on est vraiment un homme sans accommodement, sans lâcheté, alors celui-là est sûr de mourir jeune. 

Et cette mort n'est pas une mort comme les autres. De même qu'il y a un honneur héroïque qui n'est pas l'honneur ordinaire, il y a une mort héroïque au combat qui n'est pas une mort ordinaire  (couv.).


En haut et en bas

Walter Bonatti, Montagnes d'une vie, Arthaud, 2005.
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Walter Bonnati, grimpeur solitaire, pionnier de l'alpinisme extrême, rescapé d'aventures dramatiques comme celle du pilier du Fréney, raconte ses mémoires. 

Chaque chapitre est consacré à l'une de ces montagnes qui ont marqué sa vie et jalonné sa carrière : le Grand Capucin, le Dru, le K2, les Grandes Jorasses, le Cervin, les sommets de Patagonie et, plus particulièrement, le massif du Mont-Blanc, où Bonatti a frôlé la mort et sauvé des vies.

Il explique par ailleurs pourquoi il a abandonné l'alpinisme en 1963 et s'interroge sur l'évolution de ce dernier. L'auteur détaille les situations, les décisions, les méthodes, l'éthique, qui ont fait de lui une figure des plus atypiques de l'alpinisme du XXe siècle (couv.). 



Bill Curtzinger, Nature extrême, 30 ans de reportages marins, National Geographic France, 2005.
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Frontières

Alem Surre-Garcia, Au-delà des rives, les Orients d'Occitanie, Dervy, 2005.
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Il fut un temps ou les Pyrénées ont plus uni qu'elles n'ont séparé, un temps ou l'Entre-deux-mers tournait résolument le dos au nord de l'Europe et était essentiellement animé par une dynamique méditerranéenne. Il en est résulté, pour les pays d'Oc et les Pyrénées, un imaginaire riche et complexe, profondément original, ou s'entrelacent la légende et l'histoire, la passion et la raison, le dogme et le doute. Avec ce livre, c'est toute une civilisation qui resurgit, longtemps occultée par les historiens français (couv.). 

Marc Crepon, L'imposture du choc des civilisations, Pleins Feux, 2005.
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Un essai qui a pour but de démontrer l'inanité de l'argument du "choc des civilisations" pour expliquer les événements du 11 septembre. 

Postuler une incompatibilité entre civilisations, c'est développer une culture de la peur et une peur de l'autre   (couv.).

Marie-Hélène Catherine Torres, Variation sur l'étranger dans les lettres, Artois Presses Université, 2005.
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Cet ouvrage a pour but d'apporter une contribution à la carte mondiale des littératures car il décrit et analyse les empreintes culturelles, soit le genius loci, de la littérature brésilienne traduite en France dans le système culturel et littéraire français au cours du XXe siècle.

Il montre comment les traducteurs traduisent (stratégies éditoriales / commerciales, modèles, concepts de traduction et tendances traductionnelles suivies), et se demande s'il y a assimilation de " l'étranger " ou plutôt ouverture vers les innovations dans la langue et la culture. Ces traductions ont non seulement répandu une certaine vision du Brésil, du Brésil français, mais encore construit et projeté, dans l'imaginaire français, une identité nationale brésilienne qui a toujours cours aujourd'hui. 

Pour appuyer cette idée, il est tenu compte de tout ce qui "environne" les traductions : choix et décisions de traduction, marché de l'édition, profil des traducteurs, contraintes, ainsi que du ciblage du public-lecteur auquel sont dirigées les traductions.

Et si, la position du Brésil, de sa culture et de sa littérature en particulier, véhiculée par le choix des auteurs et des oeuvres traduites, sur la carte mondiale des littératures, est celle d'un pays "dominé", l'étude des traductions françaises d'oeuvres brésiliennes révèle les rouages complexes du fonctionnement des systèmes culturels et interculturels (couv.).


Philippe d'Iribarne et al., Cultures et mondialisation, Points Seuil, 2005.

Collectif, Barbares et civilisés dans l'Antiquité, Paris I Panthéon-Sorbonne, L'Harmattan, 2004.

Passages d'humanité

Pascal Picq, Les origines de l'homme, Points Seuil, 2005.
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L'origine de l'homme est sans doute le domaine de la science qui a connu, ces dernières années, les bouleversements les plus radicaux. La multiplication des découvertes de fossiles d'hominidés relègue aux oubliettes l'idée d'une lignée ancestrale unique et jette le doute sur les théories expliquant de façon univoque le passage du simiesque australopithèque au sémillant Homo sapiens sapiens, tandis que les progrès de l'éthologie des grands singes tendent à effacer la limite, que l'on croyait bien assurée, entre l'homme et l'animal. Abondamment illustré de cartes détaillées, crânes fossiles et autres pierres taillées, cet ouvrage d'un spécialiste renommé synthétise avec clarté le long chemin (environ six millions d'années) qui mène de la célèbre Lucy à Neandertal et aux Magdaléniens. Le point sur une question fascinante qui offre, mieux que toute autre, le vertige d'une plongée dans la profondeur du temps  (couv.). 



Jean-Jacques Dubois, Anthropologie chamanique, Louise Courteau, 2005.
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Les forces invisibles, inconscientes, passéistes, viennent sans cesse dans le présent pour perturber les phénomènes visibles, conscients. L'anthropologue chamanique pénètre par les brèches du visible dans un univers invisible, infiniment plus vaste et complexe, où tout s'inverse, se renverse et bouleverse. (couv.).

Philippe Meyer, Le mythe de jouvence, Odile jacob, 2005.
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La médecine est-elle en passe de donner réalité au plus vieux rêve de l'homme, le rêve de jouvence? Et ses progrès actuels ne risquent-ils pas de prolonger une vieillesse que nous n'aurons pas su aménager, onéreuse et triste, de rompre les équilibres moraux et financiers de la société? (couv.).

A.-M. Hocart, Au commencement était le rite - De l'origine des sociétés, La Découverte, 2005.

La mondialisation du rituel a largement précédé celle de l'économie; le mariage et les funérailles ont été d'abord un privilège royal qui a fini par s'étendre à toutes les couches de la société; la souveraineté a été originellement dévolue à des rois morts, etc... Se pourrait-il donc - et telle est l'hypothèse provocante soutenue par l'auteur - que tout ce que nous appelons la civilisation, et toutes les institutions caractéristiques des sociétés humaines proviennent du développement et de la transformation d'activités rituelles qui se sont peu à peu répandues dans le monde entier? Dans cet ouvrage posthume ici publié pour la première fois en français (titre original : Social Origins), A. M. Hocart, l'un des plus grands anthropologues du XXe siècle présente toute une série d'arguments en faveur de cette thèse qui remet en cause nombre de nos certitudes et ouvre un champ de réflexion immense (couv.).

Georges Bataille, La sociologie sacrée du monde contemporain, Léo Scheer, 2005.

Le ciel est la limite
 
Stephen Hawking, Une belle histoire du temps, Flammarion, 2005.
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Un livre qui explique les étapes qui ont précédé la découverte de la relativité restreinte, de la vitesse de la lumière, de la vitesse de propagation des ondes lumineuses et de l'hypothèse de l'éther...  (couv.)



John Barrow, Les constantes de la nature, Odile Jacob, 2005.

Joseph Silk, L'univers et l'infini, Odile Jacob, 2005.

Claude Bertout, Naissance et évolution des systèmes planétaires, Champs Flammarion, 2005.
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En 1995, les astronomes ont commencé à détecter des embryons de systèmes planétaires et des planètes en orbite autour d'étoiles semblables au Soleil.

Depuis, les astrophysiciens s'emploient à en déchiffrer la genèse et à en simuler 

l'évolution à l'aide de leurs ordinateurs. En quelques années, le nombre et la diversité des systèmes planétaires n'ont cessé de croître. 

Ce livre présente les avancées spectaculaires que ces découvertes ont entraînées. Nous sommes aujourd'hui en mesure de savoir où et comment naissent les systèmes planétaires, et comment ils évoluent; comment des planètes comme la Terre peuvent se constituer à partir d'infimes particules de poussière dispersées dans un immense nuage interstellaire; comment, aussi, certaines nébuleuses sont destinées à se développer pour devenir peut-être des systèmes solaires comparables au nôtre, où des formes de vie peuvent émerger. 

La route vers d'autres Terres est ouverte (couv.).

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