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Spéciale « Limites» |
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![]() « Nous vivons la fin du réductionnisme. La fausse idéologie qui promettait à l'humanité la maîtrise de toute chose grâce au microscopique est balayée par les événements et par la raison. Non que la loi microscopique soit fausse ou vaine. Elle est seulement rendue «non pertinente» dans de nombreux cas par ses filles, et les filles de ses filles, à plus haut niveau : les lois organisationnelles de l'univers. » Telle est la passionnante conclusion de Robert Laughlin, qui donne à travers cet ouvrage une vision globale et donc réenchantée du monde physique et de l'univers. Partant du principemore is different - l'accumulation quantitative devient changement qualitatif -, il estime que les réalités physiques qui nous entourent sont d'abord régies par de puissants principes d'organisation et non réduites à ce qui se passe au niveau du tout petit. L'apparition de ces lois physiques ne résulte pas d'une évolution logique et prévisible des règles microscopiques, mais d'une rupture qui les met hors jeu, l'émergence soudaine d'« autre chose» : les grands systèmes ont des propriétés collectives qui disparaissent complètement dès que l'échantillon est trop réduit. Ce point de vue éclaire utilement les rapports complexes entre mécanique quantique et physique newtonienne. Laughlin souligne ainsi le rôle des réalités émergentes dans l'expérimentation sur le monde quantique, conteste l'intérêt d'une « informatique quantique », puisque les ordinateurs doivent leur fiabilité aux lois newtoniennes, et ironise sur les « nanobabioles ». L'émergence implique qu'on ne trouvera pas la clef de l'univers par une démarche « réductionniste » - en descendant toujours plus loin dans l'infiniment petit -, et qu'on ne le comprendra pas non plus par la pure logique mathématique. La loi physique ne peut être découverte que par l'expérience. On est donc loin de la « fin de la science» (couv.).
![]() Nous
sommes en 1946, à l’aube de l’âge des ordinateurs. Les esprits
les plus brillants du XXe siècle (Albert
Einstein, Kurt Gödel, J. Robert Oppenheimer
ou John von Neumann) se rassemblent au prestigieux Institut des études
avancées de Princeton pour y réfléchir et débattre
des limites de ce que la science peut nous apprendre
sur le monde. Alliant scènes historiques et imaginées, Casti
nous rend ainsi témoins de discussions animées entre ces
géants sur des sujets aussi divers que les machines pensantes, la
logique quantique, la biophysique, la prévision météorologique,
la structure des systèmes économiques, la distinction entre
les mathématiques et les sciences
de la nature…
Au
XIVe siècle la croyance en la puissance illimitée de Dieu
conduit à un intérêt renouvelé pour l'infini,
particulièrement à partir de Duns
Scot qui pense Dieu comme étant infini et introduit les raisonnements
mathématiques en théologie. Une grandeur ou une multitude
infinies sont-elles pensables? Un infini pourrait-il
être plus grand qu'un autre? Dieu aurait-il pu faire que le monde
soit éternel? Aurait-il pu créer
une puissance infinie? Ces questions, et d'autres qui leur sont liées
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![]() Un véritable voyage de 13 milliards d'années aux confins du Temps et de l'Univers. La Vie. Quoi de plus magique que cette réalité apparemment aussi évidente et simple qu'elle demeure mystérieuse et complexe? Origines
retrace, explique et rend visible, étape par étape, cette
fabuleuse épopée. Au fil des
images saisissantes et des explications scientifiques
aussi limpides que complètes qui résument chaque stade de
ce processus en constante évolution,
c'est l'histoire même de la vie qui se
joue sous les yeux du lecteur. (couv.).
- ![]() Celui qui vit son existence, sa propre personne, sur ce mode-là consistant à choisir de mettre tout en jeu, soi-même, afin de se montrer, de se démontrer, de se prouver que justement, on est vraiment un homme sans accommodement, sans lâcheté, alors celui-là est sûr de mourir jeune. Et
cette mort n'est pas une mort comme les autres. De même qu'il y a
un honneur héroïque qui n'est pas l'honneur ordinaire, il y
a une mort héroïque au combat qui n'est pas une mort ordinaire
(couv.).
En haut et en bas Walter Bonatti, Montagnes
d'une vie, Arthaud, 2005.
![]() Walter Bonnati, grimpeur solitaire, pionnier de l'alpinisme extrême, rescapé d'aventures dramatiques comme celle du pilier du Fréney, raconte ses mémoires. Chaque chapitre est consacré à l'une de ces montagnes qui ont marqué sa vie et jalonné sa carrière : le Grand Capucin, le Dru, le K2, les Grandes Jorasses, le Cervin, les sommets de Patagonie et, plus particulièrement, le massif du Mont-Blanc, où Bonatti a frôlé la mort et sauvé des vies. Il
explique par ailleurs pourquoi il a abandonné l'alpinisme en 1963
et s'interroge sur l'évolution de ce dernier. L'auteur détaille
les situations, les décisions, les méthodes, l'éthique,
qui ont fait de lui une figure des plus atypiques de l'alpinisme du XXe
siècle (couv.).
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![]() Il fut un temps ou les Pyrénées ont plus uni qu'elles n'ont séparé, un temps ou l'Entre-deux-mers tournait résolument le dos au nord de l'Europe et était essentiellement animé par une dynamique méditerranéenne. Il en est résulté, pour les pays d'Oc et les Pyrénées, un imaginaire riche et complexe, profondément original, ou s'entrelacent la légende et l'histoire, la passion et la raison, le dogme et le doute. Avec ce livre, c'est toute une civilisation qui resurgit, longtemps occultée par les historiens français (couv.).
![]() Un essai qui a pour but de démontrer l'inanité de l'argument du "choc des civilisations" pour expliquer les événements du 11 septembre. Postuler une incompatibilité entre civilisations, c'est développer une culture de la peur et une peur de l'autre (couv.).
![]() Cet ouvrage a pour but d'apporter une contribution à la carte mondiale des littératures car il décrit et analyse les empreintes culturelles, soit le genius loci, de la littérature brésilienne traduite en France dans le système culturel et littéraire français au cours du XXe siècle. Il montre comment les traducteurs traduisent (stratégies éditoriales / commerciales, modèles, concepts de traduction et tendances traductionnelles suivies), et se demande s'il y a assimilation de " l'étranger " ou plutôt ouverture vers les innovations dans la langue et la culture. Ces traductions ont non seulement répandu une certaine vision du Brésil, du Brésil français, mais encore construit et projeté, dans l'imaginaire français, une identité nationale brésilienne qui a toujours cours aujourd'hui. Pour appuyer cette idée, il est tenu compte de tout ce qui "environne" les traductions : choix et décisions de traduction, marché de l'édition, profil des traducteurs, contraintes, ainsi que du ciblage du public-lecteur auquel sont dirigées les traductions. Et
si, la position du Brésil, de sa culture et de sa littérature
en particulier, véhiculée par le choix des auteurs et des
oeuvres traduites, sur la carte mondiale des littératures, est celle
d'un pays "dominé", l'étude des traductions françaises
d'oeuvres brésiliennes révèle les rouages complexes
du fonctionnement des systèmes culturels et interculturels (couv.).
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![]() L'origine
de l'homme est sans doute le domaine de la science qui a connu, ces dernières
années, les bouleversements les plus radicaux. La multiplication
des découvertes de fossiles d'hominidés relègue aux
oubliettes l'idée d'une lignée ancestrale unique et jette
le doute sur les théories expliquant de façon univoque le
passage du simiesque australopithèque au sémillant Homo sapiens
sapiens, tandis que les progrès de l'éthologie des grands
singes tendent à effacer la limite, que l'on croyait bien assurée,
entre l'homme et l'animal. Abondamment illustré de cartes détaillées,
crânes fossiles et autres pierres taillées, cet ouvrage d'un
spécialiste renommé synthétise avec clarté
le long chemin (environ six millions d'années) qui mène de
la célèbre Lucy à Neandertal et aux Magdaléniens.
Le point sur une question fascinante qui offre, mieux que toute autre,
le vertige d'une plongée dans la profondeur du temps (couv.).
- ![]() Les forces invisibles, inconscientes, passéistes, viennent sans cesse dans le présent pour perturber les phénomènes visibles, conscients. L'anthropologue chamanique pénètre par les brèches du visible dans un univers invisible, infiniment plus vaste et complexe, où tout s'inverse, se renverse et bouleverse. (couv.).
La médecine est-elle en passe de donner réalité au plus vieux rêve de l'homme, le rêve de jouvence? Et ses progrès actuels ne risquent-ils pas de prolonger une vieillesse que nous n'aurons pas su aménager, onéreuse et triste, de rompre les équilibres moraux et financiers de la société? (couv.).
La mondialisation du rituel a largement précédé celle de l'économie; le mariage et les funérailles ont été d'abord un privilège royal qui a fini par s'étendre à toutes les couches de la société; la souveraineté a été originellement dévolue à des rois morts, etc... Se pourrait-il donc - et telle est l'hypothèse provocante soutenue par l'auteur - que tout ce que nous appelons la civilisation, et toutes les institutions caractéristiques des sociétés humaines proviennent du développement et de la transformation d'activités rituelles qui se sont peu à peu répandues dans le monde entier? Dans cet ouvrage posthume ici publié pour la première fois en français (titre original : Social Origins), A. M. Hocart, l'un des plus grands anthropologues du XXe siècle présente toute une série d'arguments en faveur de cette thèse qui remet en cause nombre de nos certitudes et ouvre un champ de réflexion immense (couv.).
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Le
ciel est la limite
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