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Octobre 2007
En vitrine

Bernard Lavallé, Bartolomé de las Casas. Entre l'épée et la croix, Payot, 2007.
 9782228902489

Héraut de la lutte pour les droits de l'homme et défenseur incontournable de la cause des Indiens d'Amérique latine, Bartolomé de Las Casas (1484 ?-1566) reste largement connu du grand public par-delà les frontières du monde ibérique. À Saint-Domingue et à Cuba, où ce jeune Sévillan débute comme colon puis comme prêtre, les conditions terribles de travail forcé des indigènes éveillent peu à peu sa conscience. Nommé «protecteur universel» des Indiens par le futur empereur Charles Quint, le tout nouveau moine dominicain s'engage alors dans une bataille d'un demi-siècle, marquée par quelques cuisants échecs et par de multiples voyages entre les deux continents, d'Espagne au Nicaragua, au Guatemala et au Mexique. Si la mise en pratique de ses idées de colonisation et d'évangélisation pacifiques, exprimées dans des traités d'une force exceptionnelle, se révèle décevante du fait de son intransigeance, la controverse de Valladolid (1550) confère, grâce à lui, aux Amérindiens tous les droits attachés à leur humanité. La ténacité et le dévouement qui marquent l'engagement de Las Casas en ont fait un mythe qui a volontiers poussé ses biographes vers l'hagiographie. Attentif aux dynamiques et aux mentalités de l'époque, Bernard Lavallé rappelle combien cet utopiste appartient à un Nouveau Monde d'avant la conquête des grands empires. Il s'attache surtout à prendre le pouls d'une Espagne où font rage des luttes de pouvoir et d'une jeune Amérique où s'épuise le modèle de colonisation en vigueur et qui se construit dans la douleur. (couv.).


Daniel Royot, Les Indiens d'Amérique du Nord, histoire d'un peuple, Armand Colin, 2007.
9782200267797

Depuis un demi-millénaire, les Amérindiens constituent une source inépuisable de fascination. Des civilisations précolombiennes ont subi l'intrusion de conquérants des temps modernes qui les ont fait brutalement entrer dans l'Histoire. Au-delà des mythes liés tant au substrat idéologique euro-américain qu'aux représentations spectaculaires de l'Indien du Canada et des États-Unis dans la culture de masse, cet ouvrage propose d'abord une vision de la diversité des peuples d'une Amérique primordiale.  l'échelle d'un continent, sont présentés les bâtisseurs de tumulus, les chasseurs de bison des Grandes Plaines, de l'alligator de Floride, les pêcheurs du Pacifique, les trappeurs des Grands Lacs, outre les nomades des déserts, parmi une multitude de tribus dont chacune a été animée d'un savoir ancestral depuis des temps immémoriaux. Après la colonisation par les Français, les Espagnols et les Anglais, la résistance à une immigration massive et souvent violente au XIXe siècle a permis de maintenir les valeurs natives malgré une dramatique chute démographique sur le territoire américain. Au travers de la renaissance amérindienne du XXe siècle, une diaspora issue des réserves affirme désormais son identité ethnique, s'inscrit dans la modernité, et revendique énergiquement ses droits sans se complaire dans la nostalgie d'un monde perdu. C'est ce parcours que nous invite à suivre cette étude nourrie des informations les plus récentes et d'une longue expérience du monde indien. (couv.).


George Catlin; Les Indiens d'Amérique du Nord, Albin Michel, 2007.
9782226180636


Robert B. Hass, L'Amérique das l'oeil des condors (une vision aérienne de l'Amérique latine), National Geographic France, 2007.
9782845822382

Véronique Duborgel, Dans l'enfer de l'Opus Dei, Albin Michel, 2007.
9782226180568

Depuis sa création en 1928, l'Opus Dei suscite la polémique, même au sein des milieux catholiques dont il est issu. Fondée par Mgr. Escrivá de Balaguer, cette institution puissante fascine autant qu'elle inquiète. Tant par la multiplicité de ses ramifications que par le traditionalisme autoritaire qui la caractérise. Soumission totale à l'ordre, sacrifices volontaires, mortifications corporelles, esprit de pénitence sont le quotidien des membres de l'OEuvre de Dieu. Pendant treize ans, Véronique Duborgel a subi sa loi : réprimandes (les «corrections fraternelles»), endoctrinement et remontrances de la part d'une hiérarchie qui refuse même d'entendre sa souffrance de femme battue. «C'est ta croix» s'entend-elle répondre. Jusqu'à ce jour de mars 1996 où elle décide de rompre et où «l'oeuvre» se retourne contre elle. À travers son témoignage accablant et stupéfiant, ce sont les coulisses d'un monde secret et opaque que nous pénétrons. Un monde où l'obéissance et le châtiment vont beaucoup plus loin que nous ne pouvions l'imaginer. (couv.).


Collectif, Cent questions de sciences à croquer, Le Pommier 2007, 
9782746503427

Nos cerveaux sont-ils programmés? Le hasard est-il prévisible? La fin du pétrole, cauchemar ou bénédiction? Pourquoi les vaches font-elles du lait? Le vide est-il vide? Pourrait-on faire revivre un Néandertalien? Existe-t-il des mondes d'antimatière? L'eau coule-t-elle de source? La culture est-elle propre à l'homme? Nos forêts vont-elle disparaître? A quoi pensait l'homme préhistorique? L'énergie nucléaire est-elle durable? Quel air respirerons-nous demain? Combien l'espace-temps a-t-il de dimensions? Les microbes sont-ils capables de penser?... et 85 autres interrogations aussi amusantes qu'instructives qui vous toucheront au plus profond de vous-même et vous ouvriront de nouveaux horizons... (couv.).


Katharina Raabe, Last & Lost, Atlas d'une Europe fantôme, Noir sur blanc, 2007.
9782882501998

Reportages littéraires et photographies d'artistes européens sur les lieux « ultimes » de l'Europe : depuis l'île enchanteresse d'Ada-Kaleh, aujourd'hui sous les eaux du Danube, jusqu'au plus oriental des villages de Norvège, l'Ultima Thule du continent.
Maîtres accomplis du reportage littéraire ou poètes, les auteurs de Last & Lost nous invitent à nous pencher sur le naufrage lent de certaines frontières : frontières politiques, caprices des tyrans, frontières mouvantes entre la terre et l'eau, entre l'homme et la sauvagerie... Toute l'histoire du siècle passé affleure sur la rouille des barbelés, et ce sont alors les lignes Maginot de notre imaginaire qui s'éveillent en écho. A la lecture de Last & Lost, on s'émerveille de cette Europe immense, inépuisable, si riche et si diverse.
Dans cette anthologie, les photographies sont des contributions à part entière : oeuvres d'art autant que propositions conceptuelles. Héritiers du courant de « New topographics », les photographes de Last & Lost s'attachent à rendre manifeste l'empreinte du pouvoir sur le monde visible. (couv.).


Colette Garraud, L'artiste contemporain dans la nature, Hazan, 2007.
9782850259876

Consacré à la création contemporaine européenne, dans les parcs, les jardins, le long des sentiers, des berges, en plein champ ou au choeur des forêts, cette enquête porte sur ces lieux d'art « naturels »ou «-semi-naturels » et sur la place que tient l'idée de nature dans la motivation des artistes. Elle est introduite par une présentation historique des notions telles que earth art, land art, art environnemental. Dans sa première partie, l'ouvrage décline thématiquement cette relation de l'art à la nature. L'auteur y traite d'abord des différentes catégories de lieux selon leur caractère, du « grand paysage » au parc urbain, leurs dimensions, le degré d'intervention et d'appropriation par l'artiste qui peut en faire son atelier ou son territoire privé. Sont recensés également les matériaux utilisés (naturels ou artificiels, sans omettre le recours à l'immatérialité du son et de la lumière), la question de l'échelle de l'objet dans sa relation au site, les modalités de sa découverte par la marche, l'usage de marqueurs, le déplacement (Wooden Boulder de David Nash) Les objets de nature manipulés par les artistes se meuvent en effet sur une échelle de temps qui, au regard de la temporalité humaine, touche aux extrêmes (temps cosmique, temps géologique, temps cyclique de la vie végétale) mais peut se clore sur des évènements éphémères.
L'insertion de l'oeuvre dans un environnement naturel a profondément modifié les rapports qu'elle entretient avec le temps. L'artiste (Richard Serra, par exemple) sera amené tantôt à oeuvrer avec des temps longs, tels ceux de la croissance végétale, tantôt confronté à la destruction rapide. A cet égard, la ruine, traditionnel objet de méditation sur le temps, fera dans l'ouvrage de multiples occurrences. Toutes les installations empreintes, destinées parfois à disparaître, peuvent être pérennisées et sorties de leur contexte par des prélèvements et par la photographie (chez Richard Long, en particulier) qui en constituent souvent la seule trace. La seconde partie de l'ouvrage propose une description topographique, par sites, de quelques 70 lieux répertoriés en Europe : Espagne, Angleterre, Irlande, Hollande, Islande, Danemark, Suède, Allemagne, France On y trouve des oeuvres d'artistes aussi réputés que Abramovic, Karl Andre, Baugmarten, Buren, Chillida; T. Cragg, I. Hamilton Finlay, Goldsworthy, Sol le Witt, R. Long, Merz, Morellet, Morris, D. Nash, Parmiggiani, Penone, Poirier, Raynaud, Sakis, R. Serra, Smithson, Venet, de Vries. (couv.).

Collectif, L'herbier des plantes sauvages, Larousse, 2007.
9782035835680

Un ouvrage exceptionnel pour découvrir la beauté des plantes de nos régions d'une manière attractive et vraiment originale.

275 plantes (fleurs sauvages, arbres et arbustes) de nos régions, représentant la totalité des 137 familles botaniques que l'on trouve en Europe.
Chaque espèce est décrite sur une double page.

Pour chaque double page :
- Une planche en couleur présentant, sur une pleine page, 5 à 10 vues des différents organes de la plante (tiges et feuilles, fleurs, fruits et graines).
- Une fiche descriptive complète de la plante comportant notamment :
• L'origine du nom français et la signification du nom latin de la plante.
• Une description des principaux caractères botaniques pour une parfaite identification, avec renvoi aux différentes parties de la plante illustrées sur la planche.
• Une petite photographie en vignette illustrant un détail ou, au contraire, la plante « en pied », ou encore une espèce voisine pour compléter la description.
• Des informations étonnantes sur les adaptations développées par la plante pour survivre et se reproduire.
• Une rubrique consacrée aux rapports de la plante avec l'homme (ses usages en cuisine, en cosmétique ou au jardin, ses vertus médicinales, etc.). (couv.).


David Britt, L'Art moderne (de l'impressionnisme au postmodernisme), Thames and Hudson, 2007.
 9782878112979

Cet ouvrage publié en 1999 et très vite épuisé est enfin réédité dans une nouvelle présentation
(couverture cartonnée)
• Une approche très accessible de l'histoire de l'art, de l'impressionnisme aux années 1990
• De très nombreuses illustrations à l'appui d'une étude complète et détaillée
L'ouvrage L'Art moderne est une approche contemporaine et très accessible de l'histoire de l'art depuis la grande mutation que fut l'impressionnisme jusqu'au post-modernisme. Avec plus de 400 chefs-d'oeuvre reproduits en couleurs, ce livre constitue le musée imaginaire du XXe siècle.
Les auteurs, conservateurs de musées et professeurs d'histoire de l'art, proposent avec cet ouvrage un véritable panorama des interrogations et des réalisations des artistes du XXe siècle.  (couv.).


Laure-Caroline Semmer, Les Oeuvres-clés de l'Impressionnisme, Larousse, 2007.
9782035833341

Révolutionnaire par la nouveauté de son langage pictural, par la nouveauté des thèmes traités, par la composition, l'impressionnisme a ouvert la voie de l'art moderne.
Cet ouvrage retrace l'aventure de ce mouvement et des artistes qui le composent (Monet, Pissarro, Sisley, Renoir, Cézanne...), en présentant les oeuvres majeures qu'il a produites. Près de 30 chefs-d'oeuvre de l'impressionnisme sont ainsi présentés, analysés en détail et expliqués, afin de faire comprendre les fondements, les évolutions et les développements d'un des courants les plus fameux de l'art occidental. (couv.).


Georg Gerster, Le passé au présent. Les sites archéologiques de l'humanité en images aériennes, Actes Sud, 2007.
9782742770441

Des images aériennes et archéologiques exceptionnelles, qui retracent l'histoire de l'humanité, laissant apparaître les traces tangibles d'un passé, parfois oublié ou perdu.
Depuis Dédale et Icare, les hommes rêvent de voir l'humanité d'en haut ; cependant, ils n'y sont parvenus qu'à la fin du XIXe siècle, en inventant la montgolfière, le zeppelin ou, encore, l'avion. Ce sont les militaires qui, les premiers, découvrent les possibilités de ce nouveau point de vue. En 1906, lors d'un vol de reconnaissance, le Lieutenant PH Sharpe prend un cliché du site de Stonehenge, qu'il montre à des historiens : c'est le début de la photographie aérienne utilisée à des fins archéologiques. Vingt ans plus tard, cette nouvelle technique s'impose comme méthode de recherche. En effet, vu d'en haut, on aperçoit beaucoup plus clairement la structure d'anciens systèmes urbains, de nécropoles en ruine ou enfouies dans les sables, de systèmes d'irrigation antiques. Souvent, même, seule une vision aérienne permet d'en deviner l'existence, car aucune trace n'apparaît au sol.

Georg Gerster, le doyen des photographes aériens, a rassemblé dans ce volume un choix varié de clichés archéologiques. Le résultat est impressionnant : ce très bel ouvrage de photographies est, en même temps, un livre visuel sur l'histoire de l'humanité qui nous ramène jusqu'au début de la civilisation et fait apparaître les traces tangibles d'un passé, parfois oublié ou perdu. Depuis plus de quarante ans, Georg Gerster rassemble des documents aux quatre coins du monde, sur des sites archéologiques de toutes dimensions, de toutes époques et de toutes cultures : il survole aussi bien les alignements mégalithiques de Carnac que la grande muraille de Chine, l'Acropole, Abou-Simbel, les lieux de culte aztèques ou les dessins monumentaux du désert californien. Ces clichés d'une étonnante précision, parfois réalisés dans des conditions extrêmes, apportent d'un point de vue esthétique un regard neuf et fascinant sur notre monde.

Le livre s'organise autour de douze grands thèmes : sites archéologiques dans le paysage, villes et villages, palais et résidences, lieux de fêtes ou de rassemblement, remparts et fortifications, murs d'enceinte et limes, tombes et cimetières, lieux sacrés, images monumentales au sol, eau et terre, fouilles clandestines, lieux perdus ou sauvés. Des textes, rédigés par une équipe de chercheurs internationale rassemblée par Charlotte Trümpler, complètent ce travail : image par image, les archéologues commentent les détails historiques ou architecturaux et apportent à l'observateur des informations indispensables pour bien comprendre ce qui apparaît sur l'image. (couv.).


Dimitri Cazali,  Liesel Schiffer, Ces immigrés qui ont fait la France, Aubanel, 2007.
9782700605112.

Héritière de siècles de migrations depuis le Moyen Âge, la nation française a construit son identité sur sa diversité. De nombreux grands personnages de l'histoire incarnent ce brassage : hommes d'État comme Mazarin, militaires comme le général Yusuf, scientifiques comme Marie Curie, ou encore artistes comme Marc Chagall, tous ont oeuvré au rayonnement de la France dans le monde. Vingt-et-un portraits intimes, illustrés d'une riche iconographie, retracent la destinée de ces exilés volontaires ou non dont l'histoire personnelle rejoint la grande Histoire.


Frédéric Régent,La France et ses esclaves. De la colonisation aux abolitions (1620-1840), Grasset et Fasquelle, 2007.
9782246702115

Pendant plus de deux siècles, des terres françaises ont porté quatre millions d'esclaves. Deux millions d'entre eux sont nés en Afrique et ont été transportés par des navires négriers dans les colonies, les deux autres millions y sont nés.

Il existe des histoires de la colonisation française, des histoires de chaque colonie, des histoires générales de la traite, mais il n'existait aucune histoire de l'esclavage français, dans l'ensemble des colonies, sur toute la période coloniale. Le livre de Frédéric Régent - grâce au renouvellement de l'historiographie sur le fonctionnement des sociétés esclavagistes françaises - comble un vide et permet de répondre à de nombreuses questions : Pourquoi des Français ont-ils été amenés à devenir des esclavagistes? Pourquoi ont-ils choisi de recourir à la traite négrière? Comment les notions de Blancs et de Noirs ont-elles été inventées? Quel bénéfice la France tire-t-elle de l'économie esclavagiste? Quelles sont les limites à l'exploitation des esclaves? Pourquoi la France rétablit-elle l'esclavage après l'avoir aboli? Quel rôle jouent respectivement les esclaves et les abolitionnistes dans le processus d'émancipation?

Un ouvrage essentiel, au coeur d'une nouvelle approche de l'histoire de France.(couv.).


Agata Losantos, Daniela Santos, Urban landscape, Loft publications, 2007.
9788495832368

Le design urbain comprend l'apparence et la fonctionnalité des aires et infrastructures publiques de nos villes. Les créateurs se sentent profondément concernés par la façon dont ces espaces peuvent être vécus et utilisés et y prennent de plus en plus en compte le développement à long terme et le bien-être des communes Cet ouvrage montre les meilleurs interventions actuelles: du jardin aux passerelles, ces créations rivalisent d'originalité quand à leurs dimensions et matériaux, toujours dans le but d'offrir une grande qualité de vie aux citadins du monde entier. (couv.).



Eric Canobbio, Atlas des Pôles, Autrement, 2007.
9782746710269


Michel Polacco, L'aviation d'autrefois, Hoëbeke, 2007.


 

 

Pierre de La Robertie,  (iconographie : Christian Le Corre), Il y a un siècle la Chine, Ouest-France, 2007 
2737337887

« Cet ouvrage présente la vie quotidienne des Chinois, à la ville comme à la campagne, de 1880 à 1920, période charnière de leur histoire. L’influence occidentale et moderne pénètre avec force en tous lieux, provoque la fin de l’empire et l’avènement de la République, mais aussi un déchirement entre tradition et modernité. 

Les illustrations sont particulièrement étonnantes, nous dévoilant un univers totalement inconnu et dépaysant. » (P. de la Robertie).


Reza, Olivier Weber, Sur les routes de la soie, Hoëbeke, 2007.
9782842303006

De Venise au fin fond de la Chine, les routes de la Soie demeurent plus que jamais un axe mythique. Un chemin initiatique sur lequel l'Orient et l'Occident ont échangé des biens et des idées pendant des siècles. Aujourd'hui, l'esprit de cette route perdure dans les oasis et les caravansérails, dans les villes qui s'étalent de la vieille Europe à l'Asie profonde. Cet esprit d'hospitalité, de concorde, d'échange entre les hommes, et donc d'ouverture à l'Autre, se retrouve dans les paysages, dans les patrimoines, dans les trésors qui se cachent le long de la route de négoce et d'invention, d'Istanbul à Xian, de Konya à Samarcande, de Bakou à Bamyan où les bouddhas détruits semblent encore respirer de leur sagesse. Autant de messages de tolérance, autant d'oasis de la pensée. Dans ces temps troubles de civilisations en rupture, la route de la Soie - l'anti-route des croisades - plaide au contraire pour un rapprochement. Une route qui nous renvoie aussi à nos origines et à la nostalgie du nomadisme. Ce livre, qui mélange l'histoire et le temps présent, est une plongée dans le mythe en même temps qu'une invitation au voyage. (couv.).


Danielle. Elisseeff, L'art chinois, Larousse, 2007.
9782035833273

L'art chinois est inséparable des «trois enseignements» qui sont à la base d'une culture et d'une civilisation plusieurs fois millénaire : confucianisme, taoïsme, bouddhisme.
Dans un premier temps, l'ouvrage initie à ces notions et dresse un rapide panorama de l'histoire et la civilisation de la Chine, afin de mettre en perspective les oeuvres présentées.
Dans un deuxième temps, les caractéristiques des différentes expressions et techniques artistiques sont présentées et décodées : la calligraphie comme l'architecture, la sculpture et les objets décoratifs (jade, bronze, laque, céramique) comme la peinture (funéraire, narrative, historique, paysages).
Un dernier chapitre, consacré à l'art d'aujourd'hui influencé par l'Occident, fait le point sur l'évolution et l'avenir de l'art en Chine. (couv.).


G. A Rossi, G. Zanetto, L'eau  (photographies aériennes de la planète bleue), Le Chasse marée, 2007.
9782353570331

Ce magnifique ouvrage nous emmène en voyage sur tous les continents, grâce à de superbes photos aériennes, pour nous montrer comment les sociétés humaines utilisent l'eau comme source de vie, de travail, de plaisir ou d'énergie.
Chaque chapitre évoque une étape des rapports entre l'homme et l'écosystème. Aux rivages encore préservés succèdent ceux aménagés par les communautés qui respectent la nature : pêches traditionnelles, habitat sur pilotis... Puis viennent les nombreux exemples de berges, rives ou côtes aménagées, et où l'on vit grâce à la mer, aux rivières ou aux zones humides. Voie de communication, source d'énergie toujours renouvelée et exploitée, l'eau peut aussi se révéler dangereuse. Pour la dominer ou s'en protéger, les hommes ont percé des canaux, élevé des digues ou creusé des lacs artificiels. Mais cette précieuse ressource est menacée... (couv.).


Pascal Marchand, Atlas géopolitique de la Russie, Autrement, 2007.
9782746710511

Qu'en est-il de la puissance russe aujourd'hui? Après plus de quinze ans d'atermoiements,
comment la Fédération de Russie organise-t-elle son retour sur la scène internationale? Atouts,
défis, relations géostratégiques... un Atlas pour passer au crible les nouvelles donnes du plus grand état du monde.
Avec la fin de l'URSS, la Russie, en proie à un effondrement économique, devenue incapable de
peser dans les affaires du monde pendant la décennie quatre-vingt dix, avait, de l'avis général, disparu de la liste des grandes puissances. Depuis 1998, les gouvernements russes se sont employés à restaurer ce statut et cherchent à consolider le retour de la Fédération de Russie sur la scène internationale. Ils ont été opportunément soutenus en cela par la flambée des cours des matières premières et des
hydrocarbures, produits dont la Russie est un grand fournisseur. Au milieu de la première décennie du siècle, on reparle d'une puissance russe, parfois pour s'en inquiéter. En réalité, beaucoup d'éléments de puissance étaient restés en place. Ainsi, les forces militaires n'ont jamais disparu, sauf peut-être des journaux occidentaux; simplement, elles se sont redéployées. Le pouvoir russe, trop affaibli, n'était plus en capacité de les mettre au service d'une politique. Il était trop occupé à chercher les moyens de rattraper le retard accumulé par la Russie pendant les cinquante dernières années. Bien avant eux, Lénine, avait déjà engagé le pays dans une tâche de rattrapage d'un retard accumulé. Bien avant lui, Pierre le Grand avait déjà engagé ce projet. La Russie va-t-elle se réadapter au monde ou est-elle décidément vouée à perpétuer la légende de Sisyphe? Les défis à relever sont multiples et d'importance mais la Russie dispose d'éléments de puissance bien réels et le Kremlin semble bien décidé à les coordonner pour les mettre au service d'une politique de restauration du statut international perdu. Plus vaste Etat du monde, étendu sur deux continents et sur dix fuseaux horaires, la Russie est par nature de dimension planétaire. Sur
ses multiples interfaces, la Russie déploie aujourd'hui ses intérêts de grande puissance. Avec près de 80 cartes et infographies, un index, une bibliographie. (couv.).


Alain Cluzet, Ville libérale, ville durable? Répondre à l'urgence environnementale, L'Aube, 2007.
9782752603784

Cet ouvrage analyse l'impact de trente années de croissance urbaine régulée pour l'essentiel par le seul marché, avec certes des variantes selon les pays : politiques urbaines tapageuses mais inappliquées, explosion des coûts fonciers et immobiliers, régression de la mixité sociale, consommation effrénée d'espace pour l'urbanisation et les réseaux de communication, déstabilisation des écosystèmes, qualité de vie en ville dégradée, explosion des coûts collectifs et environnementaux....
Alain Cluzet démontre qu'entre développement néolibéral et décroissance, il existe des solutions équilibrées et des politiques urbaines susceptibles de ménager nos ressources naturelles, limiter la pollution des écosystèmes et le réchauffement de la planète. (couv.).


Jean-Yves Leloup, Ferrante Ferranti, Mont Athos, sur les chemins de l'infini, Philippe Rey, 2007.
9782848760940

Lieu mythique, difficile d'accès, interdit aux femmes, le Mont Athos est un des endroits les plus fascinants du monde. Cette république théocratique, avec son propre gouvernement, établie au sein de la démocratie grecque, est un territoire autonome qui s'étend sur une superficie de 325 kilomètres carrés. Le mont Athos se dresse dans une splendide solitude à l'extrémité de la péninsule qui porte son nom, bordée de la mer Égée. Son importante communauté monastique lui vaut le qualificatif de « Sainte Montagne » (Hagion Oros) car elle représente depuis plus d'un millénaire l'un des hauts lieux de la chrétienté. Perchés à flanc de falaises, les 170 monastères et skites renferment l'une des plus grandes collections d'art chrétien du monde : iconostases flamboyantes, bibliothèques remplies d'incunables précieux, églises recouvertes de fresques remontant pour les plus anciennes au VIIe siècle. (couv.).


Vincent Nouzille, L'espionne. Virginia Hall, une américaine dans la guerre, Fayard, 2007.
9782213628271

Virginia Hall fait partie des héroïnes oubliées de l'histoire. De celles qui ne sont pas apparues en première ligne, qui n'ont jamais été célébrées, qui ont été effacées de nos mémoires. Pourtant, cette Américaine, née en 1906 à Baltimore, formée à Paris et à Vienne, modeste secrétaire dans les ambassades durant les années 1930, fut l'une des plus grandes espionnes de la Seconde Guerre mondiale. Au terme d'une enquête minutieuse menée aux États-Unis, en Angleterre et en France pour percer ses secrets, l'histoire de Virginia Hall peut aujourd'hui être révélée. C'est le roman vrai d'une femme blessée et combative, plongée dans la tourmente. (couv.).

Zygmunt Bauman, La décadence des intellectuels, des législateurs aux interprètes, Jacqueline Chambon, 2007
 9782742770816

Les intellectuels ne sont plus ce qu'ils étaient. Passés du rôle de législateurs et de guides vers une société juste et bonne à celui de simples interprètes des traditions culturelles, l'évolution de leur fonction est le reflet de la fin des certitudes qui caractérise la postmodernité. A la croisée de la sociologie et de l'histoire des idées, Zygmunt Bauman, sociologue majeur de notre temps, retrace de façon magistrale trois siècles d'histoire des intellectuels occidentaux.
Durant toute l'époque moderne, c'est-à-dire cette l'époque où l'on pensait qu'il était possible de mettre au jour et d'affirmer les fondements d'une vérité unique, absolue et universelle, les intellectuels exerçaient un rôle de législateurs quant aux opinions de la communauté au sein de laquelle ils évoluaient. Ils se voulaient les guides dont les préceptes permettraient à coup sûr de se rapprocher de la société juste et bonne. Mais la postmodernité nous a, depuis plusieurs décennies, appris à vivre dans un contexte éminemment pluriel. Le pluralisme, c'est l'existence de multiples cadres de référence, ayant chacun sa grille de lecture et ses critères de rationalité; c'est la coexistence de positions comparables et concurrentes qui ne peuvent être réconciliées; c'est enfin la reconnaissance du fait que différentes personnes et différents groupes vivent littéralement dans des mondes irréductiblement différents. Dans ce contexte de pluralisme irréversible, un consensus à l'échelle mondiale sur les visions du monde et les valeurs étant improbable, et toutes les Weltanschauungen étant solidement ancrées dans leurs traditions culturelles respectives, la communication entre les traditions est devenue le problème majeur de notre temps. D'où le recyclage des intellectuels, qui n'étaient plus en mesure d'éclairer leurs concitoyens à la lumière d'une Vérité sapée par le relativisme, en spécialistes en traduction des traditions culturelles.
L'éclaireur a quitté sa vigie et troqué sa longue-vue contre une loupe. Il nous observe, nous scrute et nous permet de mieux nous comprendre. Mais qui gardera le bateau sur lequel nous sommes tous embarqués des récifs des hauts-fonds? (couv.).


Joseph Cohen, Le sacrifice de Hegel, Galilée, 2007.
9782718607542


Pierre Cadeot, L'idéologie et la philosophies assassinées, Société des Ecrivains, 2007.
 9782748035803



Véronique Daesen et al., L'embryon humain à travers l'histoire, Infolio, 2007.
9782884740272

Les avancées des nouvelles techniques d'intervention sur le développement prénatal et la procréation, ainsi que l'essor des travaux sur l'histoire de la parenté, du corps et de la sexualité, ont favorisé l'émergence de nouveaux questionnements sur ce qui construit notre identité d'être humain et ses multiples dimensions culturelles.

La figure de l'embryon est au coeur de ces interrogations. Pour saisir l'évolution des regards portés sur l'être humain en devenir, au confluent de l'histoire de la médecine, de la philosophie, des religions et des images, cet ouvrage rassemble des contributions des chercheurs de différentes disciplines qui se sont penchés sur l'histoire de la représentation scientifique, symbolique et imaginaire de l'embryon.
Une démarche interdisciplinaire et diachronique originale s'insérant au coeur du débat actuel sur la gestion du développement prénatal (clonage, tri d'embryons, manipulations génétiques...). (couv.).


François Boustani, La circulation du sang, entre Orient et Occident, l'histoire d'une découverte.
Philippe Rey, 2007
9782848760971

À l'image de l'histoire des sciences, celle de la circulation sanguine est le fruit de siècles de tâtonnements, d'avancées, de transmissions et parfois de reculs. Un long cheminement dans lequel
se chevauchent trois chaînes de savoirs, trois espaces historiques, géographiques, culturels et
linguistiques, en un mot trois mondes : la Grèce Antique, le monde arabo-musulman et la chrétienté latine d'Occident.
D'Alcméon de Crotone, le Grec qui distingue veine et artère au VIe siècle av. J.C., au britannique William Harvey qui découvre la grande circulation sanguine au XVIIe siècle, en passant, au IIe siècle, par les thèses du gréco-romain Galien, erronées mais longtemps influentes et adoptées par l'Église de Rome, l'ouvrage retrace cette histoire scientifique et médicale, qui est aussi et surtout histoire des idées et des civilisations. L'auteur illustre d'ailleurs l'importance fondamentale des échanges entre « mondes » : ainsi, si la science latine a pu exister c'est notamment grâce aux savoirs grecs que les Arabes ont traduits, enrichis puis transmis par le sud de l'Europe...

La circulation du sang, le corps et ses mystères, sont bien évidemment autant de sujets brûlants
pour les religions et on comprend bien ici les interférences, les rapports entre Églises et science,
qui expliquent - avec la vision scolastique de la recherche du savoir, alors dominante - la relative
stérilité de la recherche entre XIIe et XVIe siècle. Pourtant, de Paris à Padoue, la science se libère
peu à peu de la théologie : André Vésale révolutionne la dissection et donc les conclusions qu'on
peut en tirer, Michel Servet décrit la petite circulation sanguine.

Viennent alors les découvertes du siècle des Lumières - de Morgagni, Vieussens, Sénac - et les
avancées considérables du XIXe et du XXe siècle - avec Corvisart, Marey - que cet ouvrage présente également, terminant cette épopée scientifique et médicale par la présentation du service de cardiologie d'un hôpital parisien.

Un ouvrage captivant qui met en lumière les contributions successives de civilisations différentes
aux avancées de la cardiologie, science à laquelle l'homme moderne doit une grande part de sa
longévité. (couv.).


Jean-Michel Delacomptée, Ambroise Paré, la main savante, Gallimard, 2007.
9782070779659

Considéré comme le père de la chirurgie moderne, Ambroise Paré, le «médecin des rois» (1509-1590), est à la fois une «image d'Épinal» et l'une des figures les plus mal connues de l'histoire de la science médicale.

Michel Delacomptée a voulu retracer ici un portrait du personnage dans son époque, l'un et l'autre se révélant indissociables. Ce provincial (il était né à Laval) qui n'était même pas médecin, mais simple chirurgien en un temps où la spécialité, méprisée, était réservée aux barbiers, formé aux interventions d'urgence - le plus souvent des amputations - sur les champs de bataille, va vivre un changement majeur : l'utilisation des armes à feu, qui provoquent des blessures très particulières. Il se trouve également confronté à l'apparition d'une maladie nouvelle et terrifiante : la syphilis.
Sa vive intelligence, qui l'amena en particulier à fonder une chirurgie nouvelle, basée sur l'étude de la circulation sanguine, lui valut rapidement une immense réputation, d'autant plus que l'homme se révéla un «communicateur» hors pair : tirant parti de son ignorance du latin, il écrivait directement en français, ce qui assura une large diffusion à ses travaux. Enfin, sa très grande humanité le conduisit à prendre grand soin du patient, qui jusque-là ne comptait guère.
Successivement chirurgien personnel d'Henri II, de François II, de Charles IX, d'Henri III, homme de science et de recherche appliquée, homme de lettres (ses descriptions de combats sont éblouissantes), plein d'humanité... et fort gaillard, Ambroise Paré fut tout cela à la fois. Ce portrait fait revivre le personnage dans toute son ampleur, expliquant la trace qu'il a laissée à la fois dans l'imaginaire collectif et dans l'évolution de la médecine. (couv.).


Amy Dempsey, Destination  : art. 200 lieux insolites à travers le monde, Thames and Hudson, 2007.
9782878112948

200 sites d'art moderne et contemporain dans le monde entier. Guide pratique aussi bien qu'ouvrage critique, ce livre nous emmène à la découverte de lieux parmis les plus insolites. Pour tous les amateurs de Land Art et de lieux magnifiques dédiés à l'art sous toutes ses formes. 

Pour la première fois, un ouvrage est entièrement consacré à des oeuvres pensées et créées spécifiquement pour un lieu, et qui, de ce fait, en sont indissociables : oeuvres de Land Art, parcs de sculpture, étonnantes folies architecturales, installations monumentales, parfois même villes entières dévolues à l'art, ce sont des créations qui requièrent que le spectateur aille vers elles, des oeuvres qui, en elles-mêmes, constituent une destination.

Destination : Art présente en détail 200 sites d'art moderne et contemporain dans le monde entier. Il révèle, ce faisant, à quel point l'art tend de plus en plus à sortir des musées et des galeries pour s'inscrire pleinement dans le paysage qui devient alors partie intégrante de l'oeuvre.
Brancusi, Moore, Matisse, Gaudi, mais aussi, bien évidemment, Jean Tinguely, Niki de Saint Phalle, Richard Serra, Robert Smithson, James Turrell et Antony Gormley ne sont que quelques-uns des nombreux artistes dont les oeuvres sont présentées dans cet ouvrage indispensable à tous les amateurs d'art désireux de découvrir des lieux parmi les plus insolites, grandioses et impressionnants qui soient. (couv.).


Christian Troubé, Les nouvelles famines - Des catastrophes pas si naturelles, Autrement, 2007.
9782746710092


9782711851812

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