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![]() Singulier, diversifié, familier, insolite et bruyant, tel est le monde des amphibiens. Qu'il interpelle, séduise ou déplaise, il réunit tous les paradoxes et ne laisse jamais insensible. Présents sur Terre depuis 360 millions d'années, les amphibiens ont été les premiers animaux à quatre pattes et les pionniers de la conquête des terres émergées. Qu'ils soient aquatiques, terrestres ou arboricoles, les grenouilles, crapauds, tritons ou salamandres de notre enfance, ne sont que les pâles représentants d'un univers d'une richesse infinie. Illustré
par les clichés rares, esthétiques et inattendus de Paul
Starosta, ce livre nous dévoile des créatures fascinantes,
aux anatomies surréalistes et aux couleurs
extravagantes. Teddy Moncuit nous raconte avec justesse et passion, leur
fantastique stratégie d'adaptation, dévoilant des aspects
méconnus, surprenants, voir tragiques de leur vie d'exception. Ce
cocktail de deux passionnés est d'abord un hymne à la vie
et la beauté animale, réhabilitant de façon poétique
une faune souvent occultée. Mais il est avant tout une reconnaissance
sans faille envers une nature artiste, prodigue en formes, couleurs, ingéniosités;
inspirant respect, reconnaissance et réflexion. (couv.).
![]() Cet ouvrage reprend trois conférences, données au Collège de la Cité des sciences et de l'industrie, sur les conceptions que la science moderne se fait de la matière. Il traite plus particulièrement de l'impact sur ces conceptions des révolutions quantiques et relativistes qu'a connues la physique au début du XXe siècle. L'accent y est mis sur la nouveauté et l'originalité des idées plutôt que sur les détails de la connaissance des objets ou sur le travail expérimental qui a révélé ces objets et permis d'élaborer ces idées. La visée de l'ouvrage est donc à la fois culturelle - évitant tout recours au formalisme et privilégiant les concepts, il s'adresse à un lectorat cultivé mais nullement spécialisé -, et épistémologique - il entend fournir à ce lectorat une vision originale des concepts de la physique moderne, plus claire que les présentations usuelles trop souvent prisonnières de contingences historiques dépassées. La
première partie expose les bouleversements apportés par la
théorie
à notre représentation des
objets physiques élémentaires, qui ne peuvent plus être
considérés comme des «particules», ni d'ailleurs
comme des ondes.
La troisième partie montre comment, dans un cadre quantique et relativiste, les interactions entre objets matériels acquièrent une complexité et une plasticité très supérieures à la description classique en termes de forces. On examine en conclusion les limitations imposées à la physique fondamentale contemporaine par son contexte social et économique. Le texte de ces conférences, quoique largement repris à partir de leur enregistrement, garde la trace de cette origine, de façon à conserver, on l'espère, quelque chose de la vivacité qui a animé la présentation orale. (couv.).
![]() L'astrophysique a pour objet de comprendre la physique de l'origine, de la structure et de l'évolution des objets de l'Univers. Cet ouvrage donne une vision globale des principaux objets astrophysiques - des étoiles à l'Univers - etétablit la synthèse entre leur nature, d'une part, et leur description et interprétation physique d'autre part. Cette complémentarité est l'un des attraits que peut présenter l'astrophysique pour qui étudie la physique. Le livre propose, pour chaque aspect de la physique mis en oeuvre, une présentation succincte qui ne requiert comme connaissances préalables que les lois fondamentales de la dynamique et de la mécanique quantique. Des exercices corrigés, à lafin de chaque chapitre, permettent à l'étudiant de valider les principes de la physique appliqués à l'astrophysique. (couv.).
![]() Pour comprendre l'histoire d'une nation, il faut comprendre la formation de son territoire. Cet Atlas de l'Histoire de France retrace en trois tomes l'histoire des Français, "en suivant les différentes étapes de la construction d'un espace politiquement organisé" comme l'explique le directeur de la publication, Jean Boutier, dans son introduction. Ce
deuxième volume,
La France moderne XVIe-XIXe siècle
décrit en plus de 100 cartes l'affirmation du royaume de France
et son renforcement continu. (couv.)
![]() De
1309 à 1376, la papauté a résidé à Avignon,
cas absolument unique dans l'histoire. Il s'agissait pour le pouvoir pontifical
de se soustraire aux luttes d'influence favorisées par le champ
clos que constituait l'Italie. Devant se
réorganiser, loger la curie, la papauté
a réformé, construit, faisant appel à quelques-uns
des plus grands architectes et artistes du temps, attirant à Avignon
des activités économiques, des écoles et avec celles-ci
des intellectuels. C'est un legs considérable pour la France
qui, au XXe siècle, a fait de cette ville un lieu touristique et
le siège du plus célèbre festival de théâtre
du monde. (couv.).
![]() L'année
2005 a marqué à la fois le 130ème anniversaire de
la naissance et le 40ème anniversaire de la mort d'Albert Schweitzer,
Prix Nobel de la Paix 1952.
C'est dans ce contexte que le CSRES, Centre de Sociologie des Religions et d'Ethique Sociale de la Faculté Protestante de Strasbourg a organisé les 18 et 19 Novembre 2005 un Colloque international consacré à l'actualité du respect de la vie. Les grandes questions éthiques actuelles en rapport avec la vie ont été passées en revue, que cette vie soit humaine, animale ou végétale, par différents scientifiques reconnus. Des théologiens et philosophes ont donné un éclairage critique des notions de vie, de respect de la vie et d'éthique de la responsabilité. La seconde génération est intervenue pour évoquer la réception de l'héritage de Schweitzer à Lambaréné. L'hôpital est devenu une institution-phare dans le pays, voire sur le continent africain tout entier. Et si c'était la preuve que le principe éthique du eespect de la vie n'a rien perdu de sa valeur et de son impact et qu'il est bien toujours opérationnel ? Dans un univers désenchanté et en perte de repères, nos contemporains sont en quête de sens et donc aussi en recherche de grandes figures et d'exemples d'humanité : pour beaucoup de personnes sur les cinq continents, Albert Schweitzer, est et reste une de ces figures. (couv.). |
- ![]() Au Pays des jouets, Cent ans d'aventures est un voyage à travers les jouets dans l'univers de la chambre d'enfant de la fin du XIXe siècle jusqu'à nos jours. Mis en scène dans des décors spécialement construits pour ce livre, plus de 500 jouets, parmi les plus beaux et les plus rares d'une des plus grandes collections européenne, deviennent les acteurs de saynettes tour à tour cocasses, drôles, inquiétantes et poétiques. Ils renvoient aussi à l'imaginaire de l'enfant, à l'intimité de la chambre et du jeu, à la magie du simulacre. L'ensemble de ces photographies constitue un formidable condensé du XXe siècle : elles font écho à l'évolution de la société et des modes de vie, aux progrès techniques et aux découvertes scientifiques, ainsi qu'aux grands moments de l'histoire. Dans un texte inédit, Alberto Manguel nous raconte des histoires qui mêlent réel et imaginaire, vérité et fiction et nous invitent à un grand voyage ludique. Ce
livre onirique s'adresse aussi bien aux enfants qu'à tous ceux que
fascine le merveilleux du jeu et de l'enfance. (couv.).
![]() Homme de Loi par intérêt, homme d'Eglise par conviction, mais aussi pour vivre mieux, amoureux cynique, écrivain par plaisir, Antoine Furetière est l'un des premiers, en France, à avoir voulu faire de la littérature une profession. Son ambition le conduisit à l'" immortalité " académique; sa passion des mots le mena au scandale et, par son exclusion, au retour douloureux vers le sort des mortels. Mais les beautés curieuses de son dictionnaire lui valurent post mortem une immortalité plus réelle. Poète satirique et burlesque oublié, créateur négligé de l'Antiroman, il fut le premier encyclopédiste de la langue française, préparant l'esprit des Lumières et le regard critique de Pierre Bayle, qui sut reconnaître sa valeur.
- ![]() En 1932, Jean Paulhan écrit qu'un jeune homme désireux de s'engager politiquement n'a de véritable choix qu'entre Karl Marx et Charles Maurras : alternative inconcevable aujourd'hui, tant Maurras incarne à nos yeux une France du passé, haineuse et coupable. Comment, pourtant, occulter la vie et l'oeuvre de cet homme, sans lesquelles le XXe siècle demeure largement incompréhensible? Comment expliquer qu'il ait influencé des personnalités aussi différentes que celles de Charles de Gaulle, T. S. Eliot, Jacques Lacan, Philippe Ariès, Georges Dumézil? Tenter de comprendre la fascination qu'il exerça, est-ce nécessairement verser dans l'irrationalité antisémite qui entachait sa pensée? Car Maurras fut l'un des personnages les plus contrastés de cette France dorée et trouble de la Belle Époque et de l'entre-deux-guerres. Il y a le Provençal monté tout jeune à Paris, disciple de Frédéric Mistral et de Dante, dont les idées fédéralistes sont saluées à gauche comme à droite; il y a le héraut du royalisme, fondateur de l'Action française au tournant du siècle, défenseur du catholicisme, mais agnostique lui-même ; il y a le journaliste polémiste antisémite et antidreyfusard, hostile au nazisme dès 1923 ; il y a le critique littéraire, qui salua en Proust, auteur inconnu des Plaisirs et des Jours, un écrivain exceptionnel ; il y a le poète et prosateur, que Gide, Colette, Valéry et tant d'autres mettaient au pinacle de la littérature française. Il
y a aussi, bien moins connu, un Maurras bon vivant, épris des femmes
et nourri de culture antique. S'appuyant sur des correspondances, des documents
et des témoignages inédits, cette biographie propose un portrait
fouillé, qui raconte aussi l'une des époques les plus complexes
de l'histoire de France. (couv.).
![]() On
connaît la question posée par Montesquieu
: "Comment peut-on être persan?" C'est pour y répondre que
l'on tente ici de retracer "l'histoire
Ainsi, ceux qu'on appelle les Iraniens ne sont probablement pas apparus avant la fin du IIe ou le début du Ier millénaire avant J.-C. De même, le chiisme duodécimain, aujourd'hui à la base de la Constitution de la République islamique, ne s'est établi comme religion d'Etat qu'à partir du début du XVIe siècle. Après un rapide survol de la configuration physique du territoire, l'auteur retrace les principales étapes historiques de ce monde iranien aux multiples facettes. Parallèlement à l'histoire événementielle, quelques détours mettent en lumière des sites ou des monuments remarquables, des personnalités de l'art et de la culture des différentes époques. (couv.).
![]() Aucune intention ethnographique, philosophique ou sociologique dans ma démarche, déclare Carlos Freire au terme de ses 8500 kilomètres parcourus en terre berbère. « Un regard de passage. Lieux. Visages. Les berbères du Maroc étaient installés dans ce territoire avant l'arrivée des arabes. Ces gens des plateaux de l'Atlas, du Rif et du Moyen Atlas, sont nos contemporains. Leur vie, différente de la nôtre, dans le paysage magnifique qui encadre leur quotidien, existe dans un temps plus lent, plus contemplatif. Le point commun qui a permis nos rencontres a été la curiosité mutuelle autour de l'Autre, du visiteur dans leur cas, du maître de maison, dans le mien. Ce sont ces hommes et femmes des vallées et des montagnes du Maroc qui m'ont accordé généreusement et gracieusement un permis de regard pendant mes voyages dans le temps berbère. Ce
temps, c'est ce que nous proposons aux lecteurs de ce livre, avec mes photos,
les poèmes traditionnels berbères et le texte de l'écrivain
Driss Benzekri, lui-même d'origine berbère, et mon compagnon
dans ce livre : un voyage dans un temps berbère tissé de
rencontres et de regards en miroirs renversés.» (couv.).
![]() Les Celtes ne cessent de nous fasciner. Les Grecs et les Romains les considéraient comme des barbares. Au 19e siècle, on a vu en eux les ancêtres des Bretons, des Gallois et des Irlandais. Au 20e siècle, on en a fait tantôt les premiers Européens, tantôt les incarnations des traditions régionales. Barry Cunliffe tente de répondre à la question " Qui étaient les Celtes ? " Il met à contribution l'archéologie, l'histoire de l'art et des langues, les écrits antiques et les sagas médiévales pour identifier les peuples, les réseaux d'échanges, les ensembles de comportements et de croyances qu'on qualifie de celtes. Cette passionnante traversée des millénaires et du continent nous mène des communautés préhistoriques aux cultures aristocratiques d'Europe centrale, de la façade atlantique en Anatolie, des bouleversements des temps homériques à ceux du premier Moyen-Age. (couv.). |
- ![]() Un dictionnaire amoureux? L'amour peut-il vraiment s'épeler de A à Z ou, lorsqu'il s'agit d'un dictionnaire amoureux de la Grèce, d'alpha à oméga? Qu'auraient dit en leur temps Artémise, Aphrodite, Cléopâtre, Ismène et Théodora si je leur avais murmuré : vous êtes l'alpha ou vous êtes l'oméga de ma vie? J'imagine déjà leur rire olympien! Et pourtant, depuis que j'ai entrepris l'écriture de ce dictionnaire, j'ai rarement éprouvé un tel plaisir à construire, inventer un livre en choisissant amoureusement les mots qui lui conviennent. A l'inverse de l'essai, du récit ou du roman, le dictionnaire n'implique aucune continuité dans son parcours et l'on peut parfaitement - ce qui fut mon cas - rédiger un texte sur Pégase sans être obligé pour autant de continuer par Périclès! Ce type de livre procure donc une liberté à la fois totale et révélatrice. Totale dans la mesure où l'on est seul juge des mots à dire - ou en l'occurrence à écrire - et libératrice en cela qu'il permet de s'attarder sur des mots inconnus, oubliés, voire intimes et d'éviter, de refuser tout sujet stéréotypé, tout guide académique ou parcours universitaire. Cela devient et cela est un inventaire personnel, c'est à dire subjectif, de lieux, thèmes, objets, personnages réels ou légendaires, êtres et amis aimés. Il y a donc fatalement des absences qui ne sont pas des manques puisqu'elles sont volontaires et des présences inattendues. En
conclusion, je dirai que le principe du dictionnaire m'a permis de revisiter
la Grèce et ma mémoire d'une façon totalement neuve.
Pour moi, un tel ouvrage n'est pas fait de mots disant la vie, mais de
vie traduite par des mots. (couv.).
![]() Sous la forme d'entretiens avec deux universitaires qui l'interrogent sur son parcours, René Girard livre ici les principales étapes de son autobiographie intellectuelle. Il évoque l'accueil de son oeuvre en France et dans le monde, réplique à certaines critiques, et propose de nouveaux développements de sa pensée, à propos de l'Inde védique ou contre la thématique commune du retour du religieux. Ces entretiens complètent l'ouvrage publié en janvier et constituent une introduction remarquable à la pensée de René Girard. (couv.).
- ![]() Au début du XIXème siècle, Hegel a constaté que, dès qu'il s'agit de la connaissance, nous évoluons dans un étrange paradoxe. D'un côté, en effet, on se méfie de «l'intelligence» en déclarant qu'il faut vivre et non «intellectualiser» la vie. D'un autre côté, on affiche son doute à propos de tout en déclarant qu'il faut n'être dupe de rien. On a tendance, autrement dit, à nourrir un sentiment naïf, voire «fleur bleue», à l'égard de la vie, sur fond de scepticisme. Comment ne pas voir qu'il y a là une contradiction difficilement soutenable? S'il convient de douter de tout, pourquoi ne pas douter aussi de la vie? Et s'il convient de croire en la vie, pourquoi douter de tout? Au
XVIIe siècle, Descartes constatait que
l'on a toujours assez d'intelligence pour
critiquer l'intelligence et ainsi refuser d'apprendre. En revanche, on
en a soudain moins pour se forcer à devenir plus intelligent et
apprendre.
Si
le lecteur cherche dans ce livre des arguments pour justifier l'idée,
malheureusement trop présente parfois, que l'intelligence est un
fardeau, qu'il sache qu'il ne les trouvera pas. En revanche, s'il est d'accord
pour nous suivre dans un questionnement sur les moyens de la connaissance,
son sens, ainsi que les rapports qu'elle peut avoir avec la vie, alors
cheminons ensemble afin de sourire à ceux qui tentent de nous convaincre
qu'il ne faut pas trop réfléchir pour bien vivre. L'intelligence
rend toujours la vie plus légère comme le prouve ce nouvel
opus de Bertrand Vergely qui invite à une véritable tentation
du savoir. (couv.).
![]() Un livre d'introduction à la philosophie s'adressant autant aux lycéens qu'à leurs parents. Une semaine de philosophie introduit à la philosophie en 7 jours de la semaine et 7 questions qui sont à la fois des sujets de dissertation de style bac et des questions incontournables pour chacun d'entre nous. Lundi : Pourquoi la beauté nous fascine-t-elle? Mardi : Faut-il respecter les lois? Mercredi : Qu'apprend-on vraiment à l'école?... Dans un style alerte et clair, et en empruntant de nombreux exemples à l'actualité, Charles Pépin délivre pour chacune de ces questions à la fois un modèle de dissertation et une réflexion originale. Un outil précieux pour les élèves de terminale. (couv.).
![]() À la tête d'une expédition militaire, Bonaparte emmène avec lui en Égypte une «commission des sciences et arts» composée de quelque cent soixante techniciens civils, ingénieurs et savants, dont Gaspard Monge, Claude L. Berthollet, Étienne Geoffroy Saint-Hilaire et Joseph Fourier pour les plus connus. Héritière de celles qui viennent d'inventorier en Belgique et en Italie les objets à rapporter en France, cette commission se rattache surtout à la tradition des grandes expéditions maritimes qui, depuis Bougainville et Cook, embarquent naturalistes, savants ou dessinateurs, ainsi qu'ingénieurs géographes et astronomes. Mais l'échelle sans précédent est à la hauteur d'un projet à la fois savant et colonial, avec des interprètes, des imprimeurs publiant en langues locales, des chefs d'ateliers mécaniques... De leurs travaux et de ceux de militaires qui participent à l'exploration scientifique du pays naissent l'ouvrage monumental Description de l'Égypte (1809-1822), véritable encyclopédie des connaissances acquises sur l'Antiquité pharaonique et gréco-romaine, l'histoire naturelle et la société égyptienne de l'époque, et la carte de l'Égypte (1826). L'inventaire et la conquête du monde vont désormais de pair. (couv.).
![]() Entre le 15e et le 17e siècle, les femmes représentent 80% des condamnés au bûcher pour sorcellerie. Dans les traités de démonologie, on explique que c'est par le coït avec le Diable que s'obtiennent les pouvoirs de la sorcière. La démonologie, doctrine sur le démon, est élaborée par inquisiteurs et magistrats, à partir des récits de sorcières qui décrivent - sous la torture - leurs activités avec Satan : accouplement, 'baiser au cul du Diable', cuisson des bébés, sabbat et nous font pénétrer dans un univers grouillant de crapauds, de 'boucs puants', etc. Cette représentation traduit une peur face au fantasme d'une autonomie des femmes et la volonté, dans cette gestation de l'Etat moderne, de le construire au masculin. Ce ne sont pas les Lumières qui mettront fin à ces persécutions : les sorcières disparaissent quand on n'a plus besoin d'elles, quand les femmes sont bien encadrées par la législation, 'sous tutelle'. Mais à partir de la Révolution, l'Etat laïcisé récupère à son profit la toute puissance du Diable, sous forme de la 'Raison d'Etat'. Avec la féminisation croissante du politique, est-ce la fin du Diable ou le retour des sorcières? (couv.). |
- ![]() Le
Lazarillo de Tormes et le Buscon de Quevedo
sont des œuvres majeures de l'une des productions les plus remarquables
du Siècle d'or espagnol : le roman picaresque.
Le genre picaresque, en général, a marqué la littérature
hispanique, mais a eu aussi, une influence dans toute l'Europe.
Voilà un genre dont la place dans la littérature espagnole
est importante. Le picaro - ou son homologue féminin - est
une figure remarquable que l'Espagne a
léguée à la littérature universelle, à
l'instar de Don Quichotte, Don
Juan ou la Célestine. C'est
un personnage attachant, séduisant alors qu'il devrait inspirer
de la répulsion, fascinant, produit d'une époque où
misère et pauvreté affectaient une société
figée. Il est aimable, dynamique, astucieux et plein de vitalité.
Le roman picaresque, reflet d'une société, est le roman des
pauvres et des mendiants
![]() Fascinant
panorama d'une des plus importantes périodes de l'histoire occidentale,
le Dictionnaire de la Renaissance italienne, sous la direction de
J. R. Hale, présente plus de 700 entrées consacrées
aux domaines suivants : peinture,
scuplture,
architecture, littérature,
musique,
science,
religion,
érudition et philosophie, centres
historiques, histoire et politique, histoire sociale et économique,
voyages et découvertes.Rédigé par de grands spécialistes
et illustré de nombreuses reproductions d'oeuvres majeures ainsi
que de cartes, d'arbres généalogiques et d'un tableau chronologique,
cet ouvrage constitue un précieux et indispensable outil de référence.
(couv.).
![]() Science
et magie : ces deux notions antagonistes dans
notre culture contemporaine cohabitent, se chevauchent jusqu'à se
confondre parfois au Moyen Age et à
la Renaissance. A ces deux termes aux
contours apparemment si tranchés, on peut substituer ceux de connaissance,
de description, de création voire d'action, qui permettent d'embrasser
et de parcourir l'éventail de savoirs et de procédures trouvant
leur pleine expression dans les arts figuratifs. Ceux-ci ne se limitent
pas simplement à illustrer ou à transmettre des textes qui
livreraient la clef de leurs significations. Ils constituent le terrain
même de l'actualisation et de l'accomplissement de ces démarches
scientifiques et magiques, la plate-forme de leurs échanges et de
leur mise en tension. Léonard de Vinci est
la figure emblématique et tutélaire de cette réflexion
: il s'attache à une description attentive des moindres phénomènes
physiques et à la conception de machines, tout en conférant
à son travail artistique une dimension démiurgique, par l'exploration
graphique de la matière première du chaos, des paysages primordiaux
et des mystères de la nature en gestation, et par l'engendrement
tout aussi artistique des formes qu'en extrait son esprit. Les actes de
ce colloque, organisé à Paris en 2002, réunissent
ainsi un faisceau de points de vue où astrologie,
magie
(talismans, nigromancie, divination),
alchimie,
cabale,
histoire
naturelle et arts mécaniques sont convoqués en regard
d'un grand nombre de réalisations artistiques dont l'analyse se
trouve sensiblement renouvelée, tant sous l'angle philologique de
leurs sources que sous celui de leur contextualisation et de leur interprétation,
où l'instrumentalisation politique le dispute à des enjeux
plus théologiques ou philosophiques, littéraires ou esthétiques.
(couv.).
![]() A l'heure
où les expositions et la mise en scène spectaculaire du patrimoine
attirent un public toujours plus nombreux, Roland Recht professeur au Collège
de France, nous alerte sur les défis et les dérives auxquels
est confronté l'historien de l'art. Cette passion consumériste
ne révélerait-elle pas les lacunes de l'enseignement de la
République? Face aux injonctions de rentabilité, Roland Recht
dans un dialogue avec Claire Bartikon, analyse sa place et sa marge de
manœuvre. Formulant des propositions pour une éducation du regard,
il est convaincu que l'histoire de l'art a un rôle à jouer
dans la transmission de nouveaux ferments de cohésion nationale.
(couv.).
![]() Le
joaillier
Cartier possède une exceptionnelle collection de bijoux,
de montres, de pendules et d'accessoires qui regroupe près de 1
200 pièces au total. Pour l'exposition au Vitra Design Museum de
Berlin
en 2002, Cartier a demandé au grand maître du design italien,
Ettore Sottsass, de choisir 200 objets et d'assumer la direction artistique
de l'événement. «Je ne me soucie absolument pas de
l'importance sociale des pièces ou de leur valeur matérielle.
Mon choix est fondé sur les couleurs et la qualité du design»,
dit Ettore Sottsass. Les bijoux - diadèmes, broches, colliers, bagues,
bracelets mais aussi étuis de cigarettes et stylos - sont conçus
comme des temples, et révèlent un regard unique et fascinant
de l'univers poétique de Cartier. Ce volume rassemble des textes
d'Eric Nussbaum, de Mateo Kries, d'Aleksander von Vegesack et un entretien
exclusif avec Ettore Sottsass par Marie-Laure Jousset.(couv.).
![]() Voici
l'aventure tumultueuse du vin depuis l'Antiquité.
Mettant à profit sa connaissance de vignobles aussi divers que ceux
de la Géorgie, des pentes du Vésuve,
des hauteurs du Golan ou des coteaux de Champagne,
l'auteur analyse l'évolution du vin à travers les civilisations
qu'il a accompagnées, les mythes qu'il
a fait naître, les croyances qu'il a suscitées, l'économie
et les techniques qu'il a développées et les hommes qui lui
consacrèrent leur vie. Recherche des origines du vin, de son élaboration
à travers les âges et du goût qu'il avait chez les Égyptiens,
les Grecs ou les Romains,
ce livre est un véritable travail d'archéologue et d'historien.
Hugh Johnson nous dit la fascination du vin sur l'homme et le rôle
de l'Église dans son implantation en Occident,
la recherche de la qualité, la naissance des grands vins, les progrès
de l'oenologie, les drames de la viticulture, les nouveaux vignobles en
Californie et en Australie... Sans oublier la question des vins que nous
boirons demain. Une histoire du vin et du goût, du plaisir et d'un
art de vivre. (couv.).
et rééditions en poche
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Quelques
convulsions du monde contemporain
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