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- ![]() L'histoire
de l'humanité n'est pas seulement celle de son développement
technique ou de ses "progrès" en tous
genres, ni même celle de ses institutions et de ses révolutions.
Elle est aussi l'histoire des folies collectives qui ont permis ce développement
et ces institutions. (couv).
Dans cet essai consacré à Rousseau, Cassirer (1874-1945) met en lumière le paradoxe central de la pensée du philosophe genevois : "comment le mal et le péché peuvent-ils être imputés à la nature humaine, si celle-ci, dans sa constitution primitive, est libre de tout mal, de tout péché, s'il n'y pas eu de corruption radicale?" Une analyse rigoureuse des textes, nourrie par une grande érudition, permet à l'auteur de développer cette interrogation en montrant comment, chez Rousseau, la nature sociale de l'homme est ce qui rend compte tant du mal que d'une possibilité de salut qui se situe dans l'horizon du politique. La préface de Jean Starobinski souligne la nouveauté de cette lecture, qui fait de Rousseau, concevant l'ordre politique et moral comme un ordre autonome, le grand précurseur de notre modernité. (couv). |
- ![]() L'histoire ne cesse de s'accélérer nous dit-on. Il est vrai qu'aujourd'hui, cinq années représentent une éternité. Suffisamment eu tout cas pour entrevoir un événement comme le 11 septembre avec discernement. Du moins peut-on l'espérer. Car le "11 septembre" est l'une de ces dates qui, comme le "14 juillet", se suffit à elle-même tant l'empreinte sur l'imaginaire collectif est profonde. Une date qui a marqué son époque : c'était "la fin de l'âge de l'innocence", celui de la "guerre des civilisations" ou encore de la "fin de l'histoire". Le monde, nous en étions persuadés, avait changé ce matin-là. Mais quel monde? Difficile de le dire puisque, depuis la chute de l'URSS en 1991, nous naviguions dans le brouillard avec un soi-disant "nouvel ordre mondial" que personne n'arrivait il définir. Quel (autre) monde était né sur les décombres de cette guerre froide que l'on commençait à regarder avec nostalgie? Les théories abondaient mais le brouillard persistait. Sommes-nous en mesure aujourd'hui d'y voir plus clair sur la manière dont les choses ont évolué depuis ce 11 septembre 2001 et dans quelle direction elles semblent s'orienter. Cet ouvrage est une invitation au décryptage d'une réalité trop souvent décalée par rapport aux discours des uns et des autres. Décryptage au cours duquel nous espérons pouvoir distinguer ce qui, entre discours et réalité, correspond à l'environnement qui est le nôtre, sachant que notre perception du monde détermine aussi dans une grande mesure la manière dont nous façonnerons notre avenir. (couv). |
- ![]() Que
veut dire " s'informer " à une époque où l'information-spectacle
domine les bulletins de nouvelles? Fait-on place à tous les points
de vue susceptibles de permettre aux citoyens de prendre des décisions
éclairées en regard de la politique étrangère
des Etats-Unis? Quel est le poids réel
de la télévision en cette matière? Cet ouvrage offre
des pistes de réflexion pour répondre à ces questions,
en s'intéressant notamment au développement des liens unissant
les médias et le gouvernement américains, aux interactions
entre ces acteurs et l'opinion publique et aux explications données
par des politologues et des spécialistes en communication concernant
l'influence de la télévision en politique étrangère.
L'auteure tente également de comprendre pourquoi, malgré
la persistance du mythe de l'effet CNN, cette influence est largement tributaire
des intérêts économiques des grandes entreprises médiatiques
et de la volonté politique de la Maison-Blanche. (couv).
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