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Juin 2006
En vitrine

Michael LaChance, Capture totale, Matrix, mythologie de la cyberculture, Presses de l'université Laval, 2006.
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A partir de quelques films cultes du cinéma de science-fiction et des jeux vidéo, à partir d'une réflexion philosophique sur la contestation de la réalité par les nouveaux régimes de l'image, Capture totale: Matrix, mythologie de la cyberculture observe l'émergence d'une mystique du calcul qui se transforme en cauchemar eugénique. La technologie, d'abord instrument de surveillance et de contrôle, devient une religion lorsque la recherche de la réalité nous fait plonger dans de nouveaux imaginaires de la connectivité. Lorsque le réel est devenu un cinéma permanent dont les cerveaux sont les écrans, il semble que la seule issue possible soit la dissolution dans le flux numérique. Autre issue envisageable: un cyber-terrorisme qui cible les grandes corporations, une rébellion tous azimuts contre l'Etat dénoncé comme illusion. Chaque génération aura posé la question à sa façon, à l'occasion d'un ouvrage philosophique ou d'un roman : et si notre réalité n'était qu'une illusion? Aujourd'hui nous rencontrons cette interrogation au cinéma et dans les productions de la cyberculture (jeux vidéos, arts technologiques, etc.). En prenant appui tout particulièrement sur la trilogie Matrix, cet ouvrage dessine les contours de la nouvelle mythologie de notre temps, celle qui relie nos expériences de la simulation et une connectivité infinie. (éd.).


Marcus du Sautoy, La symphonie des nombres premiers, Eloïse d'Ormesson, 2006.
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Les nombres premiers donnent l'impression d'apparaître au hasard dans la suite des nombres entiers. Depuis des siècles, les mathématiciens s'échinent à en percer le secret. S'appuyant sur les arcanes de ce mystère, du Sautoy traite la question en détective. Sa Symphonie des nombres premiers se lit comme un polar qui débuterait en 1859, lorsque Riemann formule une hypothèse selon laquelle l'apparition des nombres premiers suivrait la partition d'un orchestre mathématique. Mais Riemann laisse sa thèse inachevée. (couv.).


Luciano Canfora, La démocratie, histoire d'une idéologie, Seil, 2006.
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Voici un livre qui ne manquera pas de soulever des controverses. La Grèce, dit-on, a inventé la démocratie. Lieu commun, répond Luciano Canfora, et qui ignore totalement le fait qu'aucun auteur athénien ne célèbre la démocratie... Dès lors, le lecteur est guidé dans un parcours de l'histoire européenne qui, de l'Antiquité à l'ère des révolutions, de la Troisième République à la révolution russe, de l'ère du fascisme à la chute du mur de Berlin, ne cesse d'interroger la démocratie, ses masques et ses dérives : le suffrage universel est-il aussi démocratique qu'on le croit? Qui détient vraiment le pouvoir dans les démocraties? Enfin, à l'ère des médias, n'est-il pas temps d'inventer une nouvelle forme de démocratie? (couv.).


Raymond Thomas, Histoire du sport, PUF (Que sais-je?), 2006.
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La signification du sport varie dans le temps et dans l'espace. Les jeux, les activités physiques de délassement pratiquées par un groupe social, font partie intégrante des manières de vivre et de penser d'une société. Leur sens et les valeurs qui y sont attachées ont beaucoup évolué au fil des civilisations. Analyser le phénomène sportif conduit à en appréhender les dimensions idéologiques, culturelles, économiques comme politiques. De l'Antiquité à nos jours, cet ouvrage nous montre comment le sport est le reflet de la société tout en participant à son évolution. (éd.).

Ernst Mayr, Après Darwin (la biologie, une sicence pas comme les autres), Dunod, 2006.
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Le biologiste Ernst Mayr nous livre ses réflexions sur quelques questions importantes : Pourquoi les organismes vivants ne peuvent-ils être assimilés à des machines complexes? Comment les humains ont-ils évolué?· Qu’avons-nous appris de plus depuis Darwin? Sommes-nous de simples enveloppes de « gènes égoïstes »? Pourquoi n’avons-nous pas encore pu communiquer avec des extraterrestres?… Rédigé avec rigueur et passion, ce livre synthétique s’adresse à tous ceux que les mystères de la vie interpellent. 

Sommaire : Sciences et Science. L'autonomie de la biologie. Téléologie. Analyse ou réductionisme? L'influence de Darwin sur la pensée moderne. Les cinq théories de l'évolution de Darwin. Maturation du Darwinisme. Sélection. Les révolutions scientifiques de Thomas Kuhn existent-elles en biologie? Un autre regard sur la question de la spéciation. L'origine des hommes. Sommes-nous seuls dans l'Univers? 


Gérard Lambert, La légende des gènes, anatomie d'un mythe moderne, Dunod, 2006.
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Cette nouvelle édition, enrichie du récit des dernières avancées en biologie moléculaire et des anecdotes qui les ont accompagnées, retrace l’histoire de la génétique et de ses découvreurs.

L’auteur rappelle, en les remettant parfois en cause, comment se sont constitués les grands principes de la biologie moderne. Prenant le contre-pied du «-tout ADN-», il dénonce l’idée dominante et réductrice selon laquelle le génome conditionnerait seul l’identité intangible de chaque individu et régirait le fonctionnement des organismes vivants.

En replaçant les faits dans leur contexte historique, socio-économique et politique, ce livre nous permet de comprendre les enjeux qui se cachent derrière les promesses et de mieux aborder les débats sur les biotechnologies, qui comptent parmi les préoccupations majeures du XXIe siècle. (couv).


Gérard Chazal, Les femmes et la science, Ellipses, 2006.
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Un constat : les filles sont beaucoup moins nombreuses à s'engager dans des études scientifiques, les femmes moins nombreuses dans les carrières liées aux sciences. Cela est-il le fait d'une "nature féminine" qui serait incompatible avec les sciences ou bien le résultat d'une violence faite aux femmes depuis des siècles leur interdisant l'accès au savoir, les confinant dans des tâches subalternes, les enfermant dans le soin du ménage et des enfants? L'auteur a tenté dans cet ouvrage de montrer qu'il a
existé une véritable discrimination vis-à-vis des femmes quant à la possibilité qu'elles participent à la constitution des savoirs. Pire, il y eut dans l'histoire de très grandes figures de femmes scientifiques mais on a trop souvent occulté leur nom et leurs apports. Elles ont ajouté à leur génie de savantes le courage de leur lutte pour s'imposer dans un monde masculin des sciences. C'est donc à un tableau de ces femmes remarquables que ce livre est consacré, à leurs apports éminents aux savoirs de l'humanité, aux obstacles culturels, idéologiques et sociaux qu'elles ont dû vaincre. Depuis Hypatie assassinée sur les pavés d'Alexandrie par les fanatiques chrétiens à Lise Meitner injustement privée de prix Nobel, en passant par la Marquise du Châtelet et Marie Curie, ce livre se veut une rapide histoire qui rende justice aux femmes en sciences. En astronomie, en mathématiques, en physique, en chimie, en biologie, en médecine, elles ont été sur tous les fronts de la recherche, pionnières dont il est peut-être temps de sortir les noms de l'oubli en rappelant ce que furent leur vie, leurs combats et leurs succès. (éd.).



François Dagognet, Une introduction à la métaphysique, Les empêcheurs de tourner en rond / Synthélabo, 2006.

Salima Ait Mohamed, La cuisine égyptienne, Autres temps, 2006.

Revue Dada, Les arts premiers, Mango, 2006.

Daniel Puiboube, Un siècle d'automobile en France, Sélection du Reader's Digest, 2006.

Luca Mozzati, l'Art de l'Islam, Mengès, 2006.
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Cordoue, Fès, Kairouan, Le Caire, Jérusalem, Damas, Bagdad, Istanbul, Samarkand, Delhi. Ces villes mythiques hantent nos rêves d'aventure. Elles nous semblent étrangères et lointaines, elles sont si proches, pourtant. Elles appartiennent au Patrimoine de l'Humanité et à la grande famille de la civilisation occidentale. Elles transcendent les querelles religieuses par la Beauté, dédiée au Dieu unique des Ecritures. Les coupoles bleues d'Ispahan, les "zelliges " de Boukhara, les plafonds en dentelle de l'Alhambra de Grenade, les délicats panneaux de marbre marqueté du mausolée d'Agra (Inde) sont autant de témoignages de la puissance et du rayonnement des califes, sultans ou khans. La source d'inspiration de l'Art en Terre d'Islam, c'est le Coran, parole divine dictée au prophète Mahomet par l'archange-Gabriel. Fondement d'un nouvel universalisme, il féconde la création, du nord de l'Inde à l'Andalousie. Il souffle cette façon singulière de placer la géométrie et la calligraphie au centre de la structure et de la décoration. Pour la plus grande gloire de Dieu. Pour faire douter le mécréant forcené face à tant de merveilles. Mais les hommes qui mettent en œuvre cet art (musulmans, chrétiens, juifs, voire hindouistes) s'éclairent de leurs géographies si diverses, des matériaux locaux, des mythes antéislamiques. Comment ignorer la trace de Zoroastre en Perse, l'empreinte gréco-romaine en Turquie ou encore l'ombre de Shiva dans l'art des Grands Moghols? C'est à un voyage initiatique que nous convie Luca Mozzati, souvent au galop du pur-sang arabe, parfois dromadaire nonchalant. Les milliers de kilomètres sont parcourus par la magie des images selon un itinéraire historique et géographique, délimitant les spécificités et soulignant les parentés; (éd.).


Nathalie Bertrand et al, L'Orient des architectes, Publications de l'Université de Provence, 2006.
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Au XIXe siècle, à l'instar des peintres et écrivains, le voyage en Orient des architectes devient un "rituel". De la fin du XVIIIe siècle jusqu'au XXe siècle, on assiste à une évolution de l'esprit du voyage. La curiosité ethnographique n'est plus la seule préoccupation des artistes et les recherches plastiques motivent les séjours. Les formes architecturales sont le reflet de cette mutation, passant de la citation directe à la libre interprétation. Souvent l'architecture orientaliste est l'œuvre d'architectes qui n'ont jamais fait le voyage. L'inspiration n'est pas directe et l'Orient imaginé est aussi prétexte à l'invention de formes nouvelles. Mais nombreux sont les architectes du voyage... Durant tout le XXe siècle, l'Orient dans ses vastes limites géographiques est une source d'inspiration et également un nouveau potentiel urbain et architectural. Ces rencontres se proposent de mieux comprendre les échanges et les influences sur les programmes et styles architecturaux. (couv.)



Bartolomé Bennassar, La guerre d'Espagne et ses lendemains, Perrin, 2006.
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Pourquoi un nouveau livre sur la guerre d'Espagne? Parce que, depuis vingt ans, des archives sont devenues accessibles. Parce que de nombreux témoins directs de la tragédie, espagnols ou étrangers, ont versé leurs pièces au dossier. Parce qu'une synthèse est devenue indispensable pour intégrer les apports considérables des historiens et des nombreuses monographies qui ont renouvelé les aspects régionaux du conflit. 

Entre analyse générale, parcours individuels et force des archives ou des témoignages, ce livre constitue une somme autant qu'un récit passionnant. (couv.).

Mayvonne Miquel, Aliénor d'Aquitaine, la reine adultère (roman), Ramsay, 2006: 
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Au printemps 1152, l'énergique et sensuelle Aliénor est une riche héritière de vingt-huit ans. La dissolution de son mariage avec Louis VII vient d'être prononcée. Epouse insoumise, Aliénor s'était en effet éprise de son oncle lors de la deuxième croisade. Car Aliénor n'écoute que son cœur. Et, cette fois, elle est tombée sous le charme d'un séduisant rouquin de dix ans son cadet, Henri Plantagenêt. Il sera son " Lancelot ". Elle le rêve en éternel vainqueur prêt à tout pour conquérir la couronne d'Angleterre. Ses attentes ne seront pas déçues. Mais elle ignore qu'il lui faudra payer très cher les succès de son roi. Elle se heurte bientôt à la soif de pouvoir et au cynisme d'Henri, qui n'hésite pas à la trahir. 

De son côté, Aliénor ne sera pas en reste : elle soulève son duché contre le roi et bientôt ses fils contre leur père. Mais au cours d'un de ses voyages, malgré son déguisement de page, l'impétueuse Aliénor se fait arrêter. Henri la retiendra prisonnière dans un couvent pendant onze ans... Reine de France, puis du puissant royaume d'Angleterre qui s'étend d'Edimbourg à Bayonne, mère de dix enfants, dont cinq souverains, Aliénor d'Aquitaine forgea avec audace sa destinée. Inspiratrice de la Magna Carta, la première constitution au monde, voyageuse impénitente, elle fut sans nul doute une femme politique d'importance dans notre histoire. Un récit épique, qui témoigne aussi du comportement étonnamment libre et aventureux d'une femme hors du commun au Moyen Age. (couv).


Juliette Benzoni, Des maris pas comme les autres, Bartillat, 2006.
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Des maris insolites, illustres dans l'Histoire, de toutes natures et de tous genres. Des bons, des méchants, des drôles, des affreux, des navrants... Certains célèbres comme Du Guesclin, éternel absent, et d'Artagnan, marié à une terrible bigote. Peu importe leur place dans l'Histoire, c'est de leur qualité d'époux qu'il est question dans ce livre. Ils s'y montrent aussi différents qu'ingénieux. Les tragiques, les assassins, les brutes, les bigames, les trompeurs et les trompés, les bizarres, ainsi que les modèles... Juliette Benzoni nous guide dans une joyeuse et cruelle galerie de maris pas comme les autres. (couv.).


F. Gallix, V. Guignery et, al., Récits de voyage et romans voyageurs (aspects de la littératire contemporaine en langue anglaise), Publications de l'Université de Provence, 2006.
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Les articles qui composent ce recueil abordent la question de la porosité générique de la littérature de voyage et s'interrogent sur les interactions éventuelles entre récits de voyage et romans qui intègrent des voyages ou "romans-voyageurs". Les ouvrages étudiés empruntent tant au récit qu'au roman, et mettent en évidence la multiplicité des formes du discours du voyage. Lawrence Durrell et Bruce Chatwin brouillent les normes génériques et redessinent les contours du récit-roman de voyage, tandis que des romanciers contemporains tels que Angela Carter, Joseph O'Connor V. S. Naipaul ou Ian Rankin intègrent le discours du voyage, de l'errance, de l'égarement ou de l'exil dans leurs romans et se jouent des frontières et conventions en un mouvement général de ré-enchantement de la littérature et de ses codes. L'ouvrage se conclut par un voyage vers la Tasmanie par le biais du désormais célèbre English Passengers dont l'auteur, Matthew Kneale, retrace la genèse. (couv.).

François Gilbert, Légionnaires et auxiliaires du Haut-Empire romain, Errance, 2006.

Sur la base d'une documentation toujours plus large est née récemment la reconstitution historique, appelée aussi Histoire Vivante. Elle est devenue une auxiliaire reconnue de l'étude historique et archéologique. L'Histoire Vivante permet de mieux comprendre la vie dans son quotidien en revivant dans les mêmes conditions, avec les mêmes costumes et le même armement que ceux 


qui les portèrent. Les membres de l'armée romaine, à l'époque de sa domination incontestable sur le monde qui durera trois siècles, furent équipés d'armements très différents. Légionnaires et auxiliaires possédaient une panoplie extrêmement variée d'armes et de costumes qui évoluèrent sans cesse avec le temps. Très loin des images du péplum ou de la bande dessinée, les combattants de la seule armée qui contrôla tous les pays du pourtour méditerranéen se révèlent dans leur efficacité et leur variété. (couv.).
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