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Avril 2007
En vitrine

Clémentine Portier Kaltenbach, Histoires d'os et d'autres illustres abattis, Jean-Claude Lattès, 2007.
 2709628309

Même morts nos grands hommes ne sont pas tranquilles! A peine refroidis, leurs cheveux, leurs dents, le moindre de leurs os font l'objet d'un commerce insolite, d'une spéculation effrénée. Clémentine Portier-Kaltenbach, en véritable détective, en historienne légiste, a mené une enquête passionnante sur le destin de ces reliques dont la possession suscite tant de convoitise. Quel chemin mystérieux le corps de Descartes a-t-il suivi avant de trouver la paix dans l'église Saint-Germain-des-Prés? En quoi la barbiche de Richelieu prouve-t-elle l'authenticité de son crâne? Qu'en est-il des vestiges des héros entrés par la grande porte du Panthéon - Mirabeau, Marat... - et sortis en toute discrétion par la petite? Qu'a-t-on découvert en ouvrant les cercueils de Voltaire et Rousseau? Et Napoléon, y a t-il un mystère des Invalides? Sans oublier les énigmes qui entourent la côte de Jeanne d'Arc, la jambe de Catherine de Médicis, les dents de Louis XIV, le cœur de Louis XVII... et surtout le fabuleux reliquaire de Vivant Denon dont le contenu défie l'imagination! Ce sont ainsi des épisodes - des morceaux - de l'histoire de France, inconnus, saugrenus, surprenants qui surgissent du passé non pas comme des fantômes mais comme la preuve que les destins exceptionnels continuent à vivre dans notre présent.  (couv.).


Georges Bordonove, Talleyrand, Pygmalion, 2007.
9782756401201

Prodigieux Talleyrand qui, avec Napoléon, marqua d'une empreinte ineffaçable l'une des périodes les plus tourmentées de notre histoire! Né sous Louis XV, mort sous Louis-Philippe à 84 ans, il connut huit régimes, six souverains et fut six fois ministre des Affaires étrangères, ne rentrant dans l'ombre que pour resurgir en pleine lumière. Doué d'un flair infaillible, il faisait et défaisait les rois, les abandonnant dès qu'ils s'abandonnaient eux-mêmes. Son duel avec Napoléon (le diplomate contre le conquérant), son action, ses choix répondaient à l'idéal de liberté et de paix qu'il avait hérité du Siècle des Lumières. Intuitif, visionnaire, ayant "de l'avenir dans l'esprit", il prédit l'actuelle fédération européenne, la montée en puissance de l'Amérique, les dangers du panslavisme. Au Congrès de Vienne, il sauva la France du démembrement. Premier diplomate de son siècle, il fut aussi le dernier grand seigneur par son élégance et son faste. Sphinx de la politique, il fut à la fois l'acteur et le témoin impassible des événements de son époque. (couv.). 


Georges Minois, La Rochefoucauld, Tallandier, 2007.
2847342788

Prince de Marcillac jusqu'à la mort de son père en 1650, François VI, duc de La Rochefoucauld (1613-1680), a attaché son nom presque exclusivement au recueil de Maximes publié anonymement pour la première fois en 1664. Ce très grand seigneur s'est pourtant signalé par bien d'autres faits. Faits d'armes d'abord, puisqu'il sert le roi Louis XIII dans le Piémont dès 1629, et deviendra sinon un fin tacticien, du moins un vaillant guerrier, qui s'illustre en Flandre contre les Espagnols en 1646. Faits politiques ensuite, puisque sous la minorité de Louis XIV il prend une part active à la Fronde au côté de son ami et patron le prince de Condé, et dans l'étroite proximité de la duchesse de Longueville, qui fut sa tendre amie, peut-être son seul amour. En 1652, lors du fameux combat du faubourg Saint-Antoine si bien raconté par Alexandre Dumas, il perd un œil. Réconcilié avec Mazarin, puis avec le jeune Louis XIV dont son fils devient favori, il se retire des affaires, séjournant alternativement sur ses terres poitevines et à Paris. Il dicte alors ses Mémoires, brefs et précis, puis se découvre un talent pour ciseler, à l'antique, des aphorismes percutants, voire cyniques, qui formeront le recueil des Maximes. C'est qu'il fréquente assidûment les salons précieux, où jansénistes, libertins et femmes d'esprit se rencontrent. Mme de Sablé, Mme de Sévigné, surtout Mme de La Fayette, deviennent de très proches amies. Fort de son expérience des hommes et des choses, observateur implacable des pensées et des comportements, s'entourant de conseils et de lecteurs avertis, le désormais vieux duc, perclus de rhumatismes, élabore ainsi, presque malgré lui, une œuvre qui l'installe parmi les plus grands moralistes et écrivains de l'histoire. (couv.).



A.Dunois et R.Berthier, Michel Bakounine, Libertaires, 2007. 9782914980449
G. Liiceanu, Cioran, Michalon, 2007. 9782841863716

N. Vanfasse, Charles Dickens : entre normes et déviance, Presses de l'université de Provence, 2007.
9782853996686


Claudine Pailhes, Gaston Phébus, le prince et le diable, Perrin, 2007.
 2262023557

Rarement seigneur médiéval aura été aussi populaire. Peut-être parce que, sans être ni prince ni roi, Gaston III de Foix, dit Fébus (ou Phébus) se comporta en seigneur fastueux et sut s'imposer comme un interlocuteur de poids dans le contexte périlleux de la guerre de Cent Ans. La dernière biographie date d'il y a plus de 30 ans. (couv.).


Dominique Barthélémy, La Chevalerie, de la Germanie antique à la France du XIIe siècle, Fayard, 2007.
2213622841

Depuis que cette institution a disparu, les historiens peinent à définir et à décrire ce qu'est un chevalier au cours du Moyen Age «classique». Est-ce un guerrier assez riche pour s'offrir une monture, est-ce un seigneur qui non content de posséder la terre, s'arroge la force de coercition, est-ce l'homme délicat et raffiné défendant la veuve et l'orphelin, que l'Eglise a fabriqué? Sommes-nous dans le mythe ou l'histoire sociale, la littérature ou la violence politique? Après des dizaines d'années de controverses et de polémiques entre historiens et sur fond d'idées reçues proposées par les médias de toute sorte, Dominique Barthélemy met de l'ordre dans un dossier confus qui toute à l'histoire sociale (la noblesse...), à l'histoire politique, à l'histoire religieuse et à celle des mentalités. (couv.).


Robert Fossier, Ces gens du Moyen âge, Fayard, 2007.
2213632863

Ce livre n'est pas un travail d'érudition, ni la poursuite d'un thème quelconque, pas davantage un survol de la société médiévale, ni de son économie, ni de son histoire culturelle ou artistique durant un millénaire. Ce n'est que l'histoire de pauvres gens, des gens ordinaires, ceux qui ont pour souci la pluie ou le chien, ce qu'il y a dans leur écuelle et ce qu'a raconté la voisine, le soulier qui vous blesse ou la partie de ballon; et Dieu, enfin, qui sait et voit tout. On ne rencontrera donc ici ni chevaliers en armes, ni moines en prière, ni officier du roi, ni riche marchand, ni maître des écoles qui ne sont que les écumes du Moyen Age; mais tous les autres, ceux dont on ne parle jamais parce qu'ils ne parlent pas, mais dont les peines et les joies sont toujours les nôtres. 

Ce livre aura atteint son but s'il parvient à jeter bas tous les poncifs, les a priori, les rabâchages et les erreurs dont se charge le mot "moyenâgeux" quand en use le populaire qui ne sait pas, et surtout les puissants, ceux qui dominent le politique, l'économique et l'information, et qui y lisent, dans une igorance béate et obstinée, tout ce qui relève de l'infamie, de la violence, de l'anarchie ou de l'inculture. Dans un siècle qui est en passe de battre tous les records en ces domaines, peut-être serait-il temps d'approcher le "commun" des temps médiévaux, ces neuf hommes ou femmes sur dix auxquels nous ressemblons tant. (couv.).


Antoine Pecqueur, Les écrans sonores de Stanley Kubrick, Editions!, 2007.
9782916347042

Le Beau Danube Bleu avec l'astronef de 2001 : L'Odyssée de l'espace, la Neuvième Symphonie de Beethoven accompagnant Alex dans Orange mécanique, ou encore la Valse de Chostakovitch sur le générique d'Eyes Wide Shut...

Chez Stanley Kubrick, images et sons ne font qu'un. Chaque film décline sa singularité dans le choix des oeuvres musicales : partitions baroques pour Barry Lyndon, musique contemporaine dans Shining ou rock'n roll avec Full Metal Jacket. Quel est le secret de cette alchimie?

Premier ouvrage en langue française sur le sujet, Les Écrans sonores de Stanley Kubrick analyse aussi bien la précision technique que la puissance symbolique dans l'emploi de la musique par le cinéaste américain. Depuis le choix exact d'un hymne militaire jusqu'à l'utilisation éthérée d'un trio romantique, le traitement musical kubrickien se révèle à la fois réaliste et expressionniste. Les partitions de Haendel ou des Rolling Stones ont contribué à faire de Kubrick le maître du perfectionnisme cinématographique. Car, dans son oeuvre, ce n'est pas la musique qui sert le film, mais le film qui sert la musique. (couv.).


Collectif, Avec le facteur Cheval, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (ENSBA), 2007.
9782840562313

Le facteur Cheval a suscité l'enthousiasme de nombre de créateurs qui l'ont célébré par une oeuvre. Avec le facteur cheval est le catalogue de l'exposition qui se tient du 6 avril au 1er septembre 2007, à Paris. Il reflète cet enthousiasme (des surréalités à Gabriela Mpravetz en passant par Picasso) et montre l'influence qu'il a eue sur des artistes aussi divers que Niki de Saint-Phalle, Joaquin Ferrer, Paul Amar, Jacques Warminski, Richard Fauguet... (couv.). 
 

Lise Bartoli, Venir au monde,  - Les rites de l'enfantement sur les cinq continents, Payot Poche, 2007.
 2228901954

On ne naît pas en Inde comme au Mali ou en Chine, ni au Brésil comme en Australie ou au Canada. Unique en son genre, ce livre passionnant nous emmène à la découverte des coutumes de l'enfantement propres à une centaine d'ethnies sur les cinq continents. Si certains rites se retrouvent à peu près partout, comme la réclusion de la future mère et celle du nouveau-né, les positions d'accouchement, les interdits et les pratiques alimentaires, les symboles liés au placenta ou au cordon ombilical diffèrent selon les sociétés. II en ressort que les coutumes restent fortement ancrées dans toutes les communautés, tandis que les sociétés industrielles et médicalisées ont perdu beaucoup sur le sens des mystères de la naissance. (couv.).


Ruhlen Merrit, L'origine des langues, sur les traces de la langue mère, Gallimard, 2007.
 2070341038

Voici le livre, longtemps demeuré introuvable en France, par qui le scandale est advenu. S'ils s'accordent sur l'existence de plusieurs grandes familles de langues à travers le monde, les linguistes disputent d'une quelconque parenté entre ces dernières. Ainsi, les langues d'Europe, membres de la famille indo-européenne, n'auraient aucun lien avec les autres. Merritt Ruhlen démontre le contraire : les langues actuellement parlées sur terre descendent toutes d'une seule "langue mère", qu'il reconstitue. Son hypothèse, parfaitement compatible avec les arguments fournis par l'archéologie et la génétique des populations en faveur de l'origine unique et africaine de l'homme, pose que l'expansion des langues a suivi l'évolution d'Homo sapiens à travers les âges et la planète. Depuis sa parution, cet ouvrage est au centre des débats entre linguistes, généticiens, archéologues : la similitude de certains mots, tel "mère", dans toutes les langues s'explique-t-elle par des dispositions cognitives communes à l'espèce ou bien par l'existence d'une langue première? Dans un long épilogue à l'édition française, Ruhlen répond à ses critiques et conforte sa démonstration. (couv.).


Robert Gessain,Inuit, Images d'Ammassalik (Groenland 1934-1936)
La Martinière Beaux Livres, 2007.
2732435716

En 1934, Robert Gessain a 26 ans lorsqu'il rencontre à l'Institut d'ethnologie Paul-Emile Victor et qu'il se joint à l'expédition du commandant Charcot sur le Pourquoi-Pas? Cette découverte de l'Arctique est pour lui déterminante. Avec Paul-Emile Victor, Fred Matter et Michel Pérez, il séjourne à Ammassalik, au Groenland, où il retournera à plusieurs reprises jusqu'en 1972. Médecin et anthropologue, il réalise aussi de nombreuses photographies. Présentées pour la première fois dans cet ouvrage, ses images, remarquables autant par leur qualité plastique que par leur nombre - plus de 8000 -, témoignent de sa profonde admiration pour ces hommes à la fois chasseurs, religieux et poètes. Dans sa préface, Yves Coppens rend hommage au grand humaniste que fut Robert Gessain, pionnier de l'anthropologie arctique, dont les photographies constituent un document bouleversant sur "ces grandes civilisations du froid, établies contre vents et glaciers tout autour du Grand Pays vert". (couv.).


Gabrielle Baglione, Magali Mélandri, L'art océanien, Scala, 2007. 
2866563905

L'Océanie est une "mer d'îles" qui s'égrènent sur le Pacifique. L'absence de continuité des terres qui la caractérise n'a cependant jamais empêché l'établissement de relations suivies entre les peuples. L'art océanien témoigne de cette tradition d'échanges : les objets répondent à la fois aux canons propres à chaque culture, mais se nourrissent aussi d'apports extérieurs d'autres îles comme de l'Occident Jusqu'à aujourd'hui où, à l'inverse, les oeuvres d'artistes comme John Mawurndjul, ancrées dans l'univers mythologique aborigène, sont une référence dans le monde de l'art contemporain.

Cet "art de la relation" est le fil conducteur de l'ouvrage qui s'articule autour de cinq thèmes fondamentaux : la navigation et les échanges, les lieux de pouvoir, les ancêtres et les dieux, les vivants et les morts, les enveloppes du corps. A travers une analyse détaillée des objets présentés à la fois d'un point de vue esthétique mais également dans le contexte de leur création, les auteurs se proposent de faire découvrir la diversité de ces expressions artistiques. L'évolution du regard porté sur ces oeuvres est évoquée depuis leur découverte jusqu'au XXe siècle, lorsqu'on leur accorda la dénomination d'objets d'art.
A partir de douze œuvres majeures, ce parcours permet de présenter environ 150 oeuvres provenant en majorité du musée du quai Branly, mais aussi d'autres musées régionaux ou étrangers. (couv.).


Julia Ferloni, Chez les cannibales - les Festetics de Tolna, Conti Editions, 2007. 9782351030073


Jean Guilaine et al., Le Chalcolithique et la construction des inégalités sociales (t. 1, le continent européen), Errance, 2007.
9782877723510

Période de transition entre la fin des temps néolithiques et les débuts de l'Age du bronze, le Chalcolithique constitue, dans l'évolution des sociétés, une période essentielle marquée par diverses avancées techniques (la métallurgie, la roue, le chariot et le char, l'araire, la domestication du cheval dans l'ancien monde), des échanges organisés sur des espaces toujours plus larges, un contexte architectural où l'ostentatoire s'affiche à côté de l'ordinaire, un poids grandissant d'idéologies au service de dominants. Longtemps défini sur le seul critère de l'usage du cuivre, le concept de chalcolithique s'est par la suite étendu à la sphère du social. On le considère désormais comme une étape capitale dans la constitution d'élites à l'autorité fondée sur des réseaux d'alliances et/ou la guerre, l'hérédité, la maîtrise des circuits de distribution de matériaux recherchés ou de pièces exotiques. L'apparition d'inégalités sociales variant sensiblement selon les aires culturelles envisagées, les cas de figure analysés dans ce séminaire sont donc présentés en deux tomes distincts : Proche et Moyen-Orient, Amérique, Afrique d'un côté, continent européen de l'autre. (couv.).


A. Piel-Desruisseaux, Les éclats de Néandertal : chez les artisans de la Préhistoire, Dunod, 2007.
9782100508853

Que faisait l'homme de Néandertal avec ses silex taillés? Quels bijoux portaient les femmes de Cro-Magnon? Comment leurs maris chassaient-ils le renne? Comment faisait-on la cuisine à cette époque? Comment l'homme du Néolithique coupait-il un arbre?...
Avec passion et brio, Jean-Luc Piel-Desruisseaux retrace, à partir de l'étude des outils, 2,6 millions d'années d'Histoire de la vie quotidienne au temps préhistorique.
L'outil est en effet le meilleur marqueur, souvent le seul, témoignant d'un mode d'existence qui ne cesse de nous questionner. Le travail du chercheur s'apparente ainsi à celui du détective, à l'affût du moindre indice pour reconstituer l'histoire intime de nos ancêtres. (couv.).


Collectif, Marseille antique, Monum, éditions du patrimoine, 2007.
2858229317

Une cité aux origines grecques, une ville majeure de l'Empire romain, un rayonnement sur la Gaule méridionale fondé sur le commerce maritime, recherches et découvertes archéologiques, la parure monumentale de Marseille. (couv.).


Collectif, La collection La Caze : chefs d'oeuvre des peintures du XVIIe et XVIIIe siècles, Hazan, 2007. 
9782754101783

Médecin, collectionneur, peintre, donateur particulièrement généreux et désintéressé, Louis La Caze (1798-1869) est un personnage attachant, une figure originale, un homme doué qui, par son goût novateur et audacieux favorisera la redécouverte du XVIIIe siècle français sous la Monarchie de Juillet et le Second Empire). Sa volonté de faire partager sa passion contribuera à faire connaître au public en général, mais aussi à des peintres et des professionnels de l'art en particulier une peinture délaissée au XIXe siècle (par exemple l'école espagnole). L'impact de sa collection, d'une ampleur considérable (584 oeuvres offertes au pays) et d'un éclectisme audacieux et très novateur sera considérable sur le public du XIXe siècle. Citons seulement quelques oeuvres-phares qui ont assuré la renommée de l'ensemble : La Bethsabée de Rembrandt, Le Gilles de Watteau, La Brioche de Chardin, Les Baigneuses de Fragonard... Nombre de ces chefs-d'oeuvre influenceront même des peintres comme Manet ou Vuillard qui leur rendront une sorte d'hommage.

La latitude que Louis La Caze a laissée aux conservateurs du Louvre dans son testament quant à la gestion de cet énorme legs confirme le caractère humble et désintéressé de cet homme dont l'ambition était avant tout de donner un sens à sa collection en veillant à ce que ses oeuvres soient vues. Ce généreux donateur est devenu lui-même aux yeux de la postérité une figure de légende, aimable solitaire à la discrète philanthropie.
L'ouvrage s'attache d'abord à cerner la personnalité du médecin passionné de peinture, le marché de l'art et le milieu des amateurs entre 1820 et 1870 au sein duquel il constitue sa collection ainsi que les circonstances dans lesquelles interviendra la donation. Une seconde partie est consacrée au goût du collectionneur et à l'influence qu'il exerça sur les milieux culturels de son temps.

Cet ouvrage se présente sur deux supports : - le catalogue exhaustif des peintures léguées par Louis La Caze (584 notices) sur CDROM - un volume rassemblant divers essais consacrés à l'étude du personnage, de son goût et du milieu culturel dans lequel il évolua. (couv.).

Marc Ferro, Le ressentiment, force obscure de l'histoire, Odile Jacob, 2007.
9782738118745

Le ressentiment n'anime pas seulement les individus, mais aussi les peuples. Ainsi des différentes communautés yougoslaves que seule distingue la religion, ainsi de la colonisation qui a créé un ressentiment durable chez les colonisés à l'égard des colonisateurs, et notamment la France. Marc Ferro montre sur une dizaine de cas concrets de conflits sociaux ou nationaux comment le ressentiment (hérétiques et catholiques, officiers d'Indochine putchistes d'Alger, "Black is beautiful" contre le racisme, Lénine et Kropotkine...) est la clé du caractère conflictuel qu'a pris un problème qui s'en trouve verrouillé et ne peut plus recevoir de solution. (couv.). 


Arjun Appadurai, Géographie de la colère : la violence à l'êge de la globalisation, Payot, 2007.
 2228901784

La prolifération de la violence est l'une des caractéristiques du monde globalisé dans lequel nous vivons depuis vingt ans. Le plus curieux, c'est que cette violence émane souvent de petits groupes, de minorités opprimées capables néanmoins d'altérer rapidement les relations internationales, et qu'elle vise directement l'État-nation. Le monde d'aujourd'hui est plein de Sikhs, de Basques, de Kurdes, de Tchétchènes, de Tamouls et autres minorités en colère qui se préparent à créer ou à rejoindre des cellules terroristes. Pour A. Appadurai, les haines ethniques qui alimentent ce phénomène n'ont pas le caractère de peur primaire qu'on leur prête, mais sont un effort pour exorciser la crainte générée par les incertitudes identitaires, géographiques, politiques liées à la globalisation. De l'Asie du Sud à l'Europe, en passant par les États-Unis, il examine ici avec force et subtilité les rapports entre un État-nation géographiquement circonscrit et un terrorisme global par essence déterritorialisé. (couv.).


Jean-Paul Roux, Le choc des religions : la longue guerre de l'Islam et de la Chrétienté (622-2007), Fayard, 2007.
  2213632588

Il y a ces grands noms qui surgissent du passé : bataille de Poitiers, croisades, prise de Constantinople, guerre d'Algérie, et tant d'autres épisodes. Il y a ce conflit armé qui a commencé en l'année 632 et qui, de décennie en décennie et jusqu'à nos jours, a été marqué par des événements dont la presse mondiale, si elle avait existé, aurait fait pendant des jours sa première page. Il n'y a pas d'année, pas de mois, pas de semaine peut-être sans que du sang soit versé par des chrétiens ou par des musulmans. Ne vaut-il pas la peine de le rappeler, de montrer à nos contemporains que les événements qui occupent l'actualité, qui les bouleversent, s'inscrivent dans une longue série de 1375 ans d'événements tout aussi spectaculaires; que de plus petits faits dont on ne parle guère qu'un jour ou deux ont eu, tous les jours, leurs équivalents pendant 1375 ans? Déclarée et ouverte, génératrice de grandes batailles, de villes enlevées à l'ennemi, de provinces conquises, de pays occupés, de populations exterminées, ou larvée et sournoise, la guerre entre l'islam et la chrétienté, malgré cette amitié que l'on évoque encore et qui fut souvent réelle, malgré ces relations entre Byzance et le califat de Cordoue ou entre Charlemagne et Harun al-Rachid, malgré ces traités d'alliance comme celui de François Ier et de Soliman le Magnifique, malgré de longues périodes de trêves sur tel ou tel front alors qu'on se battait ailleurs, malgré tout ce que chrétiens et musulmans se sont mutuellement apporté, ont échangé, malgré l'admiration qu'ils ont pu avoir les uns pour les autres, cette guerre est une réalité. Elle n'a jamais vraiment pris fin. (couv.).



William E. B. Du Bois (édition établie par Magali Dessane), Les âmes du peuple noir, La Découverte, 2007.

Pierre-Etienne Will, Mirelle Marty-Delmas, La Chine et la démocratie, Fayard, 2007.
9782213631486

Cet ouvrage se situe dans une perspective dynamique : partant des ressources politiques inhérentes à la société chinoise, il s'interroge sur la capacité de celle-ci à évoluer vers une démocratie dans le contexte économique et juridique nouveau qui résulte de la mondialisation. Enraciné dans l'histoire de l'Empire et du premier XXe siècle, appuyé sur des recherches pour la plupart inédites, l'inventaire porte sur les institutions publiques et civiles, les mentalités et les pratiques, les débats d'idées et les expériences. Il montre que la vision des réformateurs de la Chine républicaine, bien qu'influencée par l'Occident, était nourrie d'une tradition juridique chinoise forte, et même moderne à certains égards. Mais le retour actuel au droit, tel que l'analysent les dernières parties, ne suffit pas à garantir l'ouverture politique. Faut-il y voir une sorte de compensation illusoire, ou bien le détour par lequel pourrait émerger une nouvelle forme de citoyenneté? L'ambition des auteurs n'est ni de poser un diagnostic ni de faire des prévisions, mais d'éclairer un processus dont les racines remontent très loin et qui est encore inachevé. (couv.).


Collectif, De la destruction du savoir en temps de paix, Mille et une Nuits, 2007.
  284205797X

Sauver l'étude des lettres et de la philosophie. Sauver la recherche. Sauver les collections du musée de l'Homme. Défendre l'inaliénabilité des chefs-d'œuvre des musées français. Sauver le patrimoine de l'Imprimerie nationale. Sauver les fonds de plusieurs bibliothèques... Des enseignants, des chercheurs, des conservateurs, des archéologues lancent des appels pressants devant le péril que court leur discipline ou leur institution. À partir du début des années 2000, un processus implacable devient manifeste. C'est à une véritable tentative de destruction du savoir que nous assistons. À cet égard, l'école - dont les faillites sont désormais plus difficiles à dissimuler aura été le champ d'expérimentation premier : on cherche à mettre fin à la transmission du savoir, et ce depuis près de trente ans. Derrière les discours politiques qui se sont succédé, une même logique à l'oeuvre. Toutes les réformes ont été menées selon des critères de rentabilité immédiate, selon des normes de "bonne gouvernance" mêlant management et marketing. L'Éducation nationale a repris à son compte les préconisations des grandes institutions financières internationales ou de l'Union européenne. Peu analysées sous l'angle de cette orientation économique, la crise de l'école mais aussi la rapide dégradation de l'université et de la recherche publique trouvent pourtant là leur cohérence. Alors que l'instrument principal de son application vient d'entrer en vigueur (la loi organique relative aux lois de financement, dite LOLF), il importe de comprendre que le processus se poursuivra si nous ne l'arrêtons pas. (couv.).



Joseph Kessel, Jugements derniers (procès Pétain, Nuremberg et Eichmann), Tallandier (coll. Texto), 2007.
 2847344284

Paris, août 1945. Dans une salle exiguë et étouffante du Palais de Justice, on juge le maréchal Pétain. À la barre des témoins, des personnalités aussi différentes que Laval et Léon Blum. Nuremberg, novembre 1945. Vingt dignitaires du IIIe Reich prennent place sur le banc des accusés. Les « faux dieux » nazis sont mis à nu. Jérusalem, avril 1961, Eichmann est seul dans son box de verre. Date et lieux différents, crimes semblables, sentences identiques. Trois procès historiques commentés par Joseph Kessel, alors grand reporter pour France-Soir.  (couv.).


Jacques Lambert, Gen Paul, un peintre maudit parmi les siens, La Table ronde, 2007.
9782710329343

Peintre montmartrois, Gen Paul  Certainement, puisqu'il a passé sa vie entière à quelques centaines de mètres de la place du Tertre... Peintre montmartrois, donc, sans artifices folkloriques et, surtout, peintre à vocation internationale, puisqu'il a beaucoup voyagé (États-Unis, Espagne, Allemagne, Italie, Suisse, Algérie...) et que ses oeuvres, aujourd'hui encore, se vendent aussi bien en France qu'à l'étranger, Gen Paul (1895-1975) a vécu dans une bohème qui était celle des artistes de la Butte, même quand, après avoir connu une grande pauvreté et maintes souffrances, il s'est hissé au sommet de la notoriété par son travail et son talent. Pas de contrainte, sinon celle du perfectionnisme; pas de guide, sinon celui de l'instinct; pas de dépendance, sinon celle de l'alcool, pas d'interdit, sinon celui de la conscience... Un goût de la liberté qui lui a valu un compagnonnage exceptionnel. Des admirateurs, connus ou inconnus, qui ont aimé, parfois supporté, un personnage hors du commun, grand mutilé de guerre, drogué, alcoolique, irascible, provocateur, cabotin, hâbleur, rancunier, jouisseur. perspicace, généreux, paternel...(couv.).



Alain Pasquier, 100 chefs-d'Oeuvre de la sculpture grecque, Somogy, Editions d'Art, 2007.
2757200526

Sous la forme d'un cheminement chronologique et historique, ce livre richement illustré  (170 illustrations) plonge dans les exceptionnelles collections de statuaire grecque du musée du Louvre, pour offrir un panorama complet de la statuaire antique, depuis la protohistoire et l'époque archaïque jusqu'aux copies romaines de l'époque hellénistique. A travers ses 100 chefs-d'oeuvre les plus emblématiques, il retrace son évolution et détaille l'influence séminale et primordiale qui fut la sienne sur l'élaboration des formes artistiques occidentales depuis la Renaissance. Plusieurs oeuvres majeures, qui ont fait l'objet de récentes restaurations, sont à redécouvrir dans leur nouvel éclat. (couv.).

Bernhard Edmaier, Motifs de la Terre, Phaidon, 2007.
0714897086

La Terre est couverte de lacs, de rivières, de montagnes, de vallées, de glaciers, d'îles, de côtes, de déserts et de bien d'autres types de paysages. Mais pour un artiste ou un concepteur, la surface richement texturée de notre planète est une source inestimable de motifs aussi multiples que variés. 

Certains sont minuscules, ne mesurant que quelques millimètres, mais d'autres s'étirent sur plusieurs kilomètres et ne peuvent être observés qu'en avion. Les cours d'eau apparaissent alors comme des rubans sinueux, une enfilade de dunes comme des stries, les volcans comme des cercles; les îles évoquent des taches, les fissures d'une montagne ou les crevasses d'un glacier semblent former un quadrillage et les craquelures dans la boue desséchée des berges de rivières font penser à des réseaux, et ainsi de suite. 

Bandes, Stries, Ondulations, Cercles, Taches, Grains, Fourches, Arborescences, Courbes, Rubans, Tourbillons, Pointes, Quadrillages, Crevasses sont des « Motifs de la terre » réunit ici par le Géologue aventurier, Bernhard Edmaier et commenté par Angelika Jung-Hüttl, qui depuis une vingtaine d'années étudient les endroits les plus reculés de notre planète. Étonnant et beau! (couv.).


Yves Lacoste, Grand Atlas de la Terre, Larousse, 2007.
9782035212047

Ce Grand Atlas de la Terre, véritablement remarquable, alterne des images satellitaires bien localisées, d'une grande beauté et d'un exceptionnel intérêt, et un ensemble de cartes nettement plus détaillées que celles des habituels atlas scolaires. 

Une belle réussite qui exprime la raison d'être de la géographie : montrer les splendeurs du monde et aider à mieux le comprendre. (couv.).


Antonio Attini, Marcello Bertinetti, Stéfano Ardito, Au-dessus de Rome, White Star, 2007.
9788861120327

Ce livre est un voyage aérien au-dessus de la Ville éternelle, qui permet d'envisager de façon originale ses strates historiques. Puis, au-dessus du Latium, les photos montrent les voies antiques serpentant dans la campagne, et toutes les constructions humaines : châteaux, abbayes, monastères, villages, parcs... 

La vision des reliefs et des cours d'eau permet de mieux appréhender ce territoire. (couv.).


Atlas Nature - les Insectes et les Arachnides,
 Atlas, 2007. 
2723459152

Partez à la découverte du monde méconnu des insectes, ces petits invertébrés qui représentent pourtant 80% des espèces animales! Ces minuscules animaux appartiennent à un monde discret, malgré leurs formes et leurs couleurs souvent surprenantes. 

Cet ouvrage vous donnera une multitude d'informations sur la vie et le comportement des insectes : ainsi, l'abeille mellifère, lorsqu'elle vole au-dessus d'une source de nectar, communique sa découverte par un numéro de danse; le lucane doit son nom de «-cerf-volant-» à ses gigantesques mandibules évoquant les bois d'un cerf ; le petit paon de nuit, ne pouvant se nourrir, est condamné à mourir de faim ; les fourmis esclavagistes lancent des raids meurtriers pour voler de jeunes nymphes; la luciole, dont le système d'éclairage, produisant une lumière froide, est absolument extraordinaire. 

Cet Atlas nature présente les principales espèces, parmi les plus courantes, vous aurez ainsi tous les atouts en main pour devenir un « apprenti » entomologiste!  (couv.).


Patricia Highsmith, Des chats et des hommes, Calmann-Lévy, 2007. 2702137970

"Un chat fait qu'une maison est un foyer. Un écrivain n'est jamais seul avec un chat, tout en étant suffisamment seul pour pouvoir travailler. Qui plus est, qu'il déambule ou qu'il dorme, un chat est une oeuvre d'art vivante, en perpétuelle métamorphose." 

Ces mots de Patricia Highsmith disent bien la passion que ce grand écrivain a eu pour les chats tout au long de sa vie. Ce petit recueil - composé de trois nouvelles, des poèmes, un essai de 3 pages et des dessins, tous inédits en français - célèbre le chat dans tous ses états : en personnage de fiction, en inspirateur de poème, en sujet d'étude, en modèle d'artiste. Traduit de l'américain. (couv.). 


John Derbyshire, Dans la jungle des nombres premiers, Dunod, 2007.
  2100500465

En 1859, le mathématicien Bernhard Riemann, alors âgé de 33 ans, utilise une hypothèse permettant de trouver combien de nombres premiers sont inférieurs à une certaine valeur. En 1900, l'" hypothèse de Riemann " figure dans la liste des 23 problèmes majeurs du XXe siècle. C'est depuis l'une des plus grandes énigmes mathématiques de tous les temps. Des bataillons de mathématiciens s'y sont attelés, utilisant des ordinateurs de plus en plus sophistiqués.

Rien n'y a fait. L'hypothèse de Riemann n'est toujours pas résolue... Et pourtant, les systèmes de cryptographie moderne sont fondés sur cette hypothèse, de même que certaines propriétés physiques de l'atome! L'Institut Clay, aux Etats-Unis, offre un million de dollars à qui trouvera la clé de l'énigme... 

Cet ouvrage passionnant retrace, dans les chapitres pairs, la saga de cette traque d'un genre bien particulier. Les chapitres impairs, quant à eux, s'adressent aux lecteurs férus de mathématiques. Une véritable plongée dans l'enfer des nombres premiers, pour tous les passionnés de mathématiques ou d'histoire des sciences. (couv.).


G. Gamow, R. Stannard, Le nouveau monde de M. Tomkins, Le Pommier, 2007.
9782746503267

M. Tompkins est de retour ! Le petit employé de banque au caractère doux, à l'attention vacillante et à l'imagination enflammée, qui a inspiré, charmé et informé aussi bien les enfants que les adultes dès la publication de ses premières aventures par George Gamow, revient dans une nouvelle série d'aventures, fidèle à lui-même mais habillé de neuf par un physicien contemporain : il explore cette fois-ci les confins de l'Univers, les plus éloignés comme les plus rapides, l'infiniment petit comme l'infiniment grand.

A travers ses expériences et ses rêves, vous suivez M. Tompkins dans son observation passionnée des mystères cosmiques : la relativité d'Einstein et ses bizarres conséquences aux approches de la vitesse de la lumière, la naissance et la mort de l'Univers, les trous noirs, les quarks, les distorsions temporelles et l'antimatière, le monde nébuleux des quanta et le défi insensé des démolisseurs d'atomes, et cet ultime mystère cosmique... l'amour. Si vous vous laissez porter par l'histoire, vous y découvrirez un captivant récit d'aventure et d'amour. (couv.). 



Roland Lehoucq, SF, la science mène l'enquête, Le Pommier, 2007. 9782746502833


Tania Velmans, L'art byzantin, Le Rouergue Editeur, 2007.
  2841568407

Ce livre nous invite à la découverte de l'art byzantin, fascinant et somptueux, caractérisé par son architecture spectaculaire et ses icônes. Il se penche également sur des techniques un peu moins connues, telles que les émaux, les céramiques et les tissus historiés. 

C'est la synthèse d'une période fondamentale de l'histoire de l'art occidental et oriental pourtant souvent méconnue. Ce livre ravira les amateurs d'art comme les néophytes. Tania Velmans est une spécialiste mondialement reconnue de l'art byzantin. Une approche pluridisciplinaire qui mêle histoire, histoire de l'art et esthétique. (couv.).


Stéfano Maggi, Grèce, trésors d'une civilisation ancienne, 2007.
  8861120377

Le volume de la collection "Trésors d'une civilisation ancienne" consacré à la Grèce offre au public non spécialisé un vaste panorama - fondé sur les toutes dernières données de la critique historique et de la recherche archéologique - de l'une des principales racines et sources culturelles du monde occidental moderne, la Grèce constituant toujours, à cet égard, une clé de compréhension fondamentale. 

Partant du délicat problème de la naissance de la polis (la cité), au niveau tant conceptuel qu'institutionnel, l'ouvrage retrace son histoire - en tenant également compte de l'imaginaire collectif - à l'époque archaïque, à l'âge classique et durant la période hellénistique, jusqu'à la perte de l'identité politique hellénique sous la domination de Rome

La cité est aussi envisagée comme un foyer de l'art en tant qu'expression culturelle liée à la vie politique, sociale et économique. Et ce sont justement les questions politiques, sociales, scientifico-philosophiques et artistiques qui permettent de bien appréhender la complexité de l'expérience historique des Grecs, faite de choix et d'intuitions d'importance notable, mais également d'emprunts, d'influences et de mélanges avec d'autres cultures. Le récit de cette expérience - accompagné d'une iconographie exceptionnelle - a essentiellement pour objectif d'aider le lecteur à mieux saisir l'extraordinaire héritage qu'elle nous a transmis. (couv.).
 

Au temps des colonies (et après)

Benjamin Stora, La guerre des mémoires, la France face à son passé colonial, L'aube, 2007. 
2752603290

Harkis, pieds-noirs, descendants d'esclaves ou petits-enfants de colonisés..., la guerre des mémoires enfle. Chaque communauté, réelle ou auto-proclamée, réclame une stèle, un mémorial, une loi.

Communautarisme! Atteinte à la République! Maladie de la repentance! Tandis que les uns crient au sacrilège, des associations noires et des enfants de l'immigration post-coloniale revendiquent simplement leur place dans le récit national.

Dans un dialogue avec le journaliste Thierry Leclère, l'historien Benjamin Stora, spécialiste de la guerre d'Algérie et de la question coloniale, décode cette formidable foire d'empoigne, riche de passions, de douleurs enfouies et d'arrière-pensées politiques.
Comment se vivre comme descendant d'esclaves ou comme fils et fille de colonisés? 

Ce choc des mémoires est-il une rumination vaine du passé ou, au contraire, une relecture "thérapeutique" de l'histoire? Qu'est-ce qu'être Français, aujourd'hui?
Un débat du présent, qui concerne chacun d'entre nous car il interroge le nouveau visage de la France. (couv.).



Collectif (sous la direction de Claude Liauzu), Dictionnaire de la colonisation française.
Larousse, 2007.
2035833434

Le premier dictionnaire qui fait le point sur la colonisation française sous tous ses aspects (aussi bien politiques, économiques et sociaux, que culturels, artistiques, linguistiques ou sportifs...) De Abbane (Ramdane) à Zouave, près de 800 entrées passent en revue toute l'histoire coloniale de l'Algérie à l'Indochine, en passant par l'Afrique noire, les DOM-TOM, la Nouvelle-Calédonie et Terre Adélie... Comme tous les titres de la collection "à présent", l'ouvrage se présente en trois parties : la colonisation en question (spécificité de la colonisation française, bilan, bataille des mémoires...) ; les temps forts; le dictionnaire lui-même. Auteur de nombreux livres sur la colonisation, Claude Liauzu a dirigé ce dictionnaire auquel ont collaboré une soixantaine de spécialistes. (couv.).

René Gallissot,La République française et les indigènes, L'Atelier, 2007.
2708239295

Les Français redécouvrent le sort qui fut réservé aux indigènes de leur ancien empire colonial. 

L'indignation rétrospective ne suffit pas à comprendre les raisons pour lesquelles des hommes et des femmes ont pu être ravalés, pendant des décennies, au rang de sous citoyens par une République qui se proclamait patrie des droits de l'homme. 

Dans une fresque consacrée à l'histoire sociale de l'Algérie de 1870 à 1962, René Gallissot raconte comment le socialisme républicain, d'abord marqué par l'antisémitisme, s'avère incapable de reconnaître la citoyenneté des autochtones colonisés. Cantonnés dans un statut musulman, ces derniers sont mobilisés en masse sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale. 

Dès la fin du conflit, en métropole et en Algérie, des indigènes trouvent dans le syndicalisme et le communisme des lieux d'apprentissages du militantisme. 

Revendications sociales et aspiration à l'indépendance se croisent, convergent un moment avant de diverger.
Dès lors, après 1945, l'affrontement armé pour une Algérie indépendante devient inévitable.

Le parti socialiste, arcbouté dans la défense de l'empire républicain, et le parti communiste qui, dominé par des préséances internationales, ne sait pas reconnaître la nation algérienne, sont tragiquement absents d'un combat qui aboutira à l'autodétermination de l'Algérie en 1962. 

L'engagement courageux de militants contrevenants aux consignes et le combat syndical commun ne suffiront pas à sauver le rêve d'une Algérie algérienne qui aurait pu rassembler, à égalité de droits et de devoirs, descendants de colonisés et de colons dans une république démocratique, sociale et laïque. (couv.).


Frédéric Mitterrand, Abdallah Taïa, Maroc 1900-1960, Actes Sud, 2007.
9782742766413

Un double regard, mêlant histoire et souvenirs, mémoire intime et collective, sur le Maroc, son histoire et son évolution, de la période coloniale à son accession à l'indépendance. (couv.).

Adam Hochschild, Les fantômes du roi Léopold, Tallandier (Texto), 2007.
2847344314.

Au début du XXe siècle, Léopold II, roi des Belges est loué dans l'Europe entière comme un monarque philanthrope et humaniste. On veut ignorer que l'État personnel qu'il a établi sur le fleuve Congo est, depuis vingt ans déjà, un véritable royaume des horreurs. La torture, la mutilation, l'esclavage et le meurtre furent les compagnons naturels des sujets africains de Léopold entre 1877 et 1908. Dix millions d'entre eux ont payé de leur vie l'impitoyable cupidité du monarque et de ses serviteurs. Un homme, Edmund Dene Morel, va se lever contre ces atrocités, avec à sa suite une poignée de chefs rebelles, de voyageurs, de missionnaires et d'idéalistes. Adam Hochschild retrace l'histoire du premier mouvement international en faveur des droits de l'homme, qui tint l'opinion mondiale en haleine pendant plus de dix ans, et aboutit à l'annexion du Congo par Bruxelles en 1908. (couv.).


Albert Memmi, Portrait du décolonisé arabo-musulman et de quelques autres, Gallimard (Folio), 2007.
 9782070342013

Cinquante ans après les indépendances, qu'est devenu l'ex-colonisé ? C'est pour répondre à cette interrogation que l'auteur du célèbre Portrait du colonisé propose ce Portrait du décolonisé. Cet ouvrage tente une peinture aussi fidèle que possible d'un homme nouveau apparu sur la scène de l'histoire. On verra qu'il s'agit d'un triptyque : le nouveau citoyen, demeuré dans son pays natal, l'immigré vivant dorénavant à l'étranger et le fils de l'immigré, né dans le pays d'accueil, chacune de ces figures possédant sa cohérence, les trois étant cohérentes entre elles.
Sont aussi passés en revue la plupart des problèmes qui, à la suite de l'interdépendance inédite du monde contemporain, nous assaillent tous. À l'intérieur des jeunes nations, la liaison inexorable entre la pauvreté, la corruption et la tyrannie. 

Entre les nations, les mouvements de populations, les collisions entre les cultures et le probable métissage. D'où les tentations passéistes, le recours aux mythes, politiques ou religieux, aux intégrismes et à la violence. L'auteur conclut, par-delà les singularités religieuses ou ethniques, à la nécessité de l'union des démocrates et à un humanisme généralisé. Notre salut commun est à ce prix.  (couv.).

Marc Tardieu, Le procès d'un négrier (roman), Le Rocher, 2007.
2268061744

Procès d'un négrier relate la première condamnation d'un armateur de bateau négrier à Nantes, en 1823, reconstituée à partir de nombreux documents d'archives. Un moment-clé de la conscience d'une ville qui, après s'être enrichie tout au long du XVIIIe siècle grâce à la traite des esclaves, décide en quelque sorte de tourner la page. Un changement difficile tant la conjonction des intérêts économiques, la collusion entre les juges et les notables locaux, la complaisance des autorités religieuses, la participation de toutes les couches sociales à cette traite, favorisaient le statu-quo. Du même auteur : Le Bougnat; Le Bal de la rue de Lappe.  (couv.).


Christophe Grosdidier, Volontaire de Beniowski, Editions du Baobab (Mayotte), 2007.
2908301636

C'est un personnage bien extraordinaire que, le 6 mars 1772, voit débarquer la petite colonie de l'île de France. Il vient de s'évader d'un bagne de Sibérie, réalisant l'une des premières navigations connues le long des côtes du Japon, jusqu'à Formose, Macao, et il offre ses services à Sa Majesté Louis XV, roi des Français.
Son nom : Maurice Auguste, baron de Beniowski.

Le ministre de la Marine décide alors de l'envoyer fonder un établissement de traite à Madagascar, et il lui offre un régiment. Celui des Volontaires de Beniowski. Drôles de volontaires, au demeurant. A leur propos, le navigateur Kerguelen qui les rencontra à Madagascar, écrira  : c’étaient tous des enfants, des polissons, des décrotteurs du Pont-Neuf

Trois cents trente trois de ces polissons qui furent donc envoyés en 1774 dans la baie d’Antongil pour y fonder un comptoir de traite, une trentaine vivait encore quelques années plus tard. 

Citant des documents des archives coloniales, ce roman nous fait suivre les aventures du jeune Jean Jatian, happé en plein coeur de Paris. Il accomplira son singulier destin sur les sombres rivages de Madagascar.

Chemin faisant, on découvre ce qu'aura été cette histoire authentique d'une mésentente entre la Métropole et le gouvernement français des îles de l'Océan indien, qui aura mené un aventurier hongrois jusqu'au trône de Madagascar. (couv.).

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