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![]() Même
morts nos grands hommes ne sont pas tranquilles! A peine refroidis, leurs
cheveux,
leurs dents, le moindre de leurs os
font l'objet d'un commerce insolite, d'une spéculation effrénée.
Clémentine Portier-Kaltenbach, en véritable détective,
en historienne légiste, a mené une enquête passionnante
sur le destin de ces reliques dont la possession suscite tant de convoitise.
Quel chemin mystérieux le corps de Descartes
a-t-il suivi avant de trouver la paix dans l'église Saint-Germain-des-Prés?
En quoi la barbiche de Richelieu prouve-t-elle
l'authenticité de son crâne? Qu'en
est-il des vestiges des héros entrés par la grande porte
du Panthéon - Mirabeau, Marat...
- et sortis en toute discrétion par la petite? Qu'a-t-on découvert
en ouvrant les cercueils de Voltaire et Rousseau?
Et Napoléon, y a t-il un mystère
des Invalides? Sans oublier les énigmes
qui entourent la côte de Jeanne d'Arc, la
jambe de Catherine de Médicis,
les dents de Louis XIV, le cœur de Louis
XVII... et surtout le fabuleux reliquaire de Vivant
Denon dont le contenu défie l'imagination! Ce sont ainsi des
épisodes - des morceaux - de l'histoire
de France, inconnus, saugrenus, surprenants qui surgissent du passé
non pas comme des fantômes mais comme
la preuve que les destins exceptionnels continuent à vivre dans
notre présent. (couv.).
![]() Prodigieux
Talleyrand qui, avec Napoléon, marqua
d'une empreinte ineffaçable l'une des périodes les plus tourmentées
de notre histoire! Né sous Louis XV, mort
sous Louis-Philippe à 84 ans, il
connut huit régimes, six souverains et fut six fois ministre des
Affaires étrangères, ne rentrant dans l'ombre que pour resurgir
en pleine lumière. Doué d'un flair infaillible, il faisait
et défaisait les rois, les abandonnant dès qu'ils s'abandonnaient
eux-mêmes. Son duel avec Napoléon (le diplomate contre le
conquérant), son action, ses choix répondaient à l'idéal
de liberté et de paix qu'il avait hérité du Siècle
des Lumières. Intuitif, visionnaire, ayant "de l'avenir dans l'esprit",
il prédit l'actuelle fédération européenne,
la montée en puissance de l'Amérique, les dangers du panslavisme.
Au Congrès de Vienne, il sauva la France du démembrement.
Premier diplomate de son siècle, il fut aussi le dernier grand seigneur
par son élégance et son faste. Sphinx de la politique, il
fut à la fois l'acteur et le témoin impassible des événements
de son époque. (couv.).
![]() Prince
de Marcillac jusqu'à la mort de son père en 1650, François
VI, duc de La Rochefoucauld (1613-1680),
a attaché son nom presque exclusivement au recueil de Maximes
publié anonymement pour la première fois en 1664. Ce très
grand seigneur s'est pourtant signalé par bien d'autres faits. Faits
d'armes d'abord, puisqu'il sert le roi Louis XIII
dans le Piémont dès 1629, et deviendra sinon un fin tacticien,
du moins un vaillant guerrier, qui s'illustre en Flandre
contre les Espagnols en 1646. Faits politiques
ensuite, puisque sous la minorité de Louis
XIV il prend une part active à la Fronde au côté
de son ami et patron le prince de Condé,
et dans l'étroite proximité de la duchesse de Longueville,
qui fut sa tendre amie, peut-être son seul amour. En 1652, lors du
fameux combat du faubourg Saint-Antoine si bien raconté par Alexandre
Dumas, il perd un œil. Réconcilié avec Mazarin,
puis avec le jeune Louis XIV dont son fils devient favori, il se retire
des affaires, séjournant alternativement sur ses terres
poitevines et à Paris. Il dicte
alors ses Mémoires, brefs et précis, puis se découvre
un talent pour ciseler, à l'antique, des aphorismes percutants,
voire cyniques, qui formeront le recueil des Maximes. C'est qu'il
fréquente assidûment les salons précieux, où
jansénistes, libertins et femmes d'esprit se rencontrent. Mme de
Sablé, Mme de Sévigné, surtout
Mme
de La Fayette, deviennent de très proches amies. Fort de son
expérience des hommes et des choses, observateur implacable des
pensées et des comportements, s'entourant de conseils et de lecteurs
avertis, le désormais vieux duc, perclus de rhumatismes, élabore
ainsi, presque malgré lui, une œuvre qui l'installe parmi les plus
grands moralistes et écrivains de l'histoire. (couv.).
![]() Rarement seigneur médiéval aura été aussi populaire. Peut-être parce que, sans être ni prince ni roi, Gaston III de Foix, dit Fébus (ou Phébus) se comporta en seigneur fastueux et sut s'imposer comme un interlocuteur de poids dans le contexte périlleux de la guerre de Cent Ans. La dernière biographie date d'il y a plus de 30 ans. (couv.).
![]() Depuis
que cette institution a disparu, les historiens peinent à définir
et à décrire ce qu'est un chevalier au cours du Moyen
Age «classique». Est-ce un guerrier assez riche pour s'offrir
une monture, est-ce un seigneur qui non content de posséder la terre,
s'arroge la force de coercition, est-ce l'homme délicat et raffiné
défendant la veuve et l'orphelin, que l'Eglise
a fabriqué? Sommes-nous dans le mythe ou l'histoire sociale, la
littérature ou la violence politique? Après des dizaines
d'années de controverses et de polémiques entre historiens
et sur fond d'idées reçues proposées par les médias
de toute sorte, Dominique Barthélemy met de l'ordre dans un dossier
confus qui toute à l'histoire sociale (la noblesse...), à
l'histoire politique, à l'histoire religieuse et à celle
des mentalités. (couv.).
![]() Ce livre n'est pas un travail d'érudition, ni la poursuite d'un thème quelconque, pas davantage un survol de la société médiévale, ni de son économie, ni de son histoire culturelle ou artistique durant un millénaire. Ce n'est que l'histoire de pauvres gens, des gens ordinaires, ceux qui ont pour souci la pluie ou le chien, ce qu'il y a dans leur écuelle et ce qu'a raconté la voisine, le soulier qui vous blesse ou la partie de ballon; et Dieu, enfin, qui sait et voit tout. On ne rencontrera donc ici ni chevaliers en armes, ni moines en prière, ni officier du roi, ni riche marchand, ni maître des écoles qui ne sont que les écumes du Moyen Age; mais tous les autres, ceux dont on ne parle jamais parce qu'ils ne parlent pas, mais dont les peines et les joies sont toujours les nôtres. Ce
livre aura atteint son but s'il parvient à jeter bas tous les poncifs,
les a priori, les rabâchages et les erreurs
dont se charge le mot "moyenâgeux" quand en use le populaire qui
ne sait pas, et surtout les puissants, ceux qui dominent le politique,
l'économique et l'information, et qui y lisent, dans une igorance
béate et obstinée, tout ce qui relève de l'infamie,
de la violence, de l'anarchie ou de l'inculture. Dans un siècle
qui est en passe de battre tous les records en ces domaines, peut-être
serait-il temps d'approcher le "commun" des temps médiévaux,
ces neuf hommes ou femmes sur dix auxquels nous ressemblons tant. (couv.).
![]() Le Beau Danube Bleu avec l'astronef de 2001 : L'Odyssée de l'espace, la Neuvième Symphonie de Beethoven accompagnant Alex dans Orange mécanique, ou encore la Valse de Chostakovitch sur le générique d'Eyes Wide Shut... Chez Stanley Kubrick, images et sons ne font qu'un. Chaque film décline sa singularité dans le choix des oeuvres musicales : partitions baroques pour Barry Lyndon, musique contemporaine dans Shining ou rock'n roll avec Full Metal Jacket. Quel est le secret de cette alchimie? Premier
ouvrage en langue française sur le sujet, Les Écrans sonores
de Stanley Kubrick analyse aussi bien la précision technique
que la puissance symbolique dans l'emploi de la musique
par le cinéaste américain. Depuis le choix exact d'un hymne
militaire jusqu'à l'utilisation éthérée d'un
trio romantique, le traitement musical kubrickien se révèle
à la fois réaliste et expressionniste. Les partitions de
Haendel ou des Rolling Stones ont contribué à faire de Kubrick
le maître du perfectionnisme cinématographique. Car, dans
son oeuvre, ce n'est pas la musique qui sert le film, mais le film qui
sert la musique. (couv.).
![]() Le
facteur Cheval a suscité l'enthousiasme de nombre de créateurs
qui l'ont célébré par une oeuvre. Avec le facteur
cheval est le catalogue de l'exposition qui se tient du 6 avril au
1er septembre 2007, à Paris. Il reflète cet enthousiasme
(des surréalités à Gabriela Mpravetz en passant par
Picasso) et montre l'influence qu'il a eue sur des artistes aussi divers
que Niki de Saint-Phalle, Joaquin Ferrer, Paul Amar, Jacques Warminski,
Richard Fauguet... (couv.).
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2228901954 ![]() On
ne naît pas en Inde comme au Mali ou
en Chine, ni au Brésil comme en Australie
ou au Canada. Unique en son genre, ce livre
passionnant nous emmène à la découverte des coutumes
de l'enfantement propres à une centaine d'ethnies sur les cinq continents.
Si certains rites se retrouvent à peu près partout, comme
la réclusion de la future mère et celle du nouveau-né,
les positions d'accouchement, les interdits et les pratiques alimentaires,
les symboles liés au placenta ou au cordon
ombilical diffèrent selon les sociétés. II en
ressort que les coutumes restent fortement ancrées dans toutes les
communautés, tandis que les sociétés industrielles
et médicalisées ont perdu beaucoup sur le sens des mystères
de la naissance. (couv.).
![]() Voici
le livre, longtemps demeuré introuvable en France,
par qui le scandale est advenu. S'ils s'accordent sur l'existence de plusieurs
grandes familles de langues à travers le monde, les linguistes disputent
d'une quelconque parenté entre ces dernières. Ainsi, les
langues d'Europe, membres de la famille
indo-européenne, n'auraient aucun lien avec les autres. Merritt
Ruhlen démontre le contraire : les langues
actuellement parlées sur terre descendent toutes d'une seule "langue
mère", qu'il reconstitue. Son hypothèse, parfaitement compatible
avec les arguments fournis par l'archéologie et la génétique
des populations en faveur de l'origine unique et africaine de l'homme,
pose que l'expansion des langues a suivi l'évolution d'Homo sapiens
à travers les âges et la planète. Depuis sa parution,
cet ouvrage est au centre des débats entre linguistes, généticiens,
archéologues : la similitude de certains mots, tel "mère",
dans toutes les langues s'explique-t-elle par des dispositions cognitives
communes à l'espèce ou bien par l'existence d'une langue
première? Dans un long épilogue à l'édition
française, Ruhlen répond à ses critiques et conforte
sa démonstration. (couv.).
![]() En
1934, Robert Gessain a 26 ans lorsqu'il rencontre à l'Institut d'ethnologie
Paul-Emile Victor et qu'il se joint à l'expédition du commandant
Charcot sur le Pourquoi-Pas? Cette découverte de l'Arctique
est pour lui déterminante. Avec Paul-Emile Victor, Fred Matter et
Michel Pérez, il séjourne à Ammassalik, au Groenland,
où il retournera à plusieurs reprises jusqu'en 1972. Médecin
et anthropologue, il réalise aussi de nombreuses photographies.
Présentées pour la première fois dans cet ouvrage,
ses images, remarquables autant par leur qualité plastique que par
leur nombre - plus de 8000 -, témoignent de sa profonde admiration
pour ces hommes à la fois chasseurs, religieux et poètes.
Dans sa préface, Yves Coppens rend hommage au grand humaniste
que fut Robert Gessain, pionnier de l'anthropologie arctique, dont les
photographies constituent un document bouleversant sur "ces grandes civilisations
du froid, établies contre vents et glaciers tout autour du Grand
Pays vert". (couv.).
![]() L'Océanie est une "mer d'îles" qui s'égrènent sur le Pacifique. L'absence de continuité des terres qui la caractérise n'a cependant jamais empêché l'établissement de relations suivies entre les peuples. L'art océanien témoigne de cette tradition d'échanges : les objets répondent à la fois aux canons propres à chaque culture, mais se nourrissent aussi d'apports extérieurs d'autres îles comme de l'Occident Jusqu'à aujourd'hui où, à l'inverse, les oeuvres d'artistes comme John Mawurndjul, ancrées dans l'univers mythologique aborigène, sont une référence dans le monde de l'art contemporain. Cet
"art de la relation" est le fil conducteur de l'ouvrage qui s'articule
autour de cinq thèmes fondamentaux : la navigation et les échanges,
les lieux de pouvoir, les ancêtres et les dieux, les vivants et les
morts, les enveloppes du corps. A travers une analyse détaillée
des objets présentés à la fois d'un point de vue esthétique
mais également dans le contexte de leur création, les auteurs
se proposent de faire découvrir la diversité de ces expressions
artistiques. L'évolution du regard porté sur ces oeuvres
est évoquée depuis leur découverte jusqu'au XXe siècle,
lorsqu'on leur accorda la dénomination d'objets d'art.
![]() Période
de transition entre la fin des temps néolithiques et les débuts
de l'Age du bronze, le Chalcolithique constitue, dans l'évolution
des sociétés, une période essentielle marquée
par diverses avancées techniques (la métallurgie, la roue,
le chariot et le char, l'araire, la domestication du cheval dans l'ancien
monde), des échanges organisés sur des espaces toujours plus
larges, un contexte architectural où l'ostentatoire s'affiche à
côté de l'ordinaire, un poids grandissant d'idéologies
au service de dominants. Longtemps défini sur le seul critère
de l'usage du cuivre, le concept de chalcolithique s'est par la suite étendu
à la sphère du social. On le considère désormais
comme une étape capitale dans la constitution d'élites à
l'autorité fondée sur des réseaux d'alliances et/ou
la guerre, l'hérédité, la maîtrise des circuits
de distribution de matériaux recherchés ou de pièces
exotiques. L'apparition d'inégalités sociales variant sensiblement
selon les aires culturelles envisagées, les cas de figure analysés
dans ce séminaire sont donc présentés en deux tomes
distincts : Proche et Moyen-Orient, Amérique, Afrique d'un côté,
continent européen de l'autre. (couv.).
![]() Que
faisait l'homme de Néandertal avec ses silex taillés? Quels
bijoux portaient les femmes de Cro-Magnon? Comment leurs maris chassaient-ils
le renne? Comment faisait-on la cuisine à cette époque? Comment
l'homme du Néolithique coupait-il un arbre?...
![]() Une
cité aux origines grecques,
une ville majeure de l'Empire romain, un rayonnement
sur la Gaule méridionale fondé
sur le commerce maritime, recherches et découvertes archéologiques,
la parure monumentale de Marseille. (couv.).
![]() Médecin, collectionneur, peintre, donateur particulièrement généreux et désintéressé, Louis La Caze (1798-1869) est un personnage attachant, une figure originale, un homme doué qui, par son goût novateur et audacieux favorisera la redécouverte du XVIIIe siècle français sous la Monarchie de Juillet et le Second Empire). Sa volonté de faire partager sa passion contribuera à faire connaître au public en général, mais aussi à des peintres et des professionnels de l'art en particulier une peinture délaissée au XIXe siècle (par exemple l'école espagnole). L'impact de sa collection, d'une ampleur considérable (584 oeuvres offertes au pays) et d'un éclectisme audacieux et très novateur sera considérable sur le public du XIXe siècle. Citons seulement quelques oeuvres-phares qui ont assuré la renommée de l'ensemble : La Bethsabée de Rembrandt, Le Gilles de Watteau, La Brioche de Chardin, Les Baigneuses de Fragonard... Nombre de ces chefs-d'oeuvre influenceront même des peintres comme Manet ou Vuillard qui leur rendront une sorte d'hommage. La
latitude que Louis La Caze a laissée aux conservateurs du Louvre
dans son testament quant à la gestion de cet énorme legs
confirme le caractère humble et désintéressé
de cet homme dont l'ambition était avant tout de donner un sens
à sa collection en veillant à ce que ses oeuvres soient vues.
Ce généreux donateur est devenu lui-même aux yeux de
la postérité une figure de légende, aimable solitaire
à la discrète philanthropie.
Cet ouvrage se présente sur deux supports : - le catalogue exhaustif des peintures léguées par Louis La Caze (584 notices) sur CDROM - un volume rassemblant divers essais consacrés à l'étude du personnage, de son goût et du milieu culturel dans lequel il évolua. (couv.). |
9782738118745 ![]() Le
ressentiment n'anime pas seulement les individus, mais aussi les peuples.
Ainsi des différentes communautés yougoslaves que seule distingue
la religion, ainsi de la colonisation qui a créé un ressentiment
durable chez les colonisés à l'égard des colonisateurs,
et notamment la France. Marc Ferro montre
sur une dizaine de cas concrets de conflits sociaux ou nationaux comment
le ressentiment (hérétiques et catholiques,
officiers d'Indochine putchistes d'Alger, "Black
is beautiful" contre le racisme, Lénine et Kropotkine...)
est la clé du caractère conflictuel qu'a pris un problème
qui s'en trouve verrouillé et ne peut plus recevoir de solution.
(couv.).
![]() La
prolifération de la violence est l'une des caractéristiques
du monde globalisé dans lequel nous vivons depuis vingt ans. Le
plus curieux, c'est que cette violence émane souvent de petits groupes,
de minorités opprimées capables néanmoins d'altérer
rapidement les relations internationales, et qu'elle vise directement l'État-nation.
Le monde d'aujourd'hui est plein de Sikhs, de Basques, de Kurdes, de Tchétchènes,
de Tamouls et autres minorités en colère qui se préparent
à créer ou à rejoindre des cellules terroristes. Pour
A. Appadurai, les haines ethniques qui alimentent ce phénomène
n'ont pas le caractère de peur primaire qu'on leur prête,
mais sont un effort pour exorciser la crainte générée
par les incertitudes identitaires, géographiques, politiques liées
à la globalisation. De l'Asie du Sud à l'Europe,
en passant par les États-Unis,
il examine ici avec force et subtilité les rapports entre un État-nation
géographiquement circonscrit et un terrorisme global par essence
déterritorialisé. (couv.).
![]() Il
y a ces grands noms qui surgissent du passé : bataille de Poitiers,
croisades, prise de Constantinople, guerre d'Algérie,
et tant d'autres épisodes. Il y a ce conflit armé qui a commencé
en l'année 632 et qui, de décennie en décennie et
jusqu'à nos jours, a été marqué par des événements
dont la presse mondiale, si elle avait existé, aurait fait pendant
des jours sa première page. Il n'y a pas d'année, pas de
mois, pas de semaine peut-être sans que du sang soit versé
par des chrétiens ou par des musulmans.
Ne vaut-il pas la peine de le rappeler, de montrer à nos contemporains
que les événements qui occupent l'actualité, qui les
bouleversent, s'inscrivent dans une longue série de 1375 ans d'événements
tout aussi spectaculaires; que de plus petits faits dont on ne parle guère
qu'un jour ou deux ont eu, tous les jours, leurs équivalents pendant
1375 ans? Déclarée et ouverte, génératrice
de grandes batailles, de villes enlevées à l'ennemi, de provinces
conquises, de pays occupés, de populations exterminées, ou
larvée et sournoise, la guerre entre l'islam et la chrétienté,
malgré cette amitié que l'on évoque encore et qui
fut souvent réelle, malgré ces relations entre Byzance
et le califat de Cordoue ou entre
Charlemagne
et Harun al-Rachid, malgré ces traités
d'alliance comme celui de François Ier
et de Soliman le Magnifique, malgré
de longues périodes de trêves sur tel ou tel front alors qu'on
se battait ailleurs, malgré tout ce que chrétiens et musulmans
se sont mutuellement apporté, ont échangé, malgré
l'admiration qu'ils ont pu avoir les uns pour les autres, cette guerre
est une réalité. Elle n'a jamais vraiment pris fin. (couv.).
![]() Cet
ouvrage se situe dans une perspective dynamique : partant des ressources
politiques inhérentes à la société
chinoise, il s'interroge sur la capacité de celle-ci à
évoluer vers une démocratie dans le contexte économique
et juridique nouveau qui résulte de la mondialisation. Enraciné
dans l'histoire de l'Empire et du premier XXe siècle, appuyé
sur des recherches pour la plupart inédites, l'inventaire porte
sur les institutions publiques et civiles, les mentalités et les
pratiques, les débats d'idées et les expériences.
Il montre que la vision des réformateurs de la Chine républicaine,
bien qu'influencée par l'Occident, était nourrie d'une tradition
juridique chinoise forte, et même moderne à certains égards.
Mais le retour actuel au droit, tel que l'analysent les dernières
parties, ne suffit pas à garantir l'ouverture politique. Faut-il
y voir une sorte de compensation illusoire, ou bien le détour par
lequel pourrait émerger une nouvelle forme de citoyenneté?
L'ambition des auteurs n'est ni de poser un diagnostic ni de faire des
prévisions, mais d'éclairer un processus dont les racines
remontent très loin et qui est encore inachevé. (couv.).
![]() Sauver
l'étude des lettres et de la philosophie.
Sauver la recherche. Sauver les collections du musée de l'Homme.
Défendre l'inaliénabilité des chefs-d'œuvre des musées
français. Sauver le patrimoine de l'Imprimerie nationale. Sauver
les fonds de plusieurs bibliothèques... Des enseignants, des chercheurs,
des conservateurs, des archéologues lancent des appels pressants
devant le péril que court leur discipline ou leur institution. À
partir du début des années 2000, un processus implacable
devient manifeste. C'est à une véritable tentative de destruction
du savoir que nous assistons. À cet égard, l'école
- dont les faillites sont désormais plus difficiles à dissimuler
aura été le champ d'expérimentation premier : on cherche
à mettre fin à la transmission du savoir, et ce depuis près
de trente ans. Derrière les discours politiques qui se sont succédé,
une même logique à l'oeuvre. Toutes les réformes ont
été menées selon des critères de rentabilité
immédiate, selon des normes de "bonne gouvernance" mêlant
management et marketing. L'Éducation nationale a repris à
son compte les préconisations des grandes institutions financières
internationales ou de l'Union européenne. Peu analysées sous
l'angle de cette orientation économique, la crise de l'école
mais aussi la rapide dégradation de l'université et de la
recherche publique trouvent pourtant là leur cohérence. Alors
que l'instrument principal de son application vient d'entrer en vigueur
(la loi organique relative aux lois de financement, dite LOLF), il importe
de comprendre que le processus se poursuivra si nous ne l'arrêtons
pas. (couv.).
2847344284 ![]() Paris,
août 1945. Dans une salle exiguë et étouffante du Palais
de Justice, on juge le maréchal Pétain. À la barre
des témoins, des personnalités aussi différentes que
Laval et Léon Blum. Nuremberg, novembre
1945. Vingt dignitaires du IIIe Reich
prennent place sur le banc des accusés. Les « faux dieux »
nazis sont mis à nu. Jérusalem,
avril 1961, Eichmann est seul dans son box de verre. Date et lieux différents,
crimes semblables, sentences identiques. Trois procès historiques
commentés par Joseph Kessel, alors grand reporter pour France-Soir.
(couv.).
![]() Peintre montmartrois, Gen Paul Certainement, puisqu'il a passé sa vie entière à quelques centaines de mètres de la place du Tertre... Peintre montmartrois, donc, sans artifices folkloriques et, surtout, peintre à vocation internationale, puisqu'il a beaucoup voyagé (États-Unis, Espagne, Allemagne, Italie, Suisse, Algérie...) et que ses oeuvres, aujourd'hui encore, se vendent aussi bien en France qu'à l'étranger, Gen Paul (1895-1975) a vécu dans une bohème qui était celle des artistes de la Butte, même quand, après avoir connu une grande pauvreté et maintes souffrances, il s'est hissé au sommet de la notoriété par son travail et son talent. Pas de contrainte, sinon celle du perfectionnisme; pas de guide, sinon celui de l'instinct; pas de dépendance, sinon celle de l'alcool, pas d'interdit, sinon celui de la conscience... Un goût de la liberté qui lui a valu un compagnonnage exceptionnel. Des admirateurs, connus ou inconnus, qui ont aimé, parfois supporté, un personnage hors du commun, grand mutilé de guerre, drogué, alcoolique, irascible, provocateur, cabotin, hâbleur, rancunier, jouisseur. perspicace, généreux, paternel...(couv.). 2757200526 ![]() Sous la forme d'un cheminement chronologique et historique, ce livre richement illustré (170 illustrations) plonge dans les exceptionnelles collections de statuaire grecque du musée du Louvre, pour offrir un panorama complet de la statuaire antique, depuis la protohistoire et l'époque archaïque jusqu'aux copies romaines de l'époque hellénistique. A travers ses 100 chefs-d'oeuvre les plus emblématiques, il retrace son évolution et détaille l'influence séminale et primordiale qui fut la sienne sur l'élaboration des formes artistiques occidentales depuis la Renaissance. Plusieurs oeuvres majeures, qui ont fait l'objet de récentes restaurations, sont à redécouvrir dans leur nouvel éclat. (couv.). |
0714897086 ![]() La Terre est couverte de lacs, de rivières, de montagnes, de vallées, de glaciers, d'îles, de côtes, de déserts et de bien d'autres types de paysages. Mais pour un artiste ou un concepteur, la surface richement texturée de notre planète est une source inestimable de motifs aussi multiples que variés. Certains sont minuscules, ne mesurant que quelques millimètres, mais d'autres s'étirent sur plusieurs kilomètres et ne peuvent être observés qu'en avion. Les cours d'eau apparaissent alors comme des rubans sinueux, une enfilade de dunes comme des stries, les volcans comme des cercles; les îles évoquent des taches, les fissures d'une montagne ou les crevasses d'un glacier semblent former un quadrillage et les craquelures dans la boue desséchée des berges de rivières font penser à des réseaux, et ainsi de suite. Bandes,
Stries, Ondulations, Cercles, Taches, Grains, Fourches, Arborescences,
Courbes, Rubans, Tourbillons, Pointes, Quadrillages, Crevasses sont des
« Motifs de la terre » réunit ici par le Géologue
aventurier, Bernhard Edmaier et commenté par Angelika Jung-Hüttl,
qui depuis une vingtaine d'années étudient les endroits les
plus reculés de notre planète. Étonnant et beau! (couv.).
![]() Ce Grand Atlas de la Terre, véritablement remarquable, alterne des images satellitaires bien localisées, d'une grande beauté et d'un exceptionnel intérêt, et un ensemble de cartes nettement plus détaillées que celles des habituels atlas scolaires. Une
belle réussite qui exprime la raison d'être de la géographie
: montrer les splendeurs du monde et aider à mieux le comprendre.
(couv.).
![]() Ce livre est un voyage aérien au-dessus de la Ville éternelle, qui permet d'envisager de façon originale ses strates historiques. Puis, au-dessus du Latium, les photos montrent les voies antiques serpentant dans la campagne, et toutes les constructions humaines : châteaux, abbayes, monastères, villages, parcs... La
vision des reliefs et des cours d'eau permet de mieux appréhender
ce territoire. (couv.).
![]() Partez à la découverte du monde méconnu des insectes, ces petits invertébrés qui représentent pourtant 80% des espèces animales! Ces minuscules animaux appartiennent à un monde discret, malgré leurs formes et leurs couleurs souvent surprenantes. Cet ouvrage vous donnera une multitude d'informations sur la vie et le comportement des insectes : ainsi, l'abeille mellifère, lorsqu'elle vole au-dessus d'une source de nectar, communique sa découverte par un numéro de danse; le lucane doit son nom de «-cerf-volant-» à ses gigantesques mandibules évoquant les bois d'un cerf ; le petit paon de nuit, ne pouvant se nourrir, est condamné à mourir de faim ; les fourmis esclavagistes lancent des raids meurtriers pour voler de jeunes nymphes; la luciole, dont le système d'éclairage, produisant une lumière froide, est absolument extraordinaire. Cet
Atlas
nature présente les principales espèces, parmi les plus
courantes, vous aurez ainsi tous les atouts en main pour devenir un «
apprenti » entomologiste! (couv.).
![]() "Un chat fait qu'une maison est un foyer. Un écrivain n'est jamais seul avec un chat, tout en étant suffisamment seul pour pouvoir travailler. Qui plus est, qu'il déambule ou qu'il dorme, un chat est une oeuvre d'art vivante, en perpétuelle métamorphose." Ces
mots de Patricia Highsmith disent bien la passion que ce grand écrivain
a eu pour les chats tout au long de sa vie. Ce petit recueil - composé
de trois nouvelles, des poèmes, un
essai de 3 pages et des dessins, tous inédits en français
- célèbre le chat dans tous ses états
: en personnage de fiction, en inspirateur de poème, en sujet d'étude,
en modèle d'artiste. Traduit de l'américain. (couv.).
En 1859, le mathématicien Bernhard Riemann, alors âgé de 33 ans, utilise une hypothèse permettant de trouver combien de nombres premiers sont inférieurs à une certaine valeur. En 1900, l'" hypothèse de Riemann " figure dans la liste des 23 problèmes majeurs du XXe siècle. C'est depuis l'une des plus grandes énigmes mathématiques de tous les temps. Des bataillons de mathématiciens s'y sont attelés, utilisant des ordinateurs de plus en plus sophistiqués. Rien n'y a fait. L'hypothèse de Riemann n'est toujours pas résolue... Et pourtant, les systèmes de cryptographie moderne sont fondés sur cette hypothèse, de même que certaines propriétés physiques de l'atome! L'Institut Clay, aux Etats-Unis, offre un million de dollars à qui trouvera la clé de l'énigme... Cet ouvrage passionnant retrace, dans les chapitres pairs, la saga de cette traque d'un genre bien particulier. Les chapitres impairs, quant à eux, s'adressent aux lecteurs férus de mathématiques. Une véritable plongée dans l'enfer des nombres premiers, pour tous les passionnés de mathématiques ou d'histoire des sciences. (couv.).
![]() M. Tompkins est de retour ! Le petit employé de banque au caractère doux, à l'attention vacillante et à l'imagination enflammée, qui a inspiré, charmé et informé aussi bien les enfants que les adultes dès la publication de ses premières aventures par George Gamow, revient dans une nouvelle série d'aventures, fidèle à lui-même mais habillé de neuf par un physicien contemporain : il explore cette fois-ci les confins de l'Univers, les plus éloignés comme les plus rapides, l'infiniment petit comme l'infiniment grand. A travers
ses expériences et ses rêves, vous suivez M. Tompkins dans
son observation passionnée des mystères cosmiques : la relativité
d'Einstein et ses bizarres conséquences
aux approches de la vitesse de la lumière, la naissance et la mort
de l'Univers, les trous noirs, les quarks,
les distorsions temporelles et l'antimatière,
le monde nébuleux des quanta et le défi insensé des
démolisseurs d'atomes, et cet ultime mystère
cosmique... l'amour. Si vous vous laissez porter par l'histoire, vous y
découvrirez un captivant récit d'aventure et d'amour. (couv.).
2841568407 ![]() Ce livre nous invite à la découverte de l'art byzantin, fascinant et somptueux, caractérisé par son architecture spectaculaire et ses icônes. Il se penche également sur des techniques un peu moins connues, telles que les émaux, les céramiques et les tissus historiés. C'est
la synthèse d'une période fondamentale de l'histoire de l'art
occidental et oriental pourtant souvent méconnue. Ce livre ravira
les amateurs d'art comme les néophytes. Tania Velmans est une spécialiste
mondialement reconnue de l'art byzantin. Une approche pluridisciplinaire
qui mêle histoire, histoire de l'art et esthétique. (couv.).
![]() Le volume de la collection "Trésors d'une civilisation ancienne" consacré à la Grèce offre au public non spécialisé un vaste panorama - fondé sur les toutes dernières données de la critique historique et de la recherche archéologique - de l'une des principales racines et sources culturelles du monde occidental moderne, la Grèce constituant toujours, à cet égard, une clé de compréhension fondamentale. Partant du délicat problème de la naissance de la polis (la cité), au niveau tant conceptuel qu'institutionnel, l'ouvrage retrace son histoire - en tenant également compte de l'imaginaire collectif - à l'époque archaïque, à l'âge classique et durant la période hellénistique, jusqu'à la perte de l'identité politique hellénique sous la domination de Rome. La
cité est aussi envisagée comme un foyer de l'art en tant
qu'expression culturelle liée à la vie politique, sociale
et économique. Et ce sont justement les questions politiques, sociales,
scientifico-philosophiques et artistiques qui permettent de bien appréhender
la complexité de l'expérience historique des Grecs, faite
de choix et d'intuitions d'importance notable, mais également d'emprunts,
d'influences et de mélanges avec d'autres cultures. Le récit
de cette expérience - accompagné d'une iconographie exceptionnelle
- a essentiellement pour objectif d'aider le lecteur à mieux saisir
l'extraordinaire héritage qu'elle nous a transmis. (couv.).
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Au
temps des colonies (et après)
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