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![]() Campée sur son site unique, Tolède a été un prodigieux laboratoire de la coexistence des religions, des ethnies, des langues et des cultures. Ce qui s'y est construit durant des siècles entre juifs, chrétiens et musulmans, au cœur de ce Moyen Âge pourtant ressenti comme une période d'intolérance féroce, interpelle rudement notre actualité. C'était
déjà une grande ville au temps des Ibères,
puis des Romains. Promue capitale des Wisigoths,
avant de devenir une cité majeure de l'al-Andalus
des Maures, elle joua ensuite un rôle essentiel dans la reconquête
chrétienne, et devint une métropole culturelle dont les
illustres fantômes - ceux du Greco, de Cervantès,
de Lope de Vega, mais aussi des grands médecins,
astronomes, traducteurs et mathématiciens qui les avaient précédés
- hantent encore les ruelles tortueuses. Sans parler des adeptes de la
magie noire qui y prospérèrent dans l'ombre des vrais savants...
Mais les conflits modernes n'ont pas non plus épargné Tolède,
de l'invasion napoléonienne à
la terrible guerre civile de 1936, dont
l'un des épisodes les plus dramatiques eut pour théâtre
son célèbre Alcazar.
-
Au fil de ses voyages sur douze lieux d'Europe, Geert Mak raconte la petite et la grande histoire du XXe siècle, retrace les événements les plus marquants, signale les changements - ainsi l'irruption des machines agricoles dans la campagne hongroise - comme les plus chargés de souvenirs parfois tragiques - tels Guernica, l'ex-Stalingrad ou le camp de Maidanek. Chaque lieu est décrit avec le regard du voyageur et complété par les souvenirs de témoins. Chaque partie est introduite par une carte de l'Europe où figure le trajet parcouru par l'auteur. Avec encadrés, notes, bibliographie, index de noms de lieux et de personnes. Traduit du néerlandais. (couv.).
![]() Le
rapport entre la gastronomie et la France
semble aller de soi. Peu après " l'invention du restaurant " à
Paris
à la fin de l'Ancien Régime, ce sont des Français,
Grimod de la Reynière, Antonin Carême,
Brillat-Savarin
et d'autres, qui fondent la gastronomie en élaborant un discours
entièrement nouveau sur les plaisirs de la table.
![]() Entre
le VIII et le XIIIe siècle, le monde
byzantin a connu une expansion économique importante qui a permis
le développement d'une brillante société. Comme en
Occident, cette expansion est facilitée par la reprise démographique,
mais aussi par la croissance des échanges. Les IXe et Xe siècles
connaissent un élan conquérant qui se nourrit de la conscience
d'appartenir à un Empire prestigieux et de la fierté à
l'égard de l'héritage culturel grec
et de l'héritage politique et juridique romain. Point intermédiaire
entre l'Occident latin et l'Orient
musulman, l'Empire byzantin, fortement centralisé, se trouve impliqué
dans le conflit entre ces deux mondes, et Constantinople, puissamment protégée
par ses murailles, est alors l'une des plus importantes villes médiévales
et attire à elle les talents les plus divers. Pour décrire
ces siècles les plus glorieux de la Byzance médiévale,
l'analyse des principaux groupes sociaux a donc été privilégiée,
sans négliger les aspects économiques. (couv.).
![]() Georges
Leclerc, devenu comte de Buffon (1707-1788), est
l'une des principales figures de la science française du XVIIIe
siècle. Biologiste avant la lettre, créateur de l'éthologie
et de la zoogéographie, il élargit son ouvrage - la grandiose
Histoire
naturelle en 36 volumes - aux dimensions d'une histoire de la Terre,
à laquelle il ose attribuer un âge mesuré en dizaines
de milliers d'années. Au centre de la création, il place
l'Homme et, par les pages qu'il lui consacre, fonde une véritable
anthropologie positive. À l'occasion du 300e anniversaire de la
naissance de Buffon. (couv.).
![]() Nous
parlons grec sans le savoir... Après avoir rappelé les principes
de base de la linguistique, cet ouvrage décrypte les références
de la vie quotidienne (marques, prénoms...). Pour chacune, il livre
sa racine, sa signification et les différents termes français
dérivés. Complet, pratique et vivant, ce guide est un outil
précieux pour mieux connaître la langue française,
enrichir son vocabulaire et découvrir la civilisation grecque. (couv.).
![]() La
vie de Sénèque est un roman des
temps néroniens. Né à Cordoue au début de notre
ère, il a mené une triple carrière d'homme d'affaires,
de conseiller du prince et de littérateur. Précepteur puis
ami de Néron, il se donna la mort sur ordre
de l'empereur en 65. Il avait vécu en stoïcien, il disparut
en stoïcien, atteignant par le suicide le stade suprême de la
liberté. Présentant la vie et l'oeuvre de Sénèque,
Paul Veyne, met en évidence l'actualité de sa philosophie
et de ses choix, dont témoigne la Lettre 70 en fin de volume.
(couv.).
![]() Praxitèle,
sculpteur athénien du IVe siècle avant J.-C., est l'un des
artistes les plus célèbres de l'Antiquité.
Son nom, synonyme de parfaite beauté, suffit souvent à dire
l'excellence atteinte par les maîtres du passé. Toutefois,
cette beauté, à la différence d'un idéal grec
qui est le plus souvent viril, est surtout féminine : Praxitèle
est le premier sculpteur grec à donner au marbre la forme d'une
femme nue. Mais la Vénus de Cnide
était une déesse, même si son innombrable postérité
l'a rendue femme et fragile, donnant un sens profane à un érotisme
sacré. Ainsi dit-on que Praxitèle s'inspira des charmes de
la courtisane Phryné, dont il était l'amant. Leur vue avait
suffi, selon Athénée, pour convaincre
ses juges d'acquitter la jeune femme dans un procès. Le XIXe siècle
de Jean-Léon Gérôme est friand des galantes aventures
du sculpteur et de son modèle. Mais au-delà des mots et des
anecdotes par lesquels les auteurs anciens et modernes commentent ou exaltent
les œuvres de Praxitèle, comment, dans l'éparpillement des
marbres antiques parvenus jusqu'à nous, reconnaître son art,
sa marque familière? La réponse n'est pas facile, car rien,
à l'exception possible d'une tête, ne subsiste des statues
qu'il a créées. L'Hermès
d'Olympie, grand témoin muet, garde
son énigme. Au milieu d'un ensemble où il faut déjà
savoir écarter adaptations et pastiches, l'examen ne peut se faire
que sur des répliques commandées par les Romains,
le plus souvent incomplètes ou restaurées : peut-on retrouver
le vrai Praxitèle au travers des images qu'on a tour à tour
données de lui? Ce catalogue invite à la prudente redécouverte
de ces créations, où Praxitèle, classique sans l'être
tout à fait, sensuel et distant, se révèle comme un
maître de l'ambigu. Le livre voudrait aussi initier à l'approche
particulière de la sculpture grecque, souvent mal comprise, bien
que son importance, au sein de notre culture, soit capitale. (couv.).
![]() |
- ![]() Enfin un livre pour raconter ces voyageuses françaises du XIXe siècle trop longtemps éclipsées par les Anglaises. Artistes, expatriées, touristes, militantes, ethnologues de terrain ou missionnaires, elles partirent vers tous les horizons, de la Sibérie au Sénégal, de la Chine au Brésil. Certaines endurèrent même de terribles épreuves - la captivité entre les mains de pirates chinois, la solitude au fin fond de l'Amazonie, le naufrage de La Méduse... Ces héroïnes que les lois et les mentalités de leur époque destinaient à la vie domestique révèlent de vrais talents d'observation et d'écriture. Il n'est pas rare que leurs témoignages interpellent nos consciences d'aujourd'hui sur les questions de la condition féminine, de la colonisation ou de l'esclavage. Un récit passionné qui met en scène des femmes de toutes origines pour qui la quête de l'aventure n'était pas le seul but du voyage. (couv.).
![]() Le
déséquilibre qui s'est instauré dans les rapports
entre les humains et leur milieu naturel est sans doute une des préoccupations
majeures de ces dernières décennies, qui ont vu l'essor d'une
politique concertée, d'ampleur internationale, cherchant à
minimiser les impacts négatifs des activités humaines sur
l'environnement au moyen d'outils régulateurs de tous ordres. La
multiplication des aires protégées et des parcs naturels,
dans toutes les régions du globe, peut être tenue pour une
des réalisations les plus tangibles de cette volonté générale
de gouverner la nature en lui accordant le statut d'un bien à protéger.
Dans une perspective anthropologique, il apparaît cependant que les
effets de ces instruments institutionnels vont bien au-delà de leur
intention première. En effet, dans la plupart des cas, les parcs
sont implantés dans des régions depuis longtemps habitées
par des populations qui ne partagent pas la même conception de la
"nature", et qui ne se plient pas aisément aux rapports de forces
générés par la création de zones protégées.
C'est à l'étude de cette interface que ce volume est consacré,
à un gouvernement de la nature où la question centrale devient
: qui entend protéger quoi, comment, et à quel titre ? (couv.)
![]() "C'est
trop tard pour la terre", "Nos enfants vont hériter d'un monde immonde",
"il faut interdire les OGM", "c'est la fin du pétrole": les inquiétudes
- souvent légitimes - concernant l'avenir de la planète donnent
lieu à de nombreuses idées reçues. Le réchauffement
de la planète, la pollution, l'épuisement des ressources,
la perte de biodiversité seraient les symptômes d'une civilisation
qui court à sa perte. L'alarmisme environnemental alimente les propositions
des politiques qui surfent avec enthousiasme et démagogie sur la
vague écolo. Sauf que les remèdes proposés sont souvent
construits autour de mythes. Certains risquent même de nous engager
sur une fausse route, nuisible à la dualité de notre environnement.
Pour la première fois, un livre clair et concret permet de démêler
le vrai du faux dans la multitude de propositions qui circulent. (couv.).
![]() L'objectif
de cet atlas est de présenter à
quel point l'homme est lié à l'océan : l'angle des
besoins économiques et sociaux des communautés humaines est
privilégié. Cartes et graphiques illustrent ces liens et
mettent en lumière la nécessité d'une gestion globale
et à long terme de ce milieu naturel essentiel à l'équilibre
planétaire. L'Atlas de l'océan mondial se veut ainsi
un outil de réflexion pour le grand public en offrant une image
claire et concise des enjeux actuels pour l'humanité. Il explique
également pourquoi et comment chacun d'entre nous peut agir. Cartographie
de Cécile Marin. En coédition avec Nausicaâ, Centre
national de la mer (Boulogne-sur-Mer). (couv.).
![]() Ce
guide photographique de poche, remarquablement illustré, donne une
description vivante et détaillée de 299 espèces de
mammifères,
reptiles
et amphibiens. Un guide facile à utiliser,
idéal pour les randonneurs et les amoureux de la nature. (couv.)
![]()
![]() Dans
une sorte de voyage initiatique qui commence à la suite d'une fête
privée dans un des quartiers branchés de Mexico, la jeune
Agueda va découvrir, à quelques dizaines de kilomètres
de la capitale, la vrai quotidien des indigènes dans le village
de Nonnes, en suivant Almagro, un médecin plus tout jeune, qui a
décidé de l'emmener comme s'il en allait en faire sa femme,
dans des contrées reculées où les brumes ont établi
leur royaume. Almagro est plus que médecin, il agit comme un curé
laïc et activiste vénéré par la plupart des indiens
qui vivent dans l'épaisseur sauvage de la forêt, il est aussi
craint et détesté par d'autres. Almagro dans ses brumes,
est un parcours à travers les espaces oniriques d'un Mexique
méconnu où se mêlent, l'histoire, la culture de deux
civilisations que le temps a opposées et forcé à coexister
mais pas à partager. On y trouve aussi une dure réalité,
celle de l'enfer sur terre qu'habitent des indiens en chair et en os, qui
loin d'être toujours d'innocentes victimes peuvent devenir d'impitoyables
bourreaux. Un portrait au scalpel de la pauvreté et de l'oubli dans
un pays qui n'en finit pas de confondre la misère avec le folklore
et la superstition, avec une prose digne du grand Conrad et un style porté
par un souffle faulknérien. (couv.).
![]() 377 après J.-C. Festus est conduit à mener l'enquête sur une série d'assassinats. Que signifient ces meurtres qui sont mis en scène sur le parvis de la fontaine la plus monumentale de Rome? Que viennent faire ces amulettes, phallus et croix? Pourquoi s'attaque-t-on aux membres de la vieille confrérie des Luperques, les compagnons-boucs de la religion romaine? Dans cette investigation délicate, Festus s'intéresse aux côtés les plus secrets de la société romaine. De multiples intérêts se mêlent. Personne n'en sortira complètement indemne. Après Le Complot des Parthiques et Le Prix des chiens, troisième enquête de Festus dans la Rome du IVe siècle après J.-C. (couv.).
- ![]() Socle
même de la méthode mathématique
depuis l'Antiquité grecque, la
notion de démonstration s'est profondément
transformée depuis le début des années soixante-dix.
Plusieurs avancées mathématiques
importantes, non toujours connectées les unes aux autres, remettent
ainsi progressivement en cause la prééminence du raisonnement
sur le calcul, pour proposer une vision plus équilibrée,
dans laquelle l'un et l'autre jouent des rôles complémentaires.
Cette véritable révolution nous amène à repenser
le dialogue des mathématiques avec les sciences de la nature. Elle
éclaire d'une lumière nouvelle certains concepts
philosophiques, comme ceux de jugement analytique
et synthétique. Elle nous amène aussi à nous interroger
sur les liens entre les mathématiques et l'informatique, et sur
la singularité des mathématiques qui est longtemps restée
l'unique science à ne pas utiliser d'instruments. Enfin, et c'est
certainement le plus prometteur, elle nous laisse entrevoir de nouvelles
manières de résoudre des problèmes mathématiques,
qui s'affranchissent de certaines limites arbitraires que la technologie
du passé a imposé à la taille des démonstrations
: les mathématiques sont peut-être en train de partir à
la conquête d'espaces jusqu'alors inaccessibles. (couv.).
![]() Une
jeune fille d'aujourd'hui franchit une double porte, entre dans un vaste
bureau, et se retrouve en présence... d'Albert
Einstein lui-même! Ainsi commence, dans un espace-temps
flexible, la rencontre entre cette étudiante curieuse et le facétieux
physicien... cinquante ans après la mort de celui-ci. Ce livre surprenant
invite à un voyage dans l'univers intellectuel d'Einstein. Destiné
à tous, pour le plaisir de lire, de comprendre, et d'apprendre!
(couv.).
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- ![]() Octobre
2005. Passionnée de culture française, Roséna quitte
Haïti.
En France, elle se retrouve confrontée à la politique "d'immigration
choisie" : travail au noir, logement insalubre, contrôles, traque
policière, incarcérations... Puis la rencontre de Souleymane,
un Ivoirien dont le statut de réfugié politique a été
refusé, et son arrivée à ses côtés dans
le squat de Cachan où, comme des centaines de familles immigrées,
elle sera violemment évacuée en août 2006, vont finir
par la plonger dans l'enfer des clandestins. À la fois fiction et
document, ce livre s'appuie sur des témoignages vécus et
des faits réels pour révéler la peur, l'humiliation
et la souffrance de dizaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants,
qui ont cru pouvoir travailler et vivre dignement au pays des Droits de
l'homme. (couv.).
![]() Vingt
ans après Le Creuset français, livre qui a ouvert
la voie à l'histoire de l'immigration en France,
Gérard Noiriel présente ici un bilan des recherches menées
sur cette question depuis deux décennies. Pour la première
fois, l'immigration étrangère, l'émigration coloniale
et l'évolution du droit d'asile sont appréhendées
dans une réflexion globale, qui permet d'éclairer les enjeux
du débat actuel sur l'immigration "choisie", l'"intégration"
et les "discriminations". L'analyse détaillée des discours
publics sur ce sujet que nous livre l'auteur met en évidence les
stéréotypes dont les immigrants ont été victimes
pendant plus d'un siècle et le rôle que ces représentations
négatives ont joué dans le développement de l'antisémitisme
et du racisme. Gérard Noiriel plaidait depuis longtemps pour qu'un
lieu de mémoire rappelle que, tout au long du XXe siècle,
la France a été l'un des tout premiers pays d'immigration
au monde. Avec l'ouverture de la Cité nationale de l'histoire de
l'immigration, cet aspect de notre histoire contemporaine entre enfin dans
la mémoire collective républicaine. Mais l'auteur nous met
en garde contre les finalités de ce nouvel espace mémoriel
qui, plus que fixer l'histoire, doit aussi permettre de faire reculer l'intolérance
à l'égard des immigrants d'aujourd'hui et contribuer à
l'éducation civique de tous les citoyens, y compris ceux qui aspirent
à représenter le peuple français. (couv.).
![]()
- ![]() De
chapitre négligé de l'historiographie de la Shoah, les spoliations
sont devenues depuis le milieu des années 1990 l'un de ceux parmi
les plus étudiés. La production savante est considérable,
elle concerne presque tous les pays d'Europe,
générant thèses, articles, ouvrages et rapports officiels.
Il est vrai que le "volet économique" de la Shoah a mobilisé
un nombre important d'administrateurs, allemands ou non, pour recenser
les biens, les placer sous administration provisoire, les liquider ou les
vendre. Les procédures ont été multiples, variables
selon les pays, les types de biens, les propriétaires spoliés,
allant de la mobilisation bureaucratique complexe et "moderne" au
vol pur et simple. Ce numéro de la Revue d'histoire de la Shoah
expose les éléments les plus importants de cette production
intellectuelle récente. Ces recherches ont été développées
dans un contexte bien particulier, puisqu'elles ont pour la plupart, et
dans un premier temps, été commanditées par des organismes
qui, hors du champ universitaire, répondaient à des demandes
politiques et mémorielles tandis que se multipliaient les procès
en Europe et aux Etats-Unis. Un choix
des travaux les plus significatifs est proposé ici, qui entend montrer
la diversité des procédures, balayer l'Europe d'est en ouest
et du nord au sud en traitant de l'ensemble des types de biens spoliés.
Les auteurs viennent de près de dix pays différents. Ces
travaux sont présentés pour la première fois en français.
(couv.).
![]() Les
images des grand-messes hitlériennes, les mises en scène
grandioses du nazisme ont fait oublier les visages des Allemands
qui ont refusé de sacrifier leur honneur aux rêves d'un Reich
de mille ans. Le livre de Günther Weisenborn, minutieux compte rendu
des résistances allemandes, témoigne de leur combat. Moins
nombreux qu'en France, écrasés
par un règne de terreur absolu, des hommes et des femmes de tous
les âges se sont levés contre la folle entreprise de leur
dirigeants. Simples soldats et officiers, ouvriers et écrivains,
prêtres et pasteurs, ils furent des dizaines de milliers à
refuser la désastreuse dictature. C'est aussi grâce à
leur sacrifice qu'une autre Allemagne a pu renaître à la démocratie
dans le concert des nations européennes. (couv.).
![]() Massacres
en masse de prisonniers de guerre, notamment à Nankin ; asservissement
de millions d'Asiatiques et d'Occidentaux, entre camps de la faim et chantiers
de la mort; atmosphère de terreur à l'échelle d'un
quasi-continent; débauche de crimes sexuels et prostitution forcée
; utilisation de cobayes humains; pillage généralisé;
intoxication par la drogue de populations entières. Cela dura huit
ans et toucha 400 millions d'hommes. Ce terrifiant volet de la Seconde
Guerre mondiale en Asie n'avait jamais fait l'objet jusqu'à présent
d'une étude approfondie et globale. Les pratiques de guerre de l'Armée
de l'Empereur du Japon sont minutieusement
décrites afin d'en comprendre les mécanismes. Comment en
arriva-t-on là? Les explications, trop simples, par la culture ou
le contexte ne tiennent pas. C'est la conquête d'une armée
par l'ultranationalisme, puis la conquête d'un pays par son armée
qui sont en cause. Au-delà, c'est l'ère du fascisme, des
totalitarismes, du triomphe de la brutalité qui trouva au Japon
un formidable point d'appui. Ces horreurs des années 1940 restent
encore au cœur des mémoires des années 2000. Le Japon s'est-il
assez repenti? La Chine est-elle fondée
à s'offusquer des manuels scolaires de son voisin? Et qu'en pensent
les autres Asiatiques, dont l'attitude à l'égard de l'occupant
nippon fut loin d'être unanime? Pour comprendre à la
fois les totalitarismes d'hier et l'Asie d'aujourd'hui, il était
indispensable de mettre en lumière ces violences massives et méconnues.
(couv.).
![]()
![]() Les
opérations engagées contre la Tchétchénie en
1994 à la suite de la déclaration d'indépendance de
la petite république, loin d'obtenir le résultat escompté
au vu du déséquilibre des forces, ont ouvert un conflit d'une
complexité et d'une cruauté rares : dévastation de
Grozny, terreur (exactions de l'armée russe et des milices tchétchènes
pro-russes) et contre-terreur (prises d'otages, radicalisation islamiste
tchétchène, etc.) Les solutions négociées à
cette guerre instrumentalisée dans le cadre politique intérieur
russe ont été au fur et à mesure balayées.
C'est qu'il s'agit coûte que coûte de rétablir une "normalité"
dont l'épuisement actuel des indépendantistes n'est qu'un
gage très incertain. Est-il concevable que la Russie
parvienne enfin à surmonter les blocages politiques et idéologiques
qui entravent toute solution durable et humaine de la question? La recomposition
définitive de l'Etat russe et le solde du passé soviétique
ne se feront, en tout cas, qu'à ce prix. (couv.).
![]() La
peste,
maladie de livres d'histoire, depuis longtemps comprise et endiguée?
Loin de là. Le fléau continue de faire des victimes chaque
année. Qu'on la dise noire, bubonique ou grande, la peste a plusieurs
fois, au cours des siècles, décimé et terrifié
l'humanité. La dernière pandémie (1894-1945) nous
est familière depuis le roman de Fred Vargas Pars vite et reviens
tard et ses références à la « peste des chiffonniers
», qui faucha trente-quatre personnes à Paris
et dans sa banlieue en 1920. La controverse sur les vecteurs de l'épidémie
- les rats, les puces, ou certaines puces? - fait rage entre spécialistes
depuis plus d'un siècle. Faisant appel à la médecine,
à l'histoire, à l'entomologie, à l'archéologie,
Frédérique Audoin-Rouzeau mène sur le sujet une enquête
scientifique aussi rigoureuse qu'exaltante, sur les pas de son héros
Adamsberg. (couv.).
- ![]() |
- ![]() Les
phénomènes de désinformation sont devenus aujourd'hui
partie intégrante du système de repères de nos sociétés
et une arme nous poussant à favoriser nos adversaires les plus implacables
au détriment de nos alliés. Paradoxalement, à cause
de sa propension au débat politico-philosophique médiatisé,
la France est l'un des pays les plus exposés
à la désinformation.
![]() Sensible
à un contexte particulièrement désenchanté,
de déréliction de la part du politique, et de disparition
d'une certaine solidarité, certains artistes contemporains oeuvrent
aujourd'hui dans le sens d'une consolidation du lien social. Ils activent
l'échange direct, la réciprocité immédiate,
initiant de grands rassemblements ou créant de plus modestes structures
d'accueil. Ils préconisent une prise de conscience et une (auto)critique
sociale nécessaire à un "être ensemble" serein et constructif.
D'autres, refusant l'engagement direct au sein d'une pratique sociale,
élaborent des utopies qui interrogent et critiquent l'organisation
sociale et son lot de frustrations. (couv.).
L'Inde
![]() En
320 de notre ère, l'arrivée d'une nouvelle dynastie, les
Gupta, va marquer l'apogée de la civilisation indienne. L'époque
gupta voit la rédaction de grands textes, tels le Vedânta
et les Purâna, recueils de mythes et
de légendes; c'est aussi le temps de l'épanouissement de
la littérature et du théâtre. Dans cet âge d'or
sans pareil de la civilisation indienne, les sciences (mathématiques,
astronomie...) ne sont pas en reste. Quant à l'art, il atteint un
raffinement et une perfection sans précédent. À noter
: une exposition, L'Âge d'or de l'Inde classique, l'empire des
Gupta, se tiendra aux galeries nationales du Grand Palais du 4 avril
au 25 juin 2007. (couv.).
![]() Pour
comprendre l'Inde, il faut y avoir vécu
plus de vingt ans comme le fit Alexandre Kalda dont le nom, à l'ashram
de Sri Aurobindo, fut Archaka (en sanskrit, celui qui invoque la
lumière). Promenade en Inde est le résultat de l'expérience
exceptionnelle de l'auteur qui étudia la civilisation, la culture
et la vie quotidienne d'un pays tellement étranger à l'Occident.
![]() L'Occident
s'étonne aujourd'hui de voir le sous-continent indien faire son
entrée sur la scène internationale. Mais en réalité,
l'Inde "éternelle" et isolée
du monde n'a jamais existé; elle fut une invention de l'Europe,
confortée parfois par certains discours religieux des Indiens eux-mêmes.
Un cinquième de l'humanité est l'héritier d'une histoire
complexe, riche en ruptures et en épopées, qui couvre plus
de quatre mille ans, des premières cités de l'Indus à
l'empire d'Ashoka, de celui des Grands Moghols
au Raj britannique, puis à l'Indépendance et à la
Partition. Éric Paul Meyer, professeur et vice-président
de l'Inalco, dresse ici une fresque vivante de ce monde en mouvement. On
y voit naître le bouddhisme, se transformer
l'hindouisme, s'implanter l'islam,
arriver d'Occident les marchands et les missionnaires.
![]() Parmi
les nombreux pays qui ont participé, aux côtés de la
France,
aux combats de la première guerre mondiale, il en est un qui est
souvent ignoré : l’Inde.
Vauban
![]() Salué comme l'un des plus grands ingénieurs militaires d'Europe, Sébastien Le Prestre de Vauban s'intéressa aussi aux impôts, à la navigation, la philosophie, l'urbanisme, la politique, tous ces domaines contribuant à sa nature de fin stratège. 300 ans après sa mort, son travail est encore gravé dans la pierre de ses citadelles. S'il servit fidèlement le roi jusqu'à devenir maréchal de France, Vauban sut aussi s'élever contre son absolutisme : son opposition à la révocation de l'édit de Nantes, sa suggestion d'imposer équitablement tous les sujets du royaume en sont des exemples emblématiques. Vauban fut-il un "royaliste révolutionnaire" ou un simple réformateur ? (couv.).
- ![]() Toutes ses villes frontières, Vauban les a armées, et si fortement ceinturées qu'elles restent prises dans les limites qu'il leur a données : le tumulte moderne se resserre et se range un instant pour passer sous ses portes sévères. Vauban a fortifié les Pyrénées, les Alpes ; la Catalogne et le Dauphiné portent toujours sa marque ; ses plans ont achevé le canal des Deux-Mers. Son oeuvre, après deux siècles, reste debout. Ses bastions surveillent la plaine flamande, la Méditerranée les reflète. Il en a été touché lui-même, il l'a aimé, cherché; comme le médecin le plus attentif, il en a écouté les palpitations, et le cherchant ainsi, il a trouvé la voie secrète de l'amour. Demandez à un écolier qu'il vous écrive les noms des dix meilleurs serviteurs de l'ancienne France ; parmi ces dix noms il mettra celui de Vauban. Napoléon, en 1808, fit prendre, à l'église de Bazoches en Morvan, le coeur de Vauban et le plaça aux Invalides ; il avait compris la légende française. Cet homme au nom si populaire, que savons-nous de lui ? Quel fut son style, et l'accent de sa voix ? Nous l'ignorons. Vauban est un symbole dont l'être nous échappe. Dans ce siècle qui s'est raconté, qui s'est montré avec génie, Vauban passe, on le voit à peine. Mme de Sévigné ne semble pas l'avoir connu. La cour intéresse; Vauban n'en est pas. S'il vient à Versailles, c'est pour affaire pressante, et son séjour est bref. Il y est aussi gauche que Jean Bart glissant avec ses clous sur le parquet de la galerie des Glaces; comme le marin sent la marée, Vauban le maçon sent le plâtre et la terre. Il est toujours au loin, dans la neige, dans la boue; s'il ne combat pas, il construit, voyage et lève des plans. Vauban s'est dévoué à son oeuvre, il y a disparu. (couv.) |
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