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Mars 2006
En vitrine

Michel Cassé et Jacques Paul, Spin, roman noir de la matière  Odile Jacob, 2006.
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La physique est-elle à la veille d'une révolution? Agités par la possibilité de résoudre l'énigme de la masse manquante, la plus grande partie de la matière de l'univers qui n'a jamais pu être observée, les astrophysiciens sont en quête d'une énergie noire et d'une matière noire. 

Mais sont-ils encore capables d'idées audacieuses? N'ont-ils pas plutôt des soucis de carrière que la tête dans les étoiles?

Mêlant humour et sérieux, Michel Cassé et Jacques Paul ont cherché à répondre à ces deux questions au fil d'une intrigue amoureuse qui nous plonge dans la physique telle qu'elle se fait au jour le jour dans les laboratoires.

Perplexité : qu'est-ce qui relève le plus de la fiction? La physique de la matière noire ou l'intrigue qu'ils ont imaginée?. (couv.).


  Gérard-Georges Lemaire, Le noir, Hazan, 2006.
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Lié indissolublement à l'idée de deuil, de nuit, de désespoir, de folie, le noir se présente dans notre culture comme une couleur néfaste. C'est vrai autant dans la théologie que dans la philosophie. 

Et dans les croyances populaires, le noir n'est jamais bon signe. Toutefois, dans ses innombrables acceptions, l'histoire du noir en Occident est beaucoup plus complexe et contrastée. Et c'est cette histoire que ce livre entend raconter dans ses grandes lignes en proposant une histoire culturelle et anthropologique du noir à ce jour inédite. (couv.).


Michel Antoine, Louis XV, Hachette Pluriel, 2006.
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Louis XV? Un méconnu énigmatique, difficile à cerner en raison de son caractère anxieux, timide et secret. 

Malgré la prospérité du pays, son long règne (1715-1774) fut une tragédie feutrée. Dans son dessein de créer un État moderne, Louis XV a été entravé par des contraintes séculaires et surtout s'est heurté à l'obstruction de la magistrature visant à imposer le gouvernement des juges. Sa mort inopinée empêcha son oeuvre de régénération de la monarchie de s'enraciner et de porter les fruits qui eussent sans doute épargné le sang et les larmes de la Révolution. (couv.).

Paul Mazliak, La biologie au siècle des lumières, Vuibert, 2006.
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En France comme dans toute l’Europe, le XVIIIe siècle est une époque de bouleversements politiques et sociaux. Les grands philosophes (Hume, Voltaire, Rousseau, Kant) donnent l’exemple de la liberté de pensée. Cette liberté gagne aussi les naturalistes. Néanmoins, dans son Histoire naturelle, Buffon continue à prendre l’homme comme unique référence et, de leur côté, les grands botanistes (Tournefort, Jussieu, Linné) bâtissent encore des systèmes de classification où les types végétaux sont immuables. Il faudra la vigueur des nouveaux penseurs matérialistes comme Diderot ou encore celle des médecins vitalistes comme Bichat pour contrer le retour de l’esprit de système dans les sciences naturelles. C’est en 1809, dans la Philosophie zoologique de Lamarck que, pour la première fois, le monde animal est décrit en perpétuelle transformation. L’histoire naturelle cède ainsi définitivement la place à la biologie.

Le livre est construit en suivant les œuvres des grands savants du XVIIIe siècle : l’auteur reconstitue la démarche intellectuelle suivie par chacun d’entre eux et les circonstances de leurs principales découvertes. Chaque domaine concerné (microbiologie, génétique, botanique, zoologie, physiologie, transformisme)
donne lieu à une présentation d’ensemble faisant le point sur l’état de la discipline à l’époque. (couv.).


Jean-Claude Passeron, Le raisonnement sociologique, Albin Michel, 2006. 
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Science ou non? Comme les autres ou pas? La sociologie ne peut répondre à cette question en son nom seul : l'observation historique qui fonde tout raisonnement sociologique, et par là les concepts typologiques utilisés par l'ensemble des sciences sociales, n'a jamais pu engendrer la "science expérimentale des faits sociaux" qu'avait espérée Durkheim. 

En tire-t-on les conclusions? L'art de l'esquive est pris ici pour objet : puisque les épistémologies naturalistes, naïves ou subtiles, persistent à présenter la comparaison historiques comme une "quasi-expérimentation", il faut se demander ce que dissimule cette appellation. 

Que veut dire "être vrai" ou "être faux" pour une proposition de science sociale, toujours tributaire de la forme historique de ses objets?. (couv).

P. Yonnet, Le recul de la mort, t1, l'avènement de l'individu contemporain, Gallimard, 2006.
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Du milieu du XVIIIe siècle à nos jours, la mortalité maternelle a été divisée par 100, et la mortalité infantile par 60. À présent, dans les sociétés développées, les enfants qui naissent et leurs mères sont assurés de vivre. Et la mort, pour la première fois depuis l’aube de l’humanité, s’est concentrée dans la vieillesse. Du recul de la mort a émergé peu à peu l’enfant désiré, tandis que l’enfant non désiré devenait une composante marginale de la fécondité. 

De cette logique de l’enfant désiré découlent des comportements nouveaux : le développement de la notion d’adolescence; le passage du désir d’enfant en général à celui du désir d’un enfant, bien individualisé avant même sa conception; la maîtrise technique de la prévention des naissances, et donc la fin du mariage conçu comme réducteur de la fécondité et de l’interdiction des relations sexuelles précoces pour garantir la collectivité contre l’excès de naissances.

Ces changements radicaux façonnent l’individu moderne et lui constituent sa structure psychologique. De « cellule de base » de la société, la famille devient « cellule de base » de l’individu. Articulant les savoirs de nombreuses disciplines, cet ouvrage, qui rend intelligible ce qu’on appelle l’individualisation, la redéfinit et en tire les conséquences, est aussi une réflexion neuve sur la condition humaine. (couv.).



Jacques Darras, Nous ne sommes pas faits pour la mort, Stock, 2006.
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«Ma mère est morte. C'est 
dans l'ordre des choses. Sa lente agonie médicalement assistée suivie de sa crémation m'ont bouleversé et révolté. Nous sommes dénués d'imagination comme jamais devant la mort. Nos sociétés, uniquement préoccupées du mourir, n'ont plus le désir de se représenter à elles-mêmes la mort. Là où les poètes se montraient des explorateurs audacieux! les Anglais particulièrement, avec Shakespeare et Donne!, là où Giotto ou Van Eyck promettaient dans leur peinture la paix de l'au-delà, les artistes contemporains font étalage de mutisme. La philosophie elle-même légitime ce refus de l'imagination avec Heidegger qui transforme l'horizon de la mort en origine absolue. De là ce sentiment d'un nihilisme fondamental qui accable aujourd'hui la Terre. Voici que nous devenons nos propres terroristes.» (Jacques Darras). 

Francis Rocard, Planète rouge, Mars mythes et explorations, 2e éd., Dunod, 2006.
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Depuis fort longtemps déjà Mars nous fascine et nous aide à comprendre l’Univers : c’est son orbite particulière qui permit à Kepler de décrypter le mouvement des planètes, c’est sur Mars que les hommes ont imaginé des vies extraterrestres, et c’est sur Mars que des robots cherchent aujourd’hui les traces de vie qui nous aideraient tant à comprendre l’apparition du vivant dans l’Univers.

Cet ouvrage nous entraîne tout d'abord dans l’histoire de cette longue relation entre Mars et les Terriens. Puis il décrit l’épopée des missions martiennes avec leur lot de succès et d’échecs. Il relate les raisons de ces échecs avec leurs conséquences ainsi que les technologies utilisées, et il rapporte certaines anecdotes vécues par les acteurs de ces exploits. Tous ces événements sont décrits avec le souci de mieux comprendre comment se construisent ces projets spatiaux hors du commun.
Récemment, Mars Express et les rovers de la NASA nous ont transmis des informations cruciales sur l’histoire de la planète et particulièrement sur cette période très ancienne où son environnement était probablement propice à l’apparition de la vie. Cette version moderne de l’exploration progresse sur les pas des pionniers qui explorèrent jadis la Terre préparant un avenir plus lointain qui verra, probablement, un jour un homme fouler le sol de la planète rouge. (couv).



Lucien Malson
Les maîtres du Jazz, Buchet Chastel, 2006.
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Les maîtres du jazz, devenu aujourd'hui un grand classique, est un ouvrage à la fois biographique et musicologique. Ce livre de référence, précis et rigoureux, présente, dans leurs particularismes. les subtilités de leur style et la singularité de leur évolution, les plus célèbres jazzmen du XXe siècle, fondateurs d'un art musical qui se développa dans les communautés noires américaines avant de gagner tout l'Occident. 

Les musiciens étudiés sont donc, pour la plupart, issus de ces communautés, car ce sont eux qui se situent à l'origine des plus grandes œuvres jazzistiques. En se penchant discrètement sur leur vie, en étudiant et en disséquant les différents aspects de leur travail, en présentant l'évolution technique de leur art, Lucien Malson a écrit un ouvrage primordial et passionnant dont Boris Vian a pu dire, lors de sa première parution : "Le style est clair, la langue excellente. Tout amateur aura intérêt à s'en munir  (Jazz Hot), et Jacques B. Hess d'écrire dans Le Monde : "Une hauteur de vue telle que cet ouvrage reste un modèle de mise en place historique." 

La dixième édition étant épuisée, l'auteur a revu et considérablement enrichi celle qui est : présentée ici, ajoutant plusieurs chapitres et faisant le point jusqu'à aujourd'hui. (couv.).

Claude Eveno, Regarder le paysage, Gallimard Jeunesse, 2006.
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Depuis que nous sommes enfants, nous regardons le paysage : c'est notre façon de parcourir le monde et de le connaître. C'est avec des images que nous avons appris à découvrir le paysage : avec la peinture et plus tard avec la photographie et le cinéma. En sorte qu'aujourd'hui nous vivons la tête pleine d'images de la Terre tout entière : nous habitons le monde à la fois en portant les yeux sur ce qui est proche de nous, à notre échelle ordinaire, mais aussi - grâce à la technique - sur une immensité, comme la Terre vue du ciel, qui provoque en nous de nouvelles émotions. (couv.)
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