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Janvier 2007
En vitrine

Anne-Marie Lizin, Nicolas Zeisler et al., Gazprom, stratégie de la Russie, Luc Pire, 2007.
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Dix-sept ans à peine après l'explosion de l'empire soviétique, la Russie supporte à nouveau de vastes ambitions internationales. Pour satisfaire sa volonté de puissance, elle dispose d'un atout de poids : l'énergie. Zone de production mais aussi zone de transit reliant l'Asie, l'Asie centrale, le Caucase et l'Europe, elle fait figure de partenaire incontournable et entend coûte que coûte faire fructifier une telle position stratégique. Complètement inféodée au pouvoir russe, Gazprom, la plus grande compagnie de gaz naturel au monde, est donc l'arme fatale d'un Kremlin bien décidé à faire du gaz sa principale ressource politique et diplomatique. Or, un tel impérialisme énergétique inquiète : la récente crise ukrainienne a donné à voir les défis posés par la politique gazière de Vladimir Poutine. 

Désormais toute l'Europe, qu'elle le veuille ou non, se trouve concernée au plus haut point par les ambitions du nouveau Tsar de Russie. Quant aux Etats-Unis, point n'est besoin de préciser les inquiétudes suscitées par la reconstitution d'un empire énergétique qui leur rappelle les heures les plus chaudes de la guerre froide... 

Cet ouvrage est l'œuvre collective d'étudiants en première et deuxième années du master Carrières internationales de Sciences Po Paris. Il a été réalisé dans le cadre du séminaire " Organisations internationales " donné par Anne Marie Lizin, présidente du Sénat belge et rapporteuse de la Commission des Droits de l'Homme de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe. A l'origine du projet, un exercice de simulation de sommet de l'OSCE autour de la politique de Gazprom et de la Russie a été proposé par l'enseignant et a remporté l'adhésion de l'ensemble des étudiants. (couv.).


Gaidz Minassian, Caucase du Sud, la nouvelle guerre froide, Autrement, 2007.



Hervé Kempf, Comment les riches détruisent la planète, Le Seuil, 2007.
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Nous entrons dans un temps de crise durable et de catastrophes possibles. Le symptôme premier en est la  crise écologique planétaire, illustrée par l'accélération du changement climatique et par l'érosion rapide de la biodiversité. La deuxième manifestation en est la raréfaction de la ressource pétrolière, qui va ébranler l'économie mondiale. Ce livre décrit les signes avant-coureurs de la crise. Il évoque avec précision la forme que pourraient prendre les catastrophes à venir. Mais son originalité vient du fait qu'il met en relation l'écologie et le social. En effet, les commentateurs de la crise écologique omettent le plus souvent d'observer qu'elle se déploie dans un système social marqué par une inégalité croissante et par des rapports de domination de plus en plus durs. Inversement, les acteurs ou commentateurs de la crise sociale méconnaissent en général la dimension écologique des problèmes. 

Or, pour comprendre ce qui nous arrive, il est indispensable de considérer le social et l'écologique comme les deux faces d'un même désastre. Celui-ci est imputable à un système économique qui n'a plus pour fin que le maintien des privilèges de l'oligarchie qui le dirige. Alors qu'à d'autres époques, la bourgeoisie avait un sens de sa mission collective (progrès de la «civilisation» au XIXe siècle, défense de la démocratie pendant la Guerre froide), la couche dominante n'a plus aujourd'hui d'autre ressort que l'avidité, d'autre idéal que le conservatisme. Cette oligarchie prédatrice est l'agent principal de la crise planétaire globale. (couv.).


Alain Villemeur , La croissance américaine ou la main de l'Etat, Le Seuil, 2007.
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Depuis vingt ans, l'Europe en général et la France en particulier se distinguent par leur contre-performance économique par rapport aux États-Unis. Voila qui nourrit le discours à la mode des «déclinologues» : imitons donc le libéralisme et la flexibilité de l'Amérique et renonçons à la régulation politique de l'économie! Ce diagnostic est un contresens total. L'avance américaine ne s'explique en rien par la flexibilité ou le recul des régulations publiques, mais, bien au contraire, par une intervention massive et efficace de l'État pour soutenir la croissance et garantir le plein emploi : subventions aux entreprises, entraves à la libre concurrence, soutien à la recherche technologique, marchés publics réservés aux PME, droits de douanes, politique monétaire de taux bas, déficits publics, etc. C'est simple, toutes les interventions interdites ou étroitement limitées dans l'Union européenne sont utilisées à volonté par toutes les administrations américaines.

De façon magistrale, mais dans un style léger et limpide, Villemeur démontre que le déclin relatif de l'Europe vient précisément de l'abandon du « vieux » modèle keynésien européen que les Américains, eux, ont su préserver! Mieux, il montre que certains pays du Nord, tels la Suède, ont suivi le même chemin que l'Amérique, mais sans les inégalités et la faible protection sociale qui caractérisent cette dernière. Il s'agit donc bien d'imiter en partie l'Amérique, mais à condition d'imiter ce qu'elle fait vraiment et non pas le mythe du marché libre qui ne séduit que des élites européennes. (couv.).



Jacqueline Maurette , Les héros scarifiés du World Trade Center, Jean-Claude Gawsewitch, 2007.
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Au lendemain du 11 septembre 2001 à New York, la poussière n'était pas encore retombée, quand les équipes de secours - pompiers, médecins infirmiers, ouvriers du bâtiment - ont commencé à déblayer quelque 1,6 million de tonnes de gravas; sans oublier les agents de nettoyage qui s'affairaient pour que l'activité reprenne dans les tours voisines. Que sont-ils devenus, ceux qui, mal équipés, manquant de masques, ont œuvré dans la poussière d'amiante, respirant les particules de benzène, de dioxine, de cuivre de plomb?

Ground Zero est très vite apparu comme le chantier le plus dangereux des Etats-Unis. Ils sont aujourd'hui des milliers à être malades. Malades d'une pollution que l'administration Bush s'est efforcée de minimiser. Malades d'un mensonge. Non, l'air n'était pas sain à Manhattan huit jours après l'attentat, comme le prétendaient les agences gouvernementales dont le premier souci semble bien avoir été de rouvrir la Bourse et de remettre en marche le cœur financier de la planète. Quitte à sacrifier les héros. Quitte à devoir faire face aujourd'hui à plus de 5000 procès en réparation des dommages subis... La Bourse ou la vie, l'administration Bush a choisi. C'est ce que démontre dans cette enquête bouleversante Jacqueline Maurette, reporter au magazine Viva. Spécialisée dans les problèmes de santé au travail, elle a rencontré des malades, les associations qui les soutiennent, analysé la presse et la littérature scientifique. Elle a écrit ce livre pour que ces héros ne soient pas oubliés. (couv.).


Robert Sullivan, Karine Laléchère (traduction) , Rats, une autre histoire de New York, Payot, 2007.
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Après les attentats du 11 septembre 2001, on a vu le mot " rat " envahir la presse américaine pour désigner les terroristes. Cette année de sinistre mémoire, un New-Yorkais l'a justement passée à épier d'authentiques surmulots dans une ruelle de Lower Manhattan - ces voisins plutôt discrets qu'on ne croise pas facilement et qui pourtant ne peuvent vivre sans l'homme. Robert Sullivan a choisi de comprendre les plus indésirables et mystérieux de ses concitoyens pour percer l'âme et le passé de sa ville. 

Pendant la guerre d'Indépendance, les rats gris descendirent de bateau, avec mes mercenaires allemands engagés par les Anglais ; au milieu du XIXe siècle, leurs combats désespérés contre les chiens firent l'objet de paris sanguinaires entre chefs de gangs ; au XXe siècle, ils ne furent pas étrangers aux revendications syndicales des éboueurs, et en infestant Harlem ils servirent d'argument aux défenseurs des droits civiques. Dans l'espace et le temps, Sullivan nous promène à travers les labyrinthes d'un Manhattan où les dératiseurs sont plus surmenés que les financiers de Wall Street. En ayant choisi comme animal familier le rat des villes qui patiemment grignote la Big Apple, ce drôle de journaliste à la plume de romancier transforme l'histoire naturelle en histoire urbaine dans ce qui est plus un cabinet de curiosités qu'un film d'horreur. (couv.).

Arthur Demarest, Les Mayas, Tallandier, 2007.
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Pendant neuf siècles, les Mayas ont dominé la péninsule du Yucatan et ses abords, à cheval sur le Guatemala, le Mexique, le Belize et le Honduras. Leurs cités perdues dans la forêt tropicale, grandes agoras ceinturées de palais, de temples à gradins, de tombeaux monumentaux et de salles festives, attirent chaque année des milliers de visiteurs aussi admiratifs qu'intrigués. Leurs brillantes réussites dans le domaine de l'astronomie, des mathématiques, du calendrier, leur cosmologie élaborée, la violence de leur histoire politique en font les Grecs de l'Amérique précolombienne. Surtout, la brutale désertion de leurs cités, au Xe siècle, a excité les imaginations,donnant naissance aux hypothèses les plus farfelues. Arthur Demarest ramène à la vie cette civilisation perdue, mettant à profit les découvertes archéologiques les plus récentes. Il en décrypte l'histoire complexe, la société brillante, la spiritualité omniprésente, et surtout la chute énigmatique. Et s'il n'y avait pas d'énigme, si la société maya fournissait elle-même la clef de son déclin, ou plutôt de sa transformation? Nous imaginons les Mayas en princes sages et pacifiques, ou bien en prêtres érudits aux mains immaculées. On les voit rarement, dans les films et les livres, s'adonner à la guerre, aux sacrifices humains, ou cultiver la terre. Or les États mayas combinaient deux couches sociales : dans la forêt tropicale, une masse de paysans très productifs, remarquablement adaptés à leur milieu; dans les cités, une élite turbulente et dissipée, dominée par un roi sacré, chef religieux et militaire. Les élites mayas fondaient leur pouvoir sur l'éclat de leurs victoires, sur la richesse de leurs rituels, sur la beauté de leurs temples et de leurs palais. Ils réclamaient de leur peuple toujours plus de main-d'oeuvre, toujours plus de grain. D'où des charges croissantes, et une surpopulation qui a fini par dégrader un milieu écologique fragile. De 750 à 1050, craignant l'insécurité, courbés sur un sol devenu infertile, les paysans ont émigré ou se sont enfermés dans des sites peu nombreux et fortifiés, tandis que les élites, incapables de répondre à la crise ou de se soutenir elles-mêmes, ont fini par abandonner les grandes cités. Les Mayas, sans disparaître, ont changé, adoptant un modèle social moins spectaculaire, mais plus efficace. Le livre d'Arthur Demarest tire de cette mutation des leçons valables pour le monde contemporain, lui aussi menacé par les déséquilibres écologiques et sociaux. Il est le pendant historique du film à paraître de Mel Gibson sur la fin des cités mayas, Apocalypto. (couv.).


Hervé Bentegeat, Le roman de Prague, Le Rocher, 2007.
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Protégée par une chance extraordinaire des destructions, Prague présente un patchwork architectural unique : gothique, baroque, néo-renaissance, art nouveau... Aux confins de plusieurs mondes, le germain et le slave, le catholique et le protestant, la ville de Prague possède une alchimie propre, propice aux bouillonnements artistiques et littéraires. Le Roman de Prague nous présente un portrait passionné de ce coin de Bohême à l'histoire mouvementée. De Masaryk à Vaclav Havel, des soubresauts des deux guerres mondiales jusqu'au printemps de Prague et l'entrée dans l'Union européenne. Du même  auteur : Ho, l'enfant dragon; La Transsibérienne. (couv.).



G. Rabin, L. Gwiazdzinsky, Si la route m'était contée, Eyrolles, 2007.
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La route d'hier à aujourd'hui relie les hommes, est une oeuvre d'art, est une aventure humaine, est une prouesse technique, fabrique des paysages, rend libre, s'arrête, tue, est peuplée, a sa légende, se privatise, a ses oasis, a ses terminus, dépend des attracteurs, a ses limites et ses problèmes, crée une esthétique, devient touristique : ce guide à destination des passionnés, curieux et professionnels de la route a été écrit par un sociologue et un économiste, déjà auteurs de « Si la ville m'était contée ». (couv.).



Petr Kral, Enquête sur les lieux, Flammarion, 2007.

Marc Delouze, C'est le monde qui parle, Verdier, 2007.

Franco Benassis , Le goût des déserts, Mercure de France, 2007.



Frédéric Bobin, Voyage au centre de la Chine, Philippe Picquier, 2007.
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Ce livre est un carnet de route dans la Chine réelle. La Chine des gens ordinaires, dont on entend ici la parole, généralement confisquée par la voix officielle. Loin des métropoles scintillantes, ils racontent la vie dans les campagnes, les friches industrielles de Mandchourie, les bourgades fantômes du
barrage des Trois Gorges, l'amertume des
minorités aux confins de l'empire. Une foison
de témoignages pour vivre de l'intérieur l'envers du décor de la réussite économique, la débrouillardise au quotidien contre la corruption et les spéculations immobilières,
mais aussi les luttes et les aspirations de la jeunesse : autant de tranches de vie qui, une fois rassemblées, donnent une image extraordinairement émouvante de cet immense
pays où vit un cinquième de l'humanité. (couv.).



Bertrand Imbert, Claude Lorius, Le grand défi des pôles, Gallimard, 2007.
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Bertrand Imbert et Claude Lorius nous racontent quatre siècles de défis et d'aventures polaires. Au XVIe siècle, les grandes nations maritimes - France, Angleterre et Hollande - explorent les eaux du grand Nord pour découvrir de nouvelles routes vers l'Orient. Au cours des siècles suivants, des hommes d'exception : Barents, Bellingshausen, F. Nansen ou J. Franklin se lancent à l'assaut des pôles. Autant de périples qui préparent les succès de Dumont d'Urville, posant le pied en Antarctique en 1840, de Peary et Cook, s'affrontant en 1909 pour conquérir le pôle Nord, ou d'Amundsen, le premier à atteindre le pôle Sud en 1911. Au XXe siècle, les programmes d'exploration deviennent scientifiques. Les pôles constituent un observatoire privilégié pour l'étude de phénomènes atmosphériques, géologiques, biologiques. L'Année polaire internationale organisée en 2007-2008 veut montrer les liens entre ces régions et le système climatique mondial, pour sensibiliser un large public. (couv.).



Alain Fillon, A la recherche de l'expédition Fanklin, Le Félin, 2007.


Germain Viatte, Le Centre Pompidou, les années Beaubourg, Gallimard, 2007.
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"Je voudrais passionnément que Paris possède un centre culturel [...] qui soit à la fois un musée et un centre de création où les arts plastiques voisineraient avec la musique, le cinéma, les livres, la recherche audiovisuelle. [...] Tout cela coûte cher [...] Mais [...] si l'objectif est atteint, ce sera une réussite sans précédent." Lorsque Georges Pompidou livre ces mots au Monde en 1972, sa décision est prise depuis 1969. Et malgré les années de vives polémiques qui s'ensuivent - sur sa nécessité même, sur le lieu choisi, le plateau Beaubourg, sur son architecture aux allures de "raffinerie", le Centre Pompidou ouvre ses portes
le 1er février 1977. Aussitôt, le public s'y presse un masse, découvrant sa désormais incontournable BPI, son CCI, Ircam et ses recherches acoustiques la richesse clé son musée, le Mnam et ses mémorables expositions, un calendrier quotidien de spectacles, de colloques de conférences, de rencontres. C'est à l'histoire de ces trente "années Beaubourg" que nous convie Germain Viatte, trente ans d'une activité culturelle sans précédent, dont le public ne saurait aujourd'hui se passer. (couv.).


Christine Benevent, L'Humanisme, Gallimard, 2007.

Pierre Rosenberg , Les Fragonard de Besançon, Cinq continents, 2007. 

Jean-Pierre Vittori , On a torturé en Algérie, Ramsay, 2007.
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"Cent fois, j'ai eu la tentation de me dédouaner totalement en prenant mes distances avec cet ancien tortionnaire, de clamer ma haine de la torture, de multiplier les précautions de langage (...). Mais je préfère finalement laisser brut ce document qui dénonce moins les hommes de main que ceux qui les utilisèrent pour parvenir à leurs fins."
Jean-Pierre Vittori, journaliste, écrivain, s'était fait connaître par un premier ouvrage, Nous, les appelés d'Algérie, dont un chapitre était consacré à la torture. Après sa parution, il reçoit une lettre dont l'auteur lui confie : "C'est vrai, j'ai moi-même torturé." Le journaliste rencontre l'homme, un ancien militaire. Celui-ci, pendant cinq ans, a servi dans un des centres d'interrogatoire qui quadrillaient le territoire algérien. Dix cassettes d'entretiens seront enregistrées. (couv.).



Robert O. Paxton, Le fascisme en action, Points, 2007.
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Encore un livre sur le fascisme? Oui, mais Paxton n’a pas écrit un énième ouvrage théorique. Il est parti des faits; il retrace les genèses des mouvements fascistes; il montre que leurs idéologies ont suivi et non précédé la lutte engagée pour la conquête du pouvoir. Son analyse porte sur l’ensemble des mouvements - explicitement fascistes ou non -, jusqu’à l’Irak de Saddam Hussein. Le fascisme en action.
Le phénomène fasciste, phénomène clé du XXe siècle? Comment naissent et meurent les fascismes. (couv.).



Alfred Wahl, La seconde histoire du nazisme, Armand Colin, 2007.
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Faire la "seconde histoire du national-socialisme", selon le mot de l'historien Peter Reichel : voilà l'ambition de ce livre. L'histoire de l'Allemagne d'après-guerre ne peut, en effet, se résumer à la légende dorée du miracle économique ou de l'édification d'une démocratie modèle. Ce sont, en majeure partie, les cadres du régime nazi qui, à la même place, ont édifié et développé la RFA. Cette permanence des élites n'a néanmoins cessé de peser sur le présent comme l'attestent les nombreux débats et scandales qui ont secoué la société allemande jusqu'à nos jours. Ce livre présente d'abord les limites de la dénazification entreprise sous l'autorité ou le contrôle des Alliés durant la période d'occupation jusqu'en 1949. Il retrace ensuite la politique du gouvernement d'Adenauer, axée sur l'indulgence en faveur des ex-nazis et la continuité des personnels, qui permit une remarquable longévité des cadres politiques et administratifs, d'une part, des notables et dirigeants de l'ensemble du secteur privé, économique et culturel, d'autre part. A travers cette analyse sans précédent, on comprend à quel point la présence du passé (Vergangenheitsbewältigung) forme d'incessants échos dans l'actualité de la plus peuplée et la plus riche des démocraties européennes, et combien elle conditionne, encore aujourd'hui, sa culture politique tout autant que sa conscience collective. (couv.).



Juan J. Linz - Guy Hermet (préface), Régimes totalitaires et autoritaires, Armand Colin, 2007.
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Juan José Linz est l'une des figures les plus marquantes de la sociologie politique à l'échelle mondiale. Après avoir vécu au confluent des trois cultures espagnole, allemande et nord-américaine, il est aujourd'hui professeur émérite à l'université de Yale. Il a consacré l'essentiel de ses travaux à l'enracinement aussi bien qu'à l'échec des nouveaux gouvernements démocratiques depuis la Première Guerre mondiale, et cela tant en Europe qu'en Amérique latine, en Afrique ou en Asie orientale. Pourtant, contrairement à ce que l'on observe aux Etats-Unis, en Italie ou en Espagne, ses travaux restent méconnus du public français. Ce livre, le plus important que Linz ait publié, vient combler cette lacune. Pour envisager la démocratie, il traite de façon à première vue paradoxale de la "non-démocratie", c'est-à-dire des régimes autoritaires de toutes espèces ainsi que des deux types de systèmes totalitaires nazis et communistes, perçus les uns et les autres moins dans la perspective idéologique ou philosophique la plus courante que dans les mécanismes mêmes de leur pouvoir.

L'auteur nous livre ainsi une réflexion solide sur la nature des régimes non démocratiques et développe la distinction fondamentale entre les régimes totalitaires et autoritaires. Alors que l'autoritarisme populiste renaît en Amérique latine et que le cycle des coups d'État militaires semble reprendre, en particulier en Asie du Sud-Est, cet ouvrage de référence retrouve une pleine actualité. (couv.).



Dominique Venner, Histoire critique de la Résitance, Pygmalion, 2007.


Howard Gardner, Faire évoluer les esprits, Odile Jacob, 2007.
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Songez à la dernière fois où vous avez tenté de changer la façon de penser de quelqu'un, ses croyances, ses choix les convictions d'un électeur, les goûts vestimentaires de votre conjoint, l'attitude vis-à-vis de l'école d'un adolescent. Avez-vous réussi? Pourquoi? Et comment faire? On a trop tendance à imaginer que le changement est comme un miracle qui tombe du ciel ou s'impose de lui-même. Peut-être n'est-ce pas si simple... 

Les travaux d'Howard Gardner ont révolutionné la vision de l'intelligence et de la créativité; il analyse ici les mécanismes psychologiques qui produisent du changement en politique, dans le domaine intellectuel, dans les relations personnelles et le comportement. De Margaret Thatcher à Bill Clinton, de Darwin à Freud, en passant par Monsieur et Madame Tout-le-monde en famille, à l'école, au travail : des idées et des réflexions stimulantes illustrées d'exemples riches d'enseignements pratiques. (couv.).



Amir D. Aczel, Le carnet secret de Descartes, Jean-Claude lattès, 2007.
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Le 1er juin 1676, le grand mathématicien Leibniz frappe à la porte de M. Clerselier afin de consulter des écrits de Descartes que recelait une caisse arrivée de Suède après sa mort. Dans cette caisse, il découvre un petit carnet de seize feuillets rempli de signes mystérieux. Leibniz réussit à en décoder... juste quelques pages. Que contient ce carnet? Son code est-il inspiré par les sociétés secrètes florissant à cette époque? 

Amir D. Aczel nous entraîne à travers l'Europe sur les pas d'un des plus fabuleux esprits du XVIIe siècle. Les théories de Copernic et de Kepler sont encore hérétiques; est-ce la raison pour laquelle Descartes préférera camoufler - aux yeux de l'Eglise surtout - des idées jugées alors trop dangereuses? Ces quelques pages rendent aussi à Descartes la paternité de certaines découvertes mathématiques qui amplifient encore son génie. Une formidable aventure scientifique autour d'une énigme qui continue de fasciner. (couv.).


Autres nouveautés

Jean Blot, Alexandre Blok, le poète de la Perspective Nevski, Le Rocher, 2007.

Gérard Colin, Alexandre le Grand, Pygmalion, 2007.

Nicole Brenez, Cinémas d'avant-garde, Cahiers du Cinéma / Ed. de l'Etoile, 2007.

Isabelle Charleux, Histoire et architecture des temples et monastères lamaïques de mongolie (+ CD-Rom), CTHS, 2007.

Stacy Schiff, La grande improvisation, Benjamin Franklin, Grasset et Fasquelle, 2007.

Cornelius Castoriadis , La montée de l'insignifiance, Points, 2007.

Boubacar Boris Diop, L'Afrique au-delà du miroir, Philippe Rey, 2007.

Régis Boyer, Yggdrasill, la religion des anciens scandinaves, Payot, 2007.

Frédéric Vignale - Gilbert Collard  (préface) , Les censurés de la télé, Le bord de l'eau, 2007.

Roger Caratini, Néron, le poète ensanglanté, Le Livre de Poche, 2007.
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Un portrait singulier de Néron qui le montre ni plus cruel et ni plus violent que ses prédécesseurs. Au contraire, il a pacifié le monde romain en tentant d'éviter à tout prix la guerre civile et en écrasant l'insurrection gauloise, et a essayé de  transformer l'esprit matérialiste de l'époque. (couv.).


Sylvie Le Clech, Philippe Le Bel, Tallandier, 2007.



Alain Bentolila, Le verbe contre la barbarie, Odile Jacob, 2007.
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« À nos enfants, nous devons apprendre que la langue n'est pas faite pour parler seulement à ceux que l'on aime, mais qu'elle est faite surtout pour parler à ceux que l'on n'aime pas. C'est en leur transmettant avec autant de bienveillance que d'exigence les vertus pacifiques du verbe que l'on peut espérer qu'ils en viennent aux mots plutôt qu'aux mains. » Un livre militant qui nous exhorte, toutes et tous, à jouer notre rôle dans ce combat pour la transmission d'une langue commune. Un livre lucide et inspiré qui nous parle de nous, de nos enfants, de demain. (couv.).


Laurent Feller, Paysans et seigneurs au Moyen Âge,  Armand Colin, 2007.
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Le propos de cet ouvrage est de présenter les relations ayant existé entre maîtres du sol et producteurs sur la longue période qui s'étend de la période carolingienne aux grandes révoltes paysannes des XIVe et XVe siècles.
La conjoncture générale d'augmentation des ressources disponibles et donc d'accroissement de la richesse générale de la société occidentale n'a pas fini de livrer ses secrets ni de susciter l'intérêt. Elle repose en partie sur l'édification de structures originales d'organisation de la production et de contrôle des travailleurs que l'on résume sous le vocable de seigneurie ou de régime seigneurial. Ces structures, qui sont fortement coercitives, n'empêchent pas, au contraire, une société paysanne originale de se développer et de s'enrichir, certes lentement, mais réellement. A partir du XIIIe siècle, toutefois, les tensions s'accroissent. Les seigneurs connaissent une importante baisse de leurs revenus, ce qui constitue l'un des éléments essentiels de la crise des XIVe et XVe siècles. 

Cela a pour conséquence, dans de nombreuses régions, d'entraîner un phénomène de dépossession des paysanneries dont l'accès à la propriété du sol devient de plus en plus difficile.
On se propose, en examinant les statuts des hommes, l'organisation du travail, les hiérarchies sociales réellement efficaces de présenter l'histoire de cet enrichissement général du monde occidental ainsi que celle de la crise qui clôt le Moyen Age occidental. (couv.).



Karl Reinhardt , Les mythes de Platon, Gallimard, 2007.
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À travers sa lecture des mythes platoniciens, Reinhardt nous livre tout à la fois les conflits, les luttes, les tensions qui  traversent la pensée platonicienne et sa puissance inouïe de refonte, d'unité, d'harmonie. Car au sein même de la continuité, la rupture s'annonce. S'il est bien l'héritier des formes anciennes, Platon n'en demeure pas moins celui par qui la nouvelle âme de l'hellénisme s'épanouit. Le mythe lui-même n'est plus un mythe du «monde extérieur», c'est un mythe de l'âme. Et en lui l'esprit vient redonner vie à ce qui semblait devoir mourir. La forme mythique, plus que tout autre, révèle la force avec laquelle les anciens motifs sont pénétrés d'un nouveau souffle. 

Elle est pour ainsi dire la solution «vivante» au problème du sens. Il ne s'agit plus en ce cas de produire un «conte», d'imaginer la naissance du monde, de l'homme et des dieux, mais bien de contempler, au moyen de l'image fidèle, l'effectivité archétypique, l'Idée. Le mythe, «dire sacré», n'est nullement le signe d'un renoncement. Il n'est pas davantage l'ennemi du logos. Au-delà du mot, de la preuve, au-delà même des jeux de pensées présomptueuses, il rappelle l'âme à sa source originelle, il la fait s'élancer vers le plus beau des royaumes. (couv.).



A. Haworth-Attard , La théorie de la relativité, Thierry Magnier, 2007.

Gabriel Chardin, Qu'est-ce que la flèche du temps?, Le Pommier, 2007



Didier Hauglustaine , Le trou dans la couche d'ozone est-il rebouché?, Le Pommier, 2007.
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Qu’est-ce que l’ozone? Quelle est son origine dans l’atmosphère et quel rôle joue-t-il sur le climat? L’ozone est-il un polluant ou au contraire un bouclier protégeant la vie à la surface de la Terre? Quelles sont les causes du trou observé dans la couche d’ozone? Comment évolue l’ozone sous l’effet des activités humaines et dans un climat qui se réchauffe? La guérison de la couche d’ozone est-elle possible? Ce trou est-il maintenant rebouché? (couv.).

Pour les plus jeunes

Karine Safa, Maud Riemann (illust.), La mythologie babylonienne, Actes Sud, 2007.
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Terre entre deux fleuves où se succèdent les empires, la Mésopotamie est le lieu d'édification des premières villes modernes, et le lieu de naissance de figures légendaires comme Gilgamesh, ou Nabuchodonosor. (couv.).



Benoît Charles, Léon Rogez, La Ruche, Milan jeunesse  (+ 7 ans), 2007.
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Les abeilles fascinent parce qu’au sein de la ruche elles forment une véritable société, extrêmement bien organisée, où chaque individu a une place précise et un rôle à jouer, et où rien n’est laissé au hasard.
Ce carnet explique à l’enfant comment vivent les abeilles, comment elles fabriquent le miel et comment l’homme récolte les précieux produits qu’elle élaborent. Des activités, observations et expériences l’aideront à mieux comprendre et à découvrir ces mystérieux insectes de manière plus concrète et plus passionnante. (couv.).



Antonin Masson, Frédéric Pillot, Alexandre Roanne, Comètes et météorites, Milan Jeunesse (+ 7 ans).
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Mais d’où viennent ces objets célestes qui traversent tout l’espace et qui risquent parfois de nous tomber sur la tête? Comment les différencier? Pourquoi certains laissent-ils des traînées lumineuses sur leur passage? Qu’est-ce qu’un cratère d’impact? Autant de questions délicates auxquelles il est souvent difficile de répondre sans l’aide d’un vrai spécialiste de l’astronomie.
C’est pourquoi ce carnet permet aux jeunes lecteurs de différencier une comète d’un astéroïde ou d’une météorite, de comprendre les origines et la composition de ces corps étranges et de découvrir par quels moyens techniques (sondes percutantes ou autres) l’homme a pu les approcher et les étudier.


Collectif, La banque mondiale expliquée aux jeunes, Eska, 2007.

Gauthier, Histoire du cinéma américain, Hachette Education, 2007.
 

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