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- ![]() Juan José Linz est l'une des figures les plus marquantes de la sociologie politique à l'échelle mondiale. Après avoir vécu au confluent des trois cultures espagnole, allemande et nord-américaine, il est aujourd'hui professeur émérite à l'université de Yale. Il a consacré l'essentiel de ses travaux à l'enracinement aussi bien qu'à l'échec des nouveaux gouvernements démocratiques depuis la Première Guerre mondiale, et cela tant en Europe qu'en Amérique latine, en Afrique ou en Asie orientale. Pourtant, contrairement à ce que l'on observe aux Etats-Unis, en Italie ou en Espagne, ses travaux restent méconnus du public français. Ce livre, le plus important que Linz ait publié, vient combler cette lacune. Pour envisager la démocratie, il traite de façon à première vue paradoxale de la "non-démocratie", c'est-à-dire des régimes autoritaires de toutes espèces ainsi que des deux types de systèmes totalitaires nazis et communistes, perçus les uns et les autres moins dans la perspective idéologique ou philosophique la plus courante que dans les mécanismes mêmes de leur pouvoir. L'auteur nous livre ainsi une réflexion solide sur la nature des régimes non démocratiques et développe la distinction fondamentale entre les régimes totalitaires et autoritaires. Alors que l'autoritarisme populiste renaît en Amérique latine et que le cycle des coups d'État militaires semble reprendre, en particulier en Asie du Sud-Est, cet ouvrage de référence retrouve une pleine actualité. (couv.).
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- ![]() La route d'hier à aujourd'hui relie les hommes, est une oeuvre d'art, est une aventure humaine, est une prouesse technique, fabrique des paysages, rend libre, s'arrête, tue, est peuplée, a sa légende, se privatise, a ses oasis, a ses terminus, dépend des attracteurs, a ses limites et ses problèmes, crée une esthétique, devient touristique : ce guide à destination des passionnés, curieux et professionnels de la route a été écrit par un sociologue et un économiste, déjà auteurs de « Si la ville m'était contée ». (couv.).
![]() Songez à la dernière fois où vous avez tenté de changer la façon de penser de quelqu'un, ses croyances, ses choix les convictions d'un électeur, les goûts vestimentaires de votre conjoint, l'attitude vis-à-vis de l'école d'un adolescent. Avez-vous réussi? Pourquoi? Et comment faire? On a trop tendance à imaginer que le changement est comme un miracle qui tombe du ciel ou s'impose de lui-même. Peut-être n'est-ce pas si simple... Les
travaux d'Howard Gardner ont révolutionné la vision de l'intelligence
et de la créativité; il analyse ici les mécanismes
psychologiques qui produisent du changement en politique, dans le domaine
intellectuel, dans les relations personnelles et le comportement. De Margaret
Thatcher à Bill Clinton, de Darwin à
Freud, en passant par Monsieur et Madame Tout-le-monde en famille, à
l'école, au travail : des idées et des réflexions
stimulantes illustrées d'exemples riches d'enseignements pratiques.
(couv.).
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- ![]() Encore un livre sur le fascisme? Oui, mais Paxton n’a pas écrit un énième ouvrage théorique. Il est parti des faits; il retrace les genèses des mouvements fascistes; il montre que leurs idéologies ont suivi et non précédé la lutte engagée pour la conquête du pouvoir. Son analyse porte sur l’ensemble des mouvements - explicitement fascistes ou non -, jusqu’à l’Irak de Saddam Hussein. Le fascisme en action. Le phénomène fasciste, phénomène clé du XXe siècle? Comment naissent et meurent les fascismes. (couv.).
- ![]() Faire la "seconde histoire du national-socialisme", selon le mot de l'historien Peter Reichel : voilà l'ambition de ce livre. L'histoire de l'Allemagne d'après-guerre ne peut, en effet, se résumer à la légende dorée du miracle économique ou de l'édification d'une démocratie modèle. Ce sont, en majeure partie, les cadres du régime nazi qui, à la même place, ont édifié et développé la RFA. Cette permanence des élites n'a néanmoins cessé de peser sur le présent comme l'attestent les nombreux débats et scandales qui ont secoué la société allemande jusqu'à nos jours. Ce livre présente d'abord les limites de la dénazification entreprise sous l'autorité ou le contrôle des Alliés durant la période d'occupation jusqu'en 1949. Il retrace ensuite la politique du gouvernement d'Adenauer, axée sur l'indulgence en faveur des ex-nazis et la continuité des personnels, qui permit une remarquable longévité des cadres politiques et administratifs, d'une part, des notables et dirigeants de l'ensemble du secteur privé, économique et culturel, d'autre part. A travers cette analyse sans précédent, on comprend à quel point la présence du passé (Vergangenheitsbewältigung) forme d'incessants échos dans l'actualité de la plus peuplée et la plus riche des démocraties européennes, et combien elle conditionne, encore aujourd'hui, sa culture politique tout autant que sa conscience collective. (couv.).
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- ![]() « À nos enfants, nous devons apprendre que la langue n'est pas faite pour parler seulement à ceux que l'on aime, mais qu'elle est faite surtout pour parler à ceux que l'on n'aime pas. C'est en leur transmettant avec autant de bienveillance que d'exigence les vertus pacifiques du verbe que l'on peut espérer qu'ils en viennent aux mots plutôt qu'aux mains. » Un livre militant qui nous exhorte, toutes et tous, à jouer notre rôle dans ce combat pour la transmission d'une langue commune. Un livre lucide et inspiré qui nous parle de nous, de nos enfants, de demain. (couv.).
- ![]() Le propos de cet ouvrage est de présenter les relations ayant existé entre maîtres du sol et producteurs sur la longue période qui s'étend de la période carolingienne aux grandes révoltes paysannes des XIVe et XVe siècles. La conjoncture générale d'augmentation des ressources disponibles et donc d'accroissement de la richesse générale de la société occidentale n'a pas fini de livrer ses secrets ni de susciter l'intérêt. Elle repose en partie sur l'édification de structures originales d'organisation de la production et de contrôle des travailleurs que l'on résume sous le vocable de seigneurie ou de régime seigneurial. Ces structures, qui sont fortement coercitives, n'empêchent pas, au contraire, une société paysanne originale de se développer et de s'enrichir, certes lentement, mais réellement. A partir du XIIIe siècle, toutefois, les tensions s'accroissent. Les seigneurs connaissent une importante baisse de leurs revenus, ce qui constitue l'un des éléments essentiels de la crise des XIVe et XVe siècles. Cela
a pour conséquence, dans de nombreuses régions, d'entraîner
un phénomène de dépossession des paysanneries dont
l'accès à la propriété du sol devient de plus
en plus difficile.
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