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Le zend ou avestique est une
ancienne langues indo-européennes,
et est considérée comme la souche de la famille
iranienne. C'était l'antique langue des Mages, celle dans laquelle
Zoroastre rédigea sa doctrine. Elle avait déjà cessé
d'être langue vulgaire à l'époque de l'ère chrétienne,
et elle ne subsiste plus aujourd'hui que dans la liturgie des Guèbres
ou Parsis, disséminés en Perse et dans l'Inde. Nulle langue
n'est aussi chargée de voyelles, et les mots sont exempts d'aspiration.
On y trouve un a nasal, qui répond à peu près au son
an du français. Le zend présente, comme le sanscrit et le
grec, un a et même un e privatifs. Il a les trois nombres, mais n'admet
pas la distinction des genres grammaticaux, ni l'article défini.
On n'y remarque pas de prépositions proprement dites, mais un grand
nombre d'affixes à l'aide desquels on forme des espèces de
cas dans les noms. Le zend possède, après le grec
et le latin, l'écriture la plus rigoureusement
alphabétique que l'on connaisse. Il s'écrivit d'abord avec
les caractères cunéiformes : aujourd'hui son alphabet
ressemble au chaldéen par la forme des caractères, et il
s'écrit de droite à gauche; mais il reproduit les voyelles
usitées en Europe et toutes les articulations du sanscrit.
Cet alphabet se compose de 43 lettres, dont 30 consonnes et 13 voyelles;
l'articulation que nous rendons par la lettre l y fait défaut, et
est remplacée par r. |
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