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| Classification | ||
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| On donne le nom de quechua
à la cinquantaine de langues qui forment, au sein des langues andines
de la famille amérindienne,
le groupe quechuan. Ces langues sont le lien commun de la plupart des populations
du Pérou, de l'Equateur, de l'Argentine, du Chili, et de la Bolivie.
Cinq de ces langues dominent par le nombre de locuteurs : le cuzcucano
ou langue de Cuzco, que les classes élevées se piquent de
parler avec élégance; le quitegna, parlé à
Quito, remarquable par sa dureté, par l'altération de ses
flexions, et par l'abondance des mots étrangers qui s'y sont introduits;
le lamano, usité à Trujillo ; le chinchaisuyo, à Lima;
le calchaqui, à Tucuman.
Les quichuanes manquent des articulations b, d, f; g, l, v; mais elles en ont d'autres qui nous sont inconnues, et dont quelques-unes, saccadées, dures , tirées du fond de la gorge, ressemblent à des croassements. La déclinaison a trois cas; les rapports autres que ceux exprimés par ces flexions se rendent à l'aide de prépositions. La conjugaison est riche en temps, en modes et en voix; aucun verbe n'est irrégulier, pas même le verbe substantif, qui est, comme dans la plupart des langues européennes, l'auxiliaire de la voix passive. La construction est fixe et très simple : le verbe se place uniformément à la fin de la proposition. Le quechua a eu une littérature : des poèmes en l'honneur des grands hommes, des apologues moraux, des chroniques en vers, des oeuvres dramatiques, etc. Ces productions se perpétuaient par la tradition orale; car l'écriture était ignorée, et l'on n'y suppléait que très imparfaitement par les quipus. (B.). |
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