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La langue hurone
Wyandot
Le huron ou wyandot est une des anciennes langues iroquoises (les langues amérindiennes). 

Les Hurons, nation jadis nombreuse et puissante, qui habitait à l'est du lac Huron, au sud du 45e parallèle, dans 32 bourgades, vivant d'agriculture. Ils ont été l'une des premières populations indiennes de l'Amérique du Nord que les Français rencontrèrent lors de leur établissement au Canada. Les Hurons habitaient la presqu'île de Toronto, comprise entre les lacs Huron et Erié et la rive gauche du Saint-Laurent. Ils firent de bonne heure alliance avec les colons français et eurent à soutenir contre les Iroquois une longue série de guerres où s'épuisèrent leurs forces. A la fin du XVIIe siècle, il ne restait du peuple huron que quelques débris de tribus, peut-être au total 1500 personnes, qui cherchaient un refuge sous les murs de Québec. Ils  vécurent à 9 milles anglais de la ville dans le village de Loretto. Ceux-ci étaient catholiques et agricoles.

La langue est pratiquement éteinte. Elle n'est plus connue (à défaut d'être parlée effectivement) qu'au sein de la petite population des Wyandots (nommés aussi Wendat, Wyandotte, Wyendat, Ahouandates et Guyandots). Réduit à un millier d'individus, ce peuple vivait au début du XXe siècle  sur le Sandusky et ses affluents dans I'Etat de l'Ohio et dans le Michigan. Vaincus par la confédération, les Wyandots avaient été obligés de s'y joindre; ils avaient été antérieurement les protecteurs ou pour mieux dire les maîtres des Delawares proprement dits. De nos jours, on ne dénombre qu'une poignée de locuteurs (sur une population de moins de 4000 personnes), vivant dans le nord de l'Oklahoma.

L'huronien n'a pas les sons correspondants aux lettres b, p, f, m, n, v, u, g et r de l'alphabet français, et est beaucoup moins douce que l'algonquine à cause des aspirations et des sons gutturaux dont elle est remplie, mais en revanche, elle a plus de force, et elle est remarquable autant par la richesse des expressions et par la variété de tours, que par la propriété des termes et par sa grande régularité. Dans le huron, commue dans les autres langues amérindiennes les plus complexes, tout se conjugue; un certain artifice y fait distinguer des verbes les noms, les pronoms, les adverbes, etc. Les verbes simples y ont une double conjugaison, l'une absolue, l'autre réciproque. Les verbes actifs se multiplient autant de fois qu'il y a de choses qui tombent sous leur action; comme le verbe qui signifie manger varie autant de fois qu'il y a de choses comestibles. L'action s'exprime autrement à l'égard d'une chose animée et d'une chose inanimée : ainsi, voir un homme et voir une pierre, ce sont deux verbes. Se servir d'une chose qui appartient à celui qui s'en sert ou à celui à qui on parle, ce sont autant de verbes différents. 

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