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| Classification | ||
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Le dialecte bourguignon |
| Le bourguignon, variante dialectale
du français, est une langue qui,
avec le normand et le picard, constituait la langue
d'oïl. Il a été très important à cause
de l'étendue que prit à certaines époques le duché
de Bourgogne, et l'on regarde comme autant de variétés de
cet idiome le champenois, le franc-comtois, le nivernais, le mâconnais,
le bressan et le lyonnais. Aujourd'hui
il est particulièrement concentré dans le département
de la Côte-d'Or, et dans certaines parties de la Haute-Marne, de
la Nièvre, de l'Yonne, et de la Saône-et-Loire.
Il a quelques particularités grammaticales. Ainsi, I'h aspiré y est inconnu; on écrit comme on parle. Les substantifs ne prennent pas le signe du pluriel, et les adjectifs sont souvent invariables. En revanche, il y a beaucoup de règles euphoniques qui donnent aux mots, surtout aux articles et aux pronoms, des formes très variées, et qui répandent de la mollesse et souvent de la grâce sur le langage. La terminaison des verbes est en ai ou é à l'infinitif pour nos verbes français terminés en er; en i, pour ceux en ir; en oi, pour ceux en oir. Les temps n'ont ordinairement que deux terminaisons, l'une pour les trois personnes du singulier, l'autre pour celles du pluriel. Le verbe auxiliaire ète ou ètre se sert d'auxiliaire à lui-même dans tous ses temps composés, et n'a pas recours, comme dans le français, au verbe avoir : je seu (je suis, je seu étai (j'ai été). Les redoublements ou réduplicatifs sont très communs; ainsi l'on dit : gripai (prendre), regripai (saisir de nouveau); resegripai (ressaisir une troisième fois). (B.). |
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