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L'imparfait
est un temps des verbes,
qui s'appelle aussi passé simultané; en effet, il
exprime un état ou une action passés maintenant, mais présents
par rapport à un autre état ou une autre action également
passés : « Je lisais comme vous entrâtes; il était
là quand je suis venu. »
L'imparfait existe
en français et en latin
à l'indicatif et au subjonctif.
A l'infinitif et au participe
il se confond avec le présent pour la
forme; ainsi, « Un coq cherchant de la nourriture trouva une
perle, » équivaut à : « Un coq qui cherchait...
».
L'imparfait indicatif
français est une altération de l'imparfait latin :«
J'aimais, tu aimais, il aimait », viennent de amabam, amabas,
amabat (l'ancienne langue ne mettait pas d's à la 1epersonne,
ce qui était plus conforme à l'étymologie). Celui
du subjonctif est dérivé, non pas de l'imparfait, mais du
plus-que-parfait du subjonctif latin : ainsi, « que j'aimasse, que
tu aimasses, qu'il aimât », viennent de amassem,
amasses, amasset, et non pas de amarem.
Les autres
langues néolatines forment les deux imparfaits d'une manière
analogue au français.
En grec,
l'imparfait a pour caractéristique la terminaison on,
souvent modifiée en oun
et en wn
dans les verbes contractes; il est en hn
dans les verbes en mi.
Il a, de plus, l'augment, qui est constant chez les Attiques,
en vers comme en prose. L'imparfait du subjonctif n'existe pas à
proprement parler; mais le présent de l'optatif
en a tout à fait la valeur : Aderam ut loquerer. (P.). |
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