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Hypostase.
- Ce mot, qui joue un si grand rôle dans les écoles d'Alexandrie
et d'Athènes, depuis Plotin
jusqu'à Proclus, est l'indication d'une
doctrine
qui suppose un Dieu
qui, sans sortir de lui-même, se transforme éternellement
en une essence d'un ordre inférieur, pour
ne pas tomber dans le mouvement nécessaire au Dieu créateur.
Plotin, pour expliquer Dieu et le monde, s'appuie sur la nécessité
d'un intermédiaire entre l'absolu et le mobile. Il admet donc en
Dieu :
1° une
hypostase supérieure qui possède la perfection infinie
sans mélange d'action ni de multiplicité;
2° une hypostase
inférieure à la première, l'intelligence
en soi;
3° une hypostase
capable de produire le monde, mais mobile et inférieure à
la précédente.
Tels sont les trois
principes
en un seul être, reconnus par toute l'école néoplatonicienne,
l'Un, ou le Bien, qui est le Père; l'Intelligence, qui est le fils;
l'âme, qui est le principe universel de la vie.
Dans l'Église
catholique, le mot hypostase fut employé avant celui de personne,
en parlant de la Trinité .
Pour exprimer la distinction de la divinité et les attributs des
trois personnes, on disait qu'il y avait en Dieu trois hypostases en une
seule essence. Le mot est grec (upostasis), les Latins firent prévaloir
le mot personne. (B.). |
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