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Hybride
(physiologie générale), du grec hybris, union illégitime.
- Il existe en botanique et en zoologie
plusieurs mots, assez mal définis, pour désigner les produits
des croisements d'espèces et de variéts différentes
de plantes ou d'animaux;
ce sont les mots : métis,
mulet et hybride.
Isidore Geoffroy Saint-Hilaire
s'est efforcé d'éclairer le sens de ces mots. D'après
lui, le mot métis (métif, mestif, mâtin
dans le vieux français), s'applique d'une façon générale
à tout produit de croisement, soit entre variéts différentes
d'une même espèce, soit entre espèces différentes.
Le mot hybride, selon le même auteur, désigne habituellement,
dans le langage des naturalistes, le produit du croisement de deux espèces,
dans l'un et l'autre des règnes organisés. Quant au mot mulet,
il n'entraîne pas toujours avec lui l'idée du croisement,
mais bien celle de stérilité; ainsi, les neutres des fourmis,
des abeilles, reçoivent, souvent le nom
de mulets; comme d'ailleurs les produits du croisement de deux espèces
sont ordinairement inféconds, on leur a souvent appliqué
le nom du mulets. D'après cette terminologie, il y aurait lieu de
distinguer parmi les métis, les métis hybrides produits du
croisement de deux espèces, et les métis produits de deux
variétés d'une même espèce que Geoffroy propose
de nommer métis homoïdes (du grec homoeidès,
de même espèce). Ces déterminations n'ont pas été
adoptées par tous les naturalistes.
(G-s.). |
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Hybrides (botanique)
(synonyme de bâtard. Les Latins nommaient imbri, ibri,
tous les animaux métis). - On nomme ainsi les plantes qui résultent
du croisement entre deux individus d'espèces différentes
fécondés l'un par l'autre. L'individu qui provient de ce
croisement présente donc des caractères intermédiaires
entre les deux qui lui ont servi de père et de mère.
L'hybridité n'a lieu que très
rarement dans la nature : elle est pratiquée journellement en horticulture
pour obtenir des variétés de fruits
ou de fleurs. Pour cela, les jardiniers placent
dans un endroit assez resserré des espaces congénères
et laissent les croisements accidentels se produire, ou bien - c'est le
moyen le plus efficace - ils portent le pollen
de l'une sur le stigmate de l'autre. C'est par cette fécondation
qu'un grand nombre de variétés de dahlia, de calcéolaires,
de bruyères, etc., ont été obtenues.
Dans les plantes à l'état
sauvage l'hybridité est tout accidentelle et s'est rencontrée
chez des plantes dont les espèces différentes vivent souvent
ensemble. C'est ainsi qu'on a quelquefois rencontré des hybrides
de digitales, de verbascum, de gentianes.
Jusqu'en
1775, le phénomène de l'hybridation
avait été interprété de différentes
façons et les exemples donnés à ce sujet étaient
pour ainsi dire à côté de la vérité.
Ce fut Koelreuter de Karlsruhe
qui, le premier (Actes de l'Ac. de Pétershourg et Journ.
de phys., t. XXI et XXIII), élucida cette question après
avoir fait des expériences minutieuses et relaté scrupuleusement
de nombreuses observations. (G-s.).
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