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Hybridation
(physiologie générale). - Voyez
Hybride.
- La possibilité du croisement entre espèces différentes
a donné lieu pendaut des siècles aux plus fâcheuses
erreurs. On a cru, jusqu'au XVIIIe siècle,
qu'il pouvait naître des produits hybrides de l'humain et des animaux,
et telle a été cette croyance que la vindicte des lors atteignait
d'une façon terrible ces croisements impossibles. Réaumur ,
au XVIIIe siècle, ne désespérait
pas d'obtenir des produits d'un lapin et d'une poule; Haller ,
Ch. Bonnet
croyaient aux métis de coq et de cane, de singe et de chien. La
croyance populaire admettait encore au XIXe
siècle les jumarts, ou produits fabuleux du cheval ou de
l'âne croisés avec la vache, ou de l'ânesse avec le
taureau, produits que, jusqu'aux premières années du même
siècle, admettaient aussi la plupart des savants.
Quant aux hybrides
réellement constatés, il serait impossible de les mentionner
ici, mais on peut dire d'une façon générale qu'ils
ne se produisent qu'entre animaux d'espèces voisines et très
semblables extérieurement. Les mêmes faits se sont révélés
aux observations des croisements entre espèces végétales.
Les plantes d'espèces voisines qui croissent près les unes
des autres, se mâtinent spontanément, et les jardiniers obtiennent
artificiellement des hybrides nombreux parmi les plantes. L'hybridation
est devenue entre les mains des horticulteurs, un
moyen des plus curieux de multiplier les variétés de fleurs;
en répandant le pollen d'une plante sur
la fleur d'une autre espèce suffisamment analogue, ils se procurent
des fleurs nouvelles dont la recherche est, chez beaucoup d'entre eux,
une véritable passion... |
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