 |
Orléanais.
- La dénomination d'Orléanais, qui est à la fois celle
d'un ancien pays de la France
et d'une région naturelle, est devenue, aux derniers siècles,
celle d'une province française beaucoup plus étendue que
l'Orléanais proprement dit. L'ancien Orléanais (pagus
Aurelianensis) occupait les deux rives de la Loire entre la Beauce
(pays Chartrain
et Etampois) au Nord, le Gâtinais à l'Est, le Berry
au Sud, le Blésois
et le Vendômois à l'Est. Il était plus étendu
que la région naturelle de l'Orléanais, puisqu'il comprenait
la Sologne. Au point de vue ecclésiastique, il constituait le diocèse
d'Orléans .
Compris à la fin de l'époque carolingienne
dans les domaines de la famille capétienne ,
il resta dans le domaine royal lors de l'avènement au trône
de Hugues Capet, et son histoire est celle du domaine
royal.
En 1344, Philippe
de Valois en forma un apanage avec titre de duché pour Philippe,
son cinquième fils, qui mourut en 1375 sans postérité
légitime. Quelques années plus tard (1392), il fut concédé
avec le même titre à Louis d'Orléans ,
frère de Charles VI, auquel succéda
Charles
d'Orléans (1407-1465). Son fils, Louis, qui lui succéda,
arriva au trône de France
en 1498 et réunit de nouveau le duché d'Orléans à
la couronne. Une troisième fois, en 1626, il fut donné au
frère de Louis XIII, Gaston. Aussitôt
après la mort de ce dernier (1660),
Louis
XIV rétablit le duché en faveur de son frère Philippe,
auquel succéda, en 1701, son fils Philippe, qui devint régent
de France sous Louis XV. Il laissa le duché
d'Orléans à son fils; Louis (1723-1752), auquel succédèrent
Louis-Philippe (1752-1785), puis son fils du même nom, Louis-Philippe-Joseph
dit Égalité (1783-1793).
A la Restauration,
le titre de duc d'Orléans
fut rétabli pour le fils de Philippe Égalité, devenu
roi en 1830 sous le nom de Louis-Philippe.
Lui-même attribua le titre de duc d'Orléans à son fils
aîné, Ferdinand, mort en 1842. A la fin du XIXe
siècle, le fils du comte de Paris prit le titre de duc d'Orléans.
Il est à peine besoin de dire que dès le XVIe
siècle le duché d'Orléans n'avait plus aucune autonomie.
Il était compris dans le gouvernement militaire de l'Orléanais
qui se composait, outre l'Orléanais proprement dit, de la Sologne,
de la Beauce ,
du Dunois ,
du Vendômois, du Blésois ,
de partie du Gâtinais et du Perche. La généralité
d'Orléans ne se confondait pas absolument avec le gouvernement d'Orléanais
elle comprenait les douze élections d'Orléans, de Pithiviers,
de Beaugency ,
de Montargis, de Gien, de Clamecy, de Blois ,
de Romorantin, de Dourdan de Chartres
de Châteaudun
et de Vendôme. |
|