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Côte
des Moustiques ou Costa de Mosquitos, Mosquitia. - Zone
côtière du Nicaragua
et du Honduras, sur la mer des Caraïbes, qui s'étend sur environ
600 kilomètres, de l'embouchure du San Juan au Sud, au Cap Camaron,
au Nord. La partie méridionale, au Sud du rio Coco appartient au
Nicaragua, et forme jusqu'à une profondeur moyenne de 80 kilomètres
à l'intérieur, ce qu'on nomme aujourd'hui le Zelaya; au Nord
du rio Coco et à l'Ouest du cap Gracias a Dios, la région,
qui appartient aujourd'hui au Honduras, conserve l'ancien nom de Mosquitia
ou royaume des Mosquitos. Les Mosquitos ( = Moustiques) ou Moscos
étaient des Indiens, très mélangés avec des
descendants d'esclaves africains, et vivant de pêche et de culture.
C'est un pays riche
en bois précieux, salsepareille, cacao, café, sucre, mais
marécageux. Cette région, découverte dès 1502
par Christophe Colomb, ne fut jamais occupée
effectivement par l'Espagne .
Quand les Anglais eurent pris la Jamaïque ,
les chefs des Mosquitos nouèrent des relations avec eux. Cette côte
servit de refuge aux boucaniers et
aux esclaves fugitifs des pays voisins; mais les divers essais de colonisation
tentés par les Anglais à partir de 1655 échouèrent.
En 1786, ils renoncèrent à la Mosquitia. Les Espagnols ne
purent en soumettre les habitants et le prince ou roi des Mosquitos se
trouva indépendant. La fiction de sa souveraineté fut soutenue
par les Anglais. En 1820, il cédait le territoire de Poyais, au
Nord, à l'Écossais Mac Gregor
qui voulut y créer la colonie de Nouvelle-Neustrie. Les indigènes
et les Espagnols l'en empêchèrent. Le Honduras, Costa-Rica
et le Nicaragua
revendiquèrent cette côte; les Nicaraguans occupèrent
l'embouchure du San Juan, mais le colonel Mac Donald, gouverneur de Belize ,
vint avec le roi des Mosquitos expulser leur garnison.
A dater de ce jour,
l'Angleterre recommença d'affirmer son protectorat sur la Mosquitia;
une société anglaise acheta le territoire compris entre le
cap Gracias a Dios et le Patuca (Honduras); deux autres colonies se fondèrent
(Blackriver et Blewfields), recrutèrent en 1846-1848 des colons
prussiens. Mais les Etats-Unis
s'émurent des entreprises anglaises sur l'Amérique
centrale et dans le traité de 1850 firent insérer une clause
par laquelle les deux puissances s'interdisaient de s'en emparer. Finalement
le traité du 28 janvier 1860 mit fin au pseudo-protectorat britannique
au profit du Nicaragua ,
auquel fut abandonné en même temps le port franc de San Juan
ou Greytown. |
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