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Moscova,
Moskva
ou Moskwa. - Rivière de Russie ,
affluent de l'Oka, qui naît près de Smolensk ,
sous le nom de Konoplevka, prend au sortir des marais de Moskovrezkaia
Luja celui de Moskva, se dirige vers l'Est, traverse le gouvernement et.
la ville de Moscou,
tourne au Sud-Est et finit en aval de Kolomna après un cours de
490 kilomètres dont 180 navigables (à partir de Moscou).
Sa largeur est de 85 m près de la capitale, de 150 m plus bas. Elle
gèle du 15 novembre au 15 avril. Ses affluents principaux sont :
à droite, la Pachra; à gauche, l'Iskoniy, la Rousa, l'lstra.
Bataille
de la Moscova.
La bataille de la Moscova ou de Borodino
mit en présence le 7 septembre 1812 les armées de Koutousov
et de Napoléon. Les forces étaient
sensiblement égales, environ 130 000 hommes et 600 canons de chaque
coté; Koutousov, barrant à l'envahisseur la route de Moscou,
prit position devant Mojaïsk, au confluent de la Moskva et de la Kalouga,
entre cette rivière et un grand bois traversé par la route.
Il avait sa droite à Borodino, sa gauche sur la Kalouga à
Semenovskoié, couverte par des retranc hements, la triple redoute
de Bagration. Entre Borodino et Semenovskoiè se dressait la redoute
Rajevski.
La bataille ont pour enjeu la possession
de ces redoutes. Elle fut extrêmement acharnée, une indisposition
empêchant Napoléon de la diriger.
L'avant-veille, une redoute russe établie sur le flanc de la route
fut enlevée par le 61e de ligne au prix de grands sacrifices. Les
ordres de service furent donnés à deux heures du matin, et
la bataille engagée par Poniatovski à six heures. Une heure
après, le prince Eugène enleva Borodino
sur la gauche française; Davout emporta
la première, puis la seconde des redoutes Bagration, tandis que
Murat balayait la plaine; la troisième et grande redoute fut prise
par Morand, reprise par les Russes; Montbrun, Caulaincourt furent tués
à I'attaque; Ney finit par s'en rendre maître, tandis que
Grouchy et le prince Eugène prenaient le dessus à gauche.
Il était trois heures; les Russes continuèrent de se défendre
derrière les ravins situés plus loin.
L'épuisement des deux armées
ralentit le combat. Napoléon, qui y avait
assisté en spectateur affaissé, ne voulut pas laisser donner
la garde impériale qui eût achevé la destruction de
l'armée russe. Celte-ci put donc se retirer en bon ordre. Les pertes
des Russes furent de 45000 hommes, celles des Français de 30000.
Bagration tué dans la lutte fut enterré sur le champ de bataille.
Le résultat de la victoire fut la prise de Moscou.
(A.-M. B.). |
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