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Mecklenbourg

Le Mecklembourg, all. Mecklenburg  est une contrée de l'Allemagne septentrionale, primitivement habitée par les Hérules et les Vandales, lesquels, après leur passage dans le Sud de l'Europe, furent remplacés par des peuples slaves, les Obotrites et les Wiltses. Les premiers s'établirent dans l'Ouest de la contrée, qui s'appela Meklenburg, du nom de leur capitale, Meklinborg, auj. petit village à 8 km au Sud de Wismar, et étendirent leur domination en 782 sur les Wiltses, établis dans l'Est du pays. Charlemagne commença à y introduire le christianisme. Mais ce fut Henri le Lion, duc de Saxe, qui, devenu maître de la contrée soumise par ses armes, imposa la religion chrétienne. Il maria sa fille en 1167 avec Burewin, fils de Pribislav, souverain de ces peuples slaves, qui avait adopté le christianisme. 

De ce mariage descend la maison de Mecklenbourg. Cette maison se partagea successivement en différentes lignes. Un de ses membres, Albert occupa le trône de Suède de 1365 à 1588. Albert Ier, duc de Mecklenbourg de 1547 à 1576, y introduisit le protestantisme. Ses petits-fils, Adolphe-Frédéric Ier et Jean-Albert II, fondateurs des lignes de Mecklenbourg-Schwérin et de Mecklenbourg-Gustrow, furent dépouillés de leurs Etats et de la dignité ducale par l'empereur Ferdinand II, en 1627, à cause de leur alliance protestante avec le Danemark. Wallenstein fut fait alors duc de Mecklenbourg. Mais les deux princes furent rétablis dans leurs possessions héréditaires en 1652 par Gustave-Adolphe.

La division du Mecklenbourg en deux duchés séparés fut réglée par une commission impériale à Hambourg en 1701. Le duc Frédéric-Guillaume, de la ligne aînée de Grabow, eut en partage Schwérin et Gustrow, et le fondateur de la ligne de Strélitz, le duc Adolphe-Frédéric II, le plus jeune fils d'Adolphe-Frédéric Ier, chef de la ligue de Schwérin, reçut la principauté de Ratzebourg, et la seigneurie de Stargard avec Mirow et Némérow. La même commission statua qu'en cas d'extinction de l'une des branches, l'autre lui succéderait. Une diète commune, dont l'origine remonte à 1523, unissait les deux Etats. 

Le duché de Mecklenbourg-Schwérin, érigé en grand-duché par le congrès de Vienne, était borné au Nord par la Baltique, à l'Est par la Prusse et le Mecklenbourg-Strélitz, au Sud par la Prusse, et à l'Ouest par le Hanovre, le Danemark, le Mecklenbourg-Strélitz et Lubeck. Superficie environ 12,300 km². Capitale Schwérin. Gouvernement monarchique, limité par les anciens états provinciaux. Le grand-duché de Mecklenbourg-Schwérin occupait, avec celui de Mecklenbourg-Strélitz, le quatorzième rang dans la Confédération germanique, et acait deux voix dans le plenum de la diète. 

Le duché de Mecklenbourg-Strélitz, érigé aussi en grandduché par le congrès de Vienne, se composait de deux parties séparées par le Mecklenbourg-Schwérin, la principauté de Ratzebourg et la seigneurie de Stargard. Superficie environ 2000 km². Capitale Neustrélilz. Même gouvernement que dans le grand-duché de Mecklenbourg-Schwérin; une voix. dans le plenum de la diète. 
Le catholicisme était, pour ainsi dire, proscrit de ces deux Etats.
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Dictionnaire Territoires et lieux d'Histoire
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