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Fézensac.
- Comté de Gascogne ,
aujourd'hui département du Gers. Ce comté, démembrement
de la vaste cité d'Auch ,
qui au IXe siècle s'était
accrue du territoire de l'ancienne métropole de la Novempopulanie,
Eauze, Elusa, apparaît à la fin du VIIIe
siècle; pour contenir les Gascons à demi indépendants,
Charlemagne ou son fils, Louis
le Pieux, roi d'Aquitaine ,
l'avait créé sous le nom de Fidentiacus comitatus.
Le nom de Fidentiacus dérivait probablement de celui d'un premier
titulaire, nommé Fidentius. Au Xe
siècle, ce comté appartient aux ducs de Gascogne, dont l'un,
Sanche le Courbé, le partage entre ses fils, détachant ainsi
du comté de Fézensac celui d'Astarac. Un peu plus tard, le
fils de Sanche le Courbé, Guillaume Garsias, sépare pour
un temps les comtés d'Armagnac
et de Fézensac; ils sont de nouveau réunis vers le milieu
du XIIe siècle, mais le Fézensac
restera toujours distinct de l'Armagnac.
Les deux comtés formèrent
le noyau des possessions de la célèbre famille d'Armagnac,
dont les domaines furent définitivement réunis à la
couronne au XVIe siècle. Les comtés
d'Armagnac et de Fézensac, après avoir été
à plusieurs reprises dans la mouvance des comtes de Toulouse ,
puis des rois de France ,
avaient été définitivement rattachés à
l'Aquitaine
anglaise par le traité de Brétigny .
Le Fézensac se divisait en deux
parties, dites Fézensac proprement dit et Eauzan (ch.-l. Eauze);
le chef-lieu du comté était Vic-Fézensac; le comté
comprenait la majeure partie des cantons actuels d'Auch ,
Jégun, Vic-Fézensac, Valence, Condom, Eauze et quelques communes
des cantons de Gimont, Montesquiou, Aignan, Nogaro, Montréal et
Fleurance (on trouvera une liste des communautés dans Monlézun,
Histoire de Gascogne, t. II, app.). (A. Molinier). |
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