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L'Élide

L'Élide est une contrée de l'ancienne Grèce (Elis ou Alis, puis Ilia ou Valis dont le nom était emprunté à sa principale cité Elis. Outre, Elis, Olympie, si célèbre par ses jeux en était l'autre ville importantes. L'Elide ne joue qu'un rôle secondaire dans l'histoire de la Grèce. La possession d'Olympie, où se rendaient tous les peuples de la région pour assister à des fêtes et à des Jeux qui faisaient partie de la religion commune, lui donna le privilège d'être regardée comme un territoire sacré. Ce pays fournissait des athlètes renommés et des chevaux estimés. 
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Carte de l'Elide.
Carte de l'Elide.

Géographie de l'Elide

Géographie ancienne.
L'Élide était la contrée occidentale du Péloponnèse, s'étendant le long de la mer Ionienne entre l'Achaïe au Nord, la Messénie au Sud, l'Arcadie à l'Ouest. Elle avait pour frontière au Nord le promontoire Araxe et la rivière Larisse; au Sud la rivière Néda; à l'Est les montagnes de l'Arcadie, du Lycée à l'Erymanthe. Elle se divisait en trois districts qui étaient, du Nord au Sud : 
1° l'Elide proprement dite ou Elide creuse, de l'Araxe au cap Ichthys, comprenant outre la plaine du Pénée les cantons montagneux de l'Acrorée;

2° la Pisatide, du cap Ichthys à l'Alphée;

3° la Triphylie, entre l'Alphée et la Néda.

L'Elide a été quelquefois envisagée comme une dépendance de l'Arcadie, d'où lui viennent ses fleuves Alphée, Ladon, Pénée; elle occupe les terrasses inférieures des monts arcadiens, Lycée, Pholoé, Erymanthe. Elle n'a pas de limites naturelles bien marquées. Néanmoins, elle a sa physionomie bien distincte et son unité historique. C'est un pays fertile, le plus fertile du Péloponnèse; ses vallées fluviales, ses plaines d'alluvions ont été très productives; le bassin du Pénée était célèbre à ce titre, même les collines sablonneuses qui découpent les plaines de l'Elide revêtues d'une belle végétation que les vents pluvieux de l'Ouest favorisent.

Le rivage de l'Elide est moins favorisé que ceux de la plupart des autres contrées de la Grèce; ce littoral sablonneux, formé d'un sol d'alluvions, se déroule presque sans accident, par conséquent sans port naturel. Les promontoires qui le jalonnent sont d'anciennes îles rocheuses réunies au continent par les alluvions : cap Araxe (Kalogria), cap Chelonatas (Clarentza), cap Ichthys (Katakolo). Le cap Chelonatas est le principal en raison de sa situation avancée à l'Ouest du Péloponnèse; il découpe la côte de l'Elide entre deux golfes largement ouverts, le golfe de Cyllène (Kylléné) au Nord, le golfe Chélonatique au Sud, borné par le cap Ichthys après lequel s'ouvre le golfe Cyparissien. Les sables du rivage s'accumulant interceptent l'écoulement des petits cours d'eau; ceux-ci, ne pouvant arriver à la mer, accumulent leurs eaux derrière le cordon littoral en de longues lagunes qui occupent presque toute la côte; il en a résulté au long de l'histoire une extrême insalubrité dans la saison chaude; l'abondance du poisson dans ces lagunes ayant été une compensation insuffisante aux fièvres et à la foule des insectes, moustiques, etc., qui ont donné une redoutable réputation aux étés de la région de la zone maritime.

La plaine de I'Elide a été formée par les fleuves; le plus considérable était l'Alphée (Roufia), venant d'Arcadie; le fleuve propre de l'Elide était plus au Nord le Pénée (Gastouni) qui a changé de lit; jadis il débouchait au Nord du cap Chelonatas, mais il est possible que dès l'Antiquité des bouleversements analogues s'étaient produits; le mythe d'Héraclès détournant le fleuve pour nettoyer les écuries d'Augias pourrait en conserver le souvenir. Le bassin du Pénée formait l'Elide proprement dite. C'était la plaine la plus fertile de la Grèce, la seule où crût le byssus; outre les grains et les textiles, l'Elide fournissait du vin et ses pâturages nourrissaient des boeufs et des chevaux renommés. On sait l'admiration qu'excitaient les troupeaux d'Augias; les poèmes homériques vantent les chevaux d'Elis. 

La Pisatide était moins riche que l'Elide creuse, bien que la vallée de l'Alphée fût également fertile; les inondations la ravageaient souvent. Comme l'Elide allait de l'Erymanthe au cap Chelonatas, la Pisatide allait du mont Pholoé au cap Ichthys. 

La Triphylie était plus resserrée que les districts précédents entre la montagne et les lagunes maritimes; elle occupait les contreforts du mont Lycée et les petites vallées riveraines qui en descendent.

Dans l'Elide proprement dite se trouvaient : sur la côte Hyrmine et Cyllène; au Nord, entre l'Achaïe et le Pénée, Buprasium, l'ancienne capitale, et Myrsinus ou Myrtuntium; sur le Pénée, Pylos, au confluent du Ladon, la capitale Elis; sur le Ladon, Ephyra, la cité homérique, seconde capitale du pays à cette époque; au Nord de Pylos, dans la montagueuse Acrorée, près de l'Achaïe, Thalamae; les autres cités de l'Acrorée étaient Lasion, Opus, Thraestus ou Thraustus, Alium, Eupagium. 

Dans la Pisatide, on trouvait sur la côte, Pheia; sur la voie sacrée (d'Elis à Olympie), Letrini et Dyspontium; sur l'autre route d'Elis à Olympie (par la montagne), Alesiaeum, Salmone et Héraclée; auprès Margalae ou Margane et Amphidoli. Enfin, sur l'Alphée, étaient les cités rivales de Pise et d'Olympie; à l'Est, Harpinna. 

Dans la Triphylie, on trouvait sur la côte Thryon, plus tard Epitalium, Samicum, Pyrgi; au Sud du pays était la capitale de la Triphylie, Lepreum; sur l'Alphée, à l'Est d'Olympie, Phrixa; sur la route d'Olympie à Lepreum, Pylos et Macistus; dans l'intérieur, Scillus, résidence de Xénophon, Epy ou Epeium, Hypana, Tympa.

Géographie moderne
L'ancienne Elide appartient pour la plus grande partie à la nomarchie d'Achaïe et Elide qui en absorbe la fraction septentrionale au Nord de l'Alphée; l'éparchie d'Elis comprend presque tout ce territoire dont, toutefois, quelques lambeaux ont passé à l'éparchie de Patras. L'éparchie d'Elis comprend les dèmes de Letrina, Lampia, Olympia, Oléné, Buprasia, Myrtuntis, Peniios, Elis. Au Sud de l'Alphée, la nomarchie de Messénie absorbe le reste de l'Elide ancienne dans l'éparchie d'Olympia qui empiète sur l'Arcadie antique et l'éparchie de Triphylia qui empiète sur la Messénie antique.

Histoire de l'Elide

Entre le mythe et l'histoire.
Les premiers habitants de l'Elide dont il est fait mention semblent avoir été les Caucones, de souche pré-hellénique, c. -à-d. apparentés aux Arcadiens. Ils furent ultérieurement refoulés dans les montagnes du Nord-Est (auprès de Dyme) et du Sud (en Triphylie). Au XIVe siècle av. J.-C., ils occupaient à peu près toute l'Elide. Ils étaient en rapport avec les Phéniciens venus par mer et qui probablement introduisirent le byssus. Très anciennement aussi, on signale la présence des Epéens, probablement parents des Etoliens de l'autre côté du golfe de Corinthe. On racontait qu'Epéius et Aetolus étaient deux fils d'Endymion qui régnait dans le bassin du Pénée. Selon la mythologie grecque, Eléius, ancêtre patronymique des Eléens, aurait été un fils du dieu Poseidon et d'Eurycyda, fille d'Endymion. 

Les Epéens possédaient la Triphylie et en face de l'Achéloüs les îles Echinades. Le plus célèbre de leurs rois mythologique fut Augias, que tua Héraclès. Ils se divisèrent en quatre royaumes; les cités principales étaient Buprasium et Ephyra. A la guerre de Troie, les Epéens envoient quarante navires commandés par quatre chefs, dont le petit-fils d'Augias, Polyxène. Au Sud, les Epéens étaient en conflit avec le royaume de Pylos gouverné par les Nélides, alliés aux parents des Achéens et de leurs chefs Pélopides. Il y avait eu, avant l'époque homérique, un royaume de Pise, puissant d'abord et premier siège de la dynastie de Pélops; plus tard, il disparut et Homère l'ignore. On suppose qu'il avait été absorbé par le royaume de Pylos. 

Au moment de l'invasion dorienne dans le Péloponnèse, les Etoliens, dirigés par Oxylus, occupèrent le bassin du Pénée; l'Elide leur fut réservée, d'après la légende. Les Epéens et les Etoliens se fondirent facilement pour former le peuple des Eléens. Au Sud, Pise recouvra son autonomie et entra en conflit avec eux. Enfin, au delà de l'Alphée, la Triphylie fut occupée par des Minyens, chassés de Laconie par les Doriens; ces Minyens se substituèrent aux Caucones et aux Paroréates; ils fondèrent un Etat fédéral de six cités et résistèrent aux Messéniens dorisés. Le nom de Triphylie, c.-à-d. pays des trois peuples, fut donné à la contrée parce qu'à côté des Minyens subsistèrent les autres tribus des Epéens et Caucones; plus tard vinrent les Eléens. C'est donc vers le Xe siècle que l'Elide fut divisée en trois Etats : Elis, Pise, Triphylie ; mais, dès le  VIIIe siècle, les Eléens étendirent leur domination jusqu'à la Néda, subordonnant les autres cités. 

De la période classique à la fin de l'Antiquité.
Alliés à Sparte, ils organisèrent le culte de Zeus à Olympie et les grandes fêtes athlétiques qui firent d'Olympie une sorte de capitale religieuse du Péloponnèse. La rivalité d'Elis et de Pise, dépossédée de la présidence de ces fêtes, se prolongea jusqu'au VIe siècle. A la 8e olympiade (747), les Pisates, alliés à Phidon, tyran d'Argos, exclurent les Eléens de la présidence, mais la victoire de Sparte rétablit la suprématie d'Elis jusqu'en Triphylie. Lors de la deuxième guerre de Messénie, Pisates et Triphyliens combattirent avec les Messéniens contre Elis et Sparte. Le roi de Pise, Pantaléon, s'empara d'Olympie et exclut les Eléens des jeux de la 34e olympiade (644). Son fils Damophon tint les Eléens en respect, mais le fils de celui-ci, Pyrrhus, engagea une lutte suprême avec l'alliance des cités de Dyspontium, Maciste et Scillus; toutes furent rasées par les Eléens vainqueurs et le nom de Pise disparut (572). On ne sut même plus ensuite où, avait été cette ville jadis fameuse et on doutait de son existence. 
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Ruines d'Olympie.
Les ruines d'Olympie vers 1913. Dessin de  Joseph Pennell (1857-1926).

Définitivement maîtres de l'Elide, les Eoliens d'Elis connurent une longue période de prospérité pacifique. En raison des fêtes religieuses et du culte de Zeus Olympien, leur territoire avait été déclaré sacré et mis à l'abri des fléaux de la guerre. Alliés aux Spartiates, ils furent entraînés dans la guerre du Péloponnèse; les Athéniens pillèrent leurs côtes. Après la paix de Nicias, ils entrèrent en confit avec les Spartiates. Ceux-ci avaient accordé leur protection à la cité révoltée de Lepreum. Elis entra avec Corinthe, Argos et Mantinée dans une ligue dirigée contre Sparte; elle condamna Sparte à une amende de deux mille mines pour infraction à la trêve sacrée au moment des jeux olympiques; sur le refus de paiement, les Spartiates furent exclus des fêtes. Le conflit se prolongea pendant la guerre du Péloponnèse.

Après la chute d'Athènes, Sparte s'attaqua directement à Elis, la sommant de rendre l'autonomie aux cités vassales et de payer l'arriéré de sa part de contribution dans la guerre de la confédération péloponnésienne contre Athènes. Sur le refus des Eléens, la guerre commença; le roi Agis envahit leur pays (402). Après trois années de résistance, Elis dut céder; elle perdit la Triphylie, son port de Cyllène, la ville de Lasium réclamée par les Arcadiens et toutes celles de l'Acrorée (400). Après la bataille de Leuctres, les Eléens relevèrent la tête. Mais les Triphyliens s'étant agrégés à la confédération arcadienne, ils revinrent à l'alliance de Sparte et firent la guerre aux Arcadiens. Ils enlevèrent à ceux-ci Lasium et l'Acrorée, mais les reperdirent presque aussitôt. 

Les Arcadiens mirent garnison sur la colline du Cronion à Olympie, faillirent prendre Elis, ville ouverte; le parti démocratique se souleva à leur instigation, mais fut expulsé; il se fortifia à Pylos, sur le Pénée (366). En 365, les Arcadiens vainquirent les Eléens près de Cyllène. L'année suivante, à l'occasion de la 104e olympiade, les Arcadiens défirent encore les Eléens, donnèrent la présidence des fêtes aux villageois de Pise, mais ils pillèrent les trésors sacrés. Ce sacrilège fut désavoué par l'assemblée arcadienne qui fit la paix avec Elis et lui rendit Olympie et la présidence des fêtes. 

Les Eléens furent les alliés de Philippe de Macédoine; plus tard, ils combattirent avec les autres Grecs contre Antipater dans la guerre Lamiaque. En 312, Télesphore, lieutenant d'Antigone, s'empara d'Elis dont il voulait faire la capitale d'une principauté; il en fut expulsé par un autre lieutenant d'Antigone. Au IIIe siècle, les Eléens s'allièrent aux Etoliens et entrèrent dans la ligue étolienne. De là des luttes et des razzias fréquentes contre les Achéens auxquels se joignirent les Triphyliens. L'Elide n'a plus ensuite d'histoire propre. Elle passe avec le Péloponnèse sous la domination romaine et continue de bénéficier des fêtes d'Olympie jusqu'à leur suppression par Théodose (394).

Le Moyen âge.
Au Moyen âge, l'Elide fut occupée par les Francs, venus de Patras. Guillaume de Champlitte s'installa à Andravida à droite du Pénée; Villehardouin fonda Glarenza ou Clarentza qui devint le grand port de la côte occidentale de la Grèce. Les villes de Castro Tornese (citadelle de Clarentza), Gastouni et Santameri datent de cette période. Plus tard, les Vénitiens eurent leur centre à Belvédère (citadelle d'Elis) qui donna son nom à la province, « la vache à lait de la Morée ». Sa prospérité déclina ensuite.

Numismatique

Les monnaies de l'Elide sont au nombre des plus belles que l'art grec ait jamais produites, et la variété de leurs types achève d'en rendre l'étude particulièrement attrayante. Elles sont taillées d'après l'étalon éginétique (drachme, 6,22 g) comme la plupart des monnaies du Péloponnèse; il n'en est aucune qui soit antérieure à l'invasion des Perses en Attique, en 480; mais à partir de cette date les statères d'argent de l'Elide abondent. 

Contrairement à l'usage répandu presque partout en Grèce, les monnaies de l'Elide ne portent pas le nom de la ville où elles ont été frappées : on ne peut guère citer qu'une exception à cette règle. Elles ont généralement pour légende FA ou FALEIÔN (la première lettre étant le digamma) jusqu'à l'époque romaine, et sous l'empire romain ce mot est remplacé par HLEIÔN. Mais il est hors de doute que l'atelier d'où sont sorties ces monnaies était Olympie, le grand centre religieux, commercial et artistique de cette contrée de la Grèce. 

La plus ancienne médaille de l'Elide le prouve, car elle est une exception à la règle que nous venons de constater et elle porte en légende le mot OLYMPIKON. C'est un didrachme archaïque au type de Zeus debout brandissant le fondre d'une main et portant un aigle sur son bras gauche étendu; sur l'autre face, un aigle volant avec un serpent dans son bec. Cette monnaie qui a un caractère religieux paraît avoir été frappée vers l'an 450 avant notre ère avec l'argent que les Lépréates de Triphylie payaient chaque année au sanctuaire de Zeus Olympien.

L'Elide étant tout entière consacrée à Zeus, ce sont naturellement des symboles de ce dieu qui figurent sur les monnaies : le foudre, l'aigle debout sur un chapiteau, l'aigle volant, dévorant un serpent ou un lièvre; la Victoire, symbole des jeux olympiques, est figurée dans diverses attitudes sculpturales; nous trouvons aussi la tête du Zeus Olympien de Phidias, représentée dans un style d'une pureté et d'une noblesse dignes de l'original; la tête de la nymphe Olympia, rivale de celle d'Aréthuse sur les plus beaux tétradrachmes syracusains, figure sur de rares pièces qui ont au droit la tête de Zeus Olympien; d'autres statères, enfin, ont pour type la tête de Héra plus remarquable ici peut-être que sur les monnaies d'Argos. 

Comme sur les plus beaux spécimens de l'art monétaire en Sicile et dans la Grande-Grèce, on a relevé sur quelques-uns de ces chefs-d'oeuvre les noms des graveurs des coins, et l'on a voulu reconnaître parmi ces noms celui de Daedale de Sicyone qui, vers l'an 400, était occupé à sculpter une statue à Olympie, celui de Polyclète le Jeune, enfin celui d'Euthychidès qui grava aussi des coins monétaires pour Syracuse.

Lors de la prépondérance des Thébains dans le Péloponnèse, avec Epaminondas, en 370, les Arcadiens dominèrent dans l'Elide et y restaurèrent la petite ville de Pise (Pisa), détruite par les Eléens deux siècles auparavant, Pise fit alors frapper des monnaies d'or et d'argent qui portent son nom, PISA, et sont au type de Zeus Olympien. Mais peu après les Eléens reconquirent la présidence des jeux olympiques et continuèrent l'émission de leurs belles monnaies autonomes jusqu'au jour où Alexandre le Grand introduisit à Olympie la frappe des tétradrachmes de poids attique à son nom et à ses types bien connus. 

Plus tard, la frappe des monnaies autonomes reprit, avec les types de la tête de Zeus et de Héra, et au revers, l'aigle seul ou l'aigle luttant contre un serpent; sur quelques-unes on retrouve les initiales des tyrans qui gouvernèrent l'Elide au cours du IIIe siècle. Ainsi par exemple, les lettres Ari... paraissent bien être les initiales du nom d'Aristotimos qui fut despote de l'Elide en 272 avant notre ère. De l'an 191 à l'an 146, l'Elide fit partie de la ligue achéenne et frappa des monnaies aux types, dépourvus de caractère artistique, qui furent adoptés uniformément pour toutes les villes faisant partie de la ligue. 

Avec la conquête romaine, en 146 av. J.- C., le monnayage d'argent de l'Elide prend fin; les monnaies de bronze persistent jusque sous Caracalla. Elles sont d'un style fort médiocre et d'une conservation souvent déplorable, mais leurs types ont encore un grand intérêt pour l'archéologue, car nous y trouvons la reproduction de la statue du Zeus Olympien de Phidias, celle de l'Aphrodite Pandémos de Scopas, celles d'autres sculptures non moins célèbres, notamment la figure symbolique de l'Alphée couché, tenant une couronne et une palme, souvenirs des récompenses qui furent si longtemps distribuées aux jeux célébrés avec tant d'éclat sur ses bords.  (E. Babelon).

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Dictionnaire Territoires et lieux d'Histoire
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