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Beaujolais.
- Ancienne contrée de France ,
faisait jadis partie du gouvernement du Lyonnais, et était située
au Nord du Lyonnais proprement dit et du Forez; chef-lieu, Beaujeu ,
puis Villefranche. Elle forme aujourd'hui une partie des départements
du Rhône et de la Loire. Vignobles réputés.
Le Beaujolais fut d'abord une baronnie,
qui était possédée au IXe
siècle par Guillaume, comte du Lyonnais et du Forez, mort en 900.
A sa mort, la baronnie échut à son fils, Bérard, qui
le le porta le titre de Sire de Beaujeu .
Cette première maison s'éteignit en 1265, en la personne
de Guichard V. Isabeau, son héritière, épousa Renaud,
comte du Forez, qui devint chef d'une nouvelle maison de sires de Beaujeu,
parmi lesquels on remarque Édouard I, maréchal de France
sous Philippe de Valois, qui vainquit les Anglais
à Ardres ,
mais périt dans la bataille.
La baronnie de Beaujeu passa, vers 1400,
dans la maison de Bourbon, par la cession qu'en fit Édouard II à
Louis de Bourbon, son oncle. Un des descendants de celui-ci, Pierre II
de Bourbon, sire de Beaujeu, épousa Anne
de France, fille de Louis XI, connue sous
le nom de Dame de Beaujeu. En 1522, le Beaujolais, confisqué sur
le connétable de Bourbon, fut donné à Louise de Savoie,
mère de François Ier.
Réuni à la couronne en 1531, il fut rendu en 1560, par François
II, à Louis de Bourbon, duc de Montpensier .
Marie de Montpensier le porta en dot, en 1626, à Gaston d'Orléans,
dont la fille, la célèbre Mademoiselle, le légua à
Philippe d'Orléans, frère de Louis
XIV.
Le Beaujolais, érigé dès
lors en comté, resta depuis dans la maison d'Orléans. Le
dernier prince qui ait porté le titre de comte de Beaujolais fut
le troisième frère du roi Louis-Philippe,
né à Paris en 1779 et mort à Malte
en 1808. |
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