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Apulie (Apuglia,
Puglia,
Pouille).
- Contrée de l'Italie
méridionale, comprise entre l'Apennin, le golfe de Tarente
et la mer Adriatique. C'est une immense plaine, flanquée, au Nord-Est,
par la massif du mont Gargano, qui forme dans l'Adriatique un éperon
assez avancé, et arrosée par un grand nombre de petits torrents,
qui se précipitent vers I'Adriatique; le principal est l'Ofanto,
ancien Aufidus. Les plus anciens peuples de cette contrée s'appelaient
les Dauniens, les Peucétiens, les Iapyges.
L'ancienne Apulie touchait, au Nord-Ouest,
au territoire des Frentani et des Samnites, à l'Ouest, à
la Lucanie dont elle était séparée par le Bradanus;
au Sud à la Calabre .
On considère quelquefois, à tort, la Calabre comme une portion
de l'Apulie. Des colonies grecques
s'y établirent et l'Apulie devint une des quatre parties de la grande
Grèce .
Elle fut conquise par les Romains après
les guerres contre les Samnites et contre Pyrrhus
(IIIe siècle av. J.-C). Au Moyen
âge ,
elle fut d'abord une dépendance de l'empire grec ;
puis elle subit la conquête des Normands et fit constamment partie
du royaume de Naples ,
dont elle partagea toutes les vicissitudes politiques.
L'Apulie, très peu ondulée,
est triste et monotone. Elle forme un interminable pâturage, surtout
dans la partie du Nord, connue sous le nom de Tavoliere di Puglia.
Cette portion de l'Apulie est divisée comme la table d'un échiquier,
en pâturages réguliers; c'était déjà
une division fiscale pendant l'Antiquité .
Déjà les bergers samnites descendaient, pendant l'hiver,
de l'Apennin dans les plaines de l'Apulie. Les Romains
rendirent obligatoire cette migration des troupeaux et levèrent
un impôt fixe par tête de bétail. Cependant les derniers
princes de la maison d'Anjou ,
surtout Ladislas, Jeanne II et le roi René rendirent aux bergers
leur liberté. Mais ce ne fut pas pour longtemps. Alphonse
Ier d'Aragon, en 1446, rendit de nouveau
obligatoires les migrations des troupeaux transhumants. La taxe des bergers
de l'Apulie fut une des causes de la brouille entre Louis
XII et Ferdinand le Catholique,
qui s'étaient partagé le royaume de Naples ,
sans stipuler, à L'avance, qui des deux toucherait l'impôt.
(R. Vast). |
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