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Hasard.
- L'idée du hasard est la négation
de toute cause et de toute loi
dans la production des phénomènes
et des êtres; c'était la négation
du destin chez les Anciens, chez les modernes
c'est celle de Dieu et de la Providence.
II y eut une école qui voulut élever l'idée du hasard
au rang de système scientifique; ce fut
celle d'Épicure ( Epicurisme).
En expliquant l'univers et tous les êtres par le choc accidentel
des atomes, Epicure livrait tout au hasard, et méconnaissait l'idée
de loi. Ce fatalisme était en contradiction
avec les plus simples données de l'expérience;
celui des Stoïciens reconnaissait au moins
la nécessité d'un ordreéternel
et immuable. Le hasard, s'il était quelque chose, ne serait qu'un
principe
de désordre; il suffit de promener ses regards sur la Terre, de
lever les yeux au ciel, pour y voir des marques constantes d'ordre et d'harmonie.
Pour celui qui l'emploie, le mot hasard veut dire : je ne sais pas. L'ignorant
en cristallographie peut attribuer au hasard la formation des cristaux,
Haüy
l'explique par une loi mathématique
d'une grande simplicité. Le hasard perd de son empire, a-t-on pu
dire, à mesure que les sciences font des
progrès.
(R.) |
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