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| Encyclopédie | |
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Associations et courants stellaires |
Aperçu |
Sous le terme (non
certifié et qui frise l'oxymore!) de groupes dispersés, on
désignera ici des ensembles d'étoiles
sans lien gravitationnel véritable
entre elles, plus ou moins éparpillées, mais dont les déplacements
dans l'espace (et parfois l'âge) trahissent une origine commune.
On en envisagera de trois sortes : Les
associations stellaires, qui sont des objets jeunes se dispersant à
partir d'un centre commun, ou peut, à l'occasion subsister un amas
ouvert, et rappelant d'ailleurs par bien d'autres aspects les amas
ouverts; les anneaux stellaires et les chaînes, assez similaires
aux associations par leurs caractéristiques dynamiques, et qui se
signalent par la forme particulière d'où est tirée
leur appellation; et enfin les courants d'étoiles, qui correspondent
à des ensembles stellaires suivant des directions parallèles
dans l'espace, dans certains cas depuis très longtemps, si l'on
en juge par l'âge de leurs membres dans certains cas. Certains courants
d'étoiles outre des étoiles isolées, des amas ouverts
et des associations, témoignant ainsi de mouvements coordonnés
d'ampleur considérable dans le disque galactique.
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Mise en ordre |
Les
associations stellaires
Ce terme introduit par Ambartsumian Les association OB - Ces ensembles, riches de quelques dizaines à quelques milliers de membres, sont dominés par des étoiles massives des types spectraux O et B. On rencontre parfois un amas ouvert en leur centre, ce qui révèle la parenté étroite entre ces deux types d'objets. |
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| Les
anneaux stellaires et les chaînes
L'idée qu'il puisse exister des groupements annulaires de jeunes étoiles remonte à Isserstedt qui leur a donné le nom d'anneaux stellaires en 1968. Dans les années qui ont suivi la question de la réalité de ses structures a été vivement débattue. Il est apparu certains anneaux répertoriés par Isserstedt correspondaient à de simples effets fortuits. Il semble cependant que d'autres soient d'authentiques structures. Mais la question reste posée de savoir en quoi ces objets se distinguent véritablement des associations OB classiques. Les mêmes remarques s'appliquent à des alignements d'étoiles jeunes appelées chaînes, dont la disposition est sans doute le fruit du hasard, même si on peut voir en elles aussi les membres à part entière de telle ou telle association, identifiée par ailleurs, et qu'elles accompagnent souvent.
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| Les
courants d'étoiles
Il n'y a sans doute pas non plus de différence fondamentale entre les courants d'étoiles et les associations. Dans les deux cas, on a affaire à des étoiles nées ensemble (c'est-à-dire en un même lieu et au même moment). Mais alors que les associations stellaires se signalent par le grand éclat de leurs principales étoiles, les courants stellaires, dont les membres sont également encore plus dispersés, sont identifiés par l'étude du seul déplacement dans l'espace de leurs membres. Ces objets vont à peu près dans la même direction, et donc viennent à peu près du même endroit. Le plus connu, et sans doute le plus étonnant de ces courants est celui dit de la Grande Ourse, puisque le Soleil, qui ne lui appartient pas, y est plongé. Ce courant comporte notamment les étoiles les plus brillantes de la grande Ourse (qui forment un amas ouvert) et, à l'opposé du ciel, Sirius (Grand Chien). Les études conduites à partir des données recueillies par le satellite astrométrique Hipparcos ont mis en évidence l'existence dans le voisinage solaire de bien d'autres courants. |
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