 |
Quand au moment
de la chute de la neige, il vient à se produire
des coups de vent brusques, les flocons neigeux
routés les uns contre les autres s'agglutinent, se durcissent et
prennent en même temps une forme arrondie. Ils constituent alors
ce que l'on appelle le grésil.
Le grésil est une forme rudimentaire
de la grêle, qui n'apparaît jamais
en été, au moins dans les climats chauds
ou tempérés. Les grains de grésil, peu consistants
et blancs à la surface, n'ont que quelques millimètres de
diamètre; ils sont parfois arrondis, parfois en pyramides à
trois pans; leur structure est cristalline. Ils se produisent toujours
à la suite d'un coup de vent. Ce coup de vent
mêle et met en contact les menus cristaux de glace et les gouttelettes
des nuages en surfusion qui coexistent dans des
couches d'air très voisines, un peu au-dessus de la couche isotherme
de 0 °C.
Les nuages d'eau surfondue, qui atteignent
de grandes épaisseurs en été, ne peuvent occuper,
dans la saison froide qu'une couche atmosphérique très mince
et très basse : les menus cristaux de glace ne peuvent donc précipiter
autour d'eux qu'une très faible quantité d'eau surfondue,
ce qui explique leur petitesse en comparaison des grêlons. Une observation
de Kaemtz
a montré la nécessité du coup de vent dans la genèse
du grain de grésil : la neige tombante peut se transformer en corps
sphériques ou pyramidaux dès que le vent
soufflait par rafales, et reprendre la forme de flocons dès que
le vent cesse. |
|