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| La Découverte de la Terre | ||
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Le XVIIe siècle |
Aperçu |
Les
questionnements traditionnels continuent d'avoir leurs propres développements
au XVIIe
siècle. On continue par exemple
à s'intéresser à l'origine des fossiles, et Sténon
comprend qu'ils sont les restes d'anciens êtres vivants. Mais ce
qui change véritablement à cette époque, c'est la
façon d'aborder désormais comme un tout l'histoire et la
structure de la Terre. Tant que celle-ci était placée au
centre du cosmos, la question de son origine
n'était pas posée, car elle était liée indissociablement
celle de l'origine du cosmos tout entier, ce qui ne pouvait relever que
de la seule théologie |
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Jalons |
Fossiles
et sédiments
Fabio Colonna
(1626) distingue ces coquilles Mais encore convient-il
de prendre la mesure de la connaissance bien modeste que l'on avait à
cette époque de vertébrés fossiles - comme le laisse
d'ailleurs entrevoir notamment que Scheuchzer,
de Zurich, put présenter dans ces années-là comme
un homo diluvii testis le squelette
presque entier d'une salamandre gigantesque trouvée à Oeningen.
(Scheuchzer aura cependant eu d'autres contributions plus plus durables,
en étudiant la géographie physique et la tectonique des Alpes).
En fait, à cette époque l'existence fossiles vont être
considérés par la plupart des géologues comme une
embarras que comme un possible auxiliaire de leur discipline. Les avants
trouvaient difficile d'expliquer cette existence et de rester d'accord
avec la Genèse Les théories de la Terre René Descartes ouvre la voie et propose en 1644 une cosmogonie, fondée sur sa physique des tourbillons, et dans laquelle la Terre se forme par accumulation de matière selon des sphères concentriques, au centre de laquelle existe un noyau de feu. Les irrégularités à la surface - les montagnes aussi bien que la répartition des mers - résultent des aléas de cette formation. Le feux central de Descartes permet, selon lui, de rendre compte des phénomènes volcaniques. Mais sa solution est loin d'être la seule à être envisagée de son temps. Athanase Kircher, propose ainsi en 1665, une théorie dans laquelle le feu des volcans réside dans des poches souterraines relativement proches de la surface; des poches qui pour certaines peuvent être plutôt remplies d'eau, ce qui permet de rendre compte de l'origine depuis longtemps mystérieuse de l'eau des sources et des fontaines. Ce sera Pierre Perrault qui, finalement, en 1674, appliquera pour la première fois l'approche quantitative dans les sciences de la terre, et expliquera que la surface des bassins fluviatiles est suffisante pour recueillir l'eau de pluie nécessaire à l'alimentation de leurs sources. La question des eaux et des feux souterrains
n'en sera pas réglée pour autant, puisque elle resurgira
presque aussitôt, dans le contexte de l'élucidation de l'orogenèse.
Thomas
Burnet fit ainsi paraître en 1681
un ouvrage intitulé Telluris Theoria sacra, titre mettant
tout d'abord en évidence l'intention formelle de l'auteur de ne
rien avancer qui puisse paraître en contradiction avec la Bible Dans les mêmes temps John
Woodward (Essay toward the natural History of the Earth, 1695)
et William Whiston (A
New Theory of the Earth, 1696)
entassaient miracles sur miracles pour exposer un système de création
tout à la fois scientifique et dogmatique En 1693, Leibniz, dans son Protogaea, avança l'hypothèse hardie de l'incandescence primitive de notre planète et de son refroidissement subséquent. Il voyait dans les planètes autant de petits soleils, jadis allumés comme le nôtre, maintenant éteints depuis l'époque où leurs éléments de combustion furent consumés. Ce sont, selon Leibniz, les forces plutoniennes qui dominèrent dans les révolutions du globe; c'est au feu qu'il faut attribuer les événements qui dans les systèmes précédents ont été attribués à l'eau. Lorsque la surface terrestre eut atteint un certain degré de refroidissement, la vapeur de l'atmosphère se condensa en partie et forma les mers et les divers amas d'eau qui baignent actuellement le globe terrestre. |
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