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Fibroïne
(chimie). - Lorsqu'on traite successivement la soie par l'eau, l'alcool,
l'éther et l'acide acétique bouillant, il reste un résidu
qui a reçu le nom de fibroïne. Ce résidu, qui représente
environ la moitié de la matière première, présente
la même apparence que la soie, mais il est plus tendre, plus souple
et moins résistant. A chaud, il se boursoufle, brûle avec
une flamme bleuâtre, en répandant une odeur de corne brûlée,
et en laissant un charbon qui renferme une notable quantité de sels,
notamment de phosphates.
La fibroïne est insoluble dans l'eau,
soluble, comme le coton, dans le réactif de Schweizer; la solution
n'est précipitée ni par le sucre, ni par les sels neutres,
mais seulement par les acides étendus. Avec l'acide sulfurique,
elle donne un liquide brun clair, visqueux, précipitable par le
tanin;
les solutions chlorhydrique et azotique sont précipitées
par les alcalis ; à chaud, la dernière engendre de l'acide
oxalique.
La fibroïne ne se dissout pas dans
les lessives alcalines étendues, mais seulement dans les alcalis
caustiques, en donnant des solutés précipitables par l'acide
sulfurique étendu ; elle est insoluble dans l'ammoniaque et dans
les carbonates alcalins ; la potasse en fusion donne surtout de l'acide
oxalique. Elle se rapproche par sa composition de la gélatine.
(Ed. B.). |
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