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Exemple
ou Paradigme, argument du genre inductif, et qui, procédant
par analogie, exprime, entre le fait que l'on
veut prouver et ceux auxquels on le compare, des rapports de similitude,
d'opposition ou de supériorité. De là, des exemples
a
pari, a contrario, a fortiori. Quoique Aristote,
dans les Premiers analytiques, traite de l'exemple à la suite
du syllogisme, il est vrai de dire que, ne
contenant aucun principe général,
l'exemple ne peut être comparé au syllogisme que pour la disposition
extérieure des termes. Aussi, Aristote lui-même le considère-t-il
comme se rapprochant davantage de l'induction,
et l'appelle-t-il dans sa Rhétorique (ch. II) une Induction
oratoire.
Les orateurs font
un grand usage des exemples. Un raisonnement
ne saisit pas toujours immédiatement les auditeurs; il leur demande
souvent un effort de réflexion, et peut
leur inspirer de la défiance. L'exemple, moins suspect, parce qu'on
ne le suppose pas inventé pour le besoin de la cause, entre aussi
plus aisément dans les esprits. (B-E.).
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