.
-

Ethique

On appelle éthique la science des moeurs (èthos = moeurs). Cicéron (De Finibus, I, 1) fut le premier à traduire en latin ce mot par le terme moralis, d'où nous avons fait morale. On désigne de ce nom les trois traités de morale qui nous restent sous le nom d'Aristote et qui sont : I'Ethique à Nicomaque, l'Ethique à Eudème et la Grande Morale

Ce nom sert aussi de titre au principal ouvrage de Spinoza qui parut après sa mort, mais qu'il avait communiqué en manuscrit à quelques correspondants et qu'il désigne lui-même dans ses lettres par cette expression : Mea philosophia.



Dominique Lecourt , Humain, posthumain, PUF (Quadrige), 2011.
2130588190
Il se pourrait que nous ayons grand besoin d'une autre conception de l'éthique qui, elle aussi, s'émanciperait de la nécessité de « fonder » le partage du bien et du mal. La philosophie heureusement, n'est pas sans ressources pour commencer à le faire. Certains progrès scientifiques fondamentaux peuvent même nous aider à déblayer le terrain. 

Michela Marzano, L'éthique appliquée, PUF (QSJ?), 2010.
2130580769
Depuis plusieurs années, l'éthique semble se structurer en fonction de territoires d'interrogation. Au-delà d'une démultiplication des champs de réflexion, l'éthique appliquée propose une approche philosophique renouvelée, à l'articulation de la théorie avec la pratique. Elle entend offrir ainsi des éléments transversaux de réponse, ou tout au moins des instruments d'analyse, pour aborder les grandes questions morales d'aujourd'hui. (couv.).

Ruwen Ogien, L'éthique aujourd'hui : maximalistes et minimalistes, Gallimard (Folio), 2007.
-
Imaginez un monde dans lequel vous pourriez être jugé "immoral" pour vos actions non seulement à l'égard des autres, mais aussi de vous-même. Qui aimerait vivre dans un tel monde, où rien de ce qu'on est, pense ou ressent, où aucune de nos activités, fût-elle la plus solitaire, n'échapperait au jugement moral? C'est pourtant ce que propose aujourd'hui l'éthique, largement ralliée aux thèses maximalistes d'un Aristote, qui nous recommande tout un art de vivre et pas seulement un code de bonne conduite en société, et de Kant, pour qui nous avons des devoirs moraux à l'égard d'autrui comme de nous-même. C'est oublier les éthiques alternatives, minimalistes, pour lesquelles le monde moral, moins envahissant, se limite au souci d'éviter de nuire délibérément à autrui. Toute l'histoire de l'éthique aujourd'hui est l'histoire de l'opposition entre maximalistes et minimalistes  (couv.).

Roger-Pol Droit, L'éthique expliquée à tout le monde, Seuil, 2009. 2020965941

.


Dictionnaire Idées et méthodes
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

[Pages pratiques][Aide][Recherche sur Internet]

© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.