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Epigénèse
(histoire de la biologie). - La doctrine de l'épigénèse
est celle qui a établi que les diverses espèces d'organismes
vivants sont nées en des temps différents; que les nouveaux
individus qui naissent sont les produits des individus qui les engendrent,
mais que la génération nouvelle est une véritable
production, une néoformation. L'organisation de l'espèce
impliquant la faculté de se reproduire, il en résulte qu'avec
les premiers parents il y a possibilité, mais non pas préexistence,
de toutes les générations à venir. C'est cette opinion
que G.-F. Wolff érigea en face de la doctrine de la préformation,
de la préexistence et de l'emboîtement des germes.
L'embryologie
a, en effet, montré non seulement que la génération
est une production nouvelle en ce qui concerne l'oeuf
et le spermatozoïde, mais encore que
le développement de l'oeuf, avant et après l'imprégnation,
l'apparition de l'embryon
dans sa cavité, résultent d'une véritable épigénèse
successive d'éléments anatomiques qui s'individualisent et
se spécialisent progressivement, épigénèse
s'effectuant en des temps différents, à l'aide même
des matériaux fournis par l'oeuf lui-même, ou grâce
à ceux qu'ils empruntent au milieu dans lequel il vit et évolue;
que les tissus et organes ne préexistent ni dans l'ovule
ni dans le spermatozoïde, mais apparaissent par autogénèse
aux dépens d'éléments préexistants chacun à
une époque déterminée pendant le développement
embryonnaire, et enfin que l'accroissement de chaque sujet résulte
à la fois de la croissance des parties qui viennent d'apparaître
et de l'épigénèse successive de parties nouvelles.
(A19). |
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