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Entendement.
- Le mot entendement traduit assez exactement le mot latin intellectus;
aussi lui donne-t-on souvent pour synonyme le mot intellect.
L'entendement est donc constitué
par l'ensemble des opérations par lesquelles nous entendons ou comprenons
une vérité. Il a à son origine
la sensation, l'état de conscience
qui lui fournit comme la matière de son
opération, puis la perception lui donne
la connaissance des objets
sur lesquels il opère, enfin la raison
lui fournit les règles, lois ou principes
d'après lesquelles s'exerce son activité; cette activité
elle-même se nomme l'intelligence.
L'entendement comprend donc quatre opérations :
1° la
sensation;
2° la perception;
3° la raison;
4° l'intelligence.
Les idéalistes
suppriment la perception comme opération primitive et naturelle;
ils la ramènent en général à une application
directe de la raison à la sensation (Kant);
d'autres (Taine) en font une simple variété
de la sensation. Les empiristes à leur
tour suppriment la raison et l'intelligence, et en font de simples transformations
de la sensation.
Cependant il est bien difficile de ne pas
admettre dans l'esprit une certaine élaboration active des données
sensibles. Il y aura donc au moins une opération passive, la sensation,
et une opération active, l'intelligence : la raison en elle-même
n'est ni purement passive, ni tout entière active, elle est régulatrice
et contemplative. Le résultat des opérations de l'entendement
est le concept ou l'idée, c.-à-d. la vue clairement intelligible
de l'objet auquel l'entendement s'est appliqué. Toutes nos expériences,
tous nos raisonnements n'ont en effet d'autre
but que de nous apprendre si nous devons joindre ou ne pas joindre tel
attribut
à tel sujet, et par conséquent si
nous devons modifier ou non la compréhension et par suite l'idée
du sujet. (G. F.). |
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