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Les
mots
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| Echo Désignons par d la distance en mètres
du centre phonique à l'observateur et par D la longueur de la route
suivie par les ondes qui arrivent à l'observateur en se réfléchissant
: d/337 et D/337 seront, en secondes, les temps nécessaires pour
que
(D - d) / 337. Si le bruit produit dure moins que cette quantité, il aura fini d'être entendu avant que l'écho n'ait commencé, et,par suite, l'écho sera distinct du bruit. Si le contraire arrivait, le bruit et l'écho empiéteraient l'un sur l'autre, et l'on n'aurait plus à proprement parler un écho, mais une résonance. C'est ce que l'on observe fréquemment dans les pièces vides. On peut prononcer environ quatre syllabes par seconde. Si c.-à-d. si D - d est d'environ 84 m, une syllabe prononcée au centre phonique pourra donner un écho; en particulier, si c'est la personne qui est au centre phonique qui observe l'écho et si elle se trouve à 42 m de l'obstacle réfléchissant qui produit l'écho, elle pourra faire répéter à l'écho une seule syllabe, car, si elle en disait deux, au moment où elle prononcerait la seconde, l'écho lui renverrait la première, et les deux sons se confondraient. Si la distance considérée est de n X 42 m, l'écho pourra répéter sans confusion n syllabes; on dit alors qu'il est polysyllabique. Il existe des échos multiples dus à la présence de plusieurs obstacles, au moins deux, qui réfléchissent successivement les ondes sonores. On signale aussi l'existence d'échos qui modifiaient la hauteur du son. Cela est théoriquement possible, mais ce fait doit rarement se présenter il faut pour cela qu'il se produise des interférences entre l'onde directe et l'onde réflective, interférences qui peuvent, en détruisant le son principal du bruit produit, laisser entendra les sous primitivement dominés par le son principal; l'obstacle, en produisant l'écho, peut aussi se comporter comme résonateur en ne renvoyant qu'un ou quelques-uns seulement des sous primitivement contenus dans le bruit envoyé à l'écho. Échos célèbres. - Nous ne citerons ici que les échos les plus remarquables : Monge
Les astronomes connaissent une autre sorte
d'écho, dont l'origine est analogue à celle de l'écho
acoustique, mais qui implique cette fois la lumière, et dont l'explication
est loin d'être triviale. Le premier de ce type à avoir été
observé est l'écho autour de Nova Persei (Persée),
en 1901, dont l'interprétation correcte, donnée par P. Couderc,
date seulement de 1939. On en connaît depuis quelques autres exemples
en relation avec des montées en luminosité d'étoiles
variables de types divers, principalement autour de Miras (
L'écho résultant de la supernova SN1993J, dans M 81 (Grande Ourse). (Source : Ben Sugerman et Arlin Crotis, astro-ph/0207497). Un autre écho, inédit par
le domaine du spectre qu'il impliquait, peut
être ajouté à cette liste. Il a été causé
par l'arrivé du rayonnement de haute énergie émis
par lors sursaut gamma GRB 031203, lorsqu'après
un très long trajet à travers l'espace intergalactique, cette
bouffée de photons a atteint des
concentrations de poussières appartenant
à notre Galaxie s'interposant sur la ligne de visée.
L'image ci-dessous montre la progression de cet écho (à une
vitesse mille fois supérieure à celle de la lumière),
sous la forme de de deux anneaux brillants dans le domaine X autour d'un
point de la sphère céleste
où a été observé, grâce au satellite
Integral,
le 3 décembre 2003 ledit sursaut gamma. L'un
de ces anneaux provient de la réverbération du rayonnement
électromagnétique sur des poussières situées
à 2900 années-lumière
(peut-être en relation avec la matière
dispersée au sein la nébuleuse de Gum
(Voiles)), l'autre se situe 4500 années-lumière
plus loin.
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.