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Le
Droit
naturel est, selon la définition qu'en donnent les partisans de
cette notion, l'ensemble des droits que tous les humains sont supposés
posséder possèdent en raison de leur commune nature,
et abstraction faite de toute institution conventionnelle. Ce sont tous
les droits qui naissent avec nous, et ceux qui résultent du développement
nécessaire et légitime de nos facultés, indépendamment
de toute convention sociale. Ils sont inviolables, indépendants
des temps et des lieux, et servent de base à tout Droit écrit.
Imprescriptibles et inaliénables, il n'est au pouvoir de personne
de nous en dépouiller.
Dans la doctrine
du Droit naturel, les principaux droits naturels sont : la vie, la liberté,
la propriété :
Le droit
de conserver la vie naît avec nous : les humains ne peuvent pas plus
nous dépouiller de ce droit qu'ils ne peuvent nous dispenser du
devoir auquel il est lié. En second lieu, toujours selon ce point
de vue, l'humain naît libre, puisqu'il est, devant Dieu ,
responsable de ses actes. la liberté
est la condition essentielle de la personnalité; sans elle, l'humain
ne peut pas accomplir les devoirs que la Providence
lui impose, et, par suite, elle ne peut lui être ravie sans injustice;
elle est donc un droit primitif et naturel. Les conceptions qui ne font
pas reposer le droit naturel sur des arguments théologiques, mais
sur des bases seulement philosophiques aboutissent à une conclusion
analogue, à savoir que l'humain a le droit d'être affranchi
des obstacles qui peuvent empêcher l'exercice spontané et
régulier de ses facultés.
Le droit de propriété
est également considéré comme naturel, car il n'est
qu'une extension de la liberté. En effet, I'humain qui consacre
ses facultés, ses forces, son esprit, et jusqu'aux organes de son
corps à une oeuvre quelconque, a droit aux résultats de son
travail. Il se retrouve lui-même, avec le droit inhérent à
son être, dans tout ce qui est sorti de son intelligence et de ses
mains.
Comme conséquence
des précédents, la doctrine du Droit naturel compte, parmi
les droits naturels, l'égalité. Il est évident que
tout humain a également droit au libre exercice de ses facultés;
mais il faut se garder d'en conclure une égalité chimérique
qui n'est donnée ni par la loi naturelle,
ni par la loi positive.
L'exercice de ces droits
est l'application à la vie individuelle et à la vie sociale
du droit fondamental d'existence et de développement qui appartient
à l'humain. De ces droits fondamentaux en découlent d'autres
: tels sont le droit de défense personnelle et celui de libre communication.
Même lorsqu'on veut bien reconnaître ces droits comme fondamentaux,
ou du moins comme des bases nécessaires de la société
dans laquelle on souhaiterait vivre, leur caractère "naturel" peut
être contesté, tout comme les justifications qui sont supposées
les relier, et qui paraissent parfois assez spécieuses.
(B.). |
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